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 Tu crois pouvoir me faire peur ?

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Duan O'Magister
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MessageSujet: Tu crois pouvoir me faire peur ?   Jeu 3 Jan - 19:51

[ Pv Belphegor. ]


    Un vent brumeux s'était définitivement levé sur la forêt interdite, et s'avançait vers le château. Le jour déclinait et le froid qui s'était installé plus tôt n'avait fait que s'amplifier. Nous étions jeudi soir et les élèves fatigués par la semaine de cours s'en allaient bouder dans les dortoirs chauffés par des elfes de maison dévoués et soumis. Le repas venait de se terminer et l'on pouvait encore croiser des quantités de personnes dans le couloir. Duan n'avait jamais pris pour habitude de fuir la foule. S'il pouvait bien aimer quelque chose en ce bas monde, c'était le fait de sentir des regards terrifiés se poser sur lui. Déambulant dans les couloirs, il avait instantanément pris la direction de la tour d'astronomie, poussé par un pressentiment prémonitoire.

    Bien nombreux étaient les gens qui ignoraient tout des pouvoirs de Duan. Après avoir passé des années à voyager, le mage noir s'était établi en angleterre et avait épousé Jessica, croyant pouvoir trouver là la stabilité suffisante à son évolution. Il s'était trompé, et son échec ne l'avait que rendu plus fort. Possédant à présent tout ce qu'un Lord pouvait désirer, il était trop puissant pour se permettre des fantaisies. Allait-il donc se fier à une stupide envie de monter sur les toits pour le pur plaisir de sentir le froid lui mordre la peau ? Bien-sûr que non. Avec les années, il avait appris à faire confiance à son instinc. Instinc qui l'avait rarement mené à sa perte.

    Ses pas puissants et assurés eurent bien vite fait de le mener au pied des escaliers. Arrivé là, cependant, il ne se mit pas banalement à monter les marches. Il s'en détourna pour ouvrir une minuscule porte, presque invisible. L'intérieur était d'un noir d'encre, et Duan fut contraint de sortir sa baguette, qu'il alluma d'une étrange lumière bleutée, très loin de l'habituel "Lumos" de ses élèves. Cette porte-ci ouvrait aussi sur un escalier, et Duan l'empreinta avec l'aisance de l'habitude. Il avait déjà fréquenté cet endroit, plus jeune. Et cela se voyait. Il finit par déboucher dans une sorte de petite pièce, jonchée d'objet divers et variés. Sans un regard pour le tas de débris poussiéreux, il s'approcha de l'unique fenêtre et l'ouvrit d'un coup de baguette.

    Le vent s'engouffra dans la pièce dans une mélodie brusque. La cape de Duan virevolta, et celui-ci enjamba le rebord de la fenêtre. N'importe qui, à cet instant, se serait dit qu'il allait sauter et mourir ensuite. Sauf que n'importe qui n'aurait pas vu la légère bordure le long du toit. Habilement, presque étrangement pour son âge, Duan se hissa sur la bordure. Là, il laissa la fenêtre ouverte et grimpa sur le toit, s'accrochant à des prises bien précises. En un rien de temps, il fut en haut, tranquillement installé.

    Face à lui, le soleil s'endormait, allant éclairer d'autres cieux. Sa cape entièrement enroulée autour de son corps, Duan contemplait le spectacle sinistre qu'offrait la forêt interdite et le lac. Quelques remous s'agitaient à la surface. Mais l'homme avait passé depuis longtemps le mythe du Calamar Géant. Il savait presque exactement ce qui hantait ces eaux troubles. Un bruit se fit entendre à l'étage du dessous, mais Duan ne remua même pas. Le froid n'y était pour rien; il était l'une des rares personnes à l'apprécier. En réalité, il attendait. Et il savait à présent exactement ce qu'il attendait.

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Belphegor Mistry
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MessageSujet: Re: Tu crois pouvoir me faire peur ?   Jeu 3 Jan - 22:46

    Un pas, deux pas… C’était un tel jeu, tellement gamin et idiot. Marcher sur les toits, sans rien avoir à quoi se rattraper si jamais on tombe, quel crétin pouvait bien faire ça ? Oh, tout simplement une personne qui ne craignait plus la mort. Un rire beaucoup trop fort se fit alors entendre tandis que l’individu manqua de tomber en faisant un faux pas. C’était sa lanterne, un étrange objet qu’il tenait de sa main droite, qui créait un déséquilibre que le jeune garçon trouvait des plus amusants. Pour quelle raison ? Parce que venir sur les toits l’occupait un peu de temps à autre. Certes, visiter la forêt interdite, se perdant parfois quelques jours, ou bien faire peur aux élèves dans les sous-sols était marrant mais rien ne valait le calme des toits. Par contre, admirer le paysage, ça Belphegor s’en fichait un peu. Il connaissait déjà cette école par cœur et n’avait plus aucun endroit qui lui était inconnu, il n’existait plus de barrière pour lui. Les interdictions qui s’appliquaient aux élèves ne valaient rien. Ce n’était que des mots écrit sur de petits morceaux de parchemins après tout. Pour un garçon qui oubliait petit à petit tout et qui était incapable de lire une page d’un livre en moins d’une heure, ce n’était que du vide. Par contre, le corps enseignant avait été clair, si jamais il s’en prenait un peu trop violemment à quelqu’un, on le bannirait de cet endroit. Ca, monsieur le prince n’y tenait pas tellement… Qu’est ce qu’il aurait fait pour passer ses journées s’il n’y avait pas eu tout ces élèves à traumatiser.

    Riant toujours, il ferma lentement ses yeux avant de continuer à marcher sur la ligne du toit qu’il suivait, se demandant comment son corps réagirait en cas de chute. Pendant longtemps, le jeune monstre s’était crut invincible, mais ce n’était pas le cas. Disons seulement que son métabolisme lui permettait de mieux prendre sur lui la douleur. De plus, il ne fallait pas occulter que son corps lui faisait mal en permanence, ce qui l’avait rendu très résistant. Hurler ne soigne pas le mal après tout. Pour ça, il faut accepter la douleur et serrer des dents. Belphegor l’avait bien comprit et se contentait à présent de sourire tout le temps au lieu de crier. De toute manière, ses sourires tordus, qui semblaient figés faisait tout aussi peur que ses cris. Au bout d’un moment, son pied se posa dans le vide et il ouvrit lentement un œil pour regarder vers le bas, admirant quelques secondes la hauteur entre le sol et sa personne. Bon, Belphe allait peut-être pas tenter de sauter pour vérifier s’il risquait de mourir ou non… Appuyant tout son poids sur sa jambe qui était encore sur le toit, il recula en un mouvement étrange, presque convulsif et cligna quelques instants des yeux. C’était assez étonnant mais il n’avait vraiment pas vu le temps passer. Certes, la vision temporelle de cet individu était très déréglée mais jusqu'à présent, les jours étaient souvent lents, alors que là, l’après-midi avait filé en un instant.

    De l’autre côté de l’endroit d’où il avait reculé, il y avait un second toit qui était relié avec celui où il était. Se disant que ce serait amusant de jouer encore un peu, Belphegor resserra sa prise sur sa lanterne, même si son bras droit était encore un peu faible depuis sa rencontre avec un étrange personnage qui s’appelait Annaël. Marchant d’un rythme étrange, parfois rapide, parfois lent mais toujours avec des mouvements assez étranges qui caractérisaient bien le personnage. Il termina de passer par le petit bout du toit relié au second et afficha un sourire amusé, presque victorieux. La première que l’adolescent était monté ici, il avait manqué de passer par-dessus le toit en voulant aller un peu vite mais à présent, aucun risque que cela se reproduise, il avait prit l’habitude de venir ici au moins une fois par semaine. Le seul problème étant qu’il ne savait pas bien dire combien de temps durait une semaine donc on pouvait le voir ici presque tout les deux jours.

    L’étrange personnage continua son chemin sur le toit, s’amusant parfois à fermer les yeux ou à marcher en arrière, parce que ce n’était qu’un jeu. Et qu’importe si le prix du perdant était d’avoir très mal. Mais quelqu’un avait décidé que ce soir, ce ne serait pas un jeu d’être venu ici. L’air était plus lourd que d’habitude et il y avait une absence de bruit des plus marrante aux yeux de Belphegor. Ce dernier vit ainsi l’étranger, celui qui osait venir ici sans permission et eut une certaine envie de lui balancer sa lanterne dans la tête. Pourtant, quelque chose lui disait qu’il y avait quelque chose de faux avec cette personne… Qui pourrait vouloir venir ici de toute manière ? Se rapprochant un peu de l’inconnu, le monstre resta debout, s’amusant à balancer sa lanterne d’avant en arrière, gardant trois bons mètres de distance avec l’autre personne.

    « Toi. Que viiiiens-tu faire iciiii ? Tu souhaiiites… Mourir ? »

    Sa voix, si moqueuse et amusée avait changé sur le dernier mot, qu’il avait dit d’une façon plus mature et plus adulte, même s’il en résultait qu’il parlait toujours plus bas que les gens normaux.
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Duan O'Magister
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MessageSujet: Re: Tu crois pouvoir me faire peur ?   Ven 4 Jan - 17:44

    Un rire. Un simple rire, qui en aurait fait tressaillir plus d'un. Duan ne cilla même pas. Le seul geste qu'il eut en entendant le rire déformé du monstre fut de poser sa main à plat contre le toit. Etrange geste que de simplement étendre ses doigts contre la matière, étrange réaction que de chercher simplement un contact lorsqu'on entend un rire tel que celui-ci. Le vent souffla longuement avant que la voix ne retentisse derrière lui, avant que le bruit léger de la lanterne ne parvienne aux oreilles de Duan.

    « Toi. Que viiiiens-tu faire iciiii ? Tu souhaiiites… Mourir ? »

    Mourir. Qui n'a jamais désiré en finir ? Qui n'a jamais désiré n'être plus que poussière ? Il semblait que ces toits soient l'annonce funeste de la fin proche. Le vent soufflait toujours, et Duan leva les yeux vers Belphegor avec tranquillité. Son regard eût à peine croché celui du monstre que le vent s'arrêta. Le bruissement dans les feuilles disparut et laissa place à un silence pesant. Les doigts de Duan posés sur le toit se plièrent soudain, les phalanges devinrent blanches et d'une unique pression de la main, il se retrouva debout, surplombant le paysage et, par la même occasion, Belphegor. Aussi improbable que cela puisse être, le Mage se mit à avancer vers l'ancien élève.

    " Non. "

    Sa réponse eut quelque chose de terriblement pathétique, prononcée avec tant d'assurance, face à la moquerie pure dont avait fait preuve le monstre. Impénétrable, ses deux yeux étaient plongés dans ceux de Belphegor, avec tout sauf romantisme. On aurait juré qu'il s'approchait de lui dans un but précis, et qu'il le faisait presque avec plaisir. Qui aurait pu croire, sans le voir, à quel point Duan était controversé et maléfique ? Presque malade mentalement, si l'on n'avait pas su combien il était manipulateur. Lorsqu'il fut proche, trop proche, du monstre, il se saisit de sa baguette et la pointa sur lui.

    " Sais-tu qui je suis, Belphegor ? "

    Il savait son nom ? Cherchait-il à l'impressionner ? Aurait-il eu suffisamment peur de lui pour croire qu'il n'y avait comme seul moyen que de l'intimider à son tour ? Pensez bien que non. Si Duan n'ignorait point le nom de Belphegor, c'est bien uniquement car il s'était renseigné lorsqu'on lui avait parlé d'un drame à Poudlard, dix ans plus tôt. Et s'il pouvait donner l'impression de vouloir lui faire peur, ce n'était pas le cas. Il voulait être clair, il ne voulait qu'en aucun cas, Belphegor ne confonde les rôles. Dès à présent, c'était lui le maître, et Belphegor l'esclave.

    Un homme tel que lui, possédant tout ce qu'aurait jamais pu désirer quantités de sorciers, un homme tel que Duan, que pouvait-il bien espérer d'une créature se prétendant Prince ? D'un ancien élève ne ressentant presque plus la douleur, souriant de toutes ses dents pour éviter de hurler ? Qu'est-ce qu'un mage noir pouvait attendre d'une pareille horreur ?
    Car la seule chose que Duan désirait en ce moment, c'était d'avoir Poudlard. Et pourquoi, comment, Belphegor pourrait l'y aider ? Son fil et son aiguille lui seraient sans doute inutiles, et bien que les envies meurtrières du monstre auraient pu l'y servir, il lui avait été interdit de faire du mal aux élèves. Et ceci, Duan le savait.

    Les desseins sombres du professeur restaient d'autant plus mystérieux que ce dernier ne laissait jamais rien paraître sur son visage. Un visage de marbre, blanc, percé de deux yeux sombre dans lesquelles brûlait une flamme de haine. De haine contre cette humanité si sotte, contre ces idiots grouillant tels des fourmis dans un vaste trou sans lumière. Si rien ne se reflétait en apparence, Duan ne cessait un instant de haïr les gens qui l'entouraient. Tant d'année de ressentiment ne l'avait que rendu plus puissant. À présent, il aurait pu exterminer un peuple sans en ressentir du soulagement. Qu'est-ce qui l'en empêchait ? Malgré tant de colère contre sa race, le savoir qu'il avait ne lui permettait plus de s'adonner à ses plaisirs. Il savait ce qu'il avait à faire, comme à chaque fois. Son but seul était de rendre le peuple comme lui. Et pour cela, il avait besoin de Belphegor, aussi étrange que ça soit.

    Car le Prince était mauvais. Le Prince, lui, comprendrait la rage qui animait Duan, et se mettrait de son côté sans douter. Duan le savait, depuis qu'il avait interrogé l'un des élèves du club de Magie Noire ayant causé la chute du Prince. Une potion de Veritaserum n'aurait jamais fait aussi bien que la legilimancie, n'est-ce pas ?

    N'importe qui, à cet instant, aurait cru assister à un drame. Perché sur les toits de Poudlard, un monstre en lambeau, recousu de partout, faisant face à un maître de Magie Noire dont la baguette était levée, prêt à lancer un sort. Le vent se releva brusquement, faisant voler la cape de Duan et danser la lanterne de Belphegor..

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Belphegor Mistry
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MessageSujet: Re: Tu crois pouvoir me faire peur ?   Ven 18 Jan - 18:44



    [Ce retard est pas pardonnable T___T ]
    Les choses prenaient une tournure des plus amusantes à présent. Belphegor ne craignait pas en particulier de se prendre un sort, pourtant cet homme était étrange. Son regard signifiait tant et en même temps si peu… Où était l’humanité, la gentillesse et les autres sentiments dans de tels yeux ? Ce qu’il avait en face de lui, cet être froid et fier, ne pouvait pas être un humain. Une personne normale ne parlait pas de cette manière et n’agressait pas les gens. Ainsi, c’était ce qu’avait décidé le monstre, agitant doucement sa lanterne en bougeant sa main dans un mouvement simple. Ce monde était son terrain de jeu mais cet individu en était l’un des plus puissants boss. Peut-être même le plus fort de tous. Celui qu’on ne peut avoir que par la ruse et la mesquinerie… Tant mieux, puisque Belphegor était le prince du mensonge. Celui qui aurait penser qu’on pourrait briser l’ordre établit et le forcer à obéir était un hérétique. Parce que la créature déjà prisonnière de son propre esprit tordu, il était impossible de la contrôler.

    « Tu es… »

    Mettre la phrase en suspend, ne serait-ce que pour y penser vraiment. Le premier mot qui lui vint à l’esprit fut ‘monstrueux’, puisque c’était ce que son regard dévoilait. Malgré cela, qu’est ce que cette personne aurait put lui apporter ? Dans ce monde, il n’y a que rarement de services rendu sans quelque chose en échange. C’est l’égoïsme humain qui veut cela et c’est une chose immuable. Belphegor ne se trouvait plus être encore totalement humain mais ce principe restait gravé dans sa mémoire. Bien qu’il songeait sans doute que le prince qu’il était pouvait posséder le monde et que les autres ne méritaient rien. Cet homme allait l’apprendre si jamais son souhait, voir même ordre, était de l’avoir à ses côtés pour faire quelque chose qui ne devait certainement pas être ‘bien’. Mais, qu’est ce qu’est ‘bien’ ? Une utopie. En cet univers, ni le bien ni le mal n’existe. Il n’y a que des individus idiots qui agissent pour eux-même. Nous sommes le royaume de l’égoïsme et accessoirement, celui de Belphegor. Levant sa main gauche lentement, il réajusta le diadème qu’il portait sur la tête, sans perdre son sourire amusé et recula d’un pas, se retrouvant de plus en plus près du vide. Son choix, sa réponse, il n’avait pas envie de la donner. Jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, il émit un étrange et faible rire en observant le sol avant de regarder de nouveau l’individu étrange. C’était amusant, si amusant… Le jeu recommençait enfin, avec une nouvelle personne pour lancer les dés qui décideraient du destin de tous. Pourtant… Belphegor n’était plus vraiment sûr de souhaiter encore s’amuser. Ce monde, il le connaissait depuis trop longtemps, cela devenait lassant, même pour quelqu’un comme lui. Les humains… Etaient stupides, à faire encore et toujours les mêmes erreurs, sans comprendre que même leur schéma de vie devait être faux. Cela tapait sur les nerfs restant du prince qui ne souhaitait plus qu’une chose… Pas s’amuser, non… Mais tous les achever.

    « Tu es celuiiii qui commande. »

    Le ton semblait presque ailleurs, comme si Bell s’en fichait. C’était exactement ça… Savoir ce que ce type voulait faire c’était pas son problème. Du moment qu’il avait le droit de faire du mal, de posséder la vengeance qu’il méritait, alors tout serait bien, tout irait pour le mieux. C’était ainsi… Une vision des choses fausse et impossible à comprendre. Belphegor ne s’intéressait guère à ce qui pouvait lui arriver, son corps était devenu un bûcher qui brûlerait pour l’éternité dans les flammes sombres de l’enfer. Quoi demander de plus ? Rien, strictement rien… On ne pourrait ni l’arrêter ni le blesser, jamais le forcer à obéir… Mais, si les gens avaient été plus intelligents, ils auraient comprit qu’en demandant de la bonne manière, on pouvait obtenir ce qu’on désirait du monstre. Après tout, autant mettre ce corps et cette âme torturée au service d’une personne qui ne s’arrêterait pas non plus… Ainsi était la vie, ainsi était le jeu.

    Et Belphegor venait de tendre les dés à quelqu’un d’autre.
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Duan O'Magister
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MessageSujet: Re: Tu crois pouvoir me faire peur ?   Ven 1 Fév - 23:40

    Immobile. Ses deux yeux noirs étaient posés sur Belphegor avec tellement d'indifférence qu'on aurait cru voir des pierres. Deux toutes petites pierres aussi noires que l'enfer. Sa baguette restait pointé sur le Prince, inébranlable. Ce petit bout de bois devait regorger bien des mystères pour que Duan puisse la brandir avec tant d'assurance. Ou alors, encre une nombreuse fois, il se servait de son indéniable talent pour la comédie. Car oui, qui pouvait bien savoir quand Duan était sérieux ou pas ? Qui pouvait bien savoir quand il avait peur ou pas ? Il était passé maître dans l'art de la manipulation, et personne ne pourrait jamais plus savoir ce qu'il désirait véritablement. Soudain, le monstre répondit.

    « Tu es… »

    Mais tout aussi soudainement, il s'arrêta. Duan le fixa toujours aussi inlassablement, mais il était dores et déjà satisfait. Il savait que Belphegor allait marcher. Il savait qu'à partir de ce moment-là, il avait dans ses mains toutes le cartes qu'il lui fallait. Le tout, maintenant, était de jouer correctement. Le silence persistait, à peine troublé par le vent. Le bras de Duan commençait à s'engourdir légèrement, pointé de cette manière, mais il ne bougea pas pour autant. Tant qu'il n'aurait pas terminé sa phrase, le Mage noir ne bougerait pas. C'était une question de logique, plus que de politesse. Si Belphegor ne répondait pas entièrement, c'est que l'accord, pour lui, n'était pas entièrement scellé. Bien qu'il l'ait été de toute manière. C'était inévitable.

    « Tu es celuiiii qui commande. »

    Et voilà. À présent, c'était définitif, officiel. Duan contrôlait l'une de ses armes majeures. Son bras s'abaissa tout alors qu'un sourire sans joie se dessinait sur son visage de marbre. Il rangea discrètement sa baguette et continua de fixer le Prince, son faux sourire évanouit à nouveau.

    ' Il est temps pour toi de faire ce que tu veux, Belphegor. '

    Duan détourna enfin le regard du visage monstrueux de Belph'. Ses yeux se posèrent sur la cabane du garde chasse, au fin fond du parc. Alann. Bien que la simple pensée de son amant le mettait dans un état étrange, il du se contrôler et ce fut plus aisé qu'à l'habitude. À vrai dire, ce qu'il se jouait à présent était d'une telle importance qu'il n'avait pas le droit de s'égarer. Même pas pour penser à celui qui colorait ses nuits. Il n'en avait simplement pas le droit.
    La notion de devoir était quelque chose d'énorme aux yeux de Duan. Etait-ce à cause de ses origines ? Ou de son caractère ? Un peu des deux… Car son caractère l'incitait à vouloir redresser l'honneur de ses ancêtres. Il en avait besoin, son seul but avait toujours été celui de remonter le nom des O'Magister en haut de l'échelle. Et pour cela, il devait faire ce qu'il était venu faire ici.

    ' Il est temps pour les autres de comprendre qui nous sommes. À présent tu es libre. Fais ce que tu as toujours voulu faire, Belphegor. '

    Duan regardait toujours l'horizon. Dans un pareil moment, on aurait cru que le héros se mettrait dans une posture mélancolique, qu'il lâchera quelques paroles philosophiques et même une ou deux larmes. Mais qui n'avait jamais dit que le héros était Duan ? Ou alors, que Duan était un héro conventionnel ? Non, il ne l'était pas. Rien dans son attitude n'évoquait la tristesse. Il était droit, froid, intouchable. Un personnage étrange, peut-être pas vraiment le héro de l'histoire. Ce qui était sûr, en tout cas, c'est qu'il n'était pas comme les autres. Que pouvait-il bien cacher, derrière son regard si dur ? Que pouvait-il chercher, à travers la gloire de sa lignée ? Etait-il vraiment dévoué à sa famille à ce point là, ou d'autres raisons le motivaient ? Tant de questions que ne trouveraient jamais de réponse. Oui, tant de choses que jamais, Duan n'avoueraient à quiconque…

    Un bref instant passa, puis Duan se détourna de l'horizon et entreprit de descendre du toit. Agile, souple, presque félin malgré l'éternelle froideur qu'il dégageait, il se retrouva dans la pièce de laquelle il avait émergé. Il balaya d'un coup d'oeil l'endroit, puis attendit que Belphegor le rejoigne. Peut-être n'allait-il pas le faire, mais c'était plus probable qu'il le suive qu'autre chose. Sans même vérifier qu'il puisse l'entendre, c'était sûrement le cas, il se remit à parler.

    ' Viens, je t'emmène voir un endroit. '

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MessageSujet: Re: Tu crois pouvoir me faire peur ?   Mer 27 Fév - 0:25

    Quel personnage étrange et terrifiant cet adulte au regard aussi sombre qu’une nuit sans lune. Aucun doute que le prince l’appréciait d’une certaine manière… Mais en un sens, cet homme ne lui inspirait pas la moindre confiance. Sa condition lui avait apprit que les autres étaient la plus grande source d’ennuis existante sur cette terre après tout. C’est sans doute ce qui fit que le prince n’esquissa pas le moindre mouvement en voyant l’individu redescendre. Simplement, ses yeux vides analysèrent d’une manière simple et précise ses mouvements, aucun doute que cet étrange personnage avait plus d’un as dans sa manche… Cela semblait être un jeu assez chouette en fin de compte ! Il y avait du mystère et quelque chose au sujet de l’homme que le monstre souhaitait connaître. Dans son esprit dérangé, il cherchait déjà la faiblesse de l’autre, pour mieux le faire tomber sans doute… Dangereux fou qui ne se rendait pas compte de son adversaire… Si seulement Belphegor avait comprit à qui il s’attaquait les choses auraient peut-être tourné autrement… Qui peut bien le savoir ?

    -Hiiii ! J’arriiive !

    Même si pour faire rentrer quelque chose dans la tête de ce dégénéré il fallait sans doute s’accrocher. Sans même faire attention au fait qu’il avait de grandes chances de se casser la figure et accessoirement de se tuer, l’adolescent au corps mutilé ferma lentement les yeux avant de se mettre à marcher sur le toit, pour suivre son maître là où il était partit. La question était : Comment allait-il faire pour savoir où devoir descendre pour rejoindre la tour d’où était arrivé l’autre ? Pas la moindre idée… Le blond se mit à tourner sur lui-même, ses pieds se posant parfois presque dans le vide d’une manière des plus inquiétante dont il n’aurait jamais confiance. Alors qu’il était arrivé là où il devait cesser son jeu, son pied gauche ne rencontra aucun support pour se poser. Le prince ouvrit lentement un œil vide avant de jeter un rapide regard sur le vide qui se trouvait sur le côté. Simplement, il ne sembla pas s’apercevoir du danger que pouvait causer sa position et se contenta de poser son pied gauche sur la pente du toit. Ce dernier fut bientôt suivit du second et il descendit sans la moindre prudence. En bas de la pente du toit, se retrouvant assit sur le rebord avec les deux jambes dans le vide, Belphegor se pencha en avant, ses mains agrippant avec force le rebord du toit et il fit une roulade suivie d’un léger saut pour se retrouver dans la pièce où était Duan. Une action des plus étrange étant donné qu’on savait qu’une personne normale n’aurait jamais osé faire ça de peur de ne pas réussir à atterrir exactement la pièce mais le prince ne se rendait qu’a peine compte du fait qu’il aurait put mourir. Il s’agissait d’une personne dont la peau était recousue sur la majeure partie de son corps et qui ne ressentait plus que la douleur dans l’avant bras droit après tout. Marchant jusqu'à Duan de sa démarche tordue, le prince se retrouva bientôt à ses côtés, sans même regarder son maître. Ce n’était pas parce qu’il était intimidé ou quoi que ce soit, mais il avait simplement du mal à fixer son regard pendant longtemps sur la même chose… Ses globes oculaires étaient aussi abîmés que le reste après tout. Il pensait parfois à les changer mais ne savait pas comment en trouver d’autres… Ben, il s’arrangerait avec un élève un peu faiblard un jour… C’était si facile pour lui de faire du mal après tout.

    - Je te suiiiis…

    Ce n’était pas comme si on lui laissait beaucoup de choix. Mais le garçon terrible avait acquis une certaine expérience en la matière. Il était cependant étrange qu’il écoute Duan aussi facilement… La raison de cela se trouvait être sa curiosité à l’égard de ce personnage si sombre. Les gens de cette école étaient si faibles et ennuyeux mais lui… Ce type louche sans la moindre once de bonté, lui, il changerait tout ça ! Ces deux-là, le maître et l’esclave, ils ne voulaient pas faire un monde heureux et c’est ce qui faisait qu’ils étaient liés. Simplement, jusqu'à quel point allait ce lien ? La question était intéressante, en effet mais la réponse… Mieux ne valait sans doute pas la connaître.

    -Diiiis ! Où allons nous, Maiiitre!
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MessageSujet: Re: Tu crois pouvoir me faire peur ?   Lun 10 Mar - 17:42

    Belphegor était-il encore humain ? Duan savait beaucoup de chose sur l'accident, et sur ce qu'était Belphegor avant. Mais il ignorait ce qu'il restait de l'humanité de l'adolescent. Et il aurait trouvé dommage que Belphegor n'ait plus rien d'humain, car cela aurait signifié qu'il n'avait plus de faiblesse, et qu'il n'était pas forcément aussi cupide que pouvait l'être un homme. Car personne n'est aussi fort que lorsqu'il cherche à cacher ses faiblesses ou à tirer profit d'une situation pour soi-même. Cependant, même si le Prince avait tout perdu de ce qu'il était avant, il lui serait tout de même utile.
    Tout en attendant qu'il le rejoigne, Duan ferma les yeux et se plongea à l'intérieur de lui-même, en appelant à Delilah. Au fin fond du château, son serpent se redressa et siffla joyeusement. Leur lien était encré dans les rêves purs du spiritisme, relevant de la ré-incarnation comme de l'âme-soeur. Et pourtant, c'était une simple baguette qui les avait uni pour toujours. C'était dérisoire, n'est-ce pas ? Un bois de bois et une ventricule de dragon, qui liait deux êtres jusqu'à la nuit des temps. Les liens les plus étranges naissaient souvent de façon ridicules.

    Alors que Belphegor atterrissait aux côtés de Duan, tout sourire, Delilah se glissait sous une porte et se faufilait dans un couloir. Et lorsque, retentissant comme une marche funèbre, la voix du Prince annonça sa présence, le Python sifflait après un élève terrorisé.

    ' Je te suiiiis… [...] Diiiis ! Où allons nous, Maiiitre ! '

    Où aller. C'était toujours une grande question. Tout le monde se la pose un jour, que ça soit dans un sens physique ou philosophique. Aux yeux de Duan, cette question évoquait la situation périlleuse du monde. S'étendre sur le sujet aurait donné de Duan une image d'humanitaire en mal de solution, alors que c'était loin d'être le cas. Peut-être avait-il était tel quel à une certaine période de sa vie, et si sa vision de chose n'avait quasi pas évolué, ses solutions s'étaient bel et bien radicalement transformées.
    Manquant délibérement de répondre à la question de Belphegor, Duan sortir de la pièce et s'engagea dans le couloir. Son pas était vif; il avait fait appel à Delilah pour créer une diversion et ne pas être vu en compagnie de Belphegor. Aux côté opposé du château, une nuée de professeur se mit à la chasse du Python, tandis qu'une quantité d'élève fuyaient en direction des dortoirs ou du parc. Son stratagème sembla marcher; ils ne croisèrent personne.

    Après un moment, Duan daigna enfin parler. Il tourna son regard de marbre vers Belphe et répondit à mi-voix.

    ' Je t'emmène dans un endroit que tu sauras apprécier. '

    Si ce n'était pas une réponse énigmatique, qu'est-ce, une réponse énigmatique ? Pendant un bon moment, Duan emmena Belphegor à travers les étages. Bien plus tard, ils arrivèrent aux cachots. C'est quand il fut arrivé devant un mur, arrêté, qu'il ferma à nouveau les yeux et intima à Delilah l'ordre de se retirer du jeu. C'était la panique dans les couloirs. Il semblait que tous les sorts ricochaient sur ses écailles sans l'affecter. Les professeurs avaient fini par abandonner en constatant que le Python n'avait blessé personne.

    Le couloir dans lequel ils s'étaient arrêtés était désert, éloigné des dortoirs et poussiéreux. Après un instant d'immobilité, Duan se tourna face à un mur et y posa délicatement une main. Il murmura quelques mots en latin, puis sans un bruit, une porte se dessina sur le mur. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres et il s'écarta.

    ' La pièce te reconnaîtra. Du moment que tu n'es pas seul dans le couloir, elle ne s'ouvrira pas. Tu n'auras rien d'autre à faire que d'attendre. Ne la brusque pas. C'est une entité, ne la prends pas pour une simple chose. '

    Puis, sur ces mots, Duan ouvrit la porte et entra dans la fameuse 'pièce'.

    C'était un vaste cachot, sombre. D'un claquement de doigt, Duan y fit lumière. Un étrange paysage s'offrit alors aux deux visiteurs. Dans le passé, ça avait du être une chambre secrète pour quelque sorcier célèbre et riche. Mais à présent, c'était une véritable salle de torture. Sur le lit était disposé différente muselières, camisoles et menottes. Plusieurs tables étaient posées aux quatre coins de la pièce, sur lesquels étaient rangée des seringues, des potions, des couteaux et autres. C'était assez surprenant qu'un être aussi puissant que Duan ait besoin d'outils de torture moldus pour une quelconque utilisation. Mais d'après lui, il n'y avait rien de mieux que le supplice de la chair. Belphegor en était la preuve 'vivante'.

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Belphegor Mistry
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MessageSujet: Re: Tu crois pouvoir me faire peur ?   Mer 12 Mar - 23:19

    Ses pas résonnaient à peine sur le sol en pierres du château. Il s’appliquait à ne faire aucun bruit. Cela ne lui causait autant problème de marcher en appuyant au minimum ses pieds sur le sol, l’habitude d’arriver derrière les gens pour les effrayer sans doute. Rapide et silencieux, en un autre temps, Belphegor aurait fait un assassin exemplaire si on omettait bien sûr son apparence. Il faut dire que cette dernière ne lui permettait pas de passer inaperçue après tout… Quiconque le voyait ressentait le dégoût. C’était normal, voilà tout. La différence n’est guère aimée dans notre monde. Simplement, rejeter les gens peut parfois amener à des situations dramatiques. L’adolescent pouvait d’ailleurs le dire rien qu’en se rappelant de la tête des membres du club de magie noire lorsqu’ils l’avait vu. Si on se basait sur le souvenir un peu flou des pensées du garçon à cet instant précis, on pourrait affirmer qu’il avait eu envie de pleurer. Pourtant, il n’avait pas pût… La colère, il y avait tellement de haine et de rage dans son cœur qui ne battait presque plus que tout ce qu’il avait réussit à faire avait été de leur faire peur. Suffisamment pour que deux d’entre eux finissent par faire un petit séjour à Sainte-Mangouste d’ailleurs… Les remords ? Ca il ne connaissait pas le moins du monde. Le monstre, bien que cette appellation ne soit pas la mieux adaptée à son cas atypique, ne portait aucun intérêt aux conséquences.

    Il n’avait point écouté ce que lui disait son maître durant le trajet, trop prit dans d’étranges pensées. Les bras croisés derrière sa tête, tenant sa lanterne qui heurtait légèrement son dos à chaque pas, dans sa main gauche, il semblait être totalement ailleurs. Cet objet qu’il transportait partout était devenu important sans même qu’il le veuille. C’était à la lumière de cette chose au goût plus que douteux, que le jeune garçon avait dut s’éclairer pour se recoudre la peau la première fois. Un souvenir qui, malgré les années, était sans doute celui qu’il avait le mieux ancrer dans son esprit. Le chemin que les deux individus prirent ne lui était pas inconnu puisqu’ils allaient vers les cachots, le repère de Belphegor. Bien qu’il passait aussi une grande partie de son temps sur les toits ou bien dans la forêt interdite. Des lieux pas très fréquentés et à mauvaise réputation… Là au moins il était sûr d’avoir un minimum de paix !

    L’adolescent stoppa sa marche en même temps que l’homme qu’il suivait pour observer un mur d’un air désintéressé. Que pouvait-il y avoir de passionnant à regarder un vieux mur… Pas mal de choses en fait… Lorsqu’une porte apparue, un sourire amusé se dessina lentement sur les lèvres du prince qui ne put s’empêcher de ricaner, se moquant de lui-même. Dire qu’il avait osé penser connaître tout de cette école ? Quelle hérésie. L’endroit lui apparut de manière immédiate comme amusant. Après tout, qui ne rêvait pas un jour de voir une salle de torture ? Belphegor semblait assez amusé par la situation et fit rapidement le tour de la pièce, observant tout de ses pupilles vides. Il ne fallait pas croire les apparences, l’esprit malade de l’adolescent analysait tout sans même qu’il s’en rende vraiment compte. Mais la position de chaque chose, le nom de chacun des objets, leur utilité, tout lui était venu en tête à une vitesse affolante. Repoussant d’une main lente les objets sur le lit, il s’assit ensuite sur ce dernier, sa lanterne posée à ses pieds. Poussant un léger soupir, il ramena une jambe contre lui et posa sa tête sur son genou, entourant ensuite ses bras autour de ce dernier avant de regarder calmement son maître.

    « Tu n’as pas créer cette pièce. Mais tu l’as trouvé. J’ai retenu son fonctionnement, ne t’inquiète pas à ce propos. Dis moi à présent ce que tu attends de moi. Je veux savoir ce que je dois faire. Tu es surpris n’est-ce pas ? Je ne suis pas forcément aussi idiot qu’on le dit. Juste fou. Les gens pensent trop vite que fou veut dire bête. Je me rends compte de tout. Et ma manière de parler que j’ai en tant normal est plus un jeu. C’est pour aller avec le personnage. Je suis bien taré, incapable de voir le bien du mal, je n’écoute que les plus forts et je ne trahirais pas. Mais ne me prends pas pour un idiot. »

    Il n’avait pas dit ça pour se moquer de l’autre ou quoi que ce soit. Son but n’était même pas de le surprendre. Non, il avait juste dit ce qu’il pensait. C’était la vérité, une sorte de prévention, d’avertissement. Pas pour impressionner ou quoi que ce soit mais tout simplement pour expliquer un peu mieux qui il était. Lui, ça lui semblait si évident, si simple… Sa logique fausse lui convenait, bien qu’il sache parfaitement qu’il aurait mieux fait de se taire, pour avoir, le moment venu une arme contre son maître s’il le désirait. Belphegor avait pourtant décidé de ne pas se rebeller parce que ce que l’autre disait, jusqu'à présent son point de vue lui convenait alors aucune raison de se défendre. Il n’avait rien à cacher...
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