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 Au détour d'un couloir ... L'Ombre Fautive ! | Pv

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Mallaury Sansouci
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MessageSujet: Au détour d'un couloir ... L'Ombre Fautive ! | Pv   Mer 27 Fév - 17:20

"Douhouceuh nuit, Sainhainteuh nuiiit !"

Non, non, Noël était bien dépassé depuis longtemps, en effet. Mais c'était la nuit, et la nuit était douce ; qui aurait alors pu prétendre empêcher Mad Mallo de chanter gaiement dans les couloirs ? De toutes façons, elle chantait français, et vu la beuglante qu'elle poussait, en articulant fort peu, rares étaient les Poudlardiens qui auraient pu comprendre un traitre mot de cette mélodie. Même si mélodie était beaucoup dire pour cette cacophonie atroce qui faisait fuir jusqu'aux personnages des tableaux, et grincer de protestation les armures jusque là tranquillement assoupies. Mais les créatures magiques, c'est bien connu, n'ont aucun goût, et la charmante petite préfète des Poufsouffles ne se sentait pas le moins du monde touchée par ce manque de considération apporté à sa douce voix.

"Touuut s'endooort ààà Minuiiiit ~ !"

Et d'ignorer superbement les gémissements apeurés d'un quelconque fantôme fuyant vainement et tentant tant bien que mal de protéger ses oreilles du bruit infâme qui leur portait atteinte. Mallaury était gaie, ce soir, très gaie ! Et l'école en faisait les frais. Certains pourraient se demander quelle était la raison d'une telle bonne humeur ; pour trouver la réponse, il leur suffirait de regarder le menu du repas de ce soir. Les Elfes avaient sorti une de leurs spécialités : le Velouté de Potiron et ses Croûtons au Sésame. Mallaury était fan du Velouté de Potiron et de ses Croûtons au Sésame. Le mieux, c'était quand avec tout ça il y avait des tranches de bacon, qu'elle s'empressait alors de découper en très fines lamelles pour en enrouler les Croûtons et les remettre à tremper dans le divin liquide orange. Et ce soir-là, il y avait eu du bacon. Alors qu'on ne s'étonne pas si la Préfète s'était mise à glousser toute seule à table, et si encore maintenant elle continuait à rire tout en chantonnant.

D'habitude, elle était assez silencieuse pour sa dernière ronde de nuit : il aurait été dommage de faire fuir les illégaux retardataires, car même si ainsi ils étaient prévenus et filaient dans leurs Salles Communes sans plus attendre, il était toujours plus amusant de pouvoir les prendre sur le fait et de leur démontrer longuement à quel point ils avaient tort d'agir ainsi. C'est que c'était un de ses petits plaisirs, à la Mallo ! Mais récemment, il semblait qu'on s'était passé le mot, et elle n'avait plus découvert personne depuis près d'un mois. C'était lassant, mais cela expliquait aussi pourquoi elle prenait aussi peu de soin à dissimuler sa présence. Pourtant, ce soir, le Dieu des Préfets lui avait réservé une délicieuse surprise en plus du Velouté et du bacon.

C'est exactement au moment où elle reprenait son souffle entre deux couplets, le temps de se remémorer les paroles, qu'elle entendit un bruit - c'était non loin d'un escalier, vers le Troisième ou le Quatrième étage. Elle aurait bien sûr pu penser qu'il s'agissait là d'un fantôme peu discret, mais sa fameuse intuition lui avait indiqué qu'il y avait sans doute là quelque chose de plus intéressant - elle le savait quand le bout du nez lui picotait, c'était un signe qui ne trompait pas. Elle s'était donc mise à marcher avec un soin étonnant vers la source du bruit, sautant les marches qu'elle savait grincer, contournant les dalles qui couinaient ou miaulaient sous les pas, et, sur la pointe des pieds, avait fini par rejoindre un couloir habituellement peu employé. Il y avait quelqu'un, c'était sûr, même si ce quelqu'un était relativement silencieux et bien caché. Elle parcourait le couloir lentement, rasant les murs, guettant le moindre mouvement comme un prédateur prêt à bondir sur sa proie, et nul doute qu'elle l'aurait coursé s'il s'était mis à fuir - à raison, sans doute, le pauvre. C'est au coin du couloir qu'elle le vit enfin.

Une Ombre ! C'était la nuit, on y voyait rien dans les couloirs à cette heure-ci - tout ce qui lui apparaissait, c'était une ombre. Assez grande, c'était soit un élève de 6ème ou 7ème Année, soit un professeur. Sexe masculin, d'autant qu'elle pouvait en juger ; un port droit, une silhouette élancée ... Héhé, songeait-elle en elle-même, une cible de choix ! Elle n'attendit qu'à peine, le temps de prendre suffisamment d'élan ainsi qu'une grande inspiration, et elle bondit sauvagement sur la silhouette en question en poussant un cri de bête déchaînée :

"J'te tiiiiens !!!!"

Et en effet, elle le tenait bien, le bougre ; accrochée comme elle l'était, telle une sangsue en grave manque, même un homme assez musclé n'aurait pu la détacher sans y mettre toute sa force et sa volonté. Et si c'était un prof sur qui elle avait sauté ? Eh bien tant mieux, elle était dans ce cas bien placée pour un câlin express.

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Nathan Letterford
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir ... L'Ombre Fautive ! | Pv   Sam 1 Mar - 18:13

Dans Poudlard, tout était calme. Le sommeil régnait dans le château, pour presque tout le monde. Nathan Letterford était allongé sur son lit, dans le dortoir des septièmes années. Tous les autres garçons dormaient profondément, sauf lui. Il regardait le plafond, les mains croisées derrière sa tête. Par la fenêtre face à son lit, il pouvait voir le ciel d’encre parsemé d’étoiles scintillantes. Il n’avait pas du tout sommeil. Au contraire, il sentait dans ses muscles un agréable picotement qui le poussa à se lever dans un silence absolu. Dehors, une chouette hulula. Nathan entendait la respiration calme de ses compagnons de dortoir. Veillant à ne faire aucun bruit, il se dirigea sur la pointe des pieds vers la porte qu’il ferma avec un soin tout particulier. Un léger cliquetis se fit entendre, pas assez fort pour réveiller quiconque. Armé de sa baguette, il se lança à l’aventure d’une nouvelle de ses sorties nocturnes, qui lui procuraient une sensation grisante.

Aussi silencieux et furtif qu’un chat, il se glissa dans les couloirs déserts de Poudlard. Le jeune garçon adorait se balader la nuit quand tout le château était endormi. Il avait l’impression d’être le maître des lieux, qu’il se fondait dans le décor comme si lui-même faisait partie de l’école de Sorcellerie. Il vagabonda au hasard, se laissant porter par ses pieds sans réfléchir de l’endroit vers lequel il se dirigeait. Nathan, perdu dans ses pensées, n’avait pas pris la peine d’allumer sa baguette. Il savait très bien se diriger dans le noir, et en plus il ne réveillait pas les tableaux. C’était le meilleur moyen de ne pas se faire remarquer. Quelques fois, il croisait des fantômes qui le regardaient avec une mine hautaine mais ne faisaient aucun commentaire. Nathan se contentait de les saluer, un sourire ironique accroché aux lèvres. Ils étaient morts de toute façon, ils ne pouvaient rien contre lui.

Plongé dans ses pensées insolentes, il ne remarqua pas immédiatement le boucan que faisait la préfète de Poufsouffle dans un couloir non loin du sien. En tournant à un coin, la voix criarde d’une fille lui parvint clairement aux oreilles. Qu’est-ce qui lui arrivait, elle criait là ? Nathan se concentra et réalisa au bout d’un moment qu’elle ne faisait que chanter. Il faillit éclater de rire mais se retint de justesse en plaquant sa main sur sa bouche. La voix retentissait fortement, mais elle était quand même assez éloignée du jeune garçon. Il estima qu’il n’avait pas de souci à se faire. Néanmoins cette fille l’amusait. Il se mit à l’écouter chanter – si on pouvait appeler ça chanter. A sa grande déception, elle s’arrêta en plein couplet. Nathan haussa les épaules, pensant qu’elle venait sûrement de se rendre compte à quel point sa voix était... enfin... elle donnait mal à la tête, quoi. Il continua son vagabondage dans un couloir un peu délabré, qui n’était plus utilisé que pour quelques cours d’étude des runes.

Absorbé par ses pensées, là encore, le septième année ne vit pas la préfète surgir comme un prédateur au bout du couloir. D’ailleurs il lui était totalement inconcevable d’imaginer que la fille avait su le retrouver au bruit minime qu’il faisait et en restant elle-même totalement silencieuse. Il était bien trop orgueilleux pour ça. Toujours est-il que lorsque la préfète complètement folle bondit sur lui, il poussa un cri de stupeur. Il releva la tête vers elle, et n’eut que le temps de l’entendre crier "J'te tiiiiens !!!!" avant de se faire agresser par une imposante masse de cheveux, de bras et de jambes qui s’agrippèrent sauvagement à lui.

Nathan, désemparé, se débattit avec toute la fougue dont il était capable, pendant un bon moment, mais rien n’y fit, elle resta accrochée à lui. Il finit enfin par se calmer, à bout de souffle, et la lutte cessa. Il se redressa, hors d’haleine. Il était persuadé qu’il venait de se faire attaquer par une furie, un monstre de Poudlard qu’il n’avait jusqu’alors jamais rencontré. Mais non. Devant elle se tenait une fille d’aspect presque banal, avec de grands yeux marron et une longue touffe de cheveux blonds. Lorsqu’il luttait, le garçon s’était attendu à une fille grande, de forte constitution, vu la force dont elle avait fait preuve, mais là encore il s’était complètement trompé. Elle était au contraire petite, et assez menue. Quand on la regardait comme ça, on pouvait penser qu’elle était fragile. Mais quel âge avait-elle ? Au premier regard, Nathan aurait dit 13. Mais en observant plus attentivement, il vit que ses traits étaient un peu plus marqués, plus féminins qu’une fillette de 13 ans. Elle devait avoir entre 14 et 15 ans, voire 16… ça faisait beaucoup de possibilités tout ça. C’était une fille sans âge, voilà.

Le jeune garçon resta encore un long moment à la dévisager bouche bée, sans bouger. Puis il ses neurones se remirent à fonctionner quand il aperçu l’insigne de préfète qui brillait sur sa robe de sorcière. Elle avait donc au moins 15 ans. Dingue ! ça, cette fille déjantée qui se tenait devant lui, c’était une préfète ? Nathan se mit à glousser doucement, puis éclata de rire sans plus de retenue. Il en avait affronté pourtant des préfets, et ça n’avait jamais été une partie de plaisir, mais là c’était le comble. C’était trop… Hilarant. Comment avait-on pu la laisser devenir préfète ? Bah, ça l’arrangeait, après tout… Un peu de corruption, ce serait pas bien difficile avec elle, jugea-t-il, en se trompant une fois de plus sur son compte. Le garçon essaya de rendre son fou rire séduisant, et il secoua ses mèches rebelles avec un sourire de tombeur. Il planta ses beaux yeux bleu-gris dans ceux de la petite préfète. Nathan s’appuya contre le mur en prenant une attitude enjôleuse.

- Salut, susurra-t-il, alors comme ça, t’es préfète ? – Il caressa l’insigne du bout du doigt – je suis sûr que tu dois bien t’ennuyer la nuit à faire tes rondes interminables… Heureusement que je suis là ! Bien sûr, tu ne vas peut-être pas me croire mais… Je t’ai remarqué depuis quelques jours et je me suis renseigné sur tes tours de gardes. Je savais bien que je te trouverais, ce soir.

Le garçon sourit un peu plus, dévoilant ses dents d’un blanc éclatant. Il venait de commettre la plus stupide des erreurs. Comment son mensonge pouvait-il tenir debout ? Il faisait l’étonné devant l’insigne, et la minute d’après il lui assurait qu’il connaissait tout d’elle. Pas très malin, le Serdaigle, sur ce coup-là…
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Mallaury Sansouci
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir ... L'Ombre Fautive ! | Pv   Sam 8 Mar - 14:31

Elle était restée bien accrochée. Ça n'avait pas été facile, pour le coup : elle avait dû tomber sur un jeune homme assez musclé, ou du moins pas un de ces frêles gaillards persuadés que puisque la magie leur permet de presque tout faire sans bouger le petit doigt, les activités physiques ne servent à rien - et Dieu sait qu'ils pullulaient dans le monde sorcier ces derniers temps. Elle n'en voyait pas grand chose, pour l'instant ; mais du peu qu'elle parvenait à distinguer, il lui avait semblé qu'il s'agissait d'un jeune homme de 7ème Année sûrement, assez grand, et comme elle avait déjà pu le constater, ce n'était pas un gringalet. Elle put l'observer davantage lorsqu'il cessa enfin de se débattre, après l'avoir ballotée sans ménagement à droite, à gauche, dans tous les sens, comme serait balloté un nain accroché solidement au pouce d'un géant en train de danser un Rock'n Roll endiablé : c'était couru d'avance, évidemment, une bonne volonté et un esprit suffisamment revanchard l'emportent toujours sur les plus grandes démonstrations de force.

Bon, alors, ce jeune homme. Une fois qu'il avait cessé de se débattre, elle avait consenti à le lâcher, mais elle le collait toujours de près, histoire qu'il n'ait nulle chance de s'enfuir - mais heureusement il ne semblait pas vouloir le tenter car il restait planté là, immobile, à la fixer. La fixer d'un peu haut, d'ailleurs - c'est qu'il était bigrement grand par rapport à sa petitesse à elle. Avec toute la classe et le naturel qu'elle put développer, Mallaury épousseta l'ensemble de froufrous qui constituaient sa jupe, rejeta nonchalamment son immense tignasse blonde derrière ses épaules (mais là ce fut un peu loupé, pour ainsi dire, parce qu'avec un tel volume, le coup du nonchalamment ne marchait pas, et elle dut au final se saisir à deux mains de son imposante masse capillaire pour la faire passer derrière) et enfin se hissa sur la pointe des pieds, le nez bien en l'air, pour tenter de rattraper le plus de centimètres possible sur l'écart de taille qui la séparait du fraudeur. Lui, il ne bougeait toujours pas. Bien sûr, bien sûr, c'est qu'elle lui avait fait son petit effet la Mallaury, personne ne restait jamais insensible sinon à son charme du moins à son charisme hors pair - n'est-ce pas ? Elle aurait fait tomber à genoux le Troll le plus endurci rien que par son apparence, elle en était intimement persuadée.

Elle ne resta néanmoins pas trop longtemps à se gonfler les chevilles, et profita de l'inaction du fraudeur pour l'observer plus en détail. Hum ... Oui, ça devait être un 7ème Année, au pire un 6ème. Il n'était sûrement pas de Poufsouffle, car son visage ne lui disait absolument rien, mais nul doute qu'elle s'en souviendrait maintenant - elle n'oubliait pas, elle n'oubliait jamais les visages de ceux qu'elle arrêtait. En le regardant de plus près, elle put même constater qu'il était plutôt pas mal, tout de même. Oh ! Ne nous leurrons pas : elle n'allait pas se laisser attendrir et encore moins séduire, pas quand elle était LA Préfète la plus respectable de l'établissement ! Mais comme chacun le sait, elle avait un faible pour les professeurs, et même si ce jeune homme n'en était pas un, il était suffisamment grand, âgé et séduisant pour pouvoir espérer obtenir quelques bons points dans le Grand Barème de Mad Mallo. Surtout, ne pas chercher en quoi ce Grand Barème consistait.

Mais soudain, un éclat de rire. Mallaury, prise au dépourvu, sursauta violemment, tout en affichant un air parfaitement outré. Mais qu'est-ce qui lui prenait, à celui-là ? Il se moquait d'elle ?? Nooon ... Bien sûr que non. C'était simplement une réaction différente des autres face à sa Grandeur, tout ça était dur à prévoir, le genre humain est une espèce compliquée. Elle se contenta donc de redresser fièrement la tête en attendant que l'expression bruyante des émotions impressionnées qu'elle provoquait ne se calme. Quand ce fut fait, elle observa d'un œil critique l'attitude charmeuse qu'adoptait le jeune homme, et il lui semblait bien qu'il s'agissait là d'une marque de profond respect à son égard. Enfin, il lui semblait. Parce que c'était la première fois qu'elle se trouvait confrontée à ce genre de situation, étant donné que d'habitude, les élèves qu'elle surprenait ainsi après l'heure du couvre-feu se jetaient à genoux pour la supplier de les pardonner (en vérité : pour la supplier de se taire lorsqu'elle se mettait à les sermonner) ou s'enfuyaient à toutes jambes et finissaient irrémédiablement assommés au détour d'un couloir ou en bas d'un escalier.

"Alors comme ça, t’es préfète ?"

Un bon point. C'était sa fierté, ça, n'est-ce pas ? Il avait fait mouche, le Nathan, et il aurait pu bien s'en tirer s'il n'avait pas commis tout de suite après une erreur irréparable : toucher son insigne. Eh si, il avait osé. Le pauvre ... s'il avait su. On ne touche pas à l'insigne de Préfète de Mad Mallo, ceux qui la connaissaient le savaient, c'était une relique, un trésor, PERSONNE n'avait le droit d'y appliquer ses doigts, aussi fins et élégants soient-ils. Elle sentit un frisson rageur la parcourir des pieds à la tête, et tous ses cheveux se hérisser sur sa tête (enfin presque, ça n'aurait pas été très beau à voir sinon). Au final, elle n'entendit même pas la suite de la tirade, et toutes ces flatteries qui en temps normal auraient pu la toucher n'atteignirent même pas ses oreilles. Elle aurait sans doute cru au mensonge, tant qu'il la complimentait ... si elle l'avait entendu.

"Nan ... Nan mais OH, là !"

En anglais ... Accent épouvantable, même pour des mots aussi bêtes. Elle mit une légère pichenette à la main indiscrète qui avait osé effleurer son insigne sacrée et, se redressant toujours plus, lança ses enguirlandages habituels.

"Nan mais tu fais quoi, là ? Hein ? T'as vu l'heure ?! T'as vu l'heure, et tu es toujours là ... ? Allez, hop, file moi ton nom, ta Maison, ton Année, tout ça tout ça, et que ça saute ! On n'a pas idée de se balader à pareille heure ... Et en plus tu touches mon insigne ! Oh !! Un peu de respect, jeune homme, du respect et de la discipline !"

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Nathan Letterford
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir ... L'Ombre Fautive ! | Pv   Ven 14 Mar - 22:32

Le jeune homme la regardait toujours, sûr que son assurance de beau parleur allait faire son petit effet. Il sentait au fond de lui que cette fille ne serait pas insensible à son charme. Qui pouvait l’être, d’ailleurs ? Persuadé d’être maître de la situation, le beau Serdaigle n’avait même pas remarqué l’expression de la préfète se métamorphoser dangereusement. Ses yeux s’agrandirent, elle se tendit comme un arc prêt à lâcher une flèche mortelle. Une vraie harpie prête à déchainer sa rage de nouveau… Il reçut donc la réponse avec un air de surprise.

"Nan ... Nan mais OH, là !"

Nathan la regarda avec des yeux ronds, bouche entrouverte. Qu’est-ce qu’il lui prenait ? C’est alors qu’il se rendit (enfin) compte qu’elle avait l’air profondément outrée, pour il ne savait quelle raison saugrenue. Peut-être n’était-elle pas si naïve que ça ? Mouais… Peu probable. Le Serdy nota dans le regard de la préfète une lueur étrange, un peu comme du défi. Et de la colère aussi. Ainsi qu’un soupçon de folie furieuse. Impressionné malgré la petite taille de la fille, le jeune garçon de réagit pas immédiatement. Il se prit une pichenette sur la main, comme on fait aux enfants pas sages. Nathan recula de trois pas, sentant monter en lui l’indignation qu’il ressentait étant petit, lorsqu’il se faisait disputer par ses parents. De quel droit cette… petite préfète le corrigeait comme ça ? Ce n’était pas une gamine comme elle qui allait l’engueuler non ? Il rageait intérieurement. C’était la première fois qu’il se faisait intercepter par plus petit que lui… Une claque pour son égo. Mais ce n’était pas fini… La fille se haussa sur la pointe des pieds, dans l’espérance de gagner quelques centimètres, puis lança :

"Nan mais tu faisquoi, là ? Hein ? T'as vu l'heure ?! T'as vu l'heure, et tu es toujours là ... ? Allez, hop, file moi ton nom, ta Maison, ton Année, tout ça tout ça, et que ça saute ! On n'a pas idée de se balader à pareille heure ... Et en plus tu touches mon insigne ! Oh !! Un peu de respect jeune homme, du respect et de la discipline !"

Deuxième claque. Le garçon se sentit rougir de colère. Contre cette situation idiote – depuis quand il se faisait chopper par les petites préfètes la nuit, après tant d’années d’expériences ? Il rageait intérieurement contre lui-même, plutôt que contre la préfète. Après tout, elle faisait son bouleau. Ok, elle était cinglée et hystérique, mais à part ça, elle n’avait rien fait de mal. Pourtant, Nathan n’avait pas du tout envie de se plier à ses règles. Il songea un instant à prendre la fuite, puis se ravisa en se souvenant de la manière avec laquelle la harpie l’avait agressé. Et il ne ressentait pas vraiment l’envie folle d’être de nouveau confronté à sa furie meurtrière. Autant éviter les blessés… C’est avec une voix lasse, comme s’il se fichait totalement d’être arrêté, qu’il répondit. Il y avait quelque chose d’insolent dans le ton de ses paroles, mais son attitude laissait croire qu’il capitulait. Ce n’était qu’une apparence, bien sûr.

- Nathan Letterford, Serdaigle, 7ème année, habitué des sorties nocturnes dans les couloirs.


Il la fixa sans ciller, affichant un petit air à la fois coupable et arrogant. Difficile de faire les deux en même temps, me direz-vous, mais c’est possible. Le résultat donne un aspect très énervant pour la personne qui vous fait face… Bref, le jeune homme avait décidé de ne pas se faire marcher sur les pieds. Il réfléchissait à toute allure pour trouver une manière d’échapper aux mains de la petite préfète. Diversion. Il lui fallait une diversion. Comment faire ? Il savait que la fille étrange devant lui était hystérique, donc très sensible. Il fallait la déstabiliser… Mais comment faire pour qu’elle morde à l’hameçon ? Et bizarre comme elle était, ne risquait-elle pas de le surprendre par une réaction disproportionnée ? Autant de questions qui ne trouveraient de réponses que par la pratique. Il fallait qu’il se lance… Le jeune garçon décida de continuer sur son jeu de tombeur. Après tout, c’est ce qu’il savait faire de mieux ! Il reprit son sourire ravageur…

- Que peut bien être le nom d’une créature aussi belle que toi ? Je suis vraiment, vraiment désolé que tu me trouves ici, à cette heure mais… Comprend-moi bien, j’aime tellement Poudlard, les cours et tout… Je ne peux pas m’empêcher de m’y promener lorsqu’il n’y a personne. Tu sais ce que ça fait toi, tu es préfète ? J’aime tellement ce sentiment que tout m’est accessible… Mais je dois lutter. Oui, je dois lutter contre ma conscience car le règlement est pour moi la chose la plus importante qui soit.


Nathan prit un air affreusement – et faussement – triste. Il s’était dit qu’en tant que préfète aussi dévouée à son insigne, la fille (d’ailleurs il était réellement curieux de connaître son nom, car il se demandait comment pouvait se prénommer une fille aussi déjantée. Sûrement un truc imprononçable.) devait être une fanatique, du genre qui lit « l’Histoire de Poudlard » tous les soirs. Le Serdy avait donc choisit de jouer la carte de la passion commune. En fait, ce n’avait pas été trop dur pour lui de mimer la ferveur pour les ballades nocturnes, puisqu’il la ressentait vraiment. Il avait même réussit à faire apparaître une lueur de passion dans le regard. Par contre, lorsqu’il s’était mis à déblatérer des idioties sur sa conscience et le règlement, il avait dû lutter intensément pour ne pas pouffer. Lui, lutter contre sa conscience ? Lui, fan du règlement ? Effectivement, il y avait de quoi rire. Mais bon, on ne pouvait nier que ses talents d’acteurs étaient remarquables. Le jeune homme tordait son visage de douleur, comme s’il était rongé par les remords. Imperceptiblement, il glissa la main dans sa poche, au cas où le subterfuge ne fonctionnait pas. On ne savait jamais, avec la dingue qui se trouvait face à lui…


Dernière édition par Nathan Letterford le Dim 6 Avr - 12:54, édité 1 fois
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Mallaury Sansouci
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir ... L'Ombre Fautive ! | Pv   Lun 17 Mar - 21:22

Mallaury avait trouvé un adversaire à sa mesure, cette fois, même si pour l'instant elle ne s'en rendait absolument pas compte. Il ne lui serait pas si aisé d'appliquer parfaitement son rôle de Préfète, ce soir-là, si le jeune homme à qui elle avait à faire continuait de rivaliser d'ingéniosité pour mettre à bas tous ses principes, tous ses concepts établis - en toute discrétion, en plus ; elle mordait à l'hameçon bien lancé comme un calamar astigmate. Quoique pour l'instant, même sans hameçon elle se perdait elle-même. Son éternel orgueil, si bien connu de tous - ou presque : elle ne voyait dans l'attitude du Serdaigle qu'une déférence sincère et parfaitement justifiée devant son inégalable autorité à laquelle rien ne pouvait jamais se soustraire. Nathan aurait pu se montrer bien plus insolent encore, elle aurait pris une grimace de la pire vulgarité pour le signe indéniable d'un immense respect. Alors songez bien que quelques sous-entendus dans le ton et le regard étaient destinés à lui échapper, qu'ils soient subtils ou non. Aux yeux de Mallaury, elle était dans une position de force, et l'autre se soumettait entièrement à elle - mais c'était bien normal, après tout.

- Nathan Letterford

Elle retiendrait, car aussi peu développée que soit sa mémoire pour le reste, elle n'oubliait pas le nom ni le visage des Vils.

- Serdaigle, 7ème année

Parbleu, un Serdaigle ! Elle aurait cru à un Serpentard, ces fauteurs de troubles, ou à un Gryffondor, qui ne reculaient jamais devant rien quand il s'agissait de tester davantage leurs prétendu courage ... Mais un élève de la Maison de la Sagesse ! Ah, ça, elle ne s'y serait pas attendue. Néanmoins, elle avait visé juste pour l'Année, et elle sourit largement, satisfaite de ses incroyables dons de déduction, hochant la tête d'un air entendu. Ce fut une chance qu'elle soit ainsi prise par l'admiration de sa propre intelligence, car plongée comme elle l'était dans ses introspections profondes elle n'entendit pas le reste des aveux qui aurait sans aucun doute changé sa vision des choses au sujet de ce jeune homme qu'elle aurait alors définitivement trouvé arrogant - ce à quoi il échappait encore, par un miracle que même le Dieu des Préfets n'aurait su orchestrer.

- Que peut bien être le nom d’une créature aussi belle que toi ?

Ow ... Ow ? Ow. Les mollets de Mallaury durent bien doubler de volume, pour ne pas dire tripler. Là ! Enfin quelqu'un qui reconnaissait sa vraie valeur, quelqu'un qui avait du goût - et ça devenait terriblement rare, de nos jours. Bien sûr, tout était parfait chez elle, elle était belle, superbe, magnifique et surtout très grande et très fine ! Qui aurait osé prétendre le contraire, à moins d'être doté de fortes tendances suicidaires et/ou masochistes ? Elle allait se hâter de répondre, pressée de montrer qu'elle avait tout de parfait et pas seulement l'allure ; un immense sourire lui fendait le visage en deux, presque carnassier, et elle en venait presque à rivaliser avec le sourire de Nathan, sinon pour le charme et la classe, du moins pour le montrage de dents. Mais elle n'eut pas même le temps d'ouvrir la bouche que déjà le brave jeune homme reprenait.

Elle l'écouta, bizarrement attentive et silencieuse, ce qui, comme chacun le sait, était extrêmement rare chez elle et ne pouvait présager que de l'explosion à venir d'un sentiment intense - et qui généralement n'était pas des plus gais, du moins pour ceux qui devraient en subir l'impressionnant étalage. Ses yeux brillaient devant le discours du jeune homme, quoiqu'on n'eût pu deviner s'il s'agissait de larmes de rage ou de joie qu'ils étaient ainsi humidifiés ; son petit nez frémissait, sa bouche formait un "O" parfait.

- Oui, je dois lutter contre ma conscience car le règlement est pour moi la chose la plus importante qui soit.

Une larme déborda doucement de la pupille papillonnante de Mallaury avant de tomber lentement, comme au ralenti, jusqu'à s'échouer dans un bruit mâte sur le bout de sa chaussure. Comme elle le comprenait, le pauvre enfant, comme elle savait à quel point il pouvait être parfois dur de respecter un règlement pourtant si juste et indispensable ! Elle, elle avait ses raisons pour parcourir ainsi le château, la nuit ; des obligations. Mais elle aimait aussi cette sensation, la découverte chaque soir d'un nouvel aspect de tel couloir ou de telle marche à présent dans le noir, cette impression d'être seul au monde parce qu'on a anéanti tous les autres, écrabouillés dans le mixer de sa propre Grandeur. Oui, elle le comprenait parfaitement. D'un geste théâtrale elle s'essuya l'œil, secouant plus loin son doigt comme pour en ôter les dernières gouttes, et toujours silencieuse - un vrai miracle, je vous dis - elle fourra la main pour en sortir non pas Sardine mais un long bout de tissu. C'était apparemment un peu rêche, vert à pois rouges, et ça ressemblait à s'y méprendre à une manche de chemise découpée par les dents d'un rongeur. Mallaury se moucha bruyamment dedans.

"Bon - snif ! -, écoute. Tu me fais un peu pitié, là, tu me touches, vois-tu ! Alors pour une fois je vais être gentille, juste parce que tu m'as l'air d'un brave garçon tout à fait respectable. Et pourtant, ce n'est pas tout le monde qui peut se vanter de m'avoir vue gentille avec lui, dans une situation comme ça, c'est moi qui t'le dis ! Je suis Mad Mallo, Grande Préfète des Poufsouffles, c'est tout ce que tu as à savoir."

Nouvelle expulsion bruyante de morve et de larmes mêlées.

"Voilà ce qu'on va faire : je prend ton nom, hein, je retiens ta tête, je sais tout de toi ! Donc pas de bêêêtises ! On va faire que tu vas me suivre bien sagement, et que je vais te permettre, dans mon immense générosité, de faire ma ronde avec moi. Si ça c'est pas un honneur, tsst, petit veinard ! Après je te raccompagne dans ta Salle Commune, je laisse un mot à ton préfet parce que, bon, quand même, faut pas non plus croire au Merlin de Noël, et je te laisse là-bas sans même t'avoir trop botté les fesses - si tu es sage, bien sûr. Alors, alors ! Qu'en dis-tu, mon poulet ?"

La question n'était que pour la forme, bien sûr, parce que dans l'esprit de Mallaury, c'était déjà tout décidé. Pour une fois, elle aurait un partenaire de ronde à qui parler de sa vie, d'elle, de tout et d'elle, et ce pendant des heures - joie, joie !

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Nathan Letterford
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir ... L'Ombre Fautive ! | Pv   Dim 6 Avr - 14:02

Dans le mille ! On pouvait bien dire qu’il avait cartonné, le Nathan. Il le savait bien, une fille s’apprivoise si facilement dès qu’on a trouvé son point faible. Il suffisait juste de trouver le point faible… Et le jeune garçon avait touché juste avec cette fille, la préfète déjantée. Il dut même se reculer pour ne pas se faire éborgner par son doigt qui venait d’essuyer une larme. Il faut bien avouer qu’au début, Nathan crut qu’il l’avait mise hors d’elle, et qu’elle s’apprêtait à sortit sa baguette magique. Mais il réalisa qu’elle sortait un immonde mouchoir de tissu, dans l’unique but de se purger le nez à la manière d’un éléphant. Ok, il avait réussi à éviter une nouvelle attaque mais qu’est-ce qui l’épargnait d’une impulsion farfelue de la préfète ? Et si elle se jetait sur lui, subjuguée par son charme et sa ressemblance avec elle-même ? Nathan frissonna et recula encore un peu, horrifié par cette pensée.

"Bon - snif ! -, écoute. Tu me fais un peu pitié, là, tu me touches, vois-tu ! Alors pour une fois je vais être gentille, juste parce que tu m'as l'air d'un brave garçon tout à fait respectable. Et pourtant, ce n'est pas tout le monde qui peut se vanter de m'avoir vue gentille avec lui, dans une situation comme ça, c'est moi qui t'le dis ! Je suis Mad Mallo, Grande Préfète des Poufsouffles, c'est tout ce que tu as à savoir."

Mad Mallo ? Rassurant. Très rassurant. Rien d’étonnant à ce qu’elle soit Poufsouffle ! Nathan n’était pas particulièrement hostile à une maison de Poudlard, d’ailleurs il appréciait chacune des qualités des maisons. Seulement, les Poufsouffles étaient les élèves qui avaient le moins d’affinité avec le jeune homme. C’était peut-être un hasard, il ne connaissait pas vraiment de Poufsouffle. Mais de réputation, les élèves de cette maison étaient ‘les restes’, ceux qui n’étaient pas classables, les rejetés de la société. Bon bien sûr le septième année n’allait pas jusqu’à croire que c’étaient des rejetés de la société, mais en voyant cette fille, Mad Mallo, il se disait qu’il y avait sûrement un fond de vérité. Elle représentait sa maison par sa caractéristique la plus extrême : la folie. Mais pourquoi diable l’avait-on nommée préfète ? C’était une question qui restait un mystère profond. En dehors de son amour disproportionné pour le règlement, rien ne la prédestinait à occuper ce poste. Au contraire, Nathan trouvait qu’elle était un danger public. Ils auraient pu choisir une fille qui aimait la vie, responsable, dans les normes, quoi. La renommée de Poufsouffle en aurait sans doute moins souffert. Bref, toujours est-il que celui qui en souffrait le plus en ce moment même était notre beau protagoniste, qui n’était pas au bout de ses peines…

"Voilà ce qu'on va faire : je prends ton nom, hein, je retiens ta tête, je sais tout de toi ! Donc pas de bêêêtises ! On va faire que tu vas me suivre bien sagement, et que je vais te permettre, dans mon immense générosité, de faire ma ronde avec moi. Si ça c'est pas un honneur, tsst, petit veinard ! Après je te raccompagne dans ta Salle Commune, je laisse un mot à ton préfet parce que, bon, quand même, faut pas non plus croire au Merlin de Noël, et je te laisse là-bas sans même t'avoir trop botté les fesses - si tu es sage, bien sûr. Alors, alors ! Qu'en dis-tu, mon poulet ?"

Le poulet en question eut bien du mal à ne pas répliquer "Ce que j’en dis ?! J’en dis qu’il est hors de question que je me ballade dans les couloirs de Poudlard, la nuit avec une folle furieuse qui risque de contaminer mon esprit avec ses idées de tarée et qui a l’intention de me tenir en laisse comme son petit chien-chien !". Non, il ne fallait pas perdre son sang-froid maintenant. Inspireeeeeer… Expireeeeer… Bon. Allez, ça va mieux maintenant. Nathan bénit son calme légendaire et sa maîtrise de lui-même. Il fallait réfléchir. Comment échapper à Mad Mallo, aussi effrayante qu’un grizzli des neiges ? Comment éviter de passer ne serait-ce qu’une seconde de plus avec elle ? Le garçon devait bien l’admettre, c’était bien la première fois de sa vie qu’il craignait une fille. Il la craignait, non pas parce qu’il pensait qu’elle avait plus de capacités magiques que lui, mais parce qu’elle avait une force sauvage, d’esprit et de corps, qui empêchait toute tentative de fuite. C’était une vraie furie, déchainée ce soir par on ne savait quelle puissance mystique. Et il n’avait aucune envie de passer le reste de sa nuit avec elle. Nathan aurait préféré affronter une goule en crise. Mais bon, là, il n’avait pas le choix. Il fallait bien se rendre à l’évidence : il devait se soumettre. Autant le faire avec dignité.

- Mallo, eh bien, je serais ravi de passer la nuit avec toi.


Le jeune homme déglutit difficilement. Cette phrase avait été l’une des plus dures qu’il avait eu à prononcer dans sa vie. En plus d’être un mensonge, il réalisa qu’elle constituait en un affreux double sens. Oooh… Pourvu qu’elle ne le prenne pas comme ça, pourvu qu’elle ne pense pas qu’il… Qu’il… Nathan dût se détourner pour montrer clairement qu’il ne pensait pas à ça avec elle. Il esquissa même un geste de conquérant en direction du couloir. Ce qui eut pour étrange effet qu'il s’imagina préfet, et qu'il pensa irrésistiblement "En avant, moussaillon ! Nous allons tous les trouver, ces vils gredins !" Le Serdy réalisa avec horreur que c’est exactement ce qu’aurait dit Mad Mallo. Oh non. Voilà, elle l’avait déjà contaminé. Voilà qu’il se croyait préfet, et qu’il avait des envies de guerrier suprême. Il se dit qu’après tout, quitte à être contaminé, autant le faire avec dignité. Oui, de la dignité. Ce serait sa devise à présent. C’est donc avec dignité qu’il se retourna pour lancer, avec dignité :

- Alors, chère amie, que faites-vous ? Nous avons du travail, je crois !


Haha ! Mais c’est qu’il y prenait goût, le Serdy ! Pour une raison qui lui était totalement obscure, il avait une incroyable envie de rire. Mais que se passait-il ? D’un côté, il paniquait et s’inquiétait pour sa santé mentale. Il cherchait à tout prix à rester maître de lui-même, à échapper à Mad Mallo. D’un autre côté, Nathan mourait d’envie de voir à quoi ressemblait une ronde de préfète détraquée. Et il se sentait d’humeur excellente, son côté non-conformiste se dévoilait, il avait des idées farfelues. Ou plutôt, qui semblaient farfelues pour son coté ‘normal’. Qu’allait-il advenir de son esprit ? Réussirait-il à garder le contrôle ? Qui sait si une métamorphose psychique ne serait pas bénéfique…
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Mallaury Sansouci
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir ... L'Ombre Fautive ! | Pv   Jeu 10 Avr - 19:31

Contaminer ? Traduire : converti. Mad Mallo venait de faire un nouveau disciple, subjugué par sa grandeur et la beauté de ses sentiments et actions, et elle était sûre à présent de pouvoir compter sur son éternelle fidélité - érigée en véritable gourou dans son propre esprit désordonné elle voyait chaque être humain et même chaque animal qui ne la fuyait pas immédiatement comme un subalterne reconnu qui avait accepté par sa soumission momentanée de lui obéir pour la vie. Et gare à ceux qui changeaient d'avis, ou qui plutôt laissaient éclater leur vraie nature et le fond de leur pensée après avoir fait croire monts et merveilles à la pauvre préfète décidément bien trop naïve ; ceux-ci ne survivaient pas longtemps à la déconvenue de la jeune fille, du moins sur le plan moral. Mais elle ne pensait pas encore à une possible tromperie alors que son visage se fendait en un sourire carnassier devant l'approbation de ce brave "Nathan".

- Mallo, eh bien, je serais ravi de passer la nuit avec toi.

- Mallo, eh bien, je serais ravi de passer ma vie à t'obéir.

Son visage devint angélique, son regard démoniaque. En effet elle avait mal interprété la phrase du jeune homme, mais pas dans le sens auquel il se serait attendu ; et nul besoin, sans doute, de préciser que celui-ci était bien plus terrible et dangereux. Pour un peu, elle lui aurait proposé son bras, tenez, histoire de l'entraîner plus facilement dans ses folles gambades, comme une femme s'accroche au bras de l'homme avec qui elle va faire ses emplettes, sans même qu'il soit nécessairement son amant ou son père. Mais elle sut garder une certaine contenance, se rappelant juste à temps qu'il s'agissait certes d'un nouveau fidèle mais que, justement, il était nouveau et fidèle. Si elle se mettait à traiter tous ses disciples avec autant de générosité, ce serait bien vite la débandade. Elle se contenta donc d'acquiescer avec une certaine déférence avant de donner dans le dos de ce brave petit une claque digne des plus gros soulards ; brave petit, brave petit. Il apprendrait vite, celui-là ! Déjà il semblait pressé d'y aller, pressé d'apprendre, pressé d'exercer sa justice - ah ! si ce n'était pas magnifique, ça.

"Mais fort bien, mon petit, allons-y tout de suite, tu as raison, le crime n'attend pas ! Allons-y ..."

Son ton jusque là emphatique et enthousiaste était retombé brusquement alors qu'elle s'apprêtait à lancer le signal décisif du départ, lequel aurait sans doute été suivi de quelques "Banzaïïï", "Tayooo", ou autres. Elle venait en effet de se rendre compte d'une chose terriblement grave et qui l'empêchait vraisemblablement de prétendre à pouvoir faire sa ronde l'esprit clair et débarrassé de tous soucis. Et en vérité, c'était grave : elle ne savait comment nommer son nouveau compatriote. Nathan était son nom, bien sûr, Nathan Letterford, elle ne l'oubliait pas ; mais ça ne suffisait pas à devenir un véritable justicier aux côtés de la très renommée Grande Préfète des Poufsouffle, alias Mad Mallo : il lui fallait, à lui aussi, un pseudonyme digne de sa fonction. Il le fallait. Mallaury se trouva donc à réfléchir intensément. Pour les non initiés, ce changement brutal, ce passage d'un cri joyeux à un silence presque douloureux devait paraître fort bizarre et peut-être même anormal, mais c'était pourtant quelque chose qu'on voyait beaucoup chez elle : dés qu'elle se mettait à penser - mais à penser vraiment -, elle se taisait soudain et demeurait ainsi un moment, ses longs cheveux à peine agités par un éventuel vent ou simplement par son souffle en partie retenu. Et c'est tout aussi brusquement qu'elle sortait de ce silence, une fois que sa réflexion avait porté ses fruits et qu'elle avait trouvé solution au problème qui la troublait tant.

"Nana le Super Explorateur !"

Beuglement qui en eût pétrifié plus d'un et qui fit légèrement trembler les quelques tableaux accrochés dans ce couloir-ci, lesquels, las de tout ce tintamarre, commençaient peu à peu à migrer dans d'autres cadres à défaut de faire entendre leurs voix plaintives ou coléreuses. Mallaury, cependant, les ignorait superbement ; elle était contente de ce nouveau surnom qui venait d'éclore dans son cerveau mousseux. Il y avait germé et y avait planté solidement ses racines : il resterait là un bon moment avant qu'on ne puisse l'en retirer, de force ou par la ruse. C'est qu'elle était têtue.

"Voilà comment tu te nommeras à partir de maintenant, mon brave ! Ceci est ton nom, ceci n'est rien de moins que le secret de ton âme que je suis parvenue à saisir grâce à mon art de grande connaisseuse des choses humaines. Ce peut te sembler long, alors je te laisse la liberté de le raccourcir à ta guise, si ça te fait plaisir, mais ne l'oublie pas ! il sera ton reflet, éternellement depuis ce jour."

Elle était décidément fort satisfaite de cette idée qu'elle estimait brillante. À présent rassurée et l'esprit tranquille, elle se sentait d'humeur à reprendre sa route et ses explorations. Dans son grand enthousiasme elle ne put résister au désir de faire une petite courbette suivie d'un petit saut suivi d'une galipette ; elle se releva enfin toute guillerette après avoir évité de justesse quelques statues plantées là. Et la main tendue dans la direction qu'elle souhaitait prendre, et qui ne lui était dictée que par une pure envie instantanée, elle invitait son cher Nana à la suivre.

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Nathan Letterford
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir ... L'Ombre Fautive ! | Pv   Sam 19 Avr - 21:33

[Désolée, concrètement j'ai pas beaucoup fait avancé le topic mais grâce à toi Nathan devient un perso de plus en plus intéressant =3]

Le changement d’attitude du jeune homme eut un effet ravageur sur Mad Mallo. Elle parut ravie, et manifesta sa joie en assénant à Nathan une claque dans le dos qui le fit valser en avant, malgré sa carrure et sa force de septième année. Le choc lui fit reprendre ses esprits. Non mais oh, pour qui se prenait-elle, cette mini préfète ? Le rouge lui monta aux joues, il eut un accès de colère mêlée de honte qui lui donna une soudaine envie de la baffer. Et ce n’était pas rien, vous pouvez me croire. Il n’arrivait quasiment jamais à Nathan de se laisser emporter, et encore moins contre une fille. Il était plutôt du genre je-me-fous-de-tout, mais il n’arrivait pas à supporter qu’une dingue comme elle le fasse valser avec une banale claque dans le dos. En plus, elle affichait un petit sourire satisfait des plus énervants et elle qui le mettait hors de lui. Hé oui, on ne devient pas tarée aussi facilement ! Il décida qu’il lui en faudrait plus pour lui faire perdre son sang froid. Nathan Letterford ne perdrait pas ses esprits ! Mais malheureusement, cette façon de pensée s’était insinuée en lui. Même si le fond de sa pensée était encore ‘normal’, il se disait "Han ! Chère Mad Mallo, vous ne m’aurez pas, oh non, vous ne me ridiculiserez pas aussi facilement !". Le pire, c’est qu’il ne s’en rendait même pas compte. Qu’est-ce que ça allait donner ?

"Mais fort bien, mon petit, allons-y tout de suite, tu as raison, le crime n'attend pas ! Allons-y ..."

Hum… Le crime n’attendait pas ? Oui, le crime… Le crime… Nathan fixa ses yeux sur Mallo. Quelque chose, un sentiment étrange faisait son chemin jusqu’au cerveau du Serdy. Le crime n’attend pas ? Cette phrase résonnait dans sa tête, mais il la prenait à l’envers. Il ne pouvait pas attendre le crime. Il se sentait plutôt criminel que justicier, en cet instant. Il aurait voulu l’égorger, cette folle. De quel droit se permettait-elle de le nommer mon petit alors qu’il était beaucoup plus vieux qu’elle ? Le Serdaigle s’aperçut alors qu’elle ne bougeait plus. Il secoua la main devant ses yeux inactifs qui regardaient dans le vague. Il se sentit soudain coupable, même s’il n’avait rien fait. C’était quand même lui qui venait de penser à l’égorger ! "Euhm. Mallo ? Hey je rigolais hein" se dit-il. Il continua à la regarder en se demandant ce qui lui arrivait. Un silence de mort régnait. Alors avec honte, il fallait bien l’avouer, il songea à se faire la malle. Pourquoi ne pas la laisser là, toute seule, en train de délirer ?

"Nana le Super Explorateur !"

Nathan crut qu’il allait avoir une crise cardiaque. Il fit un bond incroyable et se tint le cœur à deux mains, pour essayer de ne pas défaillir. Non mais elle était tarée ou quoi ? Elle voulait le tuer ? Euh, oui, elle était tarée. Le jeune homme finit par se remettre de ses émotions, mais il se demandait toujours ce que signifiait cette phrase étrange qu’elle venait de prononcer. Ok, il savait qu’elle n’était pas nette mais là euh… Elle s’était choutée avant de faire sa ronde ou quoi ? La voilà qui semblait jubiler pour on ne savait quelle raison, et il semblait qu’elle allait bientôt poursuivre, ajouter quelques mots qui la rendraient heureuse. Enfin c’est l’impression que ressentait Nathan. En fait, il s’attendait à tout sauf à ce qui suivit. Ce fut la pire phrase de la soirée.

"Voilà comment tu te nommeras à partir de maintenant, mon brave ! Ceci est ton nom, ceci n'est rien de moins que le secret de ton âme que je suis parvenue à saisir grâce à mon art de grande connaisseuse des choses humaines. Ce peut te sembler long, alors je te laisse la liberté de le raccourcir àta guise, si ça te fait plaisir, mais ne l'oublie pas ! il sera ton reflet, éternellement depuis ce jour."

Sa première réaction fut le rire. Un rire nerveux et incontrôlable. Il y avait de quoi s’inquiéter quand même. C’était le deuxième fou rire nerveux de la soirée. Sa santé mentale était vraiment, vraiment en danger. En grand danger. Puis il s’arrêta net. Son visage devint grave, très grave. Songeur. Quelques uns de ses neurones devaient avoir sauté, c’est sûr. Etait-ce la claque qui l’avait chamboulé, ou l’annonce de son surnom qui serait le reflet de son âme ? Toujours est-il que quelque chose changea en lui. Il laissa tomber la raison. Nathan retourna dans sa tête le nom de code donné par la grande Mallo. Nana. Comme une fille ? Oui, parce qu’il aimait les filles par-dessus tout, et elle l’avait lu en lui. Il ne fallait pas voir autre chose derrière ce diminutif. Le Super Explorateur ? Evidemment. Il n’y avait rien à rajouter, cette fille là était vraiment trop douée. Elle l’avait percé à jour, complètement. Nana Le Super Explorateur ne pouvait plus renier sa profonde personnalité. Personnalité qui était restée si longtemps enfouie en lui, rejetée à cause de l’éducation stricte de ses parents. Mais désormais qu’est-ce qui l’empêchait d’être Nathan, le vrai Nathan qu’il était ? Simplement Nana le Super Explorateur. Effectivement, c’était un peu long. Il fallait trouver un diminutif, car en situation de danger, il faudrait bien du temps à Mad Mallo pour l’appeler à la rescousse. Juste pour lui, tout bas, il chuchota :

- Super Nana…


Et là-dessus, Mallo dit une petite courbette qui signifiait qu’il était temps de partir. Partir à la conquête de Poudlard, explorer et étudier ses moindres recoins. Nathan décida qu’il se chargeait du repérage, de l’exploration ; Mad Mallo ferait brillamment respecter le règlement. Super Nana était ravi d’instaurer son nouveau rôle de la nuit – ça changeait un peu de d’habitude. Le Serdy se dirigea à grands pas vers le couloir. Il suivait Mallo, mais il ne fallait pas oublier qu’il restait Nathan Letterford, 7ème année, et qu’il détestait jouer les chiens-chiens. Cependant, le goût de l’exploration était plus fort.
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Mallaury Sansouci
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir ... L'Ombre Fautive ! | Pv   Sam 3 Mai - 22:27

{Nah j'ai adoré ton message x3 Et ravie pour Nathan, hu, je le trouvais déjà intéressant dés le départ \o/ Désolée pour le retard aussi, vacances puis plein de boulot ... T.T }

~


La façon dont il avait porté les deux mains à son cœur, avec intensité, comme touché au plus profond de son âme par le Sublime de la révélation qu'elle avait fait occurer dans son esprit, la lueur vive au fond de ses yeux, l'émoi qu'elle y avait lu, puis plus tard le murmure inaudible qu'il avait soupiré pour lui-même, comme un recueillement pieux ; tout ça n'avait pas échappé à l'œil vif et entraîné de Mallaury qui avait en un instant perçu et compris l'émotion fébrile - et bien compréhensible - qui avait saisi tout entier le brave Nana-le-Super-Explorateur. Mais par respect pour ses sentiments émus, comme elle était une grande humaniste, elle n'avait rien dit et avait fait mine de rien, se permettant seulement un petit gloussement léger. Il s'était repris bien vite néanmoins, et c'était, semblait-il, plein d'une vitalité nouvelle qu'il s'était élancé héroïquement sur la route tracée par sa Grande Maîtresse. Elle-même, elle le suivit des yeux un instant, fière de ce qui, songeait-elle, était son œuvre ; puis après un petit secouage de tête et un soupir content, elle le rejoignit en quelques bons guillerets - tout de même, sa place était au devant, non derrière !

    "Eh bien, cher Nana le Super Explorateur, nous sommes prêts, nous sommes parés, nous allons faire des étincelles !"

Et elle y croyait. Mais quoi ! Comment ne pas y croire ? S'il y a quelque chose de certain au sujet de Mad Mallo, mais rares sont ceux qui s'en sont véritablement rendu compte, c'est sans doute le mal qu'elle avait depuis toujours à se faire entendre par la majorité. Ses grandes phrases, ses déclamations, on les fuyait, et on ne prenait pas le temps de chercher ce qu'elle avait voulu dire derrière tant de discours ; mais la chaleur humaine manque même aux plus solitaires, et elle avait beau ne jamais s'en rendre compte elle-même, la folle déjantée des Poufsouffles était parfois désespérément seule. Oh ! Il y avait bien sûr bon nombre de gens qui partageaient ses folies, et ceux-là elle les reconnaissait et les appréciait vraiment ; mais quand on a des instincts mégalomanes, il n'est pas aisé de se satisfaire de quelques personnes. Aussi la trouvait-on toujours à essayer de convaincre d'autres élèves, de se faire de nouveaux disciples. Si la plupart fuyaient immanquablement comme s'il s'était présenté devant eux un troupeau de trolls en furie, ce qui au final ne lui faisait plus grand chose tant elle y était habituée, il arrivait néanmoins, par des circonstances ou des hasards étonnants, que l'on cède à ses divagations. Et alors, quelle joie ! Une joie simple, une joie véritable ; sots sont ceux qui ont prétendu que les fous n'ont pas les mêmes sentiments que les prétendus sains d'esprit.

Mallaury était ainsi pleine de cette joie bizarre mais non moins intense ; elle se sentait sincèrement heureuse. Comme elle était d'une nature démonstrative, elle n'hésita pas à l'exprimer relativement bruyamment, à travers de grands éclats de rire et de larges soupirs chantonnants - sans oublier les sifflotements légers qui ne la quittaient jamais lors de ses rondes, même lorsqu'elle était exceptionnellement accompagnée. La marche débuta ainsi, joyeuse, durant laquelle la petite Préfète n'eut de cesse d'envoyer des clins d'œil complices à son nouvel acolyte, comme pour lui signifier combien la mission qu'ils accomplissaient là était secrète mais non moins remplie de divertissements.

    "Aha ! Là !"

Cela ne faisait pas deux minutes qu'ils marchaient ; ils avaient emprunté le couloir de droite et gravi quelques escaliers avant d'arriver là où ils étaient, devant deux battants largement ouverts sur une grande salle pour l'instant plongée dans la pénombre. Aucun mot, aucun son si ce n'étaient les éternelles sifflotements vaguement assourdis et le claquement léger des pas sur le sol dur. Mallaury, silencieusement pour une fois, fit de grands signes muets, larges et relativement incompréhensibles qui désiraient en fait signifier "entrons brusquement pour surprendre ces vils traîneurs éventuels !". Elle n'attendit pas que son vis-à-vis ait compris, néanmoins, et c'est en poussant un cri sauvage et tonitruant qu'elle bondit avec férocité dans la salle. Celle-ci s'éclaira d'elle-même dés qu'elle y eut posé le pied, à travers des enfilades de torches magiquement allumées dans un flamboiement soudain et ultime. Et là, les deux explorateurs découvrirent, sous une voûte sombre ...

    "Crénom !"

Des armures. Des tas d'armures, un nombre incalculable, toutes rangées contre les murs ou disposées au hasard dans la Salle. Mallaury resta plantée un moment devant ce spectacle métallique et reluisant, avec l'air de la spécialiste qui observe un cas bien particulier de ce dont elle a pourtant l'habitude de traiter. C'est que des armures, ça offrait plein de possibilités ... Se cacher dedans lorsqu'on est un élève en balade illégale près de se faire surprendre par une préfète à l'œil aiguisé, par exemple ! Et il serait impardonnable de laisser cet élève s'en sortir sous prétexte qu'il y avait beaucoup d'armures, ce n'était pas son genre ! En temps normal, elle se serait contenté de demander à un chevalier de métal casé dans un coin s'il n'avait pas vu quelque squatteur malvenu dans la carapace d'un de ses collègues ; quoi qu'il réponde, elle en aurait conclu qu'il n'y avait rien à signaler, car, comme tout le monde le sait, une armure est soit incapable de parler, soit ne déclame que des sottises incompréhensibles. Mais cette fois, elle n'était pas seule : il lui fallait faire bonne impression ! Et puis elle aurait de quoi l'aider dans sa lourde et pénible tâche.

    "Cher Nana le Super Explorateur, tu vas pouvoir te rendre utile et me prouver tes capacités qui, je n'en doute pas, doivent être à la hauteur de ta réputation - oui, oui, réputation, c'est comme ça, un surnom amène toujours une réputation avec lui, quel qu'il soit, tu devrais le savoir. Nous allons devoir là examiner toutes ces armures afin de vérifier si un fauteur ne s'est pas glissé pour nous échapper à l'intérieur de l'une d'elle ... Il n'y a pas d'autre sortie à cette salle : il nous suffira de surveiller la porte du coin de l'œil tout en tapant avec tout le savoir-faire de notre art reconnu contre ces boîtes de conserve afin de vérifier si elle sont bien vides comme il se doit ! À mon signal ... maintenant !"

Et sans plus attendre, comme toujours, ne considérant vraisemblablement pas que davantage d'explications s'imposaient, elle tourna les talons avec sa classe naturelle de petite préfète excitée et s'en alla toquer joyeusement, écoutant un moment le son qu'elle produisait et secouant la tête d'un air de parfait entendement avant de passer à l'armure suivante.

~

{PS : Je te laisse poster dans la Salle des Armures, je suppose que tu avais compris que c'était là x3 }

_________________


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◊ Tchagadoum : Mallaury parle français
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