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 Cloîtré à 19h30 [PV : Mai]

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Janvier Wellens
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MessageSujet: Cloîtré à 19h30 [PV : Mai]   Lun 10 Mar - 1:36

Salle de retenues, Les cachots.
19h34

Depuis quand donnait-on des retenues à ceux qui étudiaient? Bon, certes, le fait qu'il étudiait des mathématiques en plein cours de métamorphose n'aidait pas . . . N'était-il que ça revenait au même, non?

[Heure du déjeuner, la Grande Salle.] Il se servit une part de gâteau, posant le morceau (un gâteau vanille et citron) dans l'assiette qui, quelques instants plus tôt, était apparue devant lui en même temps que toute cette nourriture. Déjà, on voyait les élèves remplir avec avidité leur assiettes, comme s'il allait maquer de déjeuner : ce qui n'avait aucune chance d'arriver puisque que les plats, aussitôt terminés, étaient bien vite remplacé par de nouveau complet. Il prit sa fourchette, coupant du côté de celle-ci un morceau du dessert, et le porta à sa bouche. Le gâteau n'était pas pire, il fallait l'avouer, mais il ne battait pas du tout ceux des vrais pâtissiers moldus.
Pourquoi se devait-il de toujours comparer tout (ou presque) aux moldus? La réponse était simple. Non? Il n'avait pas encore accepté de venir ici, à cette école, dans ce monde. Il n'avait jamais réellement voulu être sorcier, du moins il n'avait plus voulu l'être après avoir connu le monde moldu.

Ce ne fut que quelques minutes plus tard qu'on commença à entendre les cris et roucoulement des hibou et chouettes apportant le courrier. Janvier ne s'y était pas encore habitué, et sursauta légèrement. Tous ces oiseaux volant un peu partout, dans une cacophonie complète, dans un désordre organisé et contrôlé… Il avait souvent peur que l'un deux manque un tournant, et lui fonce dessus! C'est pour cela qu'il se concentra sur sa part de gâteau et tenta d'oublier leur présence.

Métamorphose, c'était son prochain cours. Et il commençait dans moins de vingt minutes. Il aurait bien aimé ne pas y aller, mais au nombre qu'il avait précédemment manqué, il aurait, le cas présent, à se taper une retenue qu'il préférait éviter. Autant y aller, faire semblant d'écouter, comme d'habitude, et passer une soirée libre que cloîtré dans une classe à regarder les heures passer.
C'est tournant la tête vers la droite qu'il l'aperçut. Un hibou (ou bien une chouette, il n'était pas assez spécialiste pour différencier les deux) fonçant tout droit vers lui. Il n'eut qu'un bref temps de réaction, et se recula subitement, voulant éviter une collision qui s'annonçait évidente entre l'oiseau et lui-même. Mais ce dernier ne semblait pas avoir les mêmes impressions. Au dernier instant, il ralentit, et vint se poser sur le rebord de la table, tout juste en face de lui. Janvier resta là, les yeux fixés sur l'oiseau, comme s'il ne savait pas trop ce qu'il faisait, jusqu'à ce qu'il remarque l'épaisse liasse de papier qu'il venait de poser jusqu'à à côté de lui. L'adolescent, sans réellement prendre la pile de papier, posa son regard sur l'expéditeur, mentionné en plus petit sur la première page. Ses parents. Il fronça les sourcils. Pourquoi ils lui écrivaient? Et de nouveau, son regard se posa sur l'épaisseur de la liasse de papiers. Non, ses parents ne pouvaient pas lui avoir écrit cela d'épais de lettres… Il se résolut finalement à défaire les cordes qui tenaient ensemble toutes les feuilles.
L'oiseau s'envola…
Sous la première feuille, il trouva une feuille manuscrite de la plume de sa mère. Quelques lignes à peine. Elle disait qu'elle avait reçu ce document chez eux, qu'elle avait hésité à le lui envoyé, mais qu'elle l'avait finalement fait. Elle lui souhaitait aussi une bonne semaine, mais cette partie était moins importante. Janvier relut les premières lignes, et rapidement, il s'emballa. Ce ne pouvait qu'être que ce qu'il espérait. Il tourna les pages, et ce sourire s'agrandit sur ses lèvres. Sa journée n'était peut-être pas gâchée, finalement?

Il abandonna là le restant de son gâteau, pris la liasse de papiers, se rendit à sa salle commune et prit ses affaires pour son cours de métamorphose. Il arriva légèrement en avance, prit place sur un bureau proche du mur, et s'empressa de ressortir le document. Il tourna trois-quatre pages, avant d'en choisir une et de commencer à lire, sortant un crayon et griffonnant un tas de trucs sur une feuille adjacente.
Il ne remarqua même pas le début du cours, ce fut le professeur qui lui rappela qu'il était en classe, lorsque, alors qu'il demandait aux élèves de tester ce qu'ils venaient d'apprendre, Janvier resta là, à griffonner chiffres et équations sur sa feuille. Et à la question voulant savoir ce qu'il faisait au lieu de participer à la classe, il répondit, ce regard passionné et la voix trop enjouée, qu'il faisait des mathématiques.
Parce que cette liasse de feuilles n'était autre que le cour par correspondance auquel il s'était inscrit : seul moyen restant pour continuer les maths en étant loin d'un école qui comportait un minimum de science.
Mais il aurait peut-être dû répondre autre chose, parce qu'aussitôt, il se fit confisquer ses feuilles, et fut convoqué à une retenu pour le soir même, 19h30, dans la salle des cachots.

[Présent] Long soupir. Pourquoi on lui avait confisqué, aussi? Quitte à rester enfermé ici, il aurait au moins pu s'avancer. Il n'avait pas eu le temps de voir grand chose, les premières pages étaient sur des notions qu'il avait déjà vu, mais il avait tout de même jugé utile de faire une petite révision…
Son regard remonta vers l'horloge. Quatre minutes. C'était seulement ça, le temps qui s'était écoulé depuis son entrée dans la pièce. Il pensa un instant à partir, après tout, il n'y avait personne réellement pour les surveiller, la pièce était vide, et, jusqu'à date, il était le seul occupant de cette dernière… Si au moins il aurait pu avoir un tant soit peu de compagnie.

Léger grognement, il abandonna l'idée de s'enfuir, s'imaginant que comme ils étaient sorciers, ils avaient très certainement utilisé sortilèges et magie pour être mis au courant s'il partait avant temps . . .
Il sortit ainsi un crayon, et commença à barbouiller le bureau derrière lequel il se trouvait d'une suite d'équations, de chiffres, de symboles, soudainement concentré dans ce qu'il faisait. C'est la porte s'ouvrant qui le fit sortir de ses maths, et il releva la tête, croyant le surveillant de cette retenue revenir pour voir s'il était toujours là…
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Mai Juan
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MessageSujet: Re: Cloîtré à 19h30 [PV : Mai]   Lun 10 Mar - 3:23

    La journée avait fort bien débutée pour le jeune serdaigle en terminal. Il c'était fait réveillé par ses copains de chambres, ceux-ci avait commencer à lui lancer des oreillers en pleine figure pour qu'il se lève, dormant aussi profondément qu'une roche. Il les avait envoyé balader faiblement, encore trop engourdit pour faire quoi que se soit. C'est ce qui arrivait lorsqu'on prenait trop de bon temps la veille. Enfin bref, une fois qu'il avait réussit à se levé complètement -cet à dire corps et âme-, il avait pu aller manger tranquillement dans la grande salle, rejoignant ses joyeux crétins de compagnons de chambre qui se mirent à se moquer de lui dès son arrivé à la table. Mai préféra les ignorer, gardant un sourire amusé aux lèvres et s'attaqua à son petit déjeuner comme un glouton -ouais, pas un kilo de graisse mais un estomac pour deux-. Ensuite, le cours de potion du matin avait presque été annulé en entier, le professeur ayant eût un malaise après une mauvaise manoeuvre de la part d'un élève avait préféré quitter la salle de classe au moins cinquante minutes avant la fin du cours. Disons que mélanger les mauvais ingrédients, ça pouvait faire mal. Surtout que cette fois, une épaisse fumée grise c'était échappée du chaudron et semblait se "coller" à la peau. Les jeunes avaient dû quitter la classe et vaquer à leur occupation personnelle jusqu'à l'après-midi. Et surtout, prendre une douche.

    C'est ce qu'il fit, il prit une douche rapidement, histoire de ne plus avoir cette substance grisâtre sur le corps, juste avant le dîner. Il avait ensuite nettoyer ses vêtements mais il préféra porter d'autres vêtements propres -il avait mis un chandail à manche longue blanc auxquels il avaient retroussés les manches sur les avant-bras avec un t-shirt gris bleu par dessus celui-ci-, une paire de jeans noirs ainsi que des converses noirs pour terminer le tout. Il mit en "boule" ses autres fringues et les enfouis dans sa valise près de son lit, et le voilà à nouveau prêt pour une fin de journée phénoménale. Mai resta dans la salle commune des serdaigles encore quelques temps, jusqu'à ce que les plus jeunes reviennent. Dès qu’ils l’aperçurent, les plus jeunes furent un peu intimidé par la présence surprenante d'un septième année dans la salle commune. Sentant leur malaise, leur surprise et leur excitation, il saisit son sac à dos -un vieux sac noir de taille moyenne avec tout plein de macarons- et sortit de la salle en ébouriffant les cheveux d'un gamin qui lui allait à peine au niveau du torse et en adressant un joli sourire aux jeunes filles qui rougissaient en croisant son regard, le trouvant à leur goût quand même.

    Avant d'aller en cours, il en profita pour se rendre à la bibliothèque. Chose que ses copains ne savaient pas, il y allait souvent pour lire des trucs comme ça, emprunter des livres quoi... Cette fois-ci, il n'y allait que pour lire "Oeuvre Au Noir", un truc qui parlait de l'alchimie et à la limite de la pierre philosophale. C'est un studieux même s'il ne le laisse pas souvent paraître. Le temps passa si vite, plonger dans sa lecture, qu'il se rendit compte qu'il allait manquer le début du cours de divination s'il ne se grouillait pas. Ce fut en dévalant les escaliers et en courant dans les couloirs qu'il arriva en classe juste à temps pour ne pas avoir à entendre les remontrances du professeur. Il s'installa dans le fond, comme d'habitude, à l'exception que cette fois-ci, il dût prendre place près d'un serpentard qui n'avait pas l'air très brillant -il n'avait rien contre les serpentards, seulement celui-ci leur faisait sûrement honte-. Le cours débuta normalement, lentement... Le professeur leur demanda de commencer une petite rédaction sur ce qu'il avait entreprit au chapitre suivant, ce que Mai commença sans tarder, voulant profiter de sa soirée au max. Enfin, c'est ce qu'il croyait jusqu'à ce qu'il sente quelque chose atterrir sur sa tête. Il passa sa main et y délogea un morceau de papier. L'imbécile à sa table étouffa un gloussement, ce qui le trahit stupidement. Mai lui jeta un regard froid, sentant que le professeur les regardait lui aussi. Essayant d'oublier ce con près de lui, il se remit à écrire... pour sentir une nouvelle boulette se poser sur sa tête ainsi qu'entendre une petite voix chuchoter:


    "Je te prédis que tu vas en recevoir une autre"

    Mais Mai, l'ayant très bien entendu, tourna la tête vers lui et répliqua froidement et rempli d'ironie:

    "Et moi je prédis que tu vas aller te faire foutre si tu continus, connard !"

    Oups. Il avait parlé légèrement très fort. Du moins assez pour que tout les autres se retourne vers lui, surpris. Le prof lui intima le silence et demanda à l'autre de changer de place, ce qu'il fit en se pressant sous le regard intimidant de Mai. Non mais il aurait pas du le chercher celui-là ! Il continua d'écrire, rageur, jusqu'à la fin des cours. Alors qu'il allait se lever pour partir, le professeur lui demanda de venir à son bureau, histoire de s'expliquer. Calmement, mais tout en gardant une certaine froideur, le jeune serdaigle tenta de lui expliquer clairement pourquoi il avait pété les plombs, sans oublier de mentionner que ce mec était un boulet et un imbécile de première. La suite ?

    Une retenue. Voilà ce qui l'attendait après la classe ! Et lui qui croyait pouvoir se la couler douce dans le dortoir après avoir assister à son cours de Divination... Mais voilà qu'un crétin de serpentard venait de lui gâcher sa soirée en lui marchant sur les pieds durant son cours. Non mais ce n’est pas vrai, des idiots comme celui-là ! Et puis c'était pas sa faute à lui s'il avait perdu patience, l'autre con aurait du se la fermer... S'il avait su qu'un boulet pareil aurait été présent cet fois, il aurait changé de place avec un autre, voire même qu'il se serait absenter. Bon, c'était pas la première retenue qu'il avait, il en avait déjà eût des centaines auparavant... Mais quand ce n’est pas de votre faute, c'est chiant à la fin. Il ramassa ses trucs et sortit de la classe, les dents serrées, sans rien dire. De toute façon, il n'aurait plus à subir cet idiot de la soirée et il saurait à quoi s'en tenir durant la prochaine classe.

    Le temps de se rendre dans les cachots, il avait eût la chance de décompresser et de se calmer entièrement. Bah, dans le fond, une retenue ce n’était pas si terrible. Il n'avait qu'à attendre qu'elle soit terminée en lisant un bouquin ou en faisant ses devoirs et le tour était jouer. Cass (enfin xD) en avait même profité pour emporter son bouquin avec lui et quelques parchemins vierges -sans oublier une plume et de l'encre-. Il devait bien s'occuper de temps en temps, non ? Après quelques minutes de déambulement dans les couloirs, il arriva finalement dans les sous-sol, devant la salle de retenues. Il poussa la porte, décontracté comme toujours et entra... pour poser son regard sur un nouveau venu. Du moins, il ne se souvenait pas de l'avoir déjà vu ici. Son regarda croisa quelque peu les yeux noisettes -de tels yeux on en voit pas tout les jours- et chercha dans la salle le surveillant. Celui-ci arriva derrière Mai, un vieux spectre rabougri, qui le pressa d’entrer.


    "Alors Monsieur Juan ? Qu'avez-vous fait cette fois?"

    Mai roula des yeux, "rien que vous puissiez me reprocher", marmonna-t-il et alla s'installer à son bureau habituel, soit deux bureaux de distances du nouveau sur sa droite. Il ne préféra pas répondre au gardien et se contenta de se laisser tomber sur sa chaise et de soupirer. Finalement, la soirée allait être longue. Il vint même à se demander comment se faisait-il qu'il soit toujours le seul à être mis en retenue ses soirs là? D'habitude, il y avait Chris ou Brune, même parfois Saph... Faut croire que se soir, ça allait être différent. Le gardien disparu une fois de plus, laissant les deux jeunes hommes seuls dans la pièce. Mai saisit son bouquin, histoire de trouver quelque chose d'intéressant à faire mais il avait l'impression que quelque chose de plus passionnant allait se produire. Entendant des griffonnements, il regarda l'autre du coin de l'oeil et il le vit écrire sur le bureau derrière lui. Pour être nouveau, il était vraiment nouveau. Pendant un moment, Mai dévisagea l'inconnu de ses yeux gris acier. Non, il ne l'avait jamais vu... mais il ressentait quelque chose d'étrange lorsqu'il posait ses yeux sur lui. Peut être était-ce parce que le nouveau était... très mignon, pas de doute. Le voyant s'acharner sur la table derrière lui, Mai se racla la gorge et dit doucement:

    "... Ça ne sert à rien de faire ça."

    L'autre leva la tête vers lui, son visage exprimant une sorte de surprise, comme s'il ne s'attendait pas à se faire aborder. Mai eût un petit sourire et d'un léger coup de tête il désigna le bureau barbouillé.

    "Ce que tu écris, là. Ça ne sert à rien de faire ça, les bureaux vont les effacés dans quelques secondes de toutes façons."

    Et comme défaite, à peine eût-il terminer sa phrase que les formules et les autres trucs d'écris s'illuminèrent et disparurent, comme s'ils avaient été aspirés dans le bois de la table.


[Il est habillé comme ça :3 [ X ]]
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Janvier Wellens
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MessageSujet: Re: Cloîtré à 19h30 [PV : Mai]   Mar 11 Mar - 6:54

«Pour tout réel a, si a est supérieur ou égal à zéro, et si a est inférieur ou égal à zéro, alors a est nul.» C'est ce qu'il inscrivait sur la feuille alors que la porte s'ouvrit. Sauf que sur sa table, c'était plus ressemblant à un assemblable étrange de symbole, de chiffres, de parenthèse, etc… Il fallait un tant soit peu connaître l'écriture de la notation mathématique pour arriver à lire ce qu'il écrivait sur la table. On aurait dit un grand calcul, mais avec plus que juste des chiffres.
Il se rappelait la première fois qu'un de ses professeurs avait écrit de cette manière sur le grand tableau. Toutes les têtes de la classe s'étaient retournées entres elles, n'y comprenant plus rien. C'était quoi ce charabia qui remplaçait les phrases qui naturellement constituaient leurs notes de cours? Et pourquoi ce changement si soudain? Personne n'écrivaient plus dans leur cahier, observant avec incompréhension l'homme en avant qui leur paraissait à présent tel un extra-terrestre, parlant carrément un autre langage. L'home s'était ainsi retourné, finalement, terminant ce qui devait être une phrase, vu le point à la fin de celle-ci. Un sourire satisfait sur ses lèvres, leur annonçant qu'à partir de maintenant, la totalité (ou presque) de leurs cours se dérouleraient ainsi, de cette manière, de cette écriture. Pourquoi donc? Pourquoi pas rester avec ces phrases construites de mots? On leur répondit à tous que c'était parce qu'ils faisaient des mathématiques, et non une classe de langue. Que les mathématiques possédaient leur propre écriture, comprise par n'importe qui, qu'importe sa langue ou son origine, et qu'il était temps d'utiliser cette dernière… Il passa tout le restant de la classe à leur expliquer ce que le petit texte sur le tableau signifiait, devant répondre à un nombre incalculable de questions voulant savoir pourquoi ce signe/symbole pour désigner telle action, tel mot, tel état… Ils mirent un petit moment à s'habituer, mais rapidement, ce fut rendu autant naturel qu'écrire en anglais ou en allemand l'était pour eux tous.

Et cette fois encore, alors qu'il écrivait ces symboles sur le bureau, c'était de ce naturalisme qu'il utilisait ce langage mathématique. Il aurait bien aimé avoir une calculatrice avec lui à ce moment-là… Certains calculs étaient très longs à faire, et il maudit silencieusement le professeur de métamorphose de les (calculatrice ainsi que document) lui avoir confisqués…
C'était alors qu'il retranscrivait le résultat d'une première série de calculs servants à n'en faire qu'un seul que la porte fut poussée. Il releva la tête, interrompant ses maths pour observer le nouvel arrivant, croyant au premier apport le surveillant venu faire un rapide tour de garde, s'assurer qu'il était encore là… Son regard croisa finalement celui qui entra, avant que ce dernier lâche ce très mince contact visuel pour chercher quelque chose dans la pièce.

Janvier ne le quitta pas immédiatement des yeux. L'observant un peu. Il ne savait pas exactement ce qu'il en pensait, comme première impression. Autant ce dernier semblait au dessus de tout, de cette retenue, comme s'il y était habitué, ou comme s'il s'en fichait, ou comme s'il se fichait de tout, il n'aurait pu poser une expression exacte sur l'impression qu'il dégageait. Toutefois, il ne pu nier qu'il avait ce côté… séduisant. Avec ses vêtements, son allure, ses cheveux, son attitude, ça faisait presque «bad boy». Son regard quitta le nouvel arrivant, pour se poser vers le surveillant qui finalement fit apparition. Il questionna rapidement le jeune homme, prononçant un nom, Juan, lui demandait ce qu'il avait fait cette fois. C'était donc un habitué des retenues?
Janvier déposa subitement son crayon sur son bureau, faisant fit qu'il ne faisait rien d'autre qu'absolument rien du tout, alors que le regard du spectre glissa rapidement sur lui, avant de revenir sur ce 'monsieur Juan'. Janvier ne comprit pas la réponse de ce Juan, mais n'en fit pas objet, et dès que le surveillant repartit, reprit son crayon pour continuer le calcul qui, doucement mais sûrement, avançait vers la réponse sur son bureau.

Quelque minutes se déroulèrent alors, dans un silence seulement perturbé par le grattage de la mine contre le bois du pupitre de Janvier. Un griffonnement rapide, assuré, continu. Parfois, une légère hésitation, mais rapidement, le tout reprenait encore plus assuré. L'esquisse d'un sourire se pointa sur ses lèvres alors qu'il termina un premier calcul. Il devait bien avoir l'air con, comme ça, sourire, tout seul, devant une série d'étranges symboles et devant des colonne de calcul écrits à même son bureau. Les paroles suivantes, prononcé de la voix de ce Juan, le firent légèrement sursauté. Tiens, il l'avait déjà oublié, celui-là.

Il fronça les sourcils, toutefois, aux mots prononcés. Relevant toutefois la tête vers le jeune homme, cet air un peu surpris barrant son visage : Qu'est-ce qu'il ne servait à rien de faire? De quoi il parlait celui-là? Il continua à le regarder, hébété, sans comprendre, sans rien rajouter, jusqu'à-ce qu'il lui désigne le bureau qu'il avait maintenant presque complètement barbouillé. Janvier rougis légèrement, croyant d'abord que c'était parce qu'il n'avait pas le droit,q u'il se mériterait une autre retenu, un truc comme cela. Ou bien simplement parce que l'autre le prenait pour fou d'écrire toutes ces choses étranges sur une matière de bois…

Ce Juan continua en reprenant que ça ne servait à rien, que les bureau allaient les effacer d'ici quelques secondes de toute façon. Janvier fronça un peu plus les sourcils, ne comprenant pas du tout ce qu'il disait, refusant d'y voir le sens, la vérité…

" . . . de quoi tu parles? " murmura-t-il, avant de voir du coin de l'œil une lumière doré
sur son bureau.

Il ramena subitement son regard vers son bureau, voyant tout ce qu'il venait d'écrire devenir de ce joli doré scintillant, lumineux, brillant, avant de tout simplement disparaître, s'effacer. Il resta quelques secondes face à son bureau, relevant une main, fermant et ouvrant celle-ci, comme si il cherchait à se calmer, à ne pas s'emporter parce que ce long calcul compliqué, toutes ses étapes, venaient subitement de disparaître.
Et il éclata de rire. Le rire de quelqu'un qui n'y comprend rien, qui ne veut pas nécessairement comprendre, qui veut seulement que tout se rétablisse. Il se retourna subitement vers l'autre, le toisant un instant, avant de dire :

" Comment tu savais que ça allait disparaître? "

Sa question était presque pressante. Il avait besoin de la réponse. Pourquoi il savait cela, lui?
Et puis, il réalisa que ce dernier était aussi un sorcier, qu'il devait bien être un bien meilleur sorcier que lui-même, et que s'il savait que son bureau allait effacer tout ce qui se trouvait dessus, il devait très certainement aussi savoir comment les faire réapparaitre.

" Tes un sorcier, oui? T'es capable de les faire réapparaître? Ça doit pas être si compliqué… un petit sortilège et voilà! "

Dis comme cela, c'était presque comme s'il n'était pas sorcier à son tour. Mais ce n'était pas pareil…
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Mai Juan
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MessageSujet: Re: Cloîtré à 19h30 [PV : Mai]   Mer 12 Mar - 4:24

    Il venait à peine d’entrer dans la salle, quelque peu pressé par le surveillant, qu'il avait déjà l'impression que la soirée allait être longue et interminable. Dès qu'il avait poussé la porte, les bons vieux souvenirs des anciennes retenues l'avaient envahis. Il se souvenait encore de sa première fois, dans cette pièce, lorsqu'il avait paniqué à l'idée de se faire enfermer dans les cachots. Il ne savait plus très bien pour quelle raison il avait été forcé d'y aller -sans doute par un manque de discipline- mais ce qu'il se rappelait, c'était qu'il n'avait du tout été effrayé par l'endroit mais extrêmement ennuyé. Et c'est encore le cas aujourd'hui. Les autres fois qui suivirent, il avait commencer à être à l'aise avec le spectre gardien, faisant exprès de lui passer au travers seulement pour l'agacer un peu, lui et son mauvais caractère. C'était toujours la même chose, ici. Ennuyant, froid et d'habitude, c'était toujours les mêmes personnes qui y venaient. Mais n'allez pas croire qu'il était toujours envoyé en retenue. Bon, peut être une fois par mois -en cas extrême- mais il était assez raisonnable pour se tenir correctement en classe. Même que la plupart du temps, c'était pour ses conneries faites à l'extérieur des cours qui le mettaient dans le pétrin.

    Et aujourd'hui, c'était différent. Pourquoi ? Bah tout simplement qu'il n'y avait pas les mêmes personnes que d'habitude, même qu'il n'y en avait qu'une et il ne l'avait jamais croisé dans Poudlard jusqu'a aujourd'hui. Et cette nouvelle personne masculine... elle éveillait la curiosité de notre batteur. Dès qu'il était entré dans la salle, son regard c'était accroché au sien, pendant quelques secondes certes mais suffisamment pour qu'il sente une sensation étrange au fond de lui, encore toute petite mais qui allait sans doute grandir -mais ça, il ne le savait pas encore-. Étant encore un peu trop "mécontent" de son aboutissement en retenue, il ne réalisa pas vraiment que l'autre le dévisageait quelque peu, lui aussi. Il avait tout simplement recommencé à lire son bouquin, en espérant que la retenue passerait plus rapidement que d'habitude, histoire qu'il aille se balader et trouver quelque chose de mieux à faire de son temps tien... Le nouveau avait ensuite commencer un griffonnage qui avait bien vite susciter l'intérêt de Mai -bah quoi, c'était une bonne excuse pour le regarder un peu- qui avait tourné la tête vers lui. Cela ne prit pas temps que Mai y ajouta son grain de sel. Non pas qu'il voulait l'emmerder, mais imaginer la scène si l'écriture disparaissait alors que l'autre était entrain d'écrire ? La poisse.

    Le nouveau leva la tête vers lui et ne semblait pas trop comprendre ce qu'il venait de lui dire. Finalement, il murmura sa réponse par une question à son tour. Mai leva les sourcils, quelque peu hébété par la question: de quoi il parlait ? À cet instant, il eût presque envie de rire mais non, il ne rigola pas parce que l'écriture s'envola, comme prévue. Un léger sourire amusé s'étira sur le visage de Mai, celui-ci passa ses yeux de l'écriture étincelante au visage du jeune homme qui semblait pétrifié à cet instant... Jusqu'à ce qu'il éclate de rire. Pendant un moment, Mai vint presque à se demander si l'autre était bien dans sa tête, rire comme ça, c'était pas commun dans une salle de retenue et il n'avait pas l'air de tout saisir se qui venait de se passer. Soudain, le joli compagnon le fixa de ses yeux noisettes -ah mais quels yeux !- et ce qu'il dit ne fit que faire sourire Mai encore plus.

    "Hmm... De l'expérience."Répondit-il, tout simplement d'une voix douce mais quelque peu moqueusement séduisante.

    Bah ouais, avec toutes ses soirées en retenues, c'était normal de savoir ça. Donc d'accord, ce n'était peut être pas la réponse que le nouveau voulait entendre mais il devait bien être au courant non ? Mais le ton que l'autre avait prit le laissa légèrement perplexe, il semblait vraiment persistant pour comprendre la chose. Juste alors qu'il allait replonger dans son bouquin, l'autre ouvrit la bouche une fois de plus. Mai tourna la tête vers lui, ne sachant pas trop quoi lui répondre. Alors là, c'était bien la première fois qu'il rencontrait une personne comme celui-là. Mais cette fois, il préféra répondre correctement à sa question, heureusement pour l'autre. Avec un haussement d'épaule, il enchaîna:

    "C'est pas aussi simple que tu le crois. J'ai déjà essayé mais les professeurs ont plus d'un tour dans leur sac pour empêcher les élèves de faire des conneries. Les bureaux sont protégés par un sort que personne n'a encore réussit à annuler et crois-moi, c'est pas demain la veille que ça va venir. Le seul qui pourrait connaître le moyen de faire réapparaître tes... symboles, c'est le gardien mais je doute qu'il veuille te venir en aide, disons qu'il est pas très commode...Et de toute façon, même si je trouvais le moyen de tout arrangé, on me collerait une deuxième retenue sur le dos pour ça."

    Il le regarda un moment, ses yeux s'accrochèrent aux siens une fois de plus mais pendant un plus long moment, gris et brun se mélangèrent. Mai lui fit un sourire moqueur mais à la fois sympa, comme d'habitude. Il avait l'impression que le nouveau allait commencer à lui plaire, avec ses questions étranges.

    "...Mais bon, à toi de voir si tu veux tenter ta chance, t'es sorcier aussi."

    Après un petit sourire séduisant, Mai se laissa quelque peu glisser sur sa chaise, dans une position décontractée, et continua sa lecture où il en était. Bon, il n'était pas très avancé dans son bouquin mais il devait bien le finir un jour ! Il essaya de ce concentrer sur ce que disait le livre mais il avait l'irrésistible envie de reposer ses yeux gris sur le jeune homme prêt de lui, histoire de le regarder avec un peu plus d'attention... Hmm. Bref, où en étions-nous? Ah ouais, le bouquin. Un petit silence plana entre les deux jeunes hommes après la mésaventure du bureau, un silence qui ne plaisait pas trop à Mai. Pour une fois qu'il pouvait parler avec une personne qu'il ne connaissait pas dans l'école -une personne de son goût, sexy et qui plus est, différente d'après ce qu'il voyait-, il fallait qu'il n'y ait aucune discutions. Il continua de lire pendant quelques instants puis jeta un coup d'oeil en direction du jeune homme. Discrètement mais sans gène, il le regarda du coin de l'oeil.

    "Tu dois être nouveau dans l'école, pas vrai ?"

    Il finit par fermer son bouquin et le déposa sur son bureau, croisant les bras et tournant la tête vers le nouveau venu. Autant en profiter pour trouver quelque chose d'intéressant à faire en ce moment… De toute façon, Mai était convaincu que le jeune homme qui l'assistait en retenue allait pensé la même chose pour ce qui était de l'ennuie mortel de la salle. Alors autant faire connaissance et se faire un nouveau compagnon pour passer le temps. Et puis, même s'il n'était pas vraiment prêt à l'admettre, il aimerait bien en savoir un peu plus sur l'étranger... Mouais. Son regard pâle et intense fixait l'attrayant nouveau venu, attendant une quelconque réponse de sa part, un sourire amical et mystérieux aux lèvres…
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Janvier Wellens
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MessageSujet: Re: Cloîtré à 19h30 [PV : Mai]   Mer 12 Mar - 6:56

Janvier était resté muet devant la première réponse de ce Juan. Ce n'était pas exactement ce qu'il aurait voulu savoir, même si dans le fond, sa question était plutôt abstraite. Et d'autant plus que la voix empruntée pour ces quelques mots rendait le tout encore moins satisfaisant. Le fait que ce soit dit de ce ton si doux, semblant se vouloir séduisant avec cette pointe notable de sarcasme vers cette action, énervait légèrement Janvier. Parce qu'il n'avait pas envie de voir le jeu de mot, parce qu'il n'avait pas envie de cela, pas maintenant, alors qu'on lui disait que ce qu'il avait mis un certain temps à construite à l'encre sur son bureau viendrait à disparaître dans très peu de temps, et que cette même action se passait effectivement devant ses yeux.

Et il posa cette seconde question. Un peu comme désespérée, voulant à tout pris revoir ces chiffres sur son bureau, comme si sur ce moment, c'était la chose la plus importante. C'était peut-être exagération, certes, oui, mais n'était-il que la suite des événements de la journée faisait qu'il n'avait pas envie de cet événement en plus. Tout avait pourtant si bien débuté. Recevoir ce document après un mois ici, venait un peu le sauver, lui rappeler son monde, son vrai monde, celui auquel il se sentait appartenir. C'était recevoir l'instrument qui lui permettait de pouvoir réaliser son objectif, d'avancer vers son choix de carrière… Et d'autant plus qu'il avait longuement hésité à mettre l'adresse de sa maison, craignant que sa mère, pour le forcer encore plus à renier le monde non sorcier, ficherait la pile de documents à la poubelle sans rien lui dire… Mais ça n'avait pas été le cas, fort heureusement.

Ah oui, la journée avait si bien débuté. Pourquoi, après cet unique événement sensé la rendre meilleure que la précédente, une suite d'événements arrivaient, voulant gâcher cette dernière pour l'égaliser à la précédente, et certainement à la suivante. Comme si l'univers voulait créer un équilibre, comme quand il y arrive quelque chose de moins réjouissant, et que forcément, le tout est suivi d'événements attendus, joyeux…

La réponse suivante ne lui plus pas plus. L'autre semblait vouloir venir gâcher la totalité de ses espérances quant à revoir ses chiffres et symboles réapparaître sur son bureau.
Leur regard, une fois de plus, restèrent accrochés l'un à l'autre. Et ce mince instant, toutefois plus long que le précédent alors que ce Juan entrait dans la pièce, lui fit rapidement oublier tout le reste. Ce gris froid, presque acier, ces yeux magnifiquement mis en valeur par cette crinière de cil, ces yeux… Séduisants? Envoûtants? Il ne savait pas comment dit exactement, mais on aurait dit qu'il avait de la misère à s'en détacher. Toutefois, le sourire moqueur qui s'étira sur les lèvres du jeune homme lui fit décroché, rageant intérieurement, retrouvant réalité dans la situation, se retournant vivement pour faire face à son bureau, presque fâché que l'autre ne puisse rien faire.

Son regard glissa sur le bureau à présent vierge. Sur sa plume posée sur celui-ci. Une légère hésitation, avant qu'il attrape la grande plume grise, et barbouille rapidement le bureau entier, comme s'il voulait se venger de ce qu'il venait de lui faire sans autre prévention que les paroles du jeune homme juste avant cette subite disparition. Et puis, de toute manière, d'ici pas long, ces barbouillages seraient aussi effacés, ça ne faisait de mal à personne? Outre peut-être à lui-même, lui faisait avoir l'air légèrement con devant l'autre, ce qui n'était pas particulièrement une bonne chose. Mais à ce niveau-là, pour le moment, il s'en fichait.

Il arrêta toutefois subitement aux paroles suivantes du jeune homme. Rougissant légèrement, reposant doucement la plume sur le bureau, et se retournant ver lui. La question le pris de court, mais il répondit sans réfléchir :

" Non. "

Il réalisa finalement cette négation qui était en fait un mensonge. Il était dans une école pour sorciers, c'était donc évident qu'il en était un. Pourquoi donc cette subite négation? Parce que sa mère avait raison? Possible. C'était rendu naturel pour lui de nier cette part de son être, cette part qui constituait en fait presque son entier, mais qu'il refusait de voir logique, réalisable, d'accepter complètement.
Il se repris finalement, ne souhaitant pas créer de malentendus, de fausses rumeurs à son sujet…

" . . . si, mais c'est compliqué. "

Ça, effectivement. C'était compliqué, mais surtout pour lui, pour lui qui à chaque jour, se retrouvait encore plus perdu dans cet entre deux monde. Plus perdu envers ce qu'il croyait être, ce qu'il voulait être, ce qu'il était, ce qu'il aurait dû être. Et ce qu'il devrait être. Il ne savait plus, si rester dans ce monde sorcier était une bonne chose, s'il ne serait pas mieux de s'exiler dans le monde moldu, de poursuivre son rêve, et d'un jour découvrir un théorème, et d'être reconnu pour. De montrer ainsi à sa mère qu'il était autant possible d'avoir une renommée dans ce monde différent qu'il avait appris à côtoyer.

Il observa un instant l'autre prendre son aise, et reporter sa concentration sur son livre. Celui-ci ouvert, il ne pu discerner le titre immédiatement, et ne remarqua bien que l'écriture serrée qui constituaient les pages en entier. Son regard plana un instant sur la personne de l'autre, sans pourtant être à le dévisager, mais il y avait cette chose, cette chose… inconnue, qui le rendait si… attirant? Il dégageait cette allure mystérieuse, mais en même temps, on voyait que trop bien quelqu'un de sûr de lui. Non, c'était bien plus que cela, mais il n'arrivait toujours pas à poser mot sur ce qu'il ressentait exactement. Ce n'était pas concret, c'était trop minime encore, mais il la ressentait . . .

Et il se retourna. Cette brève observation de ce Juan n,avait pas plus duré que quelques secondes, juste assez pour paraître comme s'il voulait voir ce qu'il faisait, avant de retourner à ses occupation. Juste assez pour ne pas réellement révéler cet intérêt qu'il semblait de plus en plus vouloir développer à vouloir replonger son iris dans ceux clair de l'autre.
Il resta là, légèrement mal à l'aise par le silence ambiant, baissant le regard vers on bureau alors que les arabesques et traits divers d'illuminèrent pour ensuite disparaître. Il ne fit rien, cette fois, pourtant un regard vers le mur d'en face, refusant d'engendrer la conversation.

Peut-être que l'autre ne voulait pas lui parler. Et il ne voulait pas lui parler à son tour dans ce cas. Il n'aimait pas déranger les gens, il n'aimait pas douter, pourtant, c'était encore une fois ce qu'il faisait. Il eut soudainement envie de partir, que le spectre-surveillant revienne, briser peut-être le silence qu'il, de plus en plus, se mettait à détester.
Mais la voix de l'autre le rassura. Il lançait une conversation, ça voulait dire qu'il voulait bien lui parler, non? Il se retourna à nouveau vers lui, accrochant encore son regard dans le sien quelques instants, et répondant finalement.

" Oui. J'habitais à Hambourg avant. C'est en Allemagne. On a tout juste déménagé ici cet été. "

Il s'abstint de dire que c'était sa première année dans une école moldue, il n'avait pas envie de se faire critiquer pour ça, ou de se faire poser d'autres questions. Pourquoi? Tu étudiais où avant? Et cætera. Ça viendrait plus tard, de toute façon, il ne le savait que trop bien.

Son regard glissa finalement sur le livre, maintenant refermée, posé à plat sur le bureau. Œuvre au Noir Ça lui disait vaguement quelque chose, mais il ne croyait pas se rappeler l'avoir lu. Il ne lisait plus tellement, de toute manière, outre ces livres théoriques sur les mathématiques. Quelques romans, de temps en temps, mais il s'en lassait vite. Pourtant, le titre de ce livre-là l'intrigua, le nom revenant à son esprit sans qu'il puisse poser quelconque résumé sur le contenu de ce dernier. Il s'osa alors à demander :

" Ton livre . . . C'est indiscret si je te demande de quoi ça parle ?"
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Mai Juan
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MessageSujet: Re: Cloîtré à 19h30 [PV : Mai]   Jeu 13 Mar - 5:34


    Pendant un moment, il crût qu’il avait froissé l’autre. Le jeune homme avait glissé son regard vers son bureau redevenu propre, semblant déçu de cette magie. Et comme s’il avait eût l’intention de venger ce qu’il avait écrit, il se remit à barbouiller sur la surface plate et froide du bureau. La première fois qu’il avait vu ça, lors de sa première retenue, il avait tout simplement été sous le choc, n’ayant pas osé écrire quoi que se soit d’autre, de peur qu’un beau jour tout ce que les gens avaient écrient réapparaisse sous ses yeux et qu’on croit que c’était de sa faute. Mais avec le temps, cela ne c’était jamais produit et il avait apprit que c’était les profs qui avaient manigancés tout ça, comme pour les punir. Et pourtant, dans un sens, c’était presque pratique que l’écriture disparaisse… si tu regrettais ce que tu venais d’écrire, elle disparaissait à peine quelques secondes plus tard, comme s’il ne c’était rien produit. Il se sentit pourtant un peu navré de ne rien pouvoir faire pour le nouveau… Sans qu’il ne sache pourquoi, et il commençait à trouver ça bizarre toutes ces émotions nouvelles.

    Mai eût un bref sourire et un léger secouement de tête. Il voyait bien que l'autre n'était pas satisfait de sa réponse, mais que voulait-il qu'il lui dise ? Il ne pouvait pas faire de miracle, il était sorcier, pas un dieu ou je-ne-sais-quoi-d'autre. Il y avait une limite et malheureusement, il ne pouvait pas la franchir, comme tout les autres jeunes de cette école... Et malgré cela, il n'allait quand même pas risquer une autre heure de colle pour une personne qu'il ne connaissait pas, non...? Rah ! Mais c'était quoi cette pensée à la con ? D'accord, il aimait bien relevé les défis et faire flipper les professeurs de temps en temps, mais cette fois le défi avait déjà été mis à l'épreuve et personne encore n'avait réussit à faire revenir les écritures sur les bureaux donc ils n'auraient sans doute pas plus de chance maintenant de réussir l'exploit. Il allait replonger dans son livre lorsque l'autre répondit à sa constatation, le laissant quelque peu perplexe. Comment ça non ? Compliqué...? Mai releva la tête vers le nouveau, cependant pas assez rapide pour l’avoir vu rougir.

    "...Hm. Je vois."Dit-il d'une voix basse, un peu plus grave que la moyenne.

    En fait, il ne comprenait pas pourquoi il avait répondu non avant oui, et encore ce n'était pas un oui très convainquant. Pas intéresser ? Ce n'était pas vraiment le cas, en fait il aurait aimé savoir pourquoi l'autre lui avait répondit "non" aussi rapidement, comme si c'était naturel pour lui mais étant donné qu'ils ne se connaissaient pas du tout, il jugea préférable de garder la question pour lui-même et peut être qu'au long de la retenue, s'ils socialisaient, il pourrait lui poser la question. Pour l'instant, c'était décidément trop tôt. Et sûrement mieux ainsi. Pour tout dire, et sans être méchant, il ne savait pas trop s'il voulait réellement savoir. Après tout, il y avait de bonne chance qu'il ne le revoit jamais, Poudlard c'était énorme, et il n'avait aucune certitude qu'il le connaisse plus pour le moment. Bien que c'était énormément tentant, l'idée de connaître d'avantage ce jeune homme au regard noisette. C'est pour cette raison, également, qu'il avait recommencé sa lecture, une fois de plus. Et le silence fut. Le silence... quel ennemi de taille !

    Mai avait presque l'air trop studieux lorsqu'il se mettait à lire des bouquins très compliqués et scientifiques. En fait, lorsqu'il se mettait à lire tout court, il avait l'air d'une personne sérieuse et quelque peu trop dans son monde. Et pourtant, lorsqu'on le connaissait, on voyait bien qu'il n'était pas du tout renfermé sur lui-même, la lecture n'était qu'un de ses nombreux passe-temps préférés, voilà tout. Ses copains étaient restés surpris lorsqu'il avait découvert que leur compagnon de conneries aimait lire des livres complexes et qui demandaient de la concentration. Il aimait presque étudier des trucs qui n'avaient aucun rapport avec ce qu'ils apprenaient en cours, que se soit sur les créatures magiques, les sorts, des romans policiers moldus, etc. Comme par exemple le livre qu'il avait emprunter, il était complexe mais pourtant, il arrivait à comprendre la majeure partie du contenu.

    Vous pouvez donc vous imaginez qu'en ce moment, ce n'était pas la lecture qui l'intéressait. Lorsqu'on est seul dans une pièce et contraint d'y rester, d'accord, ça passe le temps. Cette fois-ci, il y avait une personne qui semblait mériter qu'on lui parle et pas qu'on l'ignore. C'est pour ça que Mai engagea la discutions, ou du moins il commença à montrer son intérêt grandissant. Imaginez aussi la sensation qu'il ressentait lorsque son regard s'accrochait au regard foncé du nouveau venu. C'était tout nouveau, cette sensation. Même avec ses ex il n'avait jamais ressentit ça. Il adorait plonger son regard dans celui du jeune homme, c'était comme s'il oubliait tout autour d'eux, un tourbillon. Donc, je disais: le nouveau dont il ne connaissait rien lui répondit, ce qui démontra à Mai que lui aussi semblait optimiste pour engager la conversation, même s'il n'avait pas parlé en premier. Il avait un peu hésité avant de répondre, peut être qu'il était mal à l'aise en présence de Mai, qui sait. Hambourg hein ? Il connaissait un peu cette ville, il en avait déjà entendu parler par ses parents lorsqu'ils y étaient allés pour l'un deux leurs nombreux voyages.

    "Hambourg... Ouais, je connais un peu. Mes parents y sont déjà allés, il y a longtemps."

    Tout comme l'autre, il n'en rajouta pas plus. Il doutait que son nouveau compagnon de retenu soit intéressé par l'histoire de ses parents et à vrai dire, ça ne l'intéressait pas lui-même, parler de ses parents en retenue. Mai fit un petit sourire amical à l'autre, naturel. Il eût soudain peur que la discutions se termine là, aussi rapidement que lorsqu'on souffle sur une bougie. Légèrement, il vit le regard du jeune homme dévié sur son bouquin et celui-ci vint lui demander de quoi il s'agissait. Un sourire malicieux apparut sur le visage de Mai qui glissa son regard vers son livre à son tour, le saisissant entre ses mains de pianistes, regardant la couverture un moment. Mai le retourna après quelques secondes, regardant l'arrière du livre et leva aussitôt les yeux vers le jeune homme.

    "Ça raconte l'histoire d'un personnage imaginaire humaniste, Zénon Ligre, homme de la Renaissance, qui est à la fois un philosophe, un médecin et un alchimiste qui a beaucoup appris au cours d'une vie errante. Malheureusement, ses activités scientifiques, ses publications ainsi que son esprit critique semblent indisposer une Église et tout ça semble le mettre dans le pétrin, du moins à ce que j'ai lu... Un livre qui mélange science, fantaisie et plein d'autre truc. Il est pas mal, si tu aimes lire des romans complexes. Je te raconte pas la suite parce que je l'ai moi-même pas terminé."Répondit-il en lui tendant le bouquin en le glissant sur le bureau qui les séparait pour qu'il lui jette un oeil à son tour.

    Cass le dévisagea un moment, regardant le visage du jeune homme. Non, s'il l'aurait rencontré il s'en aurait souvenu, il n'y avait aucun doute là dessus. Il se leva, presque soudainement, et tourna sa chaise pour s'asseoir face au nouveau, posant ses bras entre les deux bureaux, dans une posture décontractée sur sa chaise, penchant vers l’avant le dos à peine arrondit...

    "Au fait, moi c'est Mai, Mai Juan. Et toi?"

    L'autre connaissait probablement son nom de famille, s'il avait écouté le gardien à son arrivée mais bon...
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Cloîtré à 19h30 [PV : Mai]
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