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 Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]

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Ariel Landon
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MessageSujet: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Ven 7 Mar - 8:23

1... 2... 3...

Et hop, on y va. Eu... On y va? Nah mais c'est du n'importe quoi! Aller, on recommence, mais pour la dernière fois!

1... 2... 3...

Bon, c'est finit maintenant, on y va! ... ... ... Peut-être que si je comptais jusqu'à 4...? Et voilà ce qui se passait dans la tête de notre cher petit Ariel. Celui-ci était debout depuis maintenant au moins 1 heure à fixer sans savoir que faire les magnifiques et somptueuses serres de l'école Poudlard. Il avait quand même fait du progrès, maintenant il arrivait à se tenir à 10 mètres des serres sans s'évanouir! Vraiment, il devrait avoir une médaille. Mais bon... Là, il fallait dépasser les 10 mètres. Parce qu'il devait entrer dans les serres. Était-il vraiment obligé? Parce que d'entrer... Sa voulait dire ENTRER... Du genre ouvrir de plein grès la porte et la refermer derrière soi, se laissant à la merci de tout ce qui pourrait se trouver derrière la dite porte. Bref, c'était un effort IMMENSE et impensablement trop grand. Qui avait besoin de courage? Après tout, il avait encore de belles années à vivre, pourquoi les gaspiller ainsi?

Découragé par ses pensées qui ne s'arrangeaient décidément pas, Ariel poussa un soupir rageur et se laissa tomber dans le gazon, le plus loin possible de tout truc pouvant être considéré comme un arbre. Il se gratta nerveusement la nuque, conscient d'être complètement ridicule, mais ne pouvant s'empêcher de sentir son coeur battre plus vite et ses doigts trembler de nervositée. Mais putain, c'était pas si compliqué! Il lui suffisait de se lever, de marcher et d'ouvrir une satanée porte! Il faisait ce genre de trucs à longueur de journée pour aller à ses cours, alors pourquoi maintenant avait-il autant la trouille!!! Bien sûr, il connaissait la réponse à cette question stupide... S'il avait la trouille, c'était évidemment à cause que justement, ceci n'était pas n'importe quelle porte, c'était celle des serres. Donc, logiquement, en arrière de chaque porte de serre se trouverait des plantes, des plantes et ENCORE des plantes. Et probablement des fleurs...

Mais le plus grave problème, était sans doute que les plantes derrière ces portes seraient VIVANTES. Déjà que dans une forêt moldu, tout lui fichait carrément la chair de poule, ici c'était un vrai cauchemar!

Ariel jeta un regard au petit tas de feuilles parchemin qu'il tenait entre ses doigts crispés, se perdant un moment dans ses réflexions. Il savait qu'il devait aller dans ces fichues serres, parce que s'il ne rendait pas ce devoir aujourd'hui, il allait avoir un beau zéro dans ses examens... Et ça, c'était pas très bon pour sa moyenne. Il se fichait un peu de la botanique, puisqu'il voulait devenir joueur de quidditch, mais il préfèrait se garder toutes les portes ouvertes. Même si rien qu'à l'idée de travailler 24 sur 24 avec des plantes, il avait envie de se pendre. Le jeune homme relit nerveusement les premières lignes de son devoir de 5 pages, remarquant qu'il y avait une tache d'encre dans le coin droit de la page. Et s'il recommençait son devoir? Une tache d'encre, sa faisait pas tellement professionnel non? Oui oui, c'était mieux de rentrer au château et de tout se retaper de A à Z--

STOP!!! Non, suffit, il fallait agir en homme. Ariel leva de nouveau le regard vers les serres, sentit son coeur se serrer à la vue d'une branche sortant soudain d'une fenêtre et serra les doigts sur son devoir qui allait sans doute être tout chiffoné une fois rendu entre les mains de son professeur. Et si il n'était pas là??? Oui, peut-être était-il dans la salle des professeur ou alors dans la grande salle ou... Ou... Non. Il savait que c'était faux. Après tout, ne s'était-il pas levé hyper tôt justement pour parcourir le château au peigne fin à sa recherche? 10 personnes avaient dit l'avoir vu dans les serres. Est-ce que le monde se retournait soudainement contre lui???

Ariel sursauta soudain en sentant une tête tiède se frayer un chemin entre le tissus de son chandail et la peau de son torse. La dite tête sortie du coller de chemise de l'élève et darda sa langue fourchue pour effleurer la joue de son maître. Apparemment, même Serpy sentait son anxiétée. Le serpentard soupira et caressa tendrement la tête de son reptile blanc.

"T'inquiète Serpy... C'est rien."

Bon, sa devenait ridicule... Et puis, il aurait pas été obligé de faire sa si son stupide prof ne lui avait pas donné ce fichu devoir à faire! C'est vrai quoi, pourquoi avait-il été le seul de sa classe a avoir une composition à faire sur la plante qu'ils avaient étudié au dernier cour? Oui bon il n'avait pas réussit à faire l'exercice et devait probablement avoir cassé 2 ou 3 vases, mais c'était pas sa faute, c'était cette satanée fleur qui l'avait attaquée! À peine avait-il approché ses doigts tremblants d'un pétal, que la vicieuse se rapprochait de 2 centimètres!!! Évidemment, fallait qu'il se recule... Et si ces putains de vases n'avaient pas été derrière lui, tout ça ne serait pas arrivé! Déjà qu'il avait du souffrir les rires de ses camarades de classe... Ce prof avait une dent contre lui, c'était certain!

Ariel caressa la tête de son serpent tout en pestant contre le professeur qui n'avait rien fait d'autre que son travail, comme toujours. Il savait bien qu'il avait une phobie pas possible des plantes et qu'il était totalement pourris en botanique, mais quand même! D'habitude, quand il devait se rendre aux serres, Ariel se camouflait dans la foule d'élèves qui y allaient avec lui, évitant ainsi d'être trop effrayé par des plantes carnivores en manque de chaire d'Ariel... Mais là tout de suite, c'était tout seul... Sans défense... À la merci des plantes... L'élève déglutit et se remit à se frustrer en se levant, tenant son serpent contre son cou pour ne pas qu'il tombe.

"Saleté de bouffeurs de chlorophylle à deux sous!!!"

Sur ce, il écrasa une pauvre petite marguerite sans défense et la fixa un moment en sentant l'habituelle chaire de poule sur ses bras. Ariel soupira et reposa son regard sur les serres. Bon aller...

1... 2... 3...

[Libre n__n]

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Beren Amras
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MessageSujet: Re: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Sam 8 Mar - 13:34

*Faudrait vraiment que j'pense à m'acheter de nouvelles pompes, quand on voit celles que j'me traine... Pauvres chéries, je les ai depuis si longtemps... Naannnh, je veux pas les jeter T_T*

Telles étaient les pensées de notre cher professeur de botanique à cet instant. Son regard était fixé sur ses vieilles bottes roses et crasseuses qui commençaient vraiment à être dans un état pire que pitoyable : des trous partout, la "doublure" qui partait en morceaux, et surtout, le pire du pire, c'était l'horrible couleur qu'elles avaient à présent. On pouvait vraiment sans aucun doute la qualifier d'inesthetiques. D'ailleurs, on pouvait se demander depuis combien de temps Beren ne les avaient pas nettoyées, car elles ressemblaient maintenant à un mélange de mauve délavé accompagné d'une affreuse teinte marron foncé, ce qui donnait une espèce de tartine nutella-framboise moisies, sauf que c'était en réalité des bottes de jardinage que le directeur de Poufsouffle portait aux pieds. C'était même les toutes premières chaussures qu'il avait achetées pour travailler dans ce domaine. Il y tenait. Et voilà qu'il se rendait enfin compte qu'elles n'étaient plus en état de demeurer de bonnes protections pour ses grands pieds.

C'est avec cette idée traumatisante et terriblement triste en tête que le jeune rouquin continua, ou plutôt acheva de s'occuper d'une tarentula vénéneuse assez coriace. La plante n'avait visiblement aucune envie de se laisser chouchouter par l'ex-Poufsouffle, peut-être préférait-elle simplement se laisser mourrir en silence, avec un petit reste d'honneur sain et sauf. Bah, honnêtement, mister Amras s'en fichait quelque peu de savoir si elle avait envie de crever ou pas, puisque lui voulait qu'elle survive. Et ça allait être le cas, vu que cela faisait presque quatre heures entières qu'il se décarcassait pour la brosser, la désinfecter, lui sussurer des mots doux, l'anésthésier contre certaines bactéries dévastatrices, la soigner et couper ses branches mortes. Quand il s'occupait ainsi de ses "bébés", il ne se rendait compte de rien d'autre autour de lui : ainsi, il n'avait même pas réellement fait attention aux longues griffures qui lui parcouraient les avant-bras, dont certaines sérieuses : empoisonnées par la vilaine plante, mais par contre, il avait remarqué les bracelets que la méchante tarentula avait scinder en deux ! Il n'avait pourtant pas non plus prêter une inquiétude à la longue écorchure qui lui parcourait le visage et qui aurait pu lui crever un oeil : elle s'étalait sur toute sa joue gauche, saignant encore abondamment. Inconscient, sans aucun doute.

Mais il était content, il venait de finir de soigner ce spécimen. Il remarqua une griffure plus profonde et plus infectée par le venin de la tarentula sur son avant-bras droit. Il émit une sorte de grognement mécontent entre ses dents, et se dirigea vers l'armoire à pharmacie. Il sortit l'antidote et... Plus une goutte ! Le rouquin fit la moue, tout triste. Il devait aller au château d'ici une bonne demi-heure s'il ne voulait pas passer sa nuit à l'infirmerie ou pire, à St-Mangouste. Il soupira donc, prit sa veste jaune soleil qu'il enfila par dessus sa robe de sorcier rouge vif. Au moins, les petites éclaboussures de sang ne se voyaient pas sur ses vêtements... Il eut un léger sifflement, et son lapin arriva en sautillant. Le jeune homme eut un large sourire et le fit monter sur son épaule, il adorait cette petite bête, qu'il avait maintenant depuis quand même quatre bonnes années. C'est à nouveau souriant et ravi de pouvoir s'autoriser une petite ballade que le prof sortit de ses serres d'un pas enjoué et rapide.

C'est à cet instant précis qu'il vit un élève assez particulier à quelques mètres de l'endroit qu'il venait de quitter. Il l'avait remarqué sans problème et savait parfaitement qui il était, vu que c'était précisément à ce jeune homme qui avait légèrement mis ses serres en bazar la dernière fois qu'il y avait mis les pieds. Mais Beren était loin d'être du genre rancunier, surtout que ce garçon avait l'air bien sympathique, même s'il devait reconnaître que c'était un gars un peu spécial. Il avança tranquillement vers lui, sans se presser, mais sans aller trop lentement non plus. Le rouquin se demandait pourquoi il restait aussi loin de ses serres, parce qu'il semblait s'être arrêté. Une fois arrivé devant lui, il fit de gros yeux. Son lapin, Poudràperlinpinpin, vint se blottir au creux de sa nuque, il semblait être effrayé par quelque chose. Sans aucun doute par le serpent de l'élève, mais Beren ne l'avait même pas remarqué. Son attention était fixée sur Ariel. Ce garçon ne cessait de l'intriguer. Avec ses beaux cheveux blonds, son regard empli de pureté mais sa façon pourtant si froide de s'adresser aux gens. Et puis, sa réaction étrange face aux plantes... Oui, le prof de Botanique était intéréssé par cet adolescent, car il ne le comprenait pas : cela arrivait rarement. Il l'observa un instant sans rien dire, avant de baisser les yeux vers le parchemin froissé qu'il tenait entre ses doigts. Sans doute le devoir. Il releva ensuite son regard inhabituellement turquoise dans les yeux du Serpentard.


- Bonjour, Ariel. lança-t-il en souriant. J'peux peut-être t'aider ?
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Ariel Landon
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MessageSujet: Re: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Sam 8 Mar - 19:27

[mais tu veux me tuer de rire toi? XD *se marre en relisant le post pour la troisième fois*]

"P'tain de bordel, y'en a marre à la fin!"

Voilà exactement les mots poétiques et polis qui sortirent de la délicate bouche de notre cher petit Ariel favoris, qui apparemment commençait sérieusement à être énervé. Énervé de quoi? Mais de tout de cette situation de débile! De lui, de sa fichue phobie, des serres, de ce prof idiot qui était pas fichu de sortir de son trou, des plantes et du reste du monde en général. Cela fait beaucoup de truc à être énervé par me direz vous? Et bah vi. Et c'est justement à cause de ce surplus d'énervage aigu qu'Ariel se permit le droit de donner un violent coup de pied sur une branche morte qui reposait sagement sur le sol. La pauvre petite branche sans défenses se vit donc propulsée quelques centimètres plus loin, avant de retombée cassée en deux sur le gazon sans se plaindre de son sort. Quelle brave petite branche...

Le jeune serpentard se rassit rageusement, la main toujours soutenant son pauvre petit serpent qui ne semblait pas du tout allarmé par la situation. En fait, le resptile se contenta de sortir doucement de la chemise de son maître pour se laisser ramper jusqu'à son bras, où il s'entortilla joyeusement en sifflant. Ariel baissa un moment les yeux vers Serpy et son regard avant glacial de furie fondit un peu et un léger sourire flotta un moment sur ses lèvres tandis qu'il laissait le serpent s'installer tranquillement. Décidément, ce petit être était véritablement le seul être vivant qui arrivait à passer outre les façade de l'élève. Après un moment, le serpentard reposa son regard sur les serres et poussa un soupir. C'était fichu, il arriverait jamais à rassembler assez de courage pour traverser cette satanée porte... Ariel serra les dents et les poings, pestant contre cette fichue phobie qui ne cessait de lui pourrir la vie. Tout ça, c'était la faute à Samantha. Si sa grande soeur ne l'avait pas provoqué quand il était encore un gamin, il n'aurait pas été assez con pour aller se perdre en forêt et développer cette stupide peur des mangeurs de chlorophylle!

Il avait l'air de quoi, un fier serpentard au caractère d'emmerdeur qui tremblait devant de stupides petites fleurs?!? Vraiment, c'était le sommum de l'humiliation. La serre sembla soudainement encore plus loin qu'auparavant, si lointaine même que l'on aurait que ce n'était plus 10 mètres qui la séparait de l'élève, mais bien 10 kilomètres... Ariel jeta un regard vers son devoir chiffoné et le posa par terre pour s'étendre sur le dos, observant les nuages avec un air frustré. À croire que dame nature en avait véritablement après lui... Mais qu'est-ce qu'il avait bien pu lui faire à cette satané déesse??? Ouais bon c'était pas vraiment une déesse... Mais c'était pas la question! Un hissement doux fit baisser les yeux d'Ariel sur son bras qu'il remonta à la hauteur de ses yeux. Le serpent fixa ses grands yeux de rubis dans ceux de bleu argenté de son maître, posant une question silencieuse. Ariel lui caressa doucement le sommet de la tête, laissant la créature parcourir son doigt de lèchouilles amicales.

Ariel sourit devant le spectacle et perdit aussitôt toute trace de frustration. Ses yeux revinrent vers les sales serres qui le rendaient si misérable et soudain, sa mâchoire se serra. Il se leva tout en fixant l'endroit et prit un air résolut. Ariel prit une grande respiration et... Fit un pas. Oh mon dieu!!! Il avait réussit à se rapprocher!!! L'élève exhiba un air triomphant et faillit se mettre à danser sur place, mais se retint pour garder un minimum de décorum... Après tout, sa dignitée était déjà en lambeaux, fallait pas empirer son cas... Après 3 autres pas, le coeur du jeune homme battait au point où il avait sérieusement peur qu'il sorte de sa poitrine. Il s'arrêta un moment pour reprendre son souffle, les sueurs froides lui revenant dès qu'il avançait un peu plus. Le jeune élève était tellement concentré dans son ascension, qu'il ne remarqua pas la présence d'un arbe de plus en plus près de lui... Ce ne fut que quand son bras frôla l'écorce qu'il se figea soudain. Son regard avant fixé sur les serres se tourna lentement vers l'imposant feuillus et son visage perdit aussitôt toute couleur.

"MERLIN!"

Et il recula très soudainement, comme brûlé, le coeur battant encore plus fort et les pepilles dilatées. Le jeune homme, dans sa précipitation pour s'éloigner le plus possible de ce crétin d'arbre qui voulait certainement l'attaquer, ne remarqua pas du tout la présence du professeur qu'il voulait justement atteindre juste derrière lui. Du coup, une chose en entraîna une autre... Et Ariel finit par foncer directement sur le jeune homme, son dos heurtant de plein fouet son torse. L'élève blêmit d'avantage, croyant qu'il s'agissait d'un autre arbre et fit volte face, la respiration courte et des goutes de sueurs perlant sur son front. Sa y est, ils l'attaquaient tous!!! Ces crétins de feuillus s'étaient rassemblés pour faire de lui de la chaire à pâtée!!! Il avait toujours su que ces êtres étaient maléfiques, qu'ils avaient des plans sombres en tête, qu'il--

Ah bah putain, depuis quand il était là lui? Ariel, confu dans sa crise de panique due à sa phobie des plante, fixa longuement le jeune homme avec les yeux grands ouverts, comme s'il avait vu un fantôme. Quand le professeur lui addressa la parole, Ariel ne lui répondit pas. Il se contenta de tourner la tête vers l'arbre fou qui était resté sagement en place, mais qui se trouvait encore dangeureusement près, puis de retourner son regard vers le professeur. L'élève s'éloigna bien vite de l'arbre, contournant le jeune homme en tentant de se reprendre, la respiration courte. Aller reprend-toi putain, t'as l'air d'un con! Le serpentard se passa nerveusement la main dans les cheveux, embarrassé et frustré contre son manque de contrôle. Quand il se retourna de nouveau vers le prof, ses yeux avaient repris un peu de leur neutralitée ordinaire, mais ses barrières étaient fragiles et il avait du mal à les rendre fermes après le choc du moment.

"Pro... Professeur??? Mais qu'est-ce que... Qu'est-ce que vous fichez là???"

Ah bravo Ariel! Comme si l'homme n'avait pas le droit de se prommener où il avait envie!!! Serpy sortit sa tête du creux du poignet de son maître pour darder une langue curieuse vers la petite créature temblante logée sur le sommet de l'épaule du l'homme plus vieux, ne remarquant pas la fébrilitée de son maître.

"Je... Je veux dire... Er..."

Une autre main fébrile passa dans les longs cheveux longs teints de rosé d'Ariel tandis qu'il fixait résolument le sol, honteux jusqu'à la racine des cheveux.

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Beren Amras
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MessageSujet: Re: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Sam 8 Mar - 21:24

[XD ce n'était pas mon but premier, honnêtement, mais ça fait toujours plaisir x). Hé toi tu peux parler, j'adore ton post [ouuuh le lèche-botteuuuhhh])

Wahoo, c'était fou comme les choses se passaient parfois vites et étaient incompréhensibles. Ben ouais, Beren n'était même pas là depuis une minute qu'il s'était déjà passé plein de trucs bizarres, le mot louche semblait même plus approprié. Il était vrai qu'il était assez inhabituel de voir un élève, surtout de Serpentard, devenir pratiquement hystérique à cause d'un simple arbre. En plus de ça, le rouquin le trouvait très mignon... Enfin l'arbuste, hein, pas Ariel. Quoi qu'il n'était pas mal non plus, mais mieux valait ne pas s'attarder sur ses pensées assez inadaptées à la situation actuelle. Le prof de botanique se croyait presque dans un psycho-drame très bizarre, le style de film moldu auquel on ne comprenait rien, du genre l'attaque des chênes mutants sur un pauvre adolescent perturbé avec en prime un serpent qui voulait bouffer un lapin : quel scénario complexe et digne d'intérêt, n'est-ce pas ? Mais revenons à nos moutons... Ou plutôt à nos cons. Hahaha trop pas drôle.

C'est donc avec une surprise non-masquée que le directeur de Poufsouffle reçut en pleine puissance un Ariel chamboulé contre lui, et pour dire vrai, à l'air complètement terrorisé par on-ne-sait quoi. Oui, il n'avait pas immédiatemment compris que le pauvre élève avait peur du petit chêne branchu d'Alaska, car tel était le nom du végétal ayant soi-disant attaqué la garçon. C'était en plus de ça une plante sympathique, facile à entretenir mais qui adorait la compagnie, surtout ce specimen vu son jeune âge : il avait seulement voulut s'amuser un peu avec Ariel, rien de plus ! Hé oui, les végétaux sont bel et bien vivants, surtout ceux de Poudlard. Ce n'était pas non plus pour rien que le rouquin était prof de cette matière, non mais oh... Il connaissait son métier, tout de même, bien qu'il avait un peu, parfois, du mal à comprendre la réaction de certaines personnes vis à vis de ses petits protégés. C'était peut-être, sans doute même très égoïste de ne pas comprendre les autres, mais Am-Am galérait à ne serait-ce qu'imaginer que quelqu'un puisse avoir peur de ces petits êtres verts et si mignons... Bref.

Il sentit le petit museau humide de son lapin se nicher encore davantage contre lui, il sentait son coeur battre à la chamade. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi il était si effrayé, et se contenta de le caresser doucement pour le rassurer. Il remarqua alors enfin le serpent qui ondulait doucement autour de son maître, et il eut le réflexe de mettre Poudràperlinpinpin dans la large poche de son manteau pour que Serpy soit moins tenté de manger le pauvre pitit lapinou. Il observa alors son élève qui venait de se tourner vers lui en bégayant quelques paroles incompréhensibles et en s'éloignant de la chose qui l'effrayait en exécutant un demi-tour autour de Beren. Pfiou, ce mec était vraiment très étrange. Etrange mais marrant quand même. Le prof esquissa un large sourire en comprenant ce qu'il venait de déclarer, pour tout dire, il faillit même éclater de rire en voyant le manque d'assurance évident dont il faisait preuve comparé à son caractère habituel.

Pourtant, le garçon se reprit quelques instants plus tard, en ayant vraisemblablement vu qu'il avait posé une question bizarre et inutile. Le rouquin se frotta machinalement l'avant bras droit, et il émit une espèce de "Chhhhh" qui signifiait qu'il avait un peu mal. Quoi de plus normal ... ? Il avait zappé ses coupures. Mais son sourire ne disparut pas pour autant. Il posa une main rassurante sur l'épaule du Serpentard. Il n'avait pas envie que le garçon pense que Beren était un prof tortionnaire et sadique, quoi qu'il y avait peut-être une part de vérité dans cela... Huhuh, mais nan, bien sur que non. C'était un professeur qui rentrait dans la catégorie des "joyeux hippies qui ne feraient pas de mal à une mouche", sans aucun doute. Il posa ses yeux sur le crâne, bah oui il était toujours baissé, du serpentard et eut un regard interrogateur.


- Wouhouu, quel accueil dis-moi. Ca fait toujours plaisir de voir qu'on est aimé par ses élèves chéris. lança-t-il, un peu ironiquement sans doute. Je pourrais te retourner la question, tu sais.

Hé oui, parfois Beren sortait aussi des vannes. Bon elles étaient souvent très loin d'être de bon goût, mais c'était déjà ça ! Ouais, ce n'était pas vraiment un clown à proprement parler, mais plutôt un souriant de la vie. C'était pas mal non plus comme statut, nan ? Mais bon, la plupart des gens le trouvaient débiles et complètement immature. C'était le cas, il ne pouvait pas affirmer le contraire, mais c'était aussi un gars bien. Malgré les apparences, il était quelqu'un d'intelligent et de censé, bien qu'un léger grain de folie produit par son trop plein de joie de vivre et d'optimisme lui donne une personnalité légèrement plus délirante. Mais à cet instant, il avait envie de savoir ce qui traumatisait Ariel dans les plantes. Et puis pourquoi pas de le mettre face à ses peurs... Quoi que, c'était peut-être du sadisme ça... =P

[Bof ce message, désolée :°/]
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Ariel Landon
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MessageSujet: Re: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Sam 8 Mar - 22:02

[C'est décidé, la prochaine fois que je lis l'un de tes posts, je me met debout pour pas tomber en bas de ma chaise XD XD XD]

Purée!!! Il venait de commettre une bourde monumentale, un drame au cube, une connerie de type A +++!!!! Et tout ça à cause d'un arbre stupide qui voulait pas garder ses branches pour lui! Nah mais oh, où s'en allait le monde si les arbres commençaient à attaquer les pauvres petits élèves qui passaient dans le coin? Fichu truc brun et vert! Ouais bon c'était un peu lui qui avait frôlé le tronc... Et puis, les branches ne s'étaient même pas rapprochée d'assez près pour pouvoir le toucher... Mais zut, c'était pas la question!!! Maintenant, même son bon sens le trahissait, putain de vie merdique.

De minute en minute, la honte et la frustration montèrent dans le système du serpentard en flèche. Cette montée terrible et beaucoup trop rapide aurait pu provoquer plusieurs réactions... Premièrement, elle aurait pu provoquer en Ariel des pulsions de violence qui l'aurait rendu de plus en plus en colère avant qu'il N'explose. Heureusement, ce fait n'arriva pas. Deuxièmement, elle aurait aussi pu causer la totale perte d'Ariel qui se serait alors mit à bégayer et à regarder nerveusement autour de lui d'un air terrifié, ce qui aurait été un poid très lourd pour son égo. De nouveau, ce fait n'arriva pas. Alors que nous restait-il? Et bah, un mélange de ces deux solutions!!! Et c'est effectivement ce qui se produisit. Ariel sentit la frustration envahir ses membres et se mêlé à sa peur, le rendant ainsi tremblant et le forçant à serrer les poings, les dents serrées. Son agacement de lui-même le rendit soudain très morose et ses yeux avant panniqués devinrent aussi glacials qu'un iceberg, toute trace de peur disparue.

La nervositée le rendit très sensible à tout mouvement se passant autour de lui et donc dès que la moindre brindille osait frémir sous la caresse du vent, Ariel devennait hyper tendu et encore plus frustré. Bref, sa faisait pas un beau mélange... Et ça devenait encore plus dur pour lui de contrôler ses émotions et se reprendre devant le prof. Celui-ci devait sans doute le prendre pour un con, ou alors se marrer devant le spectacle... Fumier, profiter de sa faiblesse comme sa! Putain ce qu'il pouvait détester ce mec! Premièrement, il avait une dent contre lui. C'était certain, sinon pourquoi tous ces devoirs supplémentaires et toutes ces fichues questions en classe??? Et bah en tout cas, Ariel lui, le détestait à en crever. Lui et ses airs super classes même en compagnie de plantes... Comment il faisait pour rester aussi calme avec des lianes et des trucs gluants partout autour de lui??? Comment il faisait pour garder son sang froid alors qu'une branche venait lui caresser curieusement le bras? Juste à cette idée, une chaire de poule immense vint se saisir du corps d'Ariel qui sentit la pannique reprendre sa place de choix dans son coeur.

NAH MAIS OH!!! C'EST PAS BIENTÔT FINIT???? PUTAIN DE CORPS À LA CON! Et voilà, il pétait un câble. Et ce crétin d'adulte qui restait là à lui sourire... Le serpentard renifla de dédain, un tic nerveux se montrant sur le coin de sa bouche. Si sa continuait, il allait finir par tout casser. Il devait absolument se calmer... Ariel resta en place, fixant le gazon en serrant les poings, prenant de grandes respirations. Quand il releva les yeux vers son professeur, il put enfin remarquer que celui-ci souriait toujours en le regardant curieusement. La frustration revint en boomerang et bien vite, Ariel rechigna.

"... Qu'est-ce que vous avez à sourire comme ça?!"

La question avait été brusque et très frigide, montrant bien que le jeune homme était plus qu'agacé par cette situation qui dégénérait à vue d'oeil. L'un de ses poings se dessera et il en profita pour rejeter d'un geste brusque ses cheveux derrière son épaule, reprenant très vite son ancienne attitude. Ce mec lui tapait sur les nerfs. Pourquoi? Bah pour tout ce qu'il représentait! Il aurait aimé être à l'aise avec les plantes, comme ce crétin de prof, il aurait aimé avoir son style... Mais nah, fallait qu'Il agisse comme un con dès qu'une fleur se pointait sur son passage! Et sa l'énervait de voir qu'un adulte puisse agir ainsi alors que lui avait du mal à respirer à côté d'un simple pissenlit. Ouais, sa l'emmerdait grave.

N'était-il pas censé donné un truc à ce mec? C'était la raison de sa venue ici nah? Alors c'était quoi déj;à? Ah vi, son devoir! Ariel monta la main où son devoir se trouvait quelques instants plus tôt et remarqua avec un juron qu'il n'y était plus. Regardant frénétiquement autour de lui, son regard tomba sur des feuilles de papier éparpillée sur le sol un peu plus loin, où il s'était allongé quelques instants plus tôt. Merlin, il aurait eut l'air de quoi s'il avait réussit à atteindre les serres sans son devoir??? Les joues du jeune homme prirent une teinte rosée par la honte et l'élève s'empressa de courrir vers les feuilles avant qu'elle ne s'envolent. Il s'en saisit et revint vite vers le professeur avant de lui tendre les 5 pages d'un air neutre, se fichant de l'état lamentable de son travail.

"Tenez, votre putain de rédaction."

Mais c'est qu'il s'améliorait côté sociable! Chapeau Ariel! Et alors que le jeune élève attendait patiemment une réaction, le prof fit quelque chose d'absolument effarant... Il lui offrit un sourire charmant avant de... POSER LA MAIN SUR SON ÉPAULE!!! Nah mais oh, il se prenait pour qui ce mec??? Ariel se raidit sous le contact, n'appréciant pas les contacts physiques depuis qu'il ne couchait plus avec personne. Un frisson étrange parcourut son épaule au touché et son visage s'en assombit d'avantage. Il baissa un regard de dédain sur la main et attendit que l'adulte s'explique. Les premières paroles du jeune homme rendirent Ariel encore plus frustré, tel qu'indiqué par sa main qui serra le papier du devoir déjà trop chiffoné. Cette main était toujours tendue... Comment ça aimé??? Il était DINGUE ou carrément AVEUGLE??? Ariel respirait la haine avec ce prof de pacotille!!! Franchement, il devait vraiment avoir le Q.I d'une crotte de bic! Putain, nah mais c'est pas croyable.

ET en plus, il OSAIT l'appeler élève chéri??? Brusquement et sans douceur, le jeune homme se dégagea de la main trop amicale et lança un regard noir sur le professeur, tendant résolument son devoir.

"M'sieur, vous allez le prendre oui?"

Préoccupé par ce frisson étrange qui l'avait parcourut au contact physique, Ariel fut prit de cour par l'autre question du prof. Il lui jeta un regard effaré avant de dire sur un ton agacé :

"Ch'suis venu vous porter mon devoir! C'est pas compliqué à comprendre ça non? Bordel! Prenez-le qu'on en finisse!"

Serpy, qui observait la scène depuis sa cachette, jeta un oeil vers la poche du professeur qui contenait le lapin terrifié. Rolala, comme s'il était assez gros pour bouffer tout rond un lapin... Serpy retourna contre son maître, soudain désintéréssé par cet animal stupide.

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MessageSujet: Re: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Dim 9 Mar - 18:39

[XD toi ton perso est en train de m'achever, c'est trop drôle x) Deux contraires se retrouvent face à face, mais que se passse-t-il donc ? =P
Par contre ce post est beaucoup moins amusant que les autres, sorry. Ch'ai pas mais j'crois que j'ai écrit n'importe quoi x)]

Plus le temps passait, bien que très peu de ce dernier ce soit écoulé, plus Beren ne comprenait rien aux réactions d'Ariel. Ils étaient tellement différents tous les deux ! C'était assez ahurissant comme deux personnes pouvaient être deux opposés, bien qu'on disait souvent que les contraires s'attirent... Pourquoi s'attirent-t-il, d'ailleurs ? Peut-être simplement parce que comme la personne a un caractère complètement différent de l'autre, il en résulte qu'elles ne se comprennent pas. Elles ne cesseront sans doute de se disputer, mais ils éprouveront tout deux de la curiosité à l'égard de l'autre, ce qui mettra énormément de piment dans leur vie. Sans doute qu'elles s'intrigueront mutuellement, qu'elles ne se comprendront pas du tout. Mais leur lien est en général tellement fort qu'il résiste à tous ces problèmes de compréhension. Pourquoi un lien tellement fort ? Pourquoi des personnes si différentes pourraient avoir quelque chose d'aussi puissant entre eux ? Sans doute parce qu'elles éprouvent une attirance l'une pour l'autre, non ? Quelque chose de magnétique et d'incompréhensible se passe, sans que personne ne puisse l'expliquer. Alors pourquoi chercher à expliquer des choses inexpliquables ? Tant de philosophie se déchaînait dans l'esprit de notre cher professeur. D'ailleurs il se posait cette question : pourquoi ? Pourquoi ce gars qu'il avait en face de lui le faisait autant réfléchir sur tout ? C'était quoi qui l'intéréssait autant chez lui, qui attirait autant sa curiosité ? Evidemment, dans ses pensées il ne songeait pas à eux deux, mais aux gens en général. Que de complexité, dans l'esprit d'un jeune prof qui était généralement simple !

Il sentait petit à petit la tension augmenter dans l'air autour de lui, et ce sans aucun doute par le mélange de colère et de honte qui émanaient du Serpentard. Evidemment, Beren ne pouvait pas connaître les sentiments de son interlocuteur aussi facilement, bien que généralement il se révélait plutôt doué à ce petit jeu là. Mais était-ce vraiment un jeu que de tenter de deviner les sentiments, ou plutôt les émotions de quelqu'un ? Vraisemblablement non. Surtout quand ces dernières se révélaient être frustrées et troublées. Le roux avait vraiment beaucoup de mal à trouver le pourquoi de la chose. Il était pourtant très calme et détendu, et il était vrai que son sourire ne quittait jamais son visage aux traits fins, mais c'était dans son caractère, il ne saurait l'expliquer, et voilà justement que l'ado qu'il avait en face de lui lui pose cette question.

Mais pourquoi ce garçon se posait cette question précise ? Il lui était donc impossible, à lui, de sourire autant ? Parfois le directeur de Poufsouffle aurait aimé être comme lui. C'est vrai, cela aurait été beaucoup plus intelligent, il aurait paru plus classe, plus viril, plus mature. Les gens l'auraient admiré, au lieu de le trouver stupide et débile. Oui, parfois, le professeur de Botanique aurait réellement aimé et voulu être comme Ariel. Mais ce n'était pas le cas, c'était loin d'être le cas. Evidemment que chaque personne était différente et qu'il était donc relativement normal et logique qu'ils ne se ressemblent pas, mais parfois, Beren aurait voulu changer, être différent. Dans ses moments de réflexion, il était comme ça. Il était humain et donc pas forcément toujours joyeux, il avait quelques rares moments de remise en question, quelques rares moments où il se trouvait dans un calme assez terrifiant pour les autres, quelques rares moments où il était très différent de d'habitude. Mais pourquoi, encore une fois, ce garçon le faisait-il autant réfléchir, avec un seule question toute bête ? Beren était troublé, mais il ne se formalisa pas de tous ces sentiments contradictoires. Il garda sa bonne humeur habituelle, ou tout du moins en apparence.


- Pourquoi je souris ? Ben peut-être parce que j'en ai envie... J'suis comme ça, j'y peux rien...

Le jeune homme avait répondu ça tout naturellement, est-ce que l’on demandait, par exemple, aux chats pourquoi ils miaulaient ? C’est vrai, pour lui c’était tout à fait normal de sourire sans arrêt, c’était comme ça et pas autrement, on ne pouvait vraisemblablement pas le changer. Quoi que… Non, bien sur que non. Il fut légèrement troublé dans ses pensées par Ariel qui lui parla de sa rédaction, en lui tendant des morceaux de parchemins complètement froissés et humides. En même temps, le Serpentard venait d’aller les ramasser par terre, ce qui expliquait l’état chaotique du devoir. D’ailleurs, pourquoi il lui avait donné ce machin à faire ? Ce n’était pas vraiment le genre de Am-Am de donner des rédactions supplémentaires, surtout pour des élèves aussi singuliers que Ri-Ri… Ah ouais, il s’en souvenait maintenant. C’est justement parce qu’il avait fait n’importe quoi dans son cours, sans le vouloir. Et c’était surtout aussi un prétexte pour pouvoir le revoir et davantage analyser son comportement si inhabituel. Ouais, ça devenait presque une obsession : c’était louche, vraiment, que le rouquin s’intéresse autant à ce gars. Bref, son élève venait de lui répéter d’un ton des plus agacés qu’il voulait qu’il le prenne, tout en repoussant la main amicale qu’il avait posé sur son épaule. Pourquoi … ?

- Ahem… Je… Merci.

L’adolescent s’impatientait, Beren le sentait, et puis ce n’était pas dur de le deviner en entendant le ton sur lequel il venait de lui parler. Il attrapa le devoir du bout des doigts, avant de se passer la main dans les cheveux. Il se demanda pourquoi il se faisait ainsi rejeter par Ariel, mais préféra ne pas s’attarder sur ce sujet désagréable. Il continua de machinalement caresser son p’tit lapin qui semblait un peu plus rassuré qu’avant. Il cessa de se remettre sans arrêt en questions et de, justement, arrêter de se demander Pourquoi. Ce n’était pas son genre, habituellement, alors pourquoi maintenant ? Ah, voilà qu’il recommençait ! Il ne pensa plus à rien et soupira. Il tritura durant quelques petites secondes ses bracelets multicolores, et se rendit compte qu’il faudrait qu’il aille au château pour son antidote. Il eut un vague haussement d’épaules.

- Je suppose que tu retournes au château ? Je t’accompagne, j’ai un truc à faire à l’infirmerie… déclara-t-il simplement, d’un ton enjoué et sympathique.
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MessageSujet: Re: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Dim 9 Mar - 19:16

[C'est in mystèèèèèèreuuu *prend un air de voyante* XD Mais nah dit pas ça, ton n'importe quoi est classe]

- Pourquoi je souris ? Ben peut-être parce que j'en ai envie... J'suis comme ça, j'y peux rien...

... ... ... Mais c'était quoi cette réponse de merlin??? Voilà exactement ce qu'Ariel se demandait. Et il se le demandait tout en fixant le prof d'un air carrément ahurit. Mais il était frappé ce mec ou quoi? On souriait pas comme ça sans raison! C'était carrément con et flippant! Ariel fronça les sourcils, fixant le prof comme s'il s'était agit d'un phénomène de foire. Nah mais c'était quoi ce mec? Franchement, soit il était débile, soit il était carrément un extra-terrestre. C'était fichu, le serpentard arriverait jamais à le comprendre! Et pis pourquoi avoir répondit comme ça d'un air surpris??? C'est pas comme s'il avait demandé ça sans raison, l'homme souriait tout le temps! C'était pas normal, voilà ce que c'était. Ariel commençait à penser que tout de ce mec n'était pas normal. Il souriait tout le temps, supportait la présence des plantes, l'aimait même, et semblait toujours gentil avec tout le monde. On aurait dit le contraire carrément d'Ariel, la personne qui montrait justement ce que le jeune homme aurait voulut montrer. Pas qu'il allait jamais l'admettre, nah mais, pourquoi il voudrait devenir comme cet homme? Il avait l'air d'un demeuré et il lui donnait mal au coeur avec sa gentillesse!

Mais au fond, c'était pas vraiment vrai. Parce que le serpentard avait toujours voulut pouvoir montrer sa joie et sourire plus souvent. Et il rêvait du jour où il pourrait marcher dans un champs de fleur sans avoir des spasmes de dégoût et de terreur. Mais bon, c'était impossible tout ça. Premièrement parce que le jeune homme ne marchait pas du tout comme ça et deuxièmement parce qu'il ne se l'avouerait jamais. Il allait devoir se contenter de croire qu'il détestait les manies de ce prof louche, que son subconscient le veuille ou non! Ariel observa l'homme de haut en bas, reniflant de désaprobation devant la joie de vivre qui émanait de son corps. Mais enfin, sa puait toute cette joie! S'il avait eu du parfum, Ariel en aurait aspergé le professeur sur le champs et sans avertissement. Il avait presque l'impression d'être un vampire et que l'homme était le soleil. Comme un vampire, Ariel était attiré vers le soleil, mais s'il approchait de trop près, il se faisait brûlé. Oui, c'était exactement la même situation.

"... Z'êtes barge ou quoi?"

Ariel n'avait pas pu s'empêcher de poser cette question. Après tout, il venait quand même de passer les dernières secondes à fixer l'homme comme s'il s'était agit d'un alien, fallait quand même qu'il dise quelque chose!

"... C'est pas fatiguant d'sourire comme un con sans arrêt?"

C'était une question curieuse, surtout pour le jeune homme qui normalement aurait été encore plus méchant que ça... Mais en fait, c'était parce que le serpentard était vraiment curieux. Parce que personnellement, de sourire comme ça tout le temps, il aurait vachement mal à la bouche! Nah mais c'est vrai, comment il faisait le mec pour pas craquer? P'têtre que c'était un sortillège? Bah, il était juste con, c'était la seule explication. Satisfait de son annalyse, mais encore énervé par toute cette situation, l'élève garda un sourcil haussé comme après sa dernière réplique, pas du tout honteux de ne pas avoir été polis avec l'un de ses ainés. Pourquoi il le serait de toute façon? Ce règlement de con comme quoi fallait respecter quelqu'un parce qu'il était plus vieux que soi, c'était rien que des conneries. Franchement, comme si la vieillesse rendait les gens plus sages... Ouais, de la pure connerie. Avec un jugement pareil, normal qu'il y ait des gens débiles en ce monde! Non conscient que sa logique était des plus grossières, Ariel continua de fixer le professeur comme s'il venait de voir un clown en sous-vêtements.

Finalement, Ariel vit le professeur tendre la main pour se saisir du devoir. Et dans sa tête, il se disait que le moindre commentaire sur sa qualitée ou son état et il pêtait une crise de stade 10. Nah mais oh, il avait quand même passé à travers sa phobie des plantes pour aller lui porter son satané devoir, alord fallait pas chialer sur l'état de la marchandise... L'élève se passa une main dans les cheveux en regardant ailleurs d'un air indifférent.

"Vous z'aviez qu'à pas être dans vos purée de serres si vous vouliez un devoir en bon état, p'tain s'pas d'ma faute si il a finit comme ça..."

Il allait ajouter que c'était la faute aux plantes, mais se retint, se disant que l'homme n'allait sans doute pas comprendre. Il était tellement hypnotisé par les spores et les parfums des plantes, qu'il arrivait pas à voir que c'était des êtres carrément maléfiques et cruels qui passaient leurs journées à kidnaper et bouffer des gamins. Si Ariel réalisait à quel point l'image d'un gamin se faisant bouffer par une marguerite était ridicule, il n'en dit rien. Fallait pas se contredire soi-même après tout, ça serait con... Pas vrai? Une tête de serpent sortit de nouveau de la chaleur du poignet de son maître pour se laisser ramper jusqu'à l'épaule d'Ariel, où il s'entortilla pour effleurer affectueusement sa joue de sa langue. L'élève caressa distraitement la tête du reptile en lui jetant un regard et un bref sourire. Le professeur allait sans doute faire une attaque parce qu'il venait de voir le serpentard sourire, mais bah, il s'en contrefichait. Un soupir de la part de l'homme capta de nouveau l'attention du serpentard qui écouta ses dires tout en fixant la main qui venait de passer entre de longues mèches rousses.

Bien que jamais il ne le dirait à voix haute, Ariel adorait les cheveux de Beren. Ils semblaient tellement doux et possédaient une couleur si classe... S'il avait pas peur de se faire moquer, il changerait son rose corail pour le même roux. Mais bon, il avait sa fiertée.

Les paroles du prof figèrent Ariel sur place. Putain de merlin, mais c'est pas vrai! Il devait se traîner ce prof déjanté encore pendant un moment!!!! Fait chier. Le serpentard poussa un grognement en levant les yeux au ciel, soudainement très accerbe. Pourquoi fallait qu'il retourne au château??? Maintenant, il allait être vu en présence de cet énergumène qui aimait les Poufsouffle et sa réputation allait être fichue! Tout ça parce que ce crétin voulait aller à l'infir-- ... ... ... À l'Infirmerie???!!! Et c'est soudainement qu'Ariel remarqua les blessures un peu partout sur le corps du prof. Il devint soudain très blême, comprenant très vite que tout ce chao avait été créé par nul autre que... DES PLANTES

"MERLIN!"

Soudain brûlé, le serpentard se recula de plusieurs pas brusquement, son ancienne peur revenant très vite. Son regard était fixé sur les blessures et son esprit traumatisé enregistrait le tout avec lenteur. Un mec qui aimait les plantes... Oui, qui les aimait... Qui en prenait soin... ET voilà comment elles le remerciait??? Purée, qu'est-ce qu'elle allaient lui faire à lui qui détestait leur vue et qui vomissait devant la pensée de leur touchée? Et merlin, il était carrément cuit.

"C-C-C'est des p'tains de plantes qui vous ont fait ça? P-P-Purée!!!"

Ariel se mit à trembler, soudainement encore plus appréhensif à son prochain cour de botanique...

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Beren Amras
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MessageSujet: Re: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Dim 9 Mar - 20:38

[Hm... Si tu le dis... En tout cas j'adooore vraiment trop tes posts, je sais pas comment tu fais x)]

Mais c'était quoi qui n'allait pas chez ce mec ? Il gardait les yeux fixés sur lui, sans aucune parole, ni aucune expression. Il le dévisageait comme s'il était un médecin qui faisait son diagnostic sur l'état physique d'un patient, pour trouver ce qu'il a. Quoi que, dans ce cas précis, c'était un peu plus un psychologue qui semblait faire le bilan de santé mentale d'un gars bizarre et très louche. Pourtant, malgré cette impression persistante qu'avait Beren, il trouvait aussi que le jeune homme qu'il avait en face de lui semblait le regarder mais sans le voir. Comme si des tas de pensées contradictoires et insensées se livraient une bataille dans son esprit, et que le rouquin en était le centre et que c'était donc pour cette raison des plus étrange que l'ado gardait son regard froid et provocateur sur son professeur. Peut-être, certainement même, que le directeur de Poufsouffle était en train de se faire des films, et que ce qui se passait n'avait strictement rien à voir avec lui, que tout allait bien dans le meilleur des mondes et qu'il avait juste quelqu'un au caractère changeant et inexplicable en face de lui. Mais il fallait reconnaître que cette explication était loin de le satisfaire.

Il eut la réponse à ses questions informulées quelques instants plus tard à peine. En effet, son interlocuteur le traita de cinglé. Ouais, il avait bel et bien un problème, du moins c'était l'humble avis du prof de botanique. De plus, il se mit à le traiter immédiatement après de con. Alors non seulement il le fixait pendant on ne sait combien de temps avec des yeux écarquillés du genre j'ai vu un dinosaure rose à pois verts, mais en plus de ça ensuite il se permettait de lui demander d'un ton pas vraiment poli s'il était barge et si ce n'était pas fatiguant de sourire ainsi sans arrêt. Nan mais oh, il cherchait à avoir une heure de colle enfermé dans les serres avec la plus méchante tarentula vénéneuse de toute l'Angleterre ou quoi ? Nan, apparemment c'était tout à fait naturel et banal pour lui de parler de cette façon à son enseignant. Quoi que, cela ne déplut pas à Beren, car c'était la preuve qu'il ne le considérait peut-être pas comme un supérieur, mais plutôt comme un égal. C'était une bonne chose, vu que l'avis d'Am-Am était identique. Il trouvait que c'était complètement idiot de penser que quelqu'un est supérieur aux autres juste à cause de son statut de prof. Il se contenta donc de sourire de plus belle, et encore une fois sans le vouloir ni même s'en rendre compte.


- Hey, j'peux te retourner le "compliment" !

Bah ouais, s'il avait envie de jouer à ce petit jeu avec lui, hé bien il n'allait sans doute pas être déçu. Il était vrai que c'était légèrement puéril de se 'disputer' verbalement comme deux gamins cherchant un peu d'action dans leur vie routinière, mais bon sang que c'était drôle !

- Nan mais c'est vrai, t'en a pas marre de tirer tout le temps la gueule comme si t'étais continuellement attaqué par un scroutt à pétard ? T'as pas envie d'être heureux, des fois ?

Il avait lancé cette réplique d'un ton jovial et amical comme il le faisait depuis le début de leur discussion, mais teinté cette fois ci d'une once d'amusement accompagné d'un léger air provocateur. Hé ouais, Beren paraissait peut-être niais au premier abord, mais il adorait s'amuser et disait le plus souvent exactement ce qu'il pensait, d'ailleurs il se demandait pourquoi des gens mentaient en cachant leurs émotions et leurs pensées aux autres, car il était tellement plus simple et surtout plus correct de dire toujours la vérité. Non pas que le prof était un saint n'ayant jamais raconté un bobard de sa vie, mais la franchise faisait vraiment partie de ses plus grandes qualités, bien que l'on puisse parfois également penser que ce trait de caractère est également un défaut notoire vis à vis des personnes susceptibles et névrosées, ce qui était loin d'être le cas de notre cher enseignant, et heureusement, ni de celui d'Ariel, du moins il l'espérait, parce que vu comme il était imprévisible, on pouvait parfois avoir des doutes sur le véritable mister Landon, sur ce qu'il était en réalité et pas seulement ce qu'il avait envie de montrer aux autres.

C'est alors que le serpentard, une fois que Beren avait pris son devoir supplémentaire, commença à s'excuser à sa manière de l'état lamentable de sa rédaction. Enfin, c'était ce qu'en déduisit mister Amras en entendant les accusations à tort et les remarques sur son travail de la part du jeune homme. Cela le fit à nouveau sourire : ce gars était vraiment marrant. Qu'il le veuille ou non, selon Am-Am, Ri-Ri était quelqu'un de marrant dans sa façon d'être. Il n'y pouvait rien, c'était ainsi et il ne pourrait pas changer cette facette de sa personnalité, à moins de changer son caractère tout entier. Le rouquin haussa alors ses épaules, en fixant tranquillement l'élève de son regard percutant et inhabituel.


- J'ai rien dit. T'es pas obligé de te justifier sans arrêt.

Ces paroles avaient été prononcées d'un ton très neutre, elles n'avaient pas vraiment une grande utilité, mais il avait jugé utile de les prononcer, et puis pourquoi il ne l’aurait pas fait vu qu’il le pensait ? Hé ouais, on en revient au caractère franc de notre cher professeur de botanique. Un léger remous au niveau de la poche de son manteau fit sursauter Beren qui y jeta un coup d’œil. Son lapin semblait avoir envie de prendre un peu l’air, il le porta donc pour le poser avec soin sur son épaule gauche. Il lui gratouilla le menton, avant de remarquer que Ariel venait de sourire O_O. Le rouquin ne fit aucun commentaire sur cette chose très étrange, mais il n’avait pu s’empêcher de penser que le serpentard était bien plus beau avec un sourire qu’avec son air habituel de monsieur le mort vivant qui ne faisait que des remarques méchantes.

Une fois que le jeune homme avait parlé d’infirmerie, son interlocuteur avait enfin semblé remarquer ses blessures multiples. Bien sur, le prof ne les trouvait pas du tout graves, mais quand il vit que le serpentard commençait à s’agiter nerveusement à la vue de ses maintes coupures, il se demanda s’il avait bien fait de lui en parler… Le garçon s’écria ce qui semblait être son exclamation favorite mis à part con et putain, « Merlin ». Beren fit la moue, il ne voulait pas qu’Ariel commence à avoir un peu peur de lui à cause de petites égratignures légèrement infectées produites par de gentilles plantes qui n’avaient juste pas envie de se laisser faire. Mais quand il entendit les paroles, justement, de l’élève, elles confirmèrent sa pensée. Il avait vraiment l’air terrifié et anxieux, même plus que ça, il était totalement paniqué, et il se mit même à trembler. Pfiou, c’en était flippant.


- Hein ? Ces trucs ? Ouais c’est une tarentula vénéneuse qui m’a fait ça. La pauvre petite elle est malade, c’est normal qu’elle n’ait pas trop envie que je m’occupe d’elle, elle était juste un peu grincheuse. Bah, t’inquiète pas, au fond elle est gentille. Faudrait juste que je désinfecte un peu. lâcha-t-il d’un ton détaché.

Hé ben, il avait tout gagné maintenant, il était terrorisé… Il s’approcha un peu de lui et eut un vague froncement de sourcil qui laissa place très rapidement à un air un peu inquiet. Ariel était très pâle, ce ne pouvait pas que être la peur qui le mettait dans cet état, si ? Il le dévisagea un instant.

- Hey, t'es sur que ça va ?
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Ariel Landon
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MessageSujet: Re: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Dim 9 Mar - 21:33

[Bah euuuuu je tape sur mon clavier, je m'inspire de tes posts, ET VOILÀ XD]

Ariel qui venait de passer les dernières minutes à fixer d'un air zarb le pauvre petit professeur innocent (dans tous les sens du terme MDR), ne se rendit pas compte qu'il avait probablement l'air débile. Bah oui, quand on fixait sans s'en rendre compte un professeur qu'on trouvait franchement crétin, on avait soit-même l'air crétin c'était bien connu... On appelait ça l'ironie du sort! Ou alors c'était simplement encore la chance inexistante du serpentard qui refaisait surface. Purée, elle pouvait pas lui ficher la paix celle-là??? À croire qu'elle aimait bien martyriser son pauvre maître... Nieh? Comment un truc inexistant pouvait causer autant de trucs? Bah c'est simple, ce n'est plus de la chance mais de la MALchance, nuances. Mais bref, Ariel fixait l'homme d'un air de réflexion sans se rendre compte qu'il se donnait en spectacle. S'il essayait d'avoir l'air indiférent et classe, apparemment il avait complètement loupé! Et lui qui tentait du mieux qu'il pouvait de retenir sa peur de revenir... Voilà qu'il foirait tout en se perdant dans la lune, non mais vraiment, quelle pitié.

Si Beren aimait bien penser que si Ariel lui parlait aussi impoliement c'était parce qu'il le considérait comme un égal, et bah il était presque dans le champs. Je dis presque, parce qu'à un quelque part, c'était un peu vrai. Ariel le respectait parce qu'il arrivait à tenir tête aux affreux trucs verts qui peuplaient son existance... Mais sinon, Ariel avait du respect pour les professeurs, mais il parlait comme ça à tout le monde parce qu'il n'aimait pas jouer les élèves soumis et en totale béatitude devant leurs ainés. Et puis Beren lui tapait sur les nerfs, alors assurément il lui parlait pas comme si c'était un dieu, fallait un minimum de logique quand même!

Bientôt, le Serpentard du se tirer de ses pensées parce que l'ancien Poufsouffle répondait à ses dires qui avaient plus été des faits que des questions en fait... Sa réponse le choqua d'autant plus et il fronça les sourcils en lui fixant le visage, sans comprendre. Encore une fois, ce mec étrange souriait... Vraiment, c'était à n'y rien comprendre. Mais il avait pas vraiment pris ses répliques pour des compliments nah? Non non, c'était du sarcasme. Enfin... Ariel aimait mieux penser que c'était un sarcasme, parce que de penser que c'était vrai ferait descendre le professeur de 100 étages dans son estime qui était déjà assez basse... Les autres paroles du professeur firent un exploit. Oui, car pour une fois dans sa vie, Ariel devint carrément 'brain dead'. Ses yeux avant curieux et réflectifs devinrent aussitôt fermés et encore plus frigides et durs qu'avant. Mais, miracle de chez miracle, il fixa l'homme dans les yeux cette fois. Ses iris d'argent et de bleu s'heurtèrent à ceux particuliers de l'homme et il nota que leur couleur était étrange, mais assez jolie.

Et après un moment de silence, il soupira doucement et ne fit que dire sur un ton neutre :

"... C'est pas tout le monde qui aime sauter partout sans arrêt."

Sur ses mots, il cessa de fixer le professeur dans les yeux et se gratta la nuque dans un signe nerveux bien camouflé. Il se passa un autre moment avant qu'il n'ajoute d'une voix moins forte :

"Et pis qu'est-ce qui vous dit que c'est facile d'être heureux? Z'êtes débile si vous croyez que s'est donné à tout le monde."

Ariel continua à se gratter la nuque tout en se demandant pourquoi il disait ce genre de trucs à ce mec. Après tout, c'était assez personnel non? Alors pourquoi...? Il était censé le détester, on ne disait pas ce genre de choses aux gens que l'on aimait pas, pas vrai? Le serpentard n'osa pas croiser de nouveau le regard si particulier de l'homme qui avait réussit à piquer sa curiositée, il se contenta de regarder ailleurs en agissant comme si la conversation n'avait été que puérile et ne le derangeait pas du tout. Après tout, c'était vrai ce qu'il avait dit... C'était pas facile d'être heureux, surtout pour lui. Et pis, sa voulais pas dire qu'il était pas heureux s'il souriait pas. Si le prof avait pas compris ça, il devait vraiment être con. C'était pas tout le monde qui montrait leur joie comme ça, sans barrières ni artifices... Pour quelqu'un comme Ariel par exemple, montrer ce genre d'émotion était impossible. Surtout qu'il voulait pas que les autres décèlent chez lui une quelconque faiblesse...

Depuis la mort de Damien, Ariel avait toujours été renfermé. Déjà qu'il l'était avant, là c'était carrément pire... Et pis après son aventure avec cet enfoiré de Miguel qui avait osé le tromper, il osait plus se faire de fuckfriends. C'était à peu près le seul semblant d'amis qu'il avait... Alors maintenant, comment être heureux avec constamment des frustrations sexuelles et l'impression terrible d'être seul et de ne pas savoir comment y remédier? Bah, c'était pas comme si ce crétin de professeur le saurait plus que lui...

Après qu'Ariel ait donné des pseudo excuses pour l'état lamentable de son travail, l'adulte lui répondit quelque chose qui L'énnerva. Bah quoi?!? Il prenait la peine de s'excuser, et le v'la qui lui balançait cette réplique à deux clous! Fulminant, Ariel serra les poings et répliqua d'un ton sec :

"J'me justifiais pas, je citais un fait. Arrêtez d'imaginer de telles conneries, jamais j'me justifierais pour vous."

Et toc, le michant Ariel revenait en charge. Mais p'tain s'k'il pouvait le détester ce prof à la noix!!!

Quand finalement le professeur parla de l'infirmerie et qu'il commença à piquer une crise d'angoisse, Ariel commença sérieusement à se faire des films. Dans ceux-ci, les acteurs principaux étaient des plantes carnivores et des violettes avides de chaire humaine et de sang, qui souhaitaient planter leurs oeufs dans le sang de leur victime. Il imaginait un bébé violette qui naissait et sortait du ventre de la victime, provoquant un bain de sang, des cris et du bordel total... Bref, c'était des films pas trop réjouissants qui ressemblaient un peu trop à une mauvaise reprise des films de 'Alien'. Sa peau avant d'un teint de pêche était devenue blême, même verdâtre, ses tremblements faisaient peur et ses yeux étaient carrément exhorbités. Son coeur battait super vite, de la sueur perlait sur son front... On aurait presque dit qu'on lui avait jeté un sortilège et qu'il se transformait tranquillement en une autre créature! L'élève tentait veinement de se calmer, mais il ne pouvait pas lâcher les lacérations des yeux.

Quand le professeur lui adressa la parole, le jeune homme tiqua et écouta sans regarder son visage, chaque phrase le faisant encore plus panniquer.

"P-Pauvre petite??? Mais vous... Vous êtes dingues??? Z'avez vu s'k'elle vous z'a fait??? ET vous... Et vous vous la prenez en pitié???"

Oula sa devenait grave là... Du caaaaaalme Ariel, on respire, on respire... Il se figea soudain alors que le dernier mot du prof s'enregistra dans son esprit.

"Dé... Sinfecte?!"

Du genre... Qu'Il était EMPOISONNÉ??? MERLIN!!! Ariel se recula d'un pas et déglutit, se sentant soudain très exposé. Et si ce connard était contagieux??? Il lui avait touché l'épaule quelques secondes plus tôt!!! Dans sa pannique, Ariel n'eut pas le temps de réagir quand le professeur se rapprocha de lui. Il écouta ses dires et recula encore de quelques pas en disant :

"Z'APPROCHEZ PAS! C'est p-p-peut-être contagieux!!!"

Et purée! Le serpentard continua de reculer, jusqu'à ce que son dos heurte quelque chose. Il se figea de nouveau et se retourna lentement pour tomber nez à nez avec... UN ARBRE.

"PURÉE DE MERLIN!"

L'élève alla donc dans l'autre sens et se trouva coincé entre le prof contagieu et la plante. Regardant l'un et l'autre d'un air panniqué, Ariel finit par filer plus loin et trébucher pour tomber par terre. Enragé, il donna un coup de poing sur le sol.

"Raaaaaaah P'TAIN JE DÉTESTE LES PLANTES!"

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MessageSujet: Re: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Lun 10 Mar - 21:31

[Ah je vois... Moi pas d'inspi x) *Essaye de la ratrapper avec la fameuse canne à pêche* T__T marche pas]

En entendant la réponse carrément révélatrice du serpentard, Beren ne put s'empêcher d'à nouveau se poser quelques questions existentielles. Quelle philosophe ce mec, n'empêche... Mais ici n'est pas le sujet, on verra peut-être plus tard le côté mystérieux et Jean-Claude Vandamnien de m'sieur Amras. Parce que pour le moment, il était plutôt en train de se demander si c'était réellement plus difficile pour certaines personnes de montrer leurs vrais sentiments, de sourire et d'être heureux, tout simplement. Apparemment c'était loin d'être évident pour tout le monde de pouvoir exprimer sa joie aussi aisément et sans complexe, de pouvoir sourire à tout le monde innocemment et de redonner un peu de joie de vivre à d'autres gens. Tout simplement d'être content de ce que la vie nous a donné, de se contenter ce ce que l'on a et de profiter des petites choses simples qu'elle nous offre, voir le monde en couleur et empli de paix, même si tout était loin d'être parfait. Ouais, la réponse d'Ariel avait visiblement assez troublé le rouquin qui avait parfois du mal à comprendre les réactions des autres : c'était peut-être égoïste, mais c'était dans son caractère et il ne pouvait rien y faire.

Quoi qu'il en soit, le fait que l'élève lui sorte qu'il saute partout eut un effet notoire dans l'attitude du biologiste. Ben ouais, c'était un peu normal qu'il ne se rende pas compte qu'il bondissait partout tel un kangourou en chaleur, car il le faisait vraiment depuis toujours, c'était en quelque sorte un moyen comme un autre d'exprimer son contentement ou de marcher, tout simplement. C'était pas non plus sa faute si au lieu de se déplacer comme tout être humain normal, il sautillait sans arrêt sur ses deux pieds. On pouvait par ailleurs souvent admirer la souplesse de Beren lorsqu'il exécutait des magnifiques vols planés involontaires, bien que ce ne soit pas, et de loin, un professionel des atterissages, qui finissaient très souvent le nez le premier dans la boue, ce qui exprimait la légère bosse de ce dernier ainsi que l'état assez alarmant de la plupart de ses vêtements... mais aussi de ses chaussures ! Et oui, on en revient au sujet de départ de ses bottes cra-cras au nutella/framboise moisies. Hé ouais, quel artiste ce prof !

Mais nous nous éloignons ostensiblement du sujet en parlant de bottes bizarres, car la réaction notoire citée plus haut était en fait une expression que le rouquin fit en entendant les deux bouts de phrases qu'avait formulé l'adolescent frustré par sa vie sexuelle inexistance qu'Am-Am avait en face de lui, et pas des pensées sans aucun sens qui tourbillonnaient dans son esprit. Notre cher botaniste eut en effet un froncement de sourcil vexé accompagné d'une moue tristounette. On pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert, et cet air signifiait sans aucun doute que les remarques que lui avait faites son élève l'avaient peu touchées mais qu'il en était tout de même légèrement attristé. Il se gratta la tête un instant, en mettant au passage involontairement une mèche de cheveux en bataille, avant qu'un mince sourire atterisse sur son doux visage.


- Ben t'sais, moi j'crois bien que c'est donné à tout l'monde, mais seulement que certaines personnes n'ont pas envie de montrer leur vrai visage et que donc, elles se ferment aux autres. Et pis aussi, elles ne savent pas se rendre compte qu'elles sont heureuses, c'est tout ! Ch'ais pas, c'est pas trop compliqué.... Serais-tu une de ces personne, Ariel ... ? J'en suis vraiment pas sur...

Comme toujours, les paroles de l'enseignant furent simples et claires, franches aussi mais on ne pouvait pas dire qu'elles était vraiment très agréables à entendre, malgré le ton toujours très neutre qu'il employait. Ouais c'est vrai que parfois il ne se rendait pas compte que ses paroles pouvaient toucher, ou même pire, blesser certaines personnes. Mais encore une fois, il n'y pouvait absolument rien vu que c'était complètement indépendant de sa volonté. C'est pour ces raisons multiples que beaucoup de personnes prenaient Am-Am pour un abruti, non pas qu'il n'en soit pas un parfois, mais honnêtement, qui n'a pas des moments de connerie dans sa vie ? Hé ouais, carrément personne. Soyons donc indulgent envers lui, pauv' petit. Petit 0_0 ? En même temps, il n'était de loin pas vraiment âgé. Surtout quand on savait qu'il n'avait que six années d'écart avec les plus vieux de ses élèves, donc Ariel en faisait partie. D'ailleurs, contrairement à ce dernier, Beren ne le détestait pas. C'était même le contraire, parce qu'il commençait réellement à apprécier ce gars, malgrés leur (oh combien nombreuses) différences.

Après que le prof eut prit le devoir, qu'il avait par ailleurs toujours entre les mains, et qu'il eut fait une remarque à l'étudiant, ce dernier commença, encore une fois, à s'énerver. Non, ce mot était un peu, légèrement trop fort pour qualifier l'état du serpentard. Disons qu'il était plutôt fortement agacé, bien que pour Beren, cette réaction était complètement incompréhensible. Bah c'est vrai quoi, il lui avait juste dit gentillement qu'il n'avait pas besoin de se justifier, et tout de suite après, ce mec bizarre prenait la mouche. C'était pas la peine d'être emmerdé pour si peu, voyons ! Le rouquin eut un haussement d'épaules, en toute honnêteté, il ne savait que répondre à cette "agression" verbale. Il se contenta de garder les yeux fixés sur son interlocuteur.


- Sympa. M'enfin, si tu l'dis.

Ensuite, le prof ne put s'empêcher de trouver vraiment méga flippante la réaction qu'avait le serpentard vis à vis de ses lacérations. Il fallait avouer que si c'était parce qu'il s'inquiétait pour lui, cela lui aurait fait plaisir, mais il se doutait bien que c'était pour une toute autre raison que le jeune homme s'agitait et tremblait. Le pire, ce fut l'instant où il prononça ces mots si méchants vis à vis de la pauvre petite tarentula vénéneuse qui n'avait rien fait ! Bon ok, il fallait avouer qu'elle lui avait légèrement charcuté le bras et même un peu le visage, et qu'en plus de ça elle l'avait sans aucun doute empoisonné. Mais pour le prof, il n'y avait aucune raison de s'en émouvoir, personellement ces blessures le rendaient complètement indifférents. Cependant, pour une fois, il comprit en partie la réaction de l'ado. C'était vrai que quand on en avait pas l'habitude, ces petites égratignures devaient faire un peu peur, mais il n'y avait pas non plus lieu de se mettre dans un état de terreur ! Nan mais la tarentula n'allait pas sortir de son pot, se transformer en un hulk végétal et manger Ariel. Restons un peu réaliste, non d'un gnome aux champignons !

- Hey, du calme, elle va pas venir te faire la même chose, crois moi, elle est bien en place dans son pot et en plus elle dort comme un bébé.

Aaaah, vraiment, pour Beren c'était la comparaison parfaite : sa petite tarentula toute mignonne et sans défense (ou presque), et un bébé qui l'était tout autant. C'était à se demander si le prof ne préférait pas encore ses plantes aux véritables enfants... Heu... Enlevons nous cette idée de la tête parce qu'un mec pareil devrait faire flipper, vraiment...

Quoi qu'il en soit, l'étudiant était toujours en pleine crise de panique, et même peut-être de folie, vu comme il se mettait maintenant à hurler. Il recula, recula encore, recula encore un peu plus... Pourquoi ? Parce que visiblement, il pensait que Beren était contagieux et qu'il allait lui refiler ses blessures, ou tout du moins le venin qui était enfouis dans ses plaies, et qui devait à présent se balader tranquillement dans tout son corps. Mais bien sur que non que ce n'était pas contagieux, c'était logique, vu que ce n'était pas une maladie, mais juste quelques blessures.


- Meuuh non que c'est pas contagieux. J'suis pas malade j'te signale. Et puis c'est riennn.

Ouais, en fait cet ado avait l'air légèrement troublé mentalement, surtout lorsqu'on le voyait taper dans le sol en hurlant comme un fou du cerveau. Hé petit, calme toiii ! En tout cas, l'enseignant ne pouvait rien faire d'autre mis à part tenter de rassurer verbalement son interlocuteur, de le persuader qu'il n'avait strictement aucune contagion. Mon Dieu, ce que les gens de son âge pouvaient être têtus parfois. Mais bon, c'était la vie, même à 23 ans on était encore borné. La preuve avec Am-Am.

- Allez, amène toi on va au château.

[Hééé elle est revenue =D
Vive la canne à pêche magique !]
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MessageSujet: Re: Les affreux bouffeurs de chlorophylle [Libre]   Mar 11 Mar - 5:05

[*lui pique sa canne à pêche* XD mon tour de pas avoir d'inspi *essais un biscuit pour chien pour changer*]

Comment donner de la joie de vivre aux gens, recette pour les nuls : Faire un petit sourire dans la rue, dire un bonjour ou un bonsoir, dire merci et s'il vous plaît, passer un compliment par ci ou par là... Mais surtout, NE JAMAIS être bête ou crier des injures à un pauvre passant. Ça semblait pourtant si simple comme ça écrit sur papier. Des phrases petites et concrètes, de simples petites règles qui semblent si aisément faites sans que l'on y repense par après. Et bah non, c'était difficile. Bah vi, très difficile, une épreuve, une nuisance voir même une pure torture. M'enfin pour certains. Et dans ces certains, se trouvait notre cher Ariel. Parce que si pour le professeur de botanique être heureux et donner de la joie aux autres semblait aussi facile que de lever le petit doigt, pour un mec comme le serpentard, c'était aussi difficile que de décrocher la lune. Elle était si loin et si brillante... Impossible de faire glisser une échelle jusque là haut! Et puis bah, y'avait la couche d'ozone qui gênait un peu... Et le manque d'oxygène... Bref, cette lune, elle était vachement loin et hors d'atteinte d'Ariel, tout comme la joie de vivre.

Pas qu'il aurait pas aimé connaître ça, la joie. Mais depuis qu'il était haut comme trois pommes, Ariel n'avait jamais réussit à comprendre ce simple principe de la vie. Pour lui, la joie était un signe de faiblesse, un moment où l'on n'était pas sur ses gardes et où les gens en profiteraient pour nous poignarder dans le dos. Et pis, la joie se suivait inévitablement par de la tristesse, alros pourquoi s'en encombrer? Bien vite, le jeune homme avait apprit à se débarasser de cette émotion, qu'il montre maintenant qu'à son serpent où à son balais. Voilà pourquoi le caractère de Beren le confondait complètement. Il arrivait juste pas à saisir ce mec... Pourquoi voudrait-on être heureux tout le temps? Inviter les autres à se rapprocher, à se moquer et à parler dans son dos? Non, il ne comprenait pas du tout ce genre de comportement... Sans doute était-ce parce qu'il avait trop de mal à donner sa confiance aux autres... Confiance qu'il n'avait tenté de donner qu'une fois, et qu'à peine à moitié donné, le récepteur creva et interrompit le don. Disons que cette expérience ne le motive pas vraiment à recommencer... Ce qui est assez compréhensible en fait. On pourrait un peu voir Ariel comme un petit enfant gardant précieusement un trésor contre lui et refusant de le montrer à quiconque.

Mais suffit toute cette philosophie sur le caractère si compliqué d'un adolescent frustré de la vie, il y a des sujets bien plus intéressants à aborder dans ce topic... Comme par exemple sa réaction aux paroles si censées un peu trop proches de la réalitée pour plaire au serpentard...

Le début du discours prit un peu Ariel de cours et du coup, il s'arrêta carrément de bouger, écoutant sans commenter. Mais c'est que cet ex-pouffy avait visé totalement dans le mille... Mais du calme Ariel, fallait pas qu'il sache ça, sinon ça serait la totale cata! Fallait pas montrer de faiblesses à ce mec, qui sait ce qu'il en ferait? Il avait pas envie de finir au bout d'une brochette pour plantes lui! Et finalement, quand la fameuse question tomba, le serpentard fixait le sol comme s'il était soudain devenu trèeeees intéressant. Ah bah vi, le gazon recouvert de neige, c'était suuuuuuuper intéressant voyons... Et tiens, une fleur morte... Et finalement après plusieurs secondes, Ariel détacha son attention de la jolie fleur morte pour lever les yeux vers les pieds de son professeur et ouvrir la bouche pour riposter.

"... Bah..."

Le faible 'bah' tomba comme un cheveux sur la soupe et il ne sut quoi ajouter. Grognant mentalement contre lui-même, il se contenta de soupirer avec un air agacé, se passant une main nerveuse dans les cheveux. Purée, ce qu'il pouvait détesté quand on lui lançait une véritée sur lui-même sans qu'il y soit préparé d'avance! Et sur ce, il retourna son attention carrément ailleurs, retenant l'embarra qui menaçait sérieusement de le prendre aux trippes. Il chassa le sentiment non désiré en donnant un petit coup de converse dans la neige et en regardant les pauvres flocons s'éparpiller sur le sol un peu plus loin. Après quelques moments de silence, le serpentard enfouit ses mains dans ses poches et continua de fixer le sol, refusant d'admettre que Beren venait de monter d'un cran dans son estime secrète. Bah ouais, un mec qui le comprenait comme pas deux, c'était rare... Et il aimait bien voir que c'était pas tout le monde qui le prenait comme une brute... Pas qu'Il allait l'admettre, mais bon, c'était quand même un pas vers l'avant.

Il ne put pas continuer de fixer le sol longtemps par contre, car le prof lui s'amusait à le transpercer du regard comme s'il cherchait à lire dans ses pensées. D'ailleurs, sa réponse à sa réplique des plus chiante et bête fit serrer un peu le coeur du pauvre élève qui se sentait un peu mal d'avoir été si chiant. Il se secoua fébrilement la tête, ne comprenant pas pourquoi il devait se sentir mal tout à coup pour un prof débile. Franchement Ariel reprends-toi! C'est un amoureux de la chlorophylle! Il mérite pas ta pitié, ni tes remords... Attend... Remords??? CHASSES-MOI ÇA TOUT DE SUITE DE TON SYSTÈME ARIEL!!! Le serpentard s'éloigna d'un pas, boulversé parce qu'il venait de se sentir mal pour la première fois depuis la mort de Damien. Putain, la fouttue honnêtetée de ce prof lui faisait vraiment pas de bien!!!

Puis la situation dégénéra grave... Et Ariel se retrouva soudain de nouveau emprisonné par sa fichue peur... Peur de petits êtres verts qui semblaient si mignons aux yeux de tous, mais qui se transformaient vite en gigantesques monstres informes au regard d'un certain serpentard. Monstres qui, bien entendu, ne pensaient qu'à le bouffer tout cru. Ben vi, il était une méchante friandise pour ces bouffeurs de chlorophylle voyont!!! Une sorte de gros bonbon bourré de CO2 qui se trémoussait devant toute la faune et la flore, un bonbon qui devait vérifier constamment ses arrières! Ariel n'arrivait tout simplement pas à se rentrer dans la tête que les plantes n'étaient pas si effrayantes que ça. C'était encré à l'encre indélibile que le mot plante voulait dire DANGER et que le mot pas de plante voulait dire SÉCURITÉ. Même les épouvantards prenaient la forme de plantes devant lui!!! Il se souvenait encore de son cour de 3ième en Défenses Contre les Forces du Mal, quand il avait rencontré une gigantesque plante carnivore à plusieurs tête devant l'armoire à épouvantard...

D'ailleurs après sa, il s'était fait regardé bien étrangement, et s'il n'avait pas été si blême qu'il en serait devenu vert, les gens l'auraient sans doute moqué grave. Heureusement pour lui, tout de suite après, une fille avait fait apparaître un dauphin aux dents pointues et tout le monde avait vite oublié sa peur pour se concentrer sur la sienne. Voilà pourquoi quand le professeur le fixa d'un air sidéré en répliquant que la plante monstrueuse qui venait de lui bousiller le bras dormait comme un bébé, il faillit s'étouffer sur un rire nerveux.

"Comme un... Bébé??? V-Vous... Considérez cette... Cette CHOSE comme un BÉBÉ???"

C'était au tour de l'élève d'avoir l'air complètement sidéré... En fait, il fixait le prof comme s'il s'était agit d'un éléphant rose à pois vert possédant des ailes et un bec de poule. Bref, il le fixait avec les yeux ronds comme des boules de quilles. D'ailleurs, s'ils avaient pu sortir de leurs orbittes, ils l'auraient probablement fait. Mais p'tain, l'était carrément frappé ce gars!!! Il savait bien qu'il était le seul à avoir autant la frousse des plante, mais quand même, il était pas assez con que tout être équilibré pouvait croire qu'une plante ressemblait à un humain!!! Et un bébé en plus!!! C'était pas censé être mignon ce truc? Pas pour Ariel en fait, qui N,avait vu que sa petite soeur bébé et qui ne souhaitait VRAIMENT PAS retenter l'expérience. C'est qu'elle avait la fâcheuse tendance de lui baver, morver, vomir et pisser dessus cette garce! À cette pensée, son nez se froissa et il se rappela bien vite de sa peur. ET si... Cette plante était une reproduction EXACTE de sa soeur bébé??? L'ENFER, une plante avec le caractère de Becky!!! Il eut quelques frissons d'horreur et soudain, son coeur sembla se prendre d'une crise de folie.

Rien??? Comment ce fichu prof à la noix pouvait dire que c'était RIEN??? Cette folle de plante lui avait LACÉRÉ LE BRAS si sa se trouvait, elle avait aussi empoisonné tout son sang et il allait se transformer en monstre plein de feuilles qui allait le bouffer tout cru!!! Ou... Ou alors, il allait avoir ses spasmes et il allait devoir faire le bouche à bouche pour le réanimer!!! OH MON DIEU, faire le bouche à bouche à un type qui vivait avec des plantes toute la journée??? L'HORREUR TOTALE!!! La pensée que le bouche à bouche impliquait aussi un baiser ne vint pas du tout à l'esprit embué de pannique de l'élève. Elle aurrait du pourtant, parce que penser à embrasser Beren dans cette situation était quelque chose des plus étranges, à croire que ses frustrations sexuelles avaient eu raison de lui!

Finalement, Ariel trébucha au sol et s'enragea contre sa peur, martellant le sol, se gellant les doigts sur la neige et s'en contre fichant. Ce qu'il pouvait DÉTESTER les plantes!!! Elles pouvaient pas toutes crever qu'on en finisse??? Finalement, le prof lui rappela sa présence et il se releva après un moment de silence, trop brusquement pour que cela soit normal. Les joues un peu rosées, il enfouit ses mains dans ses poches et maugréa :

"... O-Ouais... Allons-y à ce stupide château... Avant que vos... Blessures ne vous fasses tomber dans les pommes et que je sois obligé de vous transporter..."

Il eut un frisson d'horreur à cette éventualitée, mais se força à déglutir et à se calmer, la respiration encore rapide. Apparemment, sa crise n'était pas encore tout à fait calmée... D'ailleurs, il le démontra assez facilement en gardant une distance exagérée avec le prof, la tête vers le sol fixant ses pieds.

"... A-Alors cette plante... Elle... Elle dort vraiment?"

C'était une question assez conne, posée à la fois pour se rassurer, mais aussi pour changer de sujet.

[Arg, pas du tout inspirant pardon =__=]

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