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 Ebony Brooks [TERMINE]

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Ebony Brooks
Nouveau Lutin

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Féminin Nombre de messages : 27
Poste : Professeur de Géographie Magique
<b>Préfère les Designs</b> : Mignon
Date d'inscription : 11/02/2008

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7/10  (7/10)
Animal: Crapaud/Grenouille
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MessageSujet: Ebony Brooks [TERMINE]   Lun 11 Fév - 23:58

.. IDENTITE ..


• NOM : Brooks
• PRENOM(S) : Ebony, Raven
• SURNOM : Bony
• DATE DE NAISSANCE : 11 novembre 1944
• AGE : 26 ans
• SIGNE ASTROLOGIQUE : Scorpion
• PURETE : Pure, moi ? Pas du tout, honey, mais quant à dire qui était sorcier, qui ne l'était pas... C'est un peu vague, tout ça, chez nous...
• BAGUETTE : Très rigide et dure, en bois d'ébène, 27,2 cm, écaille de basilic.
• PATRONUS : un lion
• EPOUVANTARD : un amas de larves rampantes et gluantes.
• ODEUR DE L'AMORENTIA : une odeur de café fort, de cannelle, de piment, avec une arrière-note de gasoil moldu et des relans de glycine, de mangue et de citron.
• IMAGE DU MIROIR DU RISED : Elle se voit plus vieille, avec une tripotée d'enfants (les siens) autour d'elle.

• NATIONALITE : Américaine
• LIEU DE NAISSANCE : San Francisco
• LIEU DE VIE : Poudlard pendant l'année. Pendant les vacances, elle pense retourner à San Francisco.

• FAMILLE : Sa ''grand-mère'', Oprah Lingalm, 73 ans, (elle n'est pas vraiment sûre qu'elle soit sa grand-mère au sens biologique du terme, mais la considère comme telle), une vieille sorcière aveugle, vit dans un quartier pauvre de San Francisco, où Bony aime aller la voir de temps en temps. La maison est agréable, même si extrêmement chaude car la climatisation ne fonctionne jamais très bien. Et toujours remplie d'enfants de tous âges.
Des frères et soeurs, elle en a beaucoup. Des gens qui ont partagé la même maison qu'elle pendant son enfance, c'est à dire, ce ne sont pas des vrais frères et soeurs, pas vraiment. Au mieux des cousins et cousines, parfois ils n'ont vraiment aucun rapport familial, mais ils se considèrent tous comme une grande fratrie, même si certains d'entre eux se connaissent mal. Ceux qu'elle connaît le mieux sont ceux qui ont à peu près son âge : Tina (28 ans), Venus (26 ans), Liberty (23 ans) et Joseph (25 ans) (c'est en fait ceux qui ont participé à la fondation des Soul Birds, mais ceci est à voir dans l'histoire.)




.†. PETITS DETAILS IMPORTANTS OU PAS .†.


• MAISON : A étudié à Salem.
• POSTE : Professeur de géographie magique.
• MATIERE(S) PREFEREE(S) : La géographie, l'histoire, l'étude des objets magiques.
• MATIERE(S) DETESTEE(S) : la DCFM, les soins aux créatures magiques.
• NOMBRE DE PIERCINGS : 2 : un dans chaque oreille.
• COULEUR DE CHAUSSETTES : Elle évite les chaussettes autant que possible, préférant, si vraiment il fait froid, les bas ou les mi-bas transparent. En plein hiver, elles changent, du rose au vert en passant par le bleu.
• LE PRENOM QU’ELLE N’AURAIT JAMAIS VOULU PORTER : Pattie. Ou Rita.
• POSITION DANS LAQUELLE IL DORT : Préférentiellement sur le côté, dans les bras d'un homme. Sinon, sur le côté, roulée en châton, et dans ce cas, elle se réveille rarement dans le bon sens du lit.
• LUNETTES OU VERRE DE CONTACT : Sinon des lunettes de soleil, aucuns.
• COULEUR PREFEREE : Le vermillon.
• SAISON DETESTEE : L'hiver quand il est trop long.
• NOMBRE DE RELATION(S) SERIEUSE(S) : Hey, bébé, je peux savoir en quoi ça te concerne ? Ca dépend de la définition de ''sérieuse''. Peut-être deux ou trois. Peut-être aucune.
• UNE MAUVAISE HABITUDE : Elle appelle les gens (fille, garçon, adulte, élève, vivant, fantôme) par des surnoms tels que baby, deary, honey, sweetie, sweetheart, cutie et bien d'autres encore...
• ANIMAL DE COMPAGNIE : Une grenouille rouge de Madagascar nommée Percéphone. Elle a été traitée pour ne pas être venimeuse.




.†. DESCRIPTION MORPHOLOGIQUE ET MENTALE .†.


• DESCRIPTION PHYSIQUE : De taille moyenne, elle a une silhouette plutôt fine (elle préférerait être plus en courbe, d'ailleurs), même si elle a quand même pris un peu de poitrine et de hanches, à l'adolescence. La peau couleur chocolat au lait, elle a des yeux en fente, verts, et un nez trop fin à son goût. Un visage trop triangulaire. Ses cheveux noirs et assez frisés sont coupé courts, et regroupés dans une coupe afro comme celles que l'on voit un peu en permanence aux Etats-Unis en ce moment (en 1970, s'entend). Elle a une voix grave, légèrement éraillée, qu'elle n'hésite pas à pousser quand il le faut.
• FACON DE S’HABILLER : Des couleurs vives, on ressent dès qu'on la voit qu'elle a été élevée avec des moldus, car elle n'a pas grand'chose de la mode sorcière. De longues jupes de lin et de coton colorées, des chemises larges, des bandeaux dans les cheveux, elle est de toute évidence influencée par la mode hippie, et le porte bien. Pour ce qui est des chaussures, la forme sabot (ouverte ou fermée) est sa préferée, du moment qu'elle a soit de hauts talons, soit une semelle bien compensée. Elle multiplie les signes de paix en pendentif ou comme pendants d'oreille. D'ailleurs, en ce qui concerne les bijoux, elle en a toujours beaucoup trop, qu'il s'agisse de colliers, bracelets, boucles d'oreilles, bagues, elle a même des chaînettes autour des chevilles, et rien de très assorti, mais c'est justement cette allure un peu en vrac qui fait que le tout finit par ressembler à quelque chose.
• PARTICULARITE PHYSIQUE : Ses deux dents de devant sont légèrement écartées. Et elle a le pied grec (visible, puisqu'elle a souvent des chaussures ouvertes), c'est à dire que le second orteil en partant du gros orteil est le plus long de son pied (ne me demandez pas comment j'ai eu l'idée de cette particularité... Pour info, si le gros orteil est le plus long des orteils, c'est un pied egyptien, et si les trois premiers orteils ont la même taille, c'est un pied romain).

• DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE : Elle a hérité d'Oprah beaucoup de ses caractéristiques psychologiques : la réflexion, la confiance, la franchise, le rire facile, et une sorte de... pas de fatalisme, non, pas vraiment. Plutôt une façon de se dire que tout finira par s'arranger, comme s'il y avait une puissance supérieure qu'on ne comprenait pas qui aurait un plan pour vous exigeant des moments de flottement, des moments où l'on se sent perdu. Enfin, ça, c'est la théorie, quand il s'agit de consoler quelqu'un d'autre. Mais en ce qui la concerne, elle a du mal à croire en ses propres théories : il y a vraiment des choses qu'elle ne peut pas accepter. Terriblement marquée par ce qui est arrivée à Liberty, elle a entretenu une sorte de rancune envers la force supérieure dont je vous parlais plus haut, l'obligeant à remettre deux ou trois choses en question. Bien sûr, elle a fini par s'habituer, mais c'est difficile, et il arrive de la voir plonger dans une sorte de profond malaise, presque du désespoir. Pourtant, en temps normal, elle est pince-sans-rire, toujours prête à faire de l'esprit sans qu'on sache vraiment si elle est sérieuse ou non. Elle ne se prend pas trop au sérieux. Elle ne prend pas les autres au sérieux non plus, d'ailleurs, et a tendance à toujours relativiser les choses. Elle est un peu moqueuse. Mais aussi têtue, toujours ancrée dans ses positions, et elle n'a aucune patience. Elle a une légère tendance à la susceptibilité, et n'hésitera pas à vous rabaisser si elle se sent menacée ou infériorisée, même si ce sentiment est éprouvé à tort. C'est une femme à fort caractère, on le lui dit depuis qu'elle est petite. Elle n'est pas vraiment superficielle, pas au sens où beaucoup d'autres le sont, elle estime qu'il y a des problèmes beaucoup plus grave que son apparence ou sa popularité, même si elle s'applique tout de même à soigner l'un et l'autre.
Elle a très vite compris qu'elle ne pourrait pas s'entendre avec tout le monde, sur cette terre, et ne cherche pas à le faire. Pour elle, on l'accepte ou non, avec ses idées, ses crises de colère, et ses mots qui dépassent parfois sa pensée. Elle déteste admettre qu'elle a tort ou présenter des excuses à qui que ce soit, mais, lorsqu'elle le fait, on peut être sûr qu'elle y a vraiment réfléchi et qu'elle est sincère.
• AIME / AIME PAS : Elle aime la musique, la scène, chanter, en fait, c'est évidemment sa vie. Elle aime voyager, écouter toutes sortes d'histoires et de légendes, vraies ou non. Discuter avec les gens pour en apprendre plus sur eux. Elle aime la cuisine épicée, la chaleur extrême (celle qui fait qu'on ne peut rien faire de l'après-midi, sinon s'étendre et s'endormir, car même prendre un livre demanderait trop d'effort), elle aime la pluie lorsqu'elle est chaude et drue.
Elle n'aime pas qu'on fasse semblant de ne pas voir les différences entre les gens. Elle est une femme, elle est noire, elle est sorcière. Elle ne veut pas qu'on lui enlève ces caractéristiques sous prétextes que ''nous sommes tous égaux'', car elle croit fermement que certes nous sommes tous égaux, mais nous avons aussi tous des différences de culture et d'origines qui nous rendent particulier. Refuser de voir les différences des autres, pour elle, c'est refuser de voir que les autres peuvent vous apporter quelque chose. Elle n'aime pas les gens qui se prennent trop au sérieux. Elle n'aime pas le froid, et n'aime pas avoir à porter des vêtements chauds. Elle n'aime pas l'accent britannique. Elle a le goût du concombre en horreur.



.†. UN PEU SUR VOUS .†.


• VOTRE PRENOM OU SURNOM : Jade
• AGE / DATE DE NAISSANCE : 4/12/88
• COMMENT AVEZ-VOUS DECOUVERT LE FORUM ? Sur un top site.
• AUTRE CHOSE A DIRE ? Euh... Rien qui vous intéresserait, je pense. Mais quand même. Les Founding Fathers rock ! (bon ok... je sors) [<- En fait, il s'agit d'un message caché au cas où je connaîtrais des gens d'ici sans le savoir, ils pourraient me reconnaître]


Dernière édition par le Jeu 14 Fév - 10:20, édité 9 fois
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Ebony Brooks
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MessageSujet: Re: Ebony Brooks [TERMINE]   Mar 12 Fév - 22:12

.†. HISTOIRE .†.



- Son Enfance : Lorsque Raven (sa mère) tomba enceinte, ce n'était une surprise pour personne, sauf pour elle, peut-être. Il y avait un moment que Teddy Brooks lui faisait des petits signes, à travers la vitrine de la supérette magique où elle travaillait comme caissière, et où elle faisait semblant de ne pas remarquer que les clients faisaient exprès de changer de caisse pour ne pas être servie par une noire. La différence ne semblait pourtant pas frapper tant que ça ledit Teddy. Il fut extrêmement prévenant, il vint l'attendre à la sortie du magasin avec des cadeaux divers. Les gens observaient leur manège. C'était au printemps 1944, et des garçons, il n'y en avait pas tant que ça, en ville, la plupart étant partis se préparer à partir pour les côtes de Normandie. D'autant qu'ils ne vivaient pas dans une communauté sorcière à proprement parler, c'était donc encore plus frappant, étant donné que les moldus étaient tout de même plus concernés par la guerre que les sorciers. C'est sans doute ça qui fit aussi que Raven, qui pourtant d'habitude choisissait des hommes à la mâchoire carrée et au regard dur, finit par céder aux avances du blondinet, avec ses traits fins et ses petits yeux en fentes. Leur histoire dura quelques semaines, pas plus. Juste le temps pour elle de tomber enceinte, de le lui dire, et pour lui de prendre ses jambes à son cou.
L'enfant porta tout de même son nom, la communauté magique ayant ses propres moyens de vous trouver des parentés. Mais ça n'était pas si simple. Raven avait dix-sept ans, et pas la moindre intention d'être vue pour le reste de sa vie comme une fille-mère. Elle accoucha donc dans un secret relatif et confia le bébé à Oprah Lingalm, une vieille aveugle qu'elle appelait parfois 'maman', même si leur relation n'était pas très claire, et que l'on connassait dans toute la ville pour recueillir les orphelins du coin. Puis, Raven quitta la ville, et l'on n'eût plus jamais de nouvelles d'elle. On ne chercha pas vraiment à en avoir, il faut l'avouer.
A présent, comment décrire la maison d'Oprah ? C'était une petite maison de quartier pauvre. De quartier black, en fait. On ne lui avait jamais connu de mari, à la vieille. Elle disait être la grand-mère de certains des camarades d'Ebony, et d'Ebony elle-même. Et la mère de ceux qui avaient fait la génération précédentes. Mais certains disaient qu'elle le prétendait chque fois qu'un gamin était trop jeune pour se souvenir de ses vrais parents quand on l'avait laissé là. Oh, ils ne furent jamais vraiment plus de douze en même temps, mais ils faisaient du bruit, ils passaient vite, certains restaient là toute leur enfance et leur adolescence, d'autres seulement deux ou trois ans. Une sorte de foyer, qui ne portait pas ce titre. La vieille Oprah ne surveillait rien, mais tous les gosses l'aimaient bien. Elle les laissait se coucher aussi tard qu'ils le voulaient, vagabonder dans les rues à n'importe quelle heure, manger absolument tout ce dont ils avaient envie. Un jour, quelqu'un prenait l'idée de repeindre le salon, et il s'y mettait, puis s'arrêtait en cours de route, et le salon restait à moitié peint jusqu'à ce que quelqu'un d'autre ne prenne à nouveau cette idée. Ce n'est que pour vous donner un exemple. Leur couleur de peau allait du lait à la chicorée jusqu'au noir aux reflets violets, en passant par toutes les nuances de café et de chocolat. Les petits étaient tous inscrits à l'école moldue du coin, et certains y allaient, d'autres non, et d'autres uniquement quand ça leur chantait. Oprah élevait des futurs délinquants, elle le savait, et elle s'en fichait, parce qu'elle disait toujours que quoiqu'ils deviennent, ses enfants étaient de bons enfants, et qu'elle les aimerait quoiqu'ils fassent.
La nourriture venait facilement. Dans le quartier où ils vivaient, tout le monde savait que la vieille aveugle était une sorcière. Même au-delà du quartier : les bonnes et les enfants du voisinnage le savaient aussi. Pas vraiment sorcière, pas au sens où elle l'était vraiment, elle n'aurait bien sûr pas eu le droit de le montrer. Mais elle avait des visions, et il n'y avait pas de mal à dire qu'on avait des visions. Alors les gens venaient, ils amenaient des breloques rappelant l'être aimé, où des problèmes d'argent, ou d'autres soucis encore. Oprah ouvrait ses yeux blancs en un geste théâtral en échange d'une bonne petite somme à chaque fois, et leur offrait en réponse une phrase pleine de mystère, en exagérant au maximum son accent aux origines éboniques.
Pour ce qui était de la vraie magie, c'était une légende dans le quartier : les enfants là-bas produisaient des phénomènes étranges, tout petits. Et puis, vers onze ou douze ans, ils partaient, et ne revenaient que l'été, et ils ne faisaient plus rien de bizarre, jusqu'à ce que parfois, on en voit disparaitre un au coin d'une ruelle où il se croyait tranquille, et même, il y en eût un qui devenait moineau, disait-on, et reprenait forme humaine ensuite, et vous vous demandiez si vous aviez rêvé ou non. Personne ne savait vraiment. Beaucoup disaient qu'il n'y avait que les crédules pour croire des choses pareilles et que, dès qu'une vieille aveugle accueillait des enfants et des chats comme Oprah le faisait, des tonnes de superstitions commençaient à circuler à son sujet. La vérité, c'était que oui, Oprah était une sorcière. Oui, certains enfants étaient des sorciers. D'autres non, et on s'en fichait, on les laissait être, et ils ne disaient rien autour d'eux. De toutes façons, s'ils disaient quoique ce soit, ça ne faisait que participer à la légende urbaine qui entourait la maison. Il faut dire aussi qu'en Amérique, sorciers et moldus vivaient beaucoup plus ensemble qu'en Europe, où les sorciers devaient se cacher et avaient leur village à eux, etc.
Bien sûr, il y avait plus d'affinités entre certains des enfants, notament ceux qui étaient plus proches en âge, qu'avec d'autres. Dans le petite groupe, Tina était la plus âgé, leur grande soeur, l'une de celles dont Oprha prétendait être le grand-mère. Et puis Venus et Ebony, élevées presque comme des jumelles même si ça n'était pas le cas, mais elles avaient le même âge, les mêmes classes, les mêmes préoccupations, elles partageaient la même chambre, et même, pendant une période, le même lit double. Joseph les suivait de près, et il était le garçon, s'il en fallait un. C'est lui, qui devint plus tard le moineau. Une voix forte, une silhouette musclée et féline, mais un caractère d'agneau, presque enfantin, même lorsqu'il grandit, mais qui aurait pu le deviner, lui que toutes les filles considéraient comme tellement sexy, tellement mâle, avec son physique de macho de cinéma. Et ses "soeurs" furent bien les seules, en plus de quelques amants discrets, même lorsque, plus tard, ils furent plus connus, à savoir qu'il était homosexuel. Et puis, il y avait Liberty, le bébé. Elle était la plus jeune, et ses soeurs s'en occupèrent comme d'une petite poupée. Elles la gâtèrent, la pourrirent, même. Et l'enfermèrent dans un cocon qui n'était peut-être pas fait pour elle, elle qui était si pure, si jolie, et que l'on pouvait briser si facilement.

- Son Adolescence :
Venus pesta contre la fermeture de sa robe qui ne voulait pas se fermer. Ou plutôt, elle fit semblant de pester, ne serait-ce que pour énerver Bony, qui aurait pu rentrer deux fois dans cette même robe.
"Tiens, Bony, celle-ci est trop petite, je te la donne, si tu veux."
"Ne m'appelle pas Bony !", pesta l'autre. Traduction : osseuse. Oui, elle le savait, elle était grr... Maigrelette et sans forme. Oh non, bien sûr, pas par rapport aux petites poupées blanches qui peuplaient les autres quartier de San Francisco. Mais les sisters, les vraies, elles, elles avaient toutes des formes. Des hanches, de la poitrine, un peu de chair sur les os. Et elle, elle était désespérément anormale, entre ça, ses traits trop fins, ses yeux trop clairs. Elle avait tout d'une blanche, sinon la couleur de peau, et, dans son esprit, c'était loin d'être flatteur. Elle aurait tellement voulu ressembler à Tina, avec ses courbes dans lesquelles on avait envie de se perdre, et d'ailleurs, les garçons de la maison n'étaient pas passé à côté de ces récentes transformations. Bien sûr, Oprah, et d'autres plus grandes, disaient que ça viendrait plus tard, que certaines mettaient du temps à se développer. Mais Bony était au fond persuadée qu'elle resterait une planche à pain toute sa vie.
C'était le début de l'été 1955.
Elle finit par prendre la robe, à regret. Elle avait essayé de se mettre à manger pratiquement deux fois plus, sans effet sur son corps, sinon une légère nausée un peu permanente, et elle avait donc arrêté le massacre. Elle piocha tout de même une poignée de cacahuétes, dans le paquet qui était posé sur son lit. Ce fut à ce moment-là que la porte s'ouvrit.
"Courrier !", cria Tina, incroyablement excitée. Elle lança deux enveloppes, l'une à Venus, l'autre à Ebony. Elle avait reçu la même enveloppe deux ans plus tôt, un parchemin, envoyé par hibou, avec l'adresse écrite à l'encre écarlate. Les deux filles se regardèrent pendant une demi-seconde, avant de pousser un cri de joie aux relans de chanson rock de l'époque, ce genre de cris que les groupes poussaient en général en fin de phrase. Elles ameutèrent le quatrième membre de la bande, qui entra en complétant le son : "Twist and Shooouuut !". Il n'avait pas encore mué, et sa voix de petit garçon faisait toujours rire, sur ce passage.
"Qu'est-ce qui se passe ?", demanda-t-il avant de voir les deux enveloppes, devant lesquels il afficha un sourire triste. Les filles allaient partir. Et il allait rester là, tout seul avec Liberty, à attendre que ce soit enfin leur tour de les rejoindre à Salem, l'école de sorcellerie.
La séparation ne fut pas un drame, cependant. Il n'y eut qu'un an à attendre avant que leur ''petit frère'' ne rejoigne les bancs de l'école, et qu'ils puissent enfin être réunis, les quatre enfants qui étaient tous bien conscients d'avoir de la chance d'être arrivés en même temps chez la vieille Oprah, et de s'être toujours soutenus, aidés à poursuivre dans des chemins licites, encouragés à aller à la petite école moldue où ils étaient inscrits, et avaient toujours gardé l'espoir de s'en sortir, et même, voyaient un certain charme à la vie qu'ils menaient. S'ils n'avaient pas eu les uns et les autres, ils auraient très bien pu sombrer dans les idéaux et moyens violents, comme beaucoup de leurs co-résidents, dans ce quartier de San Francisco. Parce que nous étions en pleine bataille pour les Civil Rights, et l'émancipation, et que beaucoup n'hésitaient pas à se lancer là-dedans, sans vraiment d'espoir que de brûler des autobus pour blancs, et de chercher un moyen de faire sortir leur colère.
Salem, en opposition, était un havre d'égalités. Oh, bien sûr, entre les élèves, il y en avait toujours qui étaient mieux habillés, ou qui vous méprisaient parce que votre accent était trop ''bas de classe'', vous aviez des petites piques. Cependant, il y avait de nombreuses ethnies différentes représentées, entre les WASPs, les noirs, les chicanos, les amérindiens, les asiatiques, et j'en passe, et Bony ne se sentit jamais en minorité, ou en infériorité. L'école dispensait la même éducation à toutes les classes de la société sorcière, sans distinction de sang pur ou quoique ce soit, et la plupart des élèves étaient prêts à accepter cette mise à égalité de chacun, car tout le monde entrait dans cette école avec les mêmes chances de réussir. C'est sans doute cette ambiance qui empêcha Tina, Venus, Ebony et Joseph de vraiment prendre part à toutes les batailles qui rageaient au-dehors.
Au lieu de ça, ils menaient leurs études, dans leurs années différentes, mais toujours ensemble, comme ils l'avaient toujours été. Les formes de Bony se développèrent enfin, bien qu'elle ne ressemblât jamais aux généreuses Tina et Venus, et elle finit par accepter cette sorte de métissage évident qui faisait son physique. Tandis qu'elle développait une passion pour l'histoire de la magie et la géorgraphie qui allait avec (sans doute dûe à cette passion pour les mélanges ethniques qui la faisaient elle-même, qui faisaient sa culture, qui faisaient l'école, qui faisaient la Californie, et qui faisaient, en fait, l'Amérique), les autres apprivoisèrent d'autres matières, chacun trouvant plus ou moins sa voie dans quelque chose. Tous les étés, les quatre élèves rentraient à la maison, et retrouvaient avec plaisir le quartier, la chaleur que beaucoup auraient qualifiée d'insupportable, Oprah, les enfants qui couraient partout. Ils retrouvaient aussi leur petite poupée, leur petite Liberty, qui grandissait d'année en année, les attendant avec impatience. Ils lui racontaient tout ce qu'ils vivaient, la couvraient de friandises magiques, attendant avec impatience qu'elle reçoive à son tour la lettre pour les rejoindre. Aucun d'eux ne remarqua que, contrairement à beaucoup des autres enfants, Liberty n'avait jamais produit aucun phénomène magique notable, par accident. Et c'est pourquoi lorsque, alors qu'Ebony et Venus s'apprêtaient à entamer leur quatrième année, et que la lettre se fit attendre, on crut d'abord qu'elle était en retard. Avant de finalement comprendre que la petite ne recevrait jamais cette lettre, parce qu'elle n'était pas une sorcière. Moldue, cracmol ? On ne le sut jamais. Tout ce qui était sûr, c'est qu'elle n'avait pas de pouvoirs magiques.
Liberty leur dit avec le sourire que ce n'était pas grave. Qu'elle n'avait jamais vraiment attaché d'importance à tout ça. Qu'elle avait sa propre sorte de magie. Et c'était vrai, déjà à l'époque, c'était elle qui avait le plus de culture musicale moldue. Elle leur faisait écouter les voix qu'elle connaissait, et ils s'émerveillaient devant des morceaux de soul, de jazz ou de pré-rock'n roll, tentant d'immiter au mieux ce qu'ils écoutaient. Et ils y parvenaient. Ce devint l'occupation des vacances, puisqu'il y avait désormais comme une règle tacite, entre eux : ne pas évoquer la magie. Joseph mua. Il devint un jeune homme beau comme un dieu, dont le succès auprès des filles, bien qu'il ne voulut étrangement jamais en profiter, n'était plus à démontrer. Et bien sûr, il devint la voix masculine du groupe. Ebony était son pendant féminin, puisque sa voix grave convenait parfaitement pour le genre de morceaux qu'ils reprenaient. Venus et Tina faisaient les choeurs. Et Liberty les aidaient, tout en menant le tout au piano. Parce que c'était ça, sa magie, c'était cet instrument, enfermé dans la salle de musique de la petite école qu'elle fréquentait, qu'elle avait appris à dompter presque naturellement, avec les simples bases que leur institutrice lui avait données, avant de dépasser de très loin le talent de celle-ci, comme un don qui lui aurait été attribué.
Ils donnèrent de petits concerts dans le parc du quartier où ils vivaient, juste pour s'amuser, pendant l'été, et ils recontrèrent un certain succès, même s'ils ne faisaient que des reprises de morceaux connus.
Et la vie continua. Elle se destina peu à peu à une carrière dans le professorat, hésitant encore entre l'histoire et la géographie, tandis que Venus, elle, se voyait plutôt tenir sa propre affaire, comme une échoppe d'apothicaire, quelque chose comme ça.
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MessageSujet: Re: Ebony Brooks [TERMINE]   Mer 13 Fév - 22:03

- Sa Vie Adulte :

Le jour où elle reçut les résultats de ses derniers examens, elle courut aussitôt jusqu'à la succursale de Gringotts où Tina travaillait depuis maintenant deux ans. Celle-ci observa la feuille avec un faible sourire.
"Tu n'as pas l'impression qu'on pourrait faire mieux ?", demanda sa ''grande soeur''. "Je veux dire, voilà, je moisis dans cette banque, entourée de gobelins incompréhensibles, tu ne quitteras jamais Salem, tu n'as pas d'autres rêves, dans la vie ?"
Ebony haussa les épaules. Elle ne savait trop ce que Tina entendait par tout ce charabia. Elle n'allait quand même pas jouer les petites classes moyennes désabusées, non ? C'était des jobs importants, dont elles parlaient, des métiers auxquels des filles qui venaient d'où elles venaient n'auraient jamais dû rêver, normalement. Alors, certes, ça les condamnaient à des petites vies planplan et tout ça, mais c'était déjà pas mal, non ?
Ce ne fut que quelques jours plus tard qu'elle comprit ce que Tina avait en tête, lorsque celle-ci passa des heures à faire les louanges d'une chanson que Joseph avait écrite alors qu'il s'ennuyait en classe.
"Il faut qu'on la chante", disait Tina "Il faut qu'on la chante, et il faut que les gens l'écoutent, que tout le monde l'écoute, qu'elles soient diffusée partout."
Alors, c'était ça, son plan ? Chanter ? Son enthousiasme ne fut d'abord pas partager par tout le groupe. Mais il y avait une personne à qui le projet tenait autant à coeur qu'à la plus grande : c'était Liberty. Parce que pour jouer de la musique, elle n'avait pas besoin d'être une sorcière, et il s'agissait là d'une activité qui pourrait les réunir tous les cinq, après les années de séparation où ils avaient dû l'abandonner pour aller dans leur école, ils pourraient enfin être ensemble, et c'était ce qu'elle voulait, tout ce qu'elle voulait.
Ce qu'il faut vous dire à ce stade-là, c'était que lorsque les autres appelaient Liberty leur bébé, ce n'était pas seulement parce qu'elle était la plus jeune. C'était aussi parce que... elle était une petite fille. Elle le serait toujours. Ca ne faisait pas d'elle une idiote, ça ne faisait pas qu'ils l'aimaient moins, mais elle n'avait aucun sens de la vie, sinon de savoir qu'elle voulait toujours être entourée de ces quatre personnes avec qui elle avait grandi. Lorsqu'elle était arrivée chez Oprah, elle avait trois ans, et elle ne parlait pas, jamais. Et c'était au contact des quatre autres, qu'elle s'était ouverte peu à peu. Beaucoup pensaient que avant d'arriver, avant ses trois ans, quelque chose s'était passé qui l'avait traumatisée, mais personne ne sut jamais quoi exactement, parce qu'elle n'en parla pas, et personne ne voulut la forcer à le faire. Elle était le rire, la douceur, l'innocence-même. Elle ne voyait pas les mauvais côtés des gens, elle ne reprochait jamais rien à personne, elle vous aimait sans rien attendre, et la seule raison pour laquelle elle aurait pu en vouloir à certaines personnes aurait été que l'un de ses quatre ''frères et soeurs'' aient quelque chose contre celles-ci. Beaucoup la regardaient avec ce regard de pitié, ce regard qui ne voyait pas la beauté de l'enfant, qui ne pouvaient que voir qu'elle sortait de la norme et la condamnaient ou la plaignaient pour ça.
Et ils se laissèrent convaincre peu à peu. Il fallut une autre année, le temps à Joseph de finir ses études, une année pendant laquelle Venus et Ebony se firent embaucher à divers postes de serveuses, vendeuses ou secrétaires, histoire de gagner un peu leur vie, une année où Tina court les maisons de disques dès qu'elle avait un moment de temps libre, avec ses enregistrements.
Il avait d'abord semblé évident que, Liberty n'ayant pas de pouvoirs magiques, il fallait chercher parmi les producteurs moldus. Mais ils eurent peu de succès là-bas. Ils ressemblaient à beaucoup d'autres, les groupes de noirs de ce style, il y en avait déjà beaucoup, désolé. Et c'est là que Tina eut cette idée : après tout, Liberty pouvait très bien être une cracmol, personne n'en savait rien. Elle avait vécu entourée de sorciers, il n'y avait pas de secret de la communauté à protéger, ou quoique ce soit. Et elle vendit leur groupe à une maison sorcière. Joseph venait de sortir de l'école lorsqu'ils enregistrèrent leur premier single, en 1963, qui fit une entrée prometteuse dans les ventes sorcières. Le succès arriva vraiment un an plus tard, avec My Darling Bewitched Me, titre sorti lui aussi en single au cours de l'été 1964, que l'on entendit chez tous les sorciers américains cette saison-là. A partir de là, les cinq frères et soeurs vécurent comme dans un rêve.
Peu de gens savaient que Liberty n'était pas sorcière. Après tout, on leur demandait de chanter et de jouer de la musique, et ils n'avaient pas besoin de magie, pour cela. Ou plutôt, d'une autre sorte de magie, de celle dont les sorciers n'avaient pas le monopole. Les années passèrent. Les noms de (par ordre du plus célèbre à la moins connue) Joseph Curlings, Ebony Brooks, Liberty Mansfield, Tina Lingalm et Venus Dubois se répandirent parmi les communautés sorcières autour du monde avec plus de rapidité qu'ils n'auraient pu l'espérer. Ils firent des tournées internationales à n'en plus pouvoir, sortirent des nouveaux titres tous les trois mois, les regroupèrent en albums, ils ne dormaient plus, vivaient presque dans le luxe. Le train de vie qu'ils menaient était juste surréel. Et tout aurait pu continuer de cette façon pendant des années et des années, jusqu'à ce qu'ils ne se fânent et que l'on ne voit trop l'alcool dans leurs yeux et la débauche dans leurs paroles.
Mais tout s'arrêta bien avant ce point, bien avant même qu'ils ne goûtent vraiment à l'alcool et à la débauche. Parce que l'accident arriva. C'était au printemps 1970, et ils venaient de rentrer de tournée. Rentrés à San Francisco, ils avaient décidé de s'éloigner des bars sorciers où ils étaient trop connus, pour passer la soirée dans une boîte moldue où personne ne pourrait mettre un nom sur leur visage, où ils seraient des anonymes parmi les anonymes. La soirée se déroula, chacun décompressant de la fatigue des derniers mois à enchaîner concert sur concert, en dansant, en buvant, en s'amusant. Ils étaient ensemble, mais séparés, ils n'avaient pas l'habitude d'être collés les uns aux autres, dans ce genre de soirées. Ce n'est qu'à deux ou trois heures du matin que Joseph se pencha à l'oreille de Venus, occupée qu'elle était à danser, n'arrivant pas à sortir Tina du sommeil dans lequel elle était tombée un peu plus tôt sur l'un des divans de la salle, et Ebony de la chambre où elle s'était enfermée avec un bel asiatique, comme chaque fois qu'elle buvait un peu trop, d'ailleurs : il fallait qu'elle parte dans une chambre finir la soirée avec un homme.
"Tu as vu Liberty ?", demanda-t-il. L'autre ne comprit pas tout de suite. Ne s'inquiéta pas tout de suite. Liberty n'était pas là. Bon, ça arrivait, après tout. Elle était peut-être rentrée se coucher. La soirée se passa.
Le lendemain matin, Liberty fut la dernière à rentrer chez eux. Des cocards sur le visage, des bleus sur le corps, à moitié déshabillée, et son maquillage dévalant en larmes le long de ses joues. Elle ne parla plus jamais, ne voulut plus jamais sortir de chez Oprah. Certains avaient vu, certains soupçonnaient ce qui s'était passé, plusieurs hommes qui l'avaient maintenue fermement en place, et qui en avaient profité, les uns après les autres, ne prêtant pas attention à ses larmes et à ses cris de douleur.
Il est impossible de décrire les sentiments des quatre autres à ce moment-là. Du dégoût, de la haine, de l'incompréhension, tous ces mots sont bien trop faibles. Comment avait-on pu toucher leur bébé ?
"Vous savez, vous, que c'est une enfant", expliqua Oprah avec calme, parce qu'Oprah était toujours calme, quoiqu'il arrive. "Mais elle a l'âge et le corps d'une femme. Les hommes en profitent. Et elle, bien sûr... Ca l'a doublement choquée. Parce que l'acte est choquant en lui-même. Et parce qu'elle l'avait déjà vécu, presque dans les mêmes conditions, sinon qu'elle était vraiment une petite fille, et qu'il n'y avait qu'un homme, alors, heureusement. C'était son père."
Le groupe se sépara. Ils cessèrent de vivre, presque autant que leur soeur, pendant les semaines qui suivirent. Les mots d'Oprah ne parvenaient pas à les réconforter. La situation était trop dégoûtante, trop incompréhensible. Puis, cela devint obsessionnel : il fallait qu'ils aient quelque chose à faire, quelque chose à faire pour les sortir des pensées sombres qu'ils ruminaient en permanence, ou plutôt des non-pensées qui occupaient leurs esprits. Venus déménagea, et encore, et encore. Elle déménageait tous les mois, trouvait une nouvelle maison tous les mois, dépensait sa part de l'argent que le groupe avait fait de cette façon. Joseph se plongea dans l'étude approfondie de la métamorphose, qui l'avait toujours passioné, et parvint même à devenir un animagus, un moineau, lorsqu'il le souhaitait. Tina aida Oprah à prendre soin des enfants qui peuplaient encore sa maison, avec moins de laisser-aller, sans doute, et cela ne leur fit pas de mal. Quant à Ebony, elle partit. Elle voyagea, essayant de découvrir tous les coins du monde, en touriste, sans savoir quoi faire. La révélation se fit un matin où elle était en Angleterre : il fallait qu'elle reprenne sa première idée. Qu'elle enseigne. Et qu'elle se reprenne en mains.
Elle se leva, se lava, se passa de l'eau sur le visage pour effacer les traces de la soirée bien arrosée de la veille, et laissa dormir le garçon avec qui elle avait fini la soirée autant qu'il le voulait, quittant l'auberge où elle avait passé la nuit pour se rendre à Poudlard. Elle aurait été en Chine qu'elle aurait été postulé à l'école de magie Chinoise. Elle voulait s'éloigner de l'Amérique, s'éloigner de ce qui était arrivé, c'était tout. Grâce à ses voyages, ses excellents résultats aux examens, et, aussi, à sa petite notoriété, on n'hésita pas trop longtemps avant de l'accepter.
Et elle commença donc à enseigner la géographie magique, avec autant d'application qu'elle en était capable. Avoir grandi entourée de gamins lui avait donné un certain talent pour la pédagogie, même si elle faisait partie des professeurs sévères de l'école. Elle tenta de donner satisfaction, de ne plus penser à sa vie passée, de ne plus penser à l'accident, pour lequel, tous autant qu'ils étaient, se sentaient responsable, parce qu'ils auraient dû surveiller, ils auraient dû savoir. Et personne n'osait le leur repprocher à haute voix. Il fallait continuer avec cette culpabilité enfouie, et c'était sans doute le plus difficile, même si elle s'était jurée de ne jamais montrer ses troubles devant ses collègues et élèves.
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MessageSujet: Re: Ebony Brooks [TERMINE]   Mer 13 Fév - 22:25

=].

[ on va me dire "baaah, pas flooder Brune è_é"
mais tant pis x].


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MessageSujet: Re: Ebony Brooks [TERMINE]   Jeu 14 Fév - 14:47

Baaah, pas flooder Brune è_é

Nah mais c'est vrai, it's forbidden !

Ebony : Je ne trouve absolument rien à te dire, là. J'avais déjà lu le début de ta fiche qui m'avait estomaqué, et maintenant que j'ai tout lu ... Je n'trouve pas de mots >.<

Evidemment, tu es validée sans plus attendre ! Je te mets ton rang, ta salle, et te souhaite un excellent jeu sur Mutinlutin Malinpesti \o/

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Ebony Brooks [TERMINE]
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