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 Besoin d'air... // Libre //

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Keira Hopkins
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MessageSujet: Besoin d'air... // Libre //   Mer 19 Mar - 19:13

    Aujourd’hui, on se trouvait être un beau dimanche. Enfin, chacun sa définition du mot beau. Pour beaucoup, un beau temps est un ciel bleu auréolé d’un soleil éclatant sous une chaleur douce. Mais pour Keira, ce n’était pas exactement ça… Le temps que je viens de vous énoncer est trop parfait pour elle… Elle en avait assez, assez qu’on l’a veuille, qu’on la façonne à leur manière et non à la sienne. Il fallait qu’elle fasse tout bien, ou alors qu’elle s’efface pour ne pas ennuyer sa belle-mère. Du haut de ses 16 ans, la jeune fille refluait tout ses souvenirs d’enfants, auprès d’Elle… Maintenant, elle la voyait que très rarement et ce n’était pas du luxe. Pour la jeune Serdaigle, le temps idéale, le temps qu’elle aimait était un temps à ne pas mettre un chat dehors. D’ailleurs Cirrus avait préféré rester à l’intérieur, laissant ses coussinet foulé le sol froid du château. La température était loin d’être froide, autour de 15 degré. Les trois quart du collège s’étaient rendu à Pré-au-Lard aujourd’hui. Cet endroit ne l’intéressait pas ce jour-là. Elle avait eu le temps de s’y rendre pendant ses cinq années passé et la moitié de cette sixième. Maintenant, elle s’y rendait de temps à autres mais c’était tout. Profitant de l’absence des autre, Keira avait décidé d’une petite excursion dehors. Le vent claquant ses longs cheveux de platine, libre et non-couverts, elle marchait dehors, sans empressement. Mais malgré tout, sa démarche restait dansante, aérienne et son visage, même voilé par la pluie battante était toujours aussi fin et délicat, ses yeux de cristal brillant de leurs éclat intelligent. Son physique était…parfait, sur-humain. Et pour cause… Fille de Vélane, Keira avait de quoi être légèrement différente. Beaucoup de fille trop rageuse et d’une jalousie sans faille s’en prenait à Keira pour attirer le regard de leur prétendant. Que de puérilité… Quand je dis, s’en prendre, je parlais au début… Il avait suffi d’un commentaire désobligeant pour qu’elle les remettent à leur place.

    Keira n’était pas de nature méchante, loin de là. Elle était juste, un peu spécial et souvent distante, involontairement. Son sourire était toujours présent, illuminant son visage. Et pourtant, un mur invisible s’était créer entre elle et les autres, sans trop en connaître la raison. Bien sur, elle parlait, bien sur, elle avait des contact avec d’autres élèves, mais jamais, elle n’accordait autant de confiance que quelqu’un de « normal ». Ce qui ne faisait pas d’elle une personne moins fascinante pour autant. Il est plutôt facile de se lier avec elle, mais ensuite, vous ne comprendrez pas pourquoi elle ne régit pas, pourquoi elle ne change pas, ne se confie pas. Et souvent, vous perdrez patience. Personne n’a encore réussit à briser la coquille de Keira depuis 6 année ici, à Poudlard. Sa silhouette féline glissait sur l’herbe, en direction d’un endroit qu’elle connaissait, permettant l’ascension du château. En moins de quelques secondes, sa longue chevelure soyeuse fut trempé, comme le reste de son corps, collant sa longue robe noir contre son corps à la galbe parfaite, fin et élégant. En quelques minutes, elle atteint se qu’elle recherchait, un passage, permettant de monter sur le toit. Elle s’y glissa et grimpa les quelques marches poussiéreuses et glissantes. Et d’un bond agile, elle se retrouva sur l’une des rambardes basses de Poudlard. Son pied était sur et son équilibre excellent, rendant sa marche voletante, son corps semblant léviter parmi la tempête. Peu à peu, elle grimpait en étage, la hauteur du vide se faisant plus vertigineuse, bien trop haute pour certains. Mais elle continuait à monter. En silence, écoutant le doux clapotis de l’eau sur les briques froides, elle arriva sur un grand toit solitaire, à l’abri de regards venant du bâtiment…

    Alors elle s’arrêta. Sa vue était flou à cause de l’eau qui ruisselait le long de ses longs cils… Son corps, mince et élancé se tenait droit, ses bras fins le long de son buste. Le vent faisait voleter les mèches assombris par l’eau de sa belle chevelure, habituelle blonde, alors que ses yeux d’un bleu cristallin se posait au loin, aussi loin qu’ils le lui permettait, plongeant ce regard si troublant, sur la forêt et le lac environnant le collège.
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Alice Oldfield
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MessageSujet: Re: Besoin d'air... // Libre //   Jeu 20 Mar - 16:30

Ca n’était pas à cause d’éventuels devoirs qu’Alice ne s’était pas rendue à Pré-au-Lard. Ca n’était pas par fatigue. Ca n’était pas par bouderie. C’était bien à cause du mauvais temps, mais pour une raison autre que de s’en protéger. Elle voulait seulement s’assurer qu’elle serait seule lorsque la pluie se mettrait à tomber.

Un peu arbitrairement, elle s’était rendue sur les toits. Plusieurs portes attenantes avaient vu leur poignée subir les outrages du temps, pour finalement laisser passer qui le voulait. Elle en entendait parler depuis des années. Alors, quand les élèves étaient sortis de la salle commune, Alice les avait suivis de loin et avait finalement bifurqué pour prendre un escalier vétuste. Elle ne se rappelait plus exactement du trajet qu’elle avait emprunté par la suite, malgré une vague remarque qu’elle s’était adressée, et qui portait sur sa capacité à s’orienter lorsqu’il serait temps de revenir. Elle avait été aussitôt balayée : si tout se résolvait, il n’y aurait plus aucune préoccupation quant à l’avenir. La pluie s’était mise à tomber, alors qu’elle continuait à marcher sur des bandes suffisamment larges, uniformes et stables pour ne pas représenter le moindre danger. Si seulement les gouttes d’eau voulaient bien la laisser les écouter à nouveau…

Malgré toutes ses tentatives, Alice n’avait plus réussi à obtenir le sentiment de communion qui l’avait possédée ce jour-là, dans le parc. Elle n’avait plus revu ce garçon – elle s’était rendue compte, quelque jours plus tard, qu’elle ne se rappelait plus de son nom ou de son prénom, et qu’elle avait oublié son apparence physique – et lui n’avait pas cherché à la revoir. Elle avait trouvé ça normal, d’une certaine manière : tant qu’aucun signal ne résonnerait, il valait mieux qu’ils restent sagement dans leur coin.

Non, ce qui angoissait Alice, c’était ce silence, ce sentiment de vide qui s’était abattu sur elle à mesure que les nuages se réunissaient au-dessus du château. Elle n’avait plus rien, plus aucun lien avec cette journée pluvieuse. Les gouttes d’eau restaient muettes. Elle se sentait amputée d’une partie essentielle de son être depuis qu’elle avait pris conscience de cette absence silencieuse, et elle avait presque de contempler un vide qui marquait la présence ancienne d’un morceau d’elle qu’elle n’avait auparavant jamais aperçu. La pluie avait beau tomber, elle n’avait plus rien de magique. Ou, du moins, elle ne voulait pas lui révéler sa magie. Alice était mise à l’écart, et ne parvenait pas à définir si c’était une sanction ou une récompense. Mais, même si c’était pour son bien, le silence diluvien lui faisait presque mal.



* Je fais le vœu… *


Plus rien. Pas la moindre trace de cette vie qui grouillait. Peut-être était-ce sa faute, mais Alice ne parvenait plus à les comprendre, comme cet autre jour. Elle essayait de voir, mais ne voyait que de la pluie, une substance humide qui parvenait toujours à franchir la défense de ses vêtements pour se coller contre sa peau. Il n’y avait plus qu’un ensemble de mécanisme automatiques. La conscience des gouttes d’eau lui était redevenue insaisissable.


* … de les entendre à nouveau. *


Mais il ne se passait rien. A plusieurs reprises, elle avait tenté de chercher ce qui avait pu l’amener à ce silence, mais aucune solution n’était apparue. Elle se contentait d’être comme avait, comme si cette journée pluvieuse dans le parc n’avait jamais existé. La pluie glissait sur elle, s’incrustait dans sa robe de sorcière, s’agglutinait sur ses cheveux, coulait le long de sa robe de sorcière, mais il ne se passait plus rien. Elle n’avait plus le sentiment d’être submergée par des consciences supérieures. Le décor morne et sombre du château s’imposait, sans rien d’autre.

Un mouvement en contrebas attira légèrement son attention, sans qu’elle en ressentît un réel intérêt. Une forme clair venait d’émerger. Des cheveux clairs. Bientôt suivis par le reste de son corps sombre. Des vêtements sombres qui recouvraient le corps. Si c’était bien un corps.
Elle ne vit pas plus que les cheveux clairs – Clara et sa mère les avaient aussi blonds, mais il ne s’agissait pas du même blond, peut-être à cause de la pluie – de l’inconnue : elle se tourna dans la direction opposée, comme s’il y avait quelque chose d’important au bout. Important… mais ce dont il fallait se soucier tombait pourtant du ciel…



"Tu les entends ?"


Elle n’avait pas pu résister à poser la question, plus fort que sa voix habituelle, pour que ses paroles soient portées par-dessus la pluie et l’atteigne, juste au cas où, et même s’il faudrait poser la même question à toutes les personnes du château. Peut-être sentirait-elle la pointe d’angoisse dans sa voix, cette petite tristesse qui la poursuivait depuis que la journée pluvieuse du parc s’était achevée. Une journée où la pluie parlait, et qui restait figée, désespérément figée, dans un passé qu’elle ne pouvait plus atteindre.
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Keira Hopkins
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MessageSujet: Re: Besoin d'air... // Libre //   Jeu 20 Mar - 21:12

    [ Je ferais jamais autant que toi… Désolée…]

    Enfermée dans sa bulle individuelle, Keira ne vit tout d’abord pas la jeune fille qui se trouvait à quelques mètres d’elle. L’état dans lequel elle se trouvait était étrange, lunatique. Elle était silencieuse dans cette bulle de verre solide qui la coupait du monde extérieur, semblant vouloir la protéger d’un ennemi invisible. Mais invisible pour qui ? Qui estime ne pas avoir d’ennemis ? Etre apprécié par tous ? Celui qui dit ça n’est autre qu’un prétentieux ou alors un innocent, et naïf de croire que la vie est rose. Mais cela, Keira n’y faisait pas attention. Ou plutôt n’en avait pas conscience… Elle ne philosophait pas à longueur de journée sur sa vie, la vie des autres, la vie qu’elle aimerait, celle qu’elle aurait… Elle vivait l’instant présent, se souciant avec une grande indifférence du reste.

    La jeune blonde était alors dans ce silence troublant, réconfortant…Ce silence qu’elle aimait parfois, lorsque ses pensées l’assaillaient…Lorsqu’elle voulait oublier, repousser jusqu'à un autre moment ou elle puiserais la force d’affronter certaines choses. Alors elle se renfermait sur elle, à l’abri…

    Mais ce silence n’était pas seul. En parallèle, la pluie battante résonnait tel un tambour dans la tête de la jeune fille. Tel un avertissement, un réveil puissant, essayant vainement de réveiller Keira. Pourtant, elle ne dormait pas. Elle était bien là, en équilibre sur ce toit, semblant pouvoir se laisser tomber d’une seconde à l’autre. Mais elle ne le souhaitait pas le moins du monde, n’y songeant pas. Ceux qui agissent de cette manière ne sont que des irresponsables, des êtres puériles et lâche. Or, s’il y avait bien une des choses que Keira ne voulait pas devenir, c’était bien cela. Sa tête droite, elle regardait à travers l’épais rideau d’eau, sans rien fixer, le vide sûrement car elle aurait été incapable de décrire la forêt qui s’étendait devant elle. Elle l’avait déjà tellement regardé alors bon, si elle l’oubliait une fois cela était-il si grave ? Devenant-elle ignorante à ce point ? Non… Elle aurait pu dessiner tout ses paysages les yeux fermés, tellement elle en connaissait les détails, les arbres, les feuilles les rides que provoquait le vent sur l’eau du lac immense.

    Sortant de sa torpeur, une voix résonna dans sa tête, semblant lointaine et i prêt à la fois. Elle tourna alors instinctivement la tête vers le bruit qu’elle venait d’entendre, cette voix féminine qui avait envahi son esprit. Elle provenait d’une jeune fille, sûrement du même age qu’elle… A travers la pluie, Keira n’aurait sur dire si elle la connaissait, peut-être que oui, peut-être que non. Bien sur, elle l’avait déjà vue, ça s’était certains. Aprsè six ans, elle avait vu assez de fois les gens de Poudlard pour se les rappeler. Surtout s’il s’agissait d’une de son année, ce son elle ne pouvait, même se douter par ce temps. Elle réfléchit quelques secondes à la phrase de la jeune fille. Son petit sourire en coin, si magnifique illuminait toujours le visage au grain parfait de la jeune Vélane…

    « Je suis désolée mais je ne vois pas de quoi tu parles… »

    Si bien sur elle s’était adressé à elle et pas à elle-même. Sa voix avait résonnée cristalline et douce dans l’air tiède de l’atmosphère. Puis le silence retomba, jusqu'à ce que la jeune fille reprenne ou pas la parole. Keira n’était pas très doué pour nouer contact avec les gens, malgré son apparence attirante, son sourire et son visage éclairé. Les apparences sont trompeuses, certains ont tendance à l’oublier… Ilx la croit facile d’accès, alors qu’elle est mieux protéger que qui conque, presque trop protéger du reste du monde.
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Alice Oldfield
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MessageSujet: Re: Besoin d'air... // Libre //   Sam 22 Mar - 16:10

[Et moi, je répondrai jamais aussi vite ^^]



Alice baissa les yeux lorsque l’inconnue se retourna. Elle ne voulait pas se trahir, qu’importe l’émotion qu’elle pouvait ressentir, si la fille blonde lui répondait par l’affirmative. Un petit silence, et la réponse tomba. Elle ne comprenait pas.


* … elle ne les entend pas… *


La déception était si grande qu’Alice ne pouvait pas faire semblant de l’ignorer. Mais, tenta-t-elle de se raisonner, si l’inconnue parvenait à capter Leur présence, elle en aurait sans doute été jalouse, et certainement triste. Peut-être davantage, d’ailleurs, en sachant qu’on lui interdisait ce qui était accordé à d’autres. Elle se serait probablement sentie blessée et voyant que les gouttes d’eau avaient des griefs contre elle, elle seule, et non contre les autres. Il faudrait décidément qu’elle retrouve ce garçon. Peut-être était-ce sa faute. Alice n’avait pas dû être assez prudente, ce jour-là, en l’acceptant aussi facilement. Lui avait-il volé Leur attention ?

Alice, sans quitter ses pieds des yeux, avança de deux pas pour se retrouver au bord de la terrasse longiligne. Ce vent-là n’était pas assez fort pour la balayer, mais, sur ses extrémités, la bande était glissante, et un petit peu en pente, comprit-elle en voyant l’eau s’écouler autour de ses pieds, l’eau qui croyait qu’elle plongeait dans le vide et se réceptionnait quelques centimètres plus bas. Elle avait l’impression d’être plongée dans un univers aqueux, où elle ne sentait presque plus le liquide lui-même ou ses vêtements. Que pouvait-elle sentir, amputée comme elle était de la sensation qu’elle n’avait pu ressentir que quelques heures, un autre jour, dans un autre endroit ? Il était normal qu’elle se sente en décalage.

Le regard de la Poufsouffle, finit par remonter, lentement, puis s’arrêta complètement lorsqu’il buta contre le visage de l’inconnue. Elle n’aurait pas pu le voir dans ses détails, à cause de l’épais rideau de pluie qui s’interposait entre elles, mais, à ce point, Alice comprit que quelque chose n’allait pas. Elle n’arrivait pas à déterminer la cause de ce malaise, mais l’image qui lui vint spontanément à l’esprit fut celle d’une vitre envahie par une buée qui obscurcissait une deuxième moitié de l’univers – sauf que, cette fois, la buée semblait provenir de l’inconnue, directement d’elle, et non pas un dépôt sur une surface qui s’interposait entre elles. Parallèlement, elle ne parvenait pas à détourner son regard de l’inconnue, même en se rappelant la malpolitesse dont elle faisait preuve, comme si ce flou l’attirait et la repoussait en même temps. Il la fascinait. Alice se rendit compte que l’inconnue n’avait pas comprit, et que, sans en déterminer la raison, elle avait envie qu’elle comprenne.



"Les gouttes d’eau. Les gouttes d’eau sont redevenues silencieuses", expliqua-t-elle en se montrant une fois de plus fatalement imprudente.


Peut-être était-ce le visage de l’inconnue qui forçait les mots à sortir d’elle. Sans vraiment la dévisager, sans vraiment s’y plonger, Alice ne parvenait pas à s’en détacher. Elle n’arrivait même pas à le regarder, à interpréter ce que sa vue lui rapportait. Son visage restait une masse floue, indéterminée, sans forme, sans couleur, sans relief. Elle le savait en face d’elle, plus bas, un peu plus loin, mais rien d’autre ne lui venait à l’esprit, mis à part qu’elle ne savait pas quoi en penser. Et pourtant, elle restait consciente, n’était pas véritablement subjuguée : plus que la personne, c’était la sensation inconnue qu’elle faisait naître en elle qui l’intriguait. Peut-être grâce à la hauteur, elle n’avait pas l’impression qu’une hiérarchie s’imposait à elle, qu’elle devait la traiter avec déférence. Sinon, elle ne l’aurait sans doute pas regardée aussi fixement, les yeux à moitié ouvert pour tenter d’empêcher la pluie qui ruisselait de lui obscurcir un peu plus la vue.



"Ton nom ?" demanda-t-elle abruptement.
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