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 Virée nocturne

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MessageSujet: Virée nocturne   Dim 30 Déc - 17:20

William était agenouillé au beau milieu d’une foule immense, certainement dans une rue… Il faisait sombre et ne distinguait ni les visages des personnes qui le bousculait a tout vas qui s’emblais ne pas le remarquer, ni les devantures des magasins. Il ignorait où il était. Il ne pouvait pas se relever, il ne pouvait pas parler. Quand les gens qui lui paraissaient être des géants le culbutait ils ne tombaient pas et William non plus, il ne ressentait rien. Il ne sentait pas la douleur, il ne ressentait pas la peur qu’il devrait normalement éprouver dans une telle situation. Il observa ses main, l’une était toute blanche et l’autre pleine d’un liquide visqueux qui semblait ratatiner sa peau petit à petit. Il ne savait pas ce qu’il lui était arrivé, il n’avait aucun souvenir de ce qu’il venait de faire, il était juste là et ignorait jusqu'à son nom. Mais cela ne lui faisait rien, il n’éprouvait aucune panique, aucune haine envers les gens qui lui rentraient dedans, il n’avait pas mal et bien que son corps grelottait il n’avait pas froid…
Il essayait de voir où il était mais le paysage changeait tout le temps, les vitrines des boutiques changeaient toutes les cinq secondes alors que les passants étaient toujours les mêmes personnes. Il en avait compté cinq différents. Une femme avec des chaussures extrêmement pointues a haut talons rouges, un homme aux bottes de fourrures qui lui montaient jusqu’au genoux, un autre homme avec de très chics chaussures de ville. Revenait constamment une autre femme en charentaises aux motifs écossais avec une robe de chambre noire qui lui arrivait a la cheville et une autre personne, il n’arrivait pas a savoir si c’était un homme ou une femme, l’individu avait de vieilles baskets très abîmées et il courrait, si vite que le jeune homme n’avait jamais le temps de voir autre chose que ses chaussures roses bonbon.

Soudain, une autre personne qu’il n’avait encore jamais vu passer s’arrêta devant lui, il pouvait voir son visage. C’était un grand homme au la chevelure très longue et grisonnante. Il avait de tout petits yeux bleu et des lèvres très pincées. Il paraissait très vieux, il avait de grandes poches sous les yeux et son visage était extrêmement ridé. Il regardait le sol, il regardait William. Contrairement aux autres « promeneurs » il le voyait, il ouvrit la bouche pour lui parler mais tout ce qu’étendait Will’ c’était un cris suraigu qui lui brisait les tympans, il avait mal, horriblement mal. C’était comme si son cerveau allait exploser.

Il se réveilla en sursaut, son front était plein de goûte de sueur. Il tremblait et avait les mains moites. Il regardait autour de lui, tout était calme. Il était à Poudlard dans le dortoir des Poufsouffle. Tout le monde dormait a poings fermés. Il regarda l’heure à sa montre que lui avait offert son beau père pour son quinzième anniversaire, 3H19 du matin…
Il devait dormir, il commençait tôt la lendemain et par potion en plus. Il valait mieux être réveillé pour ce cours, ou cela risquerait de lui créer quelques petits problèmes.
Il posa sa tête sur son oreiller, le cris résonnait encore dans ses oreilles, il se demandait ce qu’il pouvait signifier il était si…étrange, il n’en avait jamais fait de tels.
Pendant une heure il tournait et se retournait dans ses draps sans trouver le sommeil, son ventre gargouillait, il mourrait littéralement de faim. Il ne pourrait pas se rendormir sans aller manger quelque chose…
Il se leva, pris sa robe de chambre sa baguette et ses baskets, et, en essayant d’être le plus discret possible sortit du dortoir. La salle commune était vide, les braises étaient encore un peu rouges.

«Loumos »

Le bout de sa baguette s’illumina, il aurait pus s’en passer car après toutes les années qu’il avait passé à Poudlard il connaissait parfaitement la disposition de la salle commune, a pas de loup il sortit dans le couloir.
Une chance que les cuisines étaient a deux pas de la salle commune, dans le passé il lui était déjà arrivé d’y faire quelques excursions avec ses camarades. Il savait parfaitement comment y entrer, il devait chatouiller la poire de la nature morte qui servait d’entrée jusqu'à qu’elle se transforme en poignée, ce qu’il fît.
Les cuisines n’avait pas changées elles avaient un haut plafond et une grande cheminée en briques à une des extrémités. Des quantités de casseroles et de marmites en cuivre étaient entassées le long des murs et les quatre longues tables étaient toujours placées exactement en dessous des tables de la Grande Salle.
Quelques Elfes qui était déjà en train de préparer le petit déjeuner se jetèrent sur Will’, il était plutôt apprécié de ces derniers, il les avait toujours bien traité et ils lui rendaient bien.
William leurs demanda si ils n’avait rien à grignoter, il connaissait très bien la réponse à cette question, les cuisines de Poudlard regorgeait de nourriture de tout types. Un elfe lui tendit une assiette de pain de mie où étaient étalés diverses mixtures qui semblaient être de la confiture et du chocolat. Il le remercia gentiment, s’installa à une des tables et commença à manger…
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Elena Saint
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MessageSujet: Re: Virée nocturne   Lun 31 Déc - 14:30

Elena ne dormait pas. Affalée sur son lit, ses longs cheveux étalés sur l'oreiller, formant de longues arabesques noires sur une toile blanche. De la fumée odorante s'élevait d'une cigarette mal roulée que la jeune fille tenait entre l'index et le majeur de la main droite. La danseuse avait appris la veille l'existence d'une substance, illicite à Poudlard, créée par les Moldus : le tabac. Un 'petit' de Quatrième Année lui avait appris à rouler les cigarettes, méthode qui permettait d'ajouter des produits plus ou moins recommandés. Elena se contentait d'y mettre des produits qui donnaient une saveur et une odeur particulière au filtre, des produits magiques achetés chez Zonko qui accentaient certaines couleurs et faisaient pâlir les autres. L'adolescente contemplait un plafond et des rideaux grisâtres, alors que le blanc des dras était éclatant.
Dotée d'une très bonne ouïe, bien moindre que son odorat bien entendu, mais considérable quand même, tout comme ses trois autres sens qui étaient eux aussi très développés, elle écoutait les bruits de la nuit. La respiration posée des autres filles du Dortoir de Poufsouffle, et le vent au-dehors, et les pas dans la Salle Commune.
... Les pas dans la Salle Commune ? A quatre heure et demi du matin ? Pas normal, ça. Elena tira une bouffée de la cigarette, respira avec délice l'odeur sucrée de la fumée, puis se redressan écarta les rideaux et sortit. Pieds nus, elle portait une chemise de nuit de satin écarlate, et les longues mèches d'ébène glissaient sur ses épaules et jusque ses hanches. Elle marcha jusqu'à la petite fenêtre, l'ouvrit, se pencha pour observer le parc, leva les yeux vers la Lune et sourit à l'astre blanc, perdu au milieu des étoiles.

"Tu es jalouse, jalouse du Jour, n'est-ce pas ? Mais tu es belle tu sais. Un jour je te rejoindrai. Je n'ai qu'à attendre ma mort. Je serai toi."

Puis, après avoir prit une dernière bouffée, elle éteignit la cigarette en l'appuyant contre le rebord de pierre puis la jeta. Puis elle referma la fenêtre sans bruit, lança un dernier regard à la Lune puis tourna les talons, quittant le dortoir.
Elle arriva dans la Salle Commune au moment ou une silhouette la quittait. Ce n'était pas une fille, non, c'était sûr. Elena s'avança de quelques pas ; vacilla : les effets de ce qu'elle avait ajouté au tabac, à l'intérieur de la cigarette, n'étaient pas près de disparaître. Les braises paraissaient fades, glacées. Le sol semblait brûlant. Le vertige passé, elle se dirigea vers la porte que venait de refermer l'inconnu en fuite. Guidée par la lumière qu'émettait le bout de la baguette de l'autre, elle n'alluma pas la sienne, mûe par une horrible curiosité. Elle saurait ou se rendait cet impudent Poufsouffle.
Elle le suivit silencieusement - la Danse et sa constitution lui avaient conféré une légèreté exceptionnelle - jusqu'à un coin des Sous-Sols pas très éloigné du son point de départ. Là, le jeune homme s'était arrêté devant un tableau. Elle sourit. La Cuisine ! Môssieur quittait son dortoir à quatre heure et demi de matin pour satisfaire un estomac capricieux. Lorsqu'il fut entré, elle s'élança dans le couloir et, à son tour, chatouilla la poire de la nature morte. Elle avait appris comment entrer dans l'antre des elfes de maisons en première année, et cela lui servait toujours.
Une poignée apparut ; elle la saisit et la tourna. La porte s'ouvrit sur une salle immense, peuplée de petits êtres affairés aux yeux immenses et globuleux. Un garçon était assis dos à une table et mangeait sans la voir. William Times, Sixième année. Pas étonnant que sa silhouette lui ait dit quelque chose, elle avait tous ses cours en commun avec lui. Elle eut un petit rire et lança d'une voix claire :

"Et bien tu n'as pas perdu ton temps, à peine arrivé ici, tu es déjà en train de manger ?!"

Le flou devant son regard tardait à s'estomper, ce n'était pas normal. Elle secoua la tête. Le sol ondulait, les murs grinçaient des dents. Elle sourit. Bientôt, les couleurs se chevaucheraient les unes les autres, et en résulteraient le meilleur moment : un tourbillon infâme et délicieux. Il ne fallait rien manger, rester à jeun. Elle écarta les elfes de maison qui s'empressaient autour d'elle pour aller s'asseoir à côté du Poufsouffle.

"Je t'ai entendu et je t'ai suivi", expliqua-t-elle simplement.
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MessageSujet: Re: Virée nocturne   Lun 31 Déc - 16:44

Il allait entamer sa deuxième tranche de pain, tartinée de confiture de fraise quand il entendît le passage s’ouvrir. Il sursauta légèrement, il ne savait pas qui entrait, et si c’était le concierge il risquait de se taper quelques heures de colle. Son cerveau tournait à toute vitesse, cherchant en vain une cachette. Mais quand il aperçut « l’intrus » il fut rassuré. Ce n’était qu’Elena, une jeune fille de sa maison, bien qu’ils assistaient toujours aux mêmes cours ils ne se parlaient pas très souvent. Elle était étrange, très mignonne, non, mignonne n’était pas le mot elle était belle, inhabituellement belle et gracieuse en toute circonstances mais aussi extrêmement distante. Le mot pour la décrire serait étrange…
On lui avait dit qu’elle était une très bonne danseuse, ce qui était sûrement vrai, chacun de ses mouvements ressemblait à un pas de danse. Elle ne marchait pas, elle glissait sur le sol. Le balancement de ses bras était régulier même le son de sa voix était doux, comme une douce mélodie classique.
Elle avançait vers lui, ses longs cheveux noirs ondulaient à chaque pas, gracieusement comme toujours. Elle s’assied à côté de lui, elle paraissait encore plus bizarre qu’a son habitude. Il compris qu’elle avait quand elle lui dit qu’elle l’avait suivit, sur un ton très calme et serin. Son haleine avait un parfum qu’il avait déjà sentit, cette odeur était celle du tabac. Sa mère fumait et il en avait plein la figure toute la journée. Mais ça n’avait pas le même arôme que la cigarette, c’était autre chose de légèrement différant, il était incapable de définir précisément de quelle substance ils s’agissait. Il ne voulait pas s’immiscer dans les affaires de la jeune fille et ne lui posa aucune question là dessus.
Il ne savait même pas quoi lui répliquer, elle l’avait suivit, elle l’avait entendu…
Il n’était pas très ouvert à la conversation à cette heure de la nuit mais la moindre des choses était de lui répondre. Et la seule chose qu’il pût sortir était totalement banal, dépourvu d’intérêt.

Ah, tu ne dormais pas ?

Il finit sa tranche de confiture à la fraise, il se rendit compte que ce n’était pas très polit de se goinfrer devant quelqu’un, il tendit donc l’assiette de toast à Elena, sans aucuns mots. Pourquoi parler quand on en avait pas besoin, il n’en voyait pas l’utilité dans cette situation.
Certaines personnes étaient gênées par le silence, ils ne voulaient pas qu’un malaise s’installe, ils en avaient presque peur. Will’ s’en fichait pas mal, il savait quand il fallait parler et quand il ne fallait pas. Il avait l’habitude avec sa mère, il connaissait parfaitement les sujets qu’il ne fallait pas aborder, quand il devait faire la conversation, quand il devait se taire. Et cette nuit là il avait l’impression que ni lui, ni Elena n’avait envi de commencer une grande discutions, mais peut être se trompait il…
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MessageSujet: Re: Virée nocturne   Mar 1 Jan - 23:13

William Times semblait vouloir répondre quelque chose. Cette hypothétique intention étonna sa condisciple, qui, sans connaître le jeune garçon, pensait qu'elle le dérangerait en le suivant jusqu'aux Cuisines - et c'était peut-être paradoxal d'être persuadé de déranger une personne en la suivant, et de la suivre tout de même sans vouloir s'attirer une quelconque animosité. Elena, donc, s'étonnait naïvement tandis que le Poufsouffle rassemblait ses pensées et ouvrait la bouche. Les cheveux de l'adolescent, qui pouvaient d'ordinaire paraître roux (?), prenaient au regard de la jeune fille des allures de flammèches léchant le cerveau de leur propriétaire. Peu rassurant pour le commun des mortels, fort amusant pour une Mlle Saint venant de fumer l'une de ses premières cigarettes, qui plus est : roulée avec quelques huiles odorantes. Un léger sourire naquit sur ses lèvres, auquel elle tenta vainement de résister.
Puis William se décida enfin à parler.

"Ah, tu ne dormais pas ?"

Ces paroles-là, les dernières auxquelles elle aurait pu s'attendre, firent rire Elena. Un rire contenu d'abord, puis franc. Elle vacilla une nouvelle fois, repéra une chaise à côté du jeune homme, s'y laissa tomber. Une mèche glissa sur son épaule, elle fronça les sourcils et l'en chassa avec une moue impatientée, comme si un valet venait de lui faire une remarque désobligeante. Son regard se fixa dans le vide, et elle répondit de sa voix rauque, un peu voilée :

"Nan... Pas vraiment, quoi."

Cette réponse lui arracha un nouveau petit rire. Pas vraiment. Elle avait passé une partie de la nuit dans un demi-sommeil, plus proche d'une sorte de coma conscient que du repos bienfaisant des enfants, et l'autre partie, en train de rêver éveillée. Ces paroles-là lui semblaient intensément drôles. Puis sa moue se fit grave lorsque William lui passa l'assiette de toasts, et elle le remercia d'une voix chantante.

Après avoir dégusté un toast à la framboise (cette délicieuse odeur de confiture !) du bout des lèvres, elle reposa ses deux mains sur ses genoux. Elle n'aurait pas dû manger ; ses entrailles dansaient la salsa derrière le piercing argenté à son nombril.
Le Poufsouffle se taisait. Elena se taisait elle aussi, qu'avait-elle à dire d'autre ? Elle l'avait suivi, point final.
Et puis elle vit les couleurs. Sur le mur en face d'elle, elles jouaient à une sorte de jeu, de partie de cache-cache, les unes de dissimulant derrière les autres comme des gamines rieuses et pleureuses. Elles s'avivaient, puis redevenaient ternes comme des grains de poussières. Elles couraient en tout sens, encerclaient la jeune danseuse et faisaient la ronde autour d'elle. Elle ne comprenait pas. Elle se leva à demi, jeta un regard effrayé à William. Même si ce n'était pas la première fois, c'était tout le temps différent : les parfums et les couleurs l'entraînaient dans leur monde. Et cette fois elle avait peur de les laisser faire.
Le parfum de framboise, plus insidieux que les autres, moqueur et rusé, glissa sur sa peau, la fit se lever un peu plus, l'enveloppa puis la laissa basculer sur le sol gelé.
Fermer les yeux.
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MessageSujet: Re: Virée nocturne   Mer 2 Jan - 14:54

Elle riait, elle riait… Pourtant rien ne prêtait à rire, elle était vraiment bizarre cette fille là, sympathique mais bizarre. Son rire clair comme de l’eau résonnait contre les murs de l’immense cuisine, il rebondissait contre les casseroles d’argent et lui semblait retentir dans le château tout entier, brisant le silence de la nuit.
Se moquait elle de lui, ou bien c’était ses activités nocturnes plutôt louches qui lui prêtaient à s’esclaffer ainsi ?

"Nan... Pas vraiment, quoi."

C’était bien le genre de réponse qui n’incite pas à la conversation, pas même un « Et toi tu faisait quoi ? », non. Elle ne semblait pas vraiment se préoccuper des raisons qui poussaient le rouquin à sortir en pleine nuit à quatre heures du matin, mais ça ne l’intéresserait sûrement pas alors pourquoi déblatérer inutilement sur ce qu’il faisait il y a quelques minutes…

Elle riait toujours quand elle pris un toast que Will lui tendait, mais ses éclats de voix s’envolèrent rapidement après qu’elle eu croqué dans le pain croustillant a point couvert de confiture apetissante laissant place à une expression de terreur, Elle vacilla et tomba sur le sol, les paupières closes.

Un immense sentiment de panique s’empara de William, était-ce de sa faute ? C’était la tartine qui s’emblait l’avoir fait chaviré par terre, il s’en voulait horriblement, mais comment pouvait il savoir ? Quelques elfes de maisons curieux avait rejoint William et formaient un cercle autour d’Elena, certains était silencieux, d’autre criaient à tu tête, certain lui proposaient de l’emmener à l’infirmerie, mais ce n’était pas une merveilleuse idée à son goût. Il allait réveiller l’infirmière qui lui poserait des tas de question sur la raison de leur présence en dehors de leurs dortoirs respectifs, sur comment et bien entendu pourquoi elle était tombée dans « les pommes ». Le Poufsouffle savait bien que ce qu’elle faisait cette nuit était plutôt louche, et tout les deux n’avait aucun droit d’aller aux cuisines à cette heure de la nuit. Il ne voulait pas s’attirer des ennuis, ni à lui ni à elle.
Dans sa petite tête, son cerveau mettait les gaz pour trouver une solution qui leur éviterait les heures de colles tout en réveillant la danseuse qui était à ses pieds, et tout ce qu’il trouva c’était d’attendre qu’elle se réveille.
Il demanda donc aux elfes d’aller chercher quelques draps et couvertures pour installer confortablement et réchauffer sa camarade Poufsouffle, ce qu’ils s’empressèrent de faire.
Quelques secondes plus tard quand ils furent de retour, ils l’aidèrent à porter Elena sur une pile de couettes qui lui servirait de matelas. Puis il les pria de ne raconter leur mésaventure a personne, à aucuns professeurs, à aucuns élèves ni même au autres elfes de maison qui n’était pas encore dans les cuisines.

Puis il s’assied sur le sol de la cuisine, attendant que la belle se réveille il en profita pour mieux l’observer. Elle semblait paisible sur le sol blanc immaculé des cuisines, son visage était doux, sa peau était régulière, sans imperfections. Ses longs cheveux noirs étaient incroyablement bien répartit sur le sol, de manière égale. Cette fille était élégante, même quand elle perdait conscience elle était naturellement élégante.

Plus d’une heure était passée quand elle ouvrit enfin les paupières, le soleil allait bientôt se lever…
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MessageSujet: Re: Virée nocturne   Mer 2 Jan - 16:18

Les yeux fermés, Elena entendait, respirait, sentait, goûtait. La voix de William, voix d'un adolescent qui s'adressait aux elfes de maison, un ton de commandement, un peu déformé par la peur, et le martèlement léger des pas des petits elfes de maison. Le parfum de la nourriture autour d'elle qui se faisait de plus en plus lointain, et cette odeur de confiture à la framboise qui était encore là, près d'elle, caressant chaque parcelle de sa peau. Le sol sous sa tête, son dos, ses jambes. C'était froid. Puis des mains qui l'attrapaient le plus délicatement possible et la déposaient sur un matelas moelleux et tiède. Le goût du pain grillé avec de la framboise, toujours présente sous son palais, sur ses papilles, c'est bon. Et puis le silence. Elena s'endormit. Des images se formèrent derrière ses paupières closes. Des images sans couleurs.

Des papillons aux ailes fades voletaient autour de la danseuse.
Celle-ci, éblouissante dans une longue tunique richement décorée, tourbillonnait, pieds nus, sur les dalles de pierre.
Le bracelet perlé, à sa cheville, tintait à chacun de ses mouvements, accompagnant de son bruissement léger la musique qui ondulait avec Elena, les notes effleurant ses longs cheveux noirs et entraînant avec elles sont corps gracile.
Le pied tendu, l'adolescente offrit son cou au ciel, tordant ses poignets comme deux têtes de serpents, hypnotisés par la lumière du jour.
Elle dansa pendant toute une éternité.


La douce chaleur qui régnait dans le jardin de son rêve réchauffa la jeune Poufsouffle étendue sur les couvertures, et un peu de rouge colora de nouveau ses joues. Elle se sentait merveilleusement bien, plongée dans un songe qui la propulsait au coeur d'une des choses qu'elle aimait le plus au monde : la danse. Etait-elle obligée de se réveiller ? Elle aurait voulu danser, danser, encore et encore.
Ses lèvres carmin s'entrouvrirent et laissèrent échapper un léger soupir, à peine perceptible pour qui n'y prendrait pas garde. Puis ses longs cils bruns papillonnèrent un peu, puis laissèrent ses yeux s'ouvrirent et les paupières blanches découvrir des prunelles sombres, plus du tout voilées à présent. elena avait recouvré tous ses esprits. Elle se redressa lentement et interrogea William :

"Ah... Je suis tombée ?"

Puis elle tourna son regard vers lui et, comme il n'avait pas détourné son regard assez vite, elle vit qu'il la regardait avec une sorte d'insistance. Elle connaissait bien ce regard-là. Détournant les yeux, elle reprit avec vivacité :

"Désolée, ça ne m'arrive vraiment pas souvent. J'ai dû t'inquiéter, mais ce n'est rien du tout."

S'excuser ne lui arrivait pourtant pas souvent. Elle observa les alentours et, apercevant des petits elfes de maisons qui, tout en continuant à s'affairer, regardaient vers elle, elle ne put s'empêcher d'être étonnée. La lumière était différente aussi, combien de temps avait passé ? Le soleil allait bientôt se lever, elle voyait déjà, par la fenêtre, le ciel rosir un peu. Sa voix un peu rauque, mais plus douce à présent, s'éleva presque malgré elle :

"Merci de m'avoir veillée tout ce temps. Tu dois être fatigué."

Elena ne pouvait s'empêcher d'être gênée, et ce pour l'une des toutes premières fois de sa vie à Poudlard. En plus d'avoir gâché la nuit de ce jeune homme, elle s'était montrée sous un jour que personne ne connaissait : celui de la faiblesse, de la maladie. Même si elle venait parfois en cours dans un état de conscience complètement subjectif, elle n'était jamais inconsciente. Et si elle avait parlé dans son sommeil ? La jeune femme ne comprit pas pourquoi elle avait si honte. Elle qui ne se préoccupait aucunement du regard des autres, se sentir mal à cause d'un simple étourdissement. Qui avait duré plus d'une heure. Qu'avait veillé un garçon qu'elle ne connaissait que de vue. Elle qui disait n'avoir aucun besoin des autres, elle venait de prouver sa dépendance.
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MessageSujet: Re: Virée nocturne   Mer 2 Jan - 22:05

Elle reprenait enfin connaissance, heureusement car si son " sommeil " aurait été plus long il aurait bien fini par l’emmener à l’infirmerie en inventant une de ses excuses bidon comme il savait si bien en inventer. Mais la question qu’il se posait en pensant à cette solution c’était comment l’emmener, inconsciente vers l’infirmerie ? Les elfes ne pouvaient pas l’aider, ou l’infirmière aurait tout de suite sus qu’ils étaient aux cuisines, mais il ne pouvait pas non plus la traîner jusqu’au troisième étage, il aurait trop peur de lui faire encore plus de mal et surtout il n’aurait sûrement pas la force de la tirer dans les escaliers. Cette question il n’avait plus à se la poser, elle était réveillée, et ne semblait pas trop mal en point.

"Ah... Je suis tombée ?"

Il ne répondit pas, c’était plus une constatation qu’une question. Bien sur qu’elle était tombée, et curieusement elle ne semblait n’avoir aucune bosse suite à cette chute, ce n’était qu’une supposition, il ne voyait pas à travers sa tête non plus…
Elle se relevait lentement, elle ne semblait pas complètement sortie de son rêve, elle était un peu comme embrumée, un peu comme si elle était entre deux monde. Elle avait rêvé il en était sur, lors de son sommeil elle avait émis quelques bruits, des soufflements, des soupirs mais aucune parole.
Il ne bougea pas, il laissait le temps de reprendre totalement ses esprits. Il ne disait rien, il s’inquiétait pour elle. Le tabac et la nourriture ne semblaient pas vraiment lui réussir. Elle était toujours aussi distante bien qu’il ne la connaissait pas vraiment il commençait à cerner le personnage. Une jeune fille mystérieuse, secrète mais au contraire de la majorité des personnes dans ce cas elle avait pas mal d’amis, à ce qu’il avait pu observer.

Elle s’excusa, ce qu’elle disait ne le convainc qu’a moitié, comment pouvait elle savoir que ce n’était rien du tout. Tomber dans les pommes comme ça, d’un coup ce n’était pas vraiment normal à son goût mais ce n’était pas lui qui devait lui dire ce qu’elle devait faire ou ne pas faire, la fait qu’il ait veillé sur elle ne faisait pas de lui son ami, il ne devait pas lui donner de leçon. Ses vrais amis devrait peut être s’inquiéter pour elle…

" Oui, tu mas fait un peu peur sur le coup, mais bon t’es réveillée c’est le principal."

Il lui sourit, un sourire franc et rassurant. Il se souvenait très bien que la seule fois où il était tombé dans les pommes, il y a maintenant sept ou huit ans il avait vraiment envi d’avoir un visage rassurant en face de soit quand on se réveille, lui n’avait eu le droit qu’a un ticket pour l’hôpital le plus proche. A l’époque sa mère l’avait inscrit dans un club de rugby pour muscler un peu son corps tout maigrichon. Et tout ça bien sur sans lui demander son avis sans lui demander son avis. Dès son premier entraînement il se retrouvait en dessous d’une immense mêlée, bouseux des orteils à la pointe de ses cheveux roux, complètement écrasé par le poids des autres joueurs qui avait déjà devant eux plusieurs années de pratiques il s’était évanouit. Son entraîneur, un homme, non, plutôt une brute épaisse avait appelé une ambulance avant de le traîner sur le bord du terrain et de continuer son entraînement. Quand les ambulanciers furent arrivés il avait désigné rapidement le petit garçon de la tête et n’avait envoyé personne pour l’accompagner dans l’ambulance, "A quoi bon" devait il se dire, "il dort de toute façon" Il s’était réveillé dans l’ambulance seul avec des hommes inconnus habillés en blanc, il ne savait pas ou il était…
Aujourd’hui il en gardait toujours un assez mauvais souvenir.

"Merci de m'avoir veillée tout ce temps. Tu dois être fatigué."

Oh que oui il était fatigué, exténué même mais de toute façon il n’aurait pas vraiment réussit à se rendormir après cet affreux cauchemar, il préférait veiller dans la cuisine lumineuse et vivante que de retourner dans les dortoirs sombres et silencieux.

Il rejeta rapidement ses cheveux qui lui cachaient le visage vers l’arrière.

"Pour être franc oui, mais j’aurait pas plus dormit cette nuit de toute façon."

Bon, que devait il faire maintenant, devait il rentrer dans leurs dortoirs tout les deux ? Ou devait il l’emmener à l’infirmerie au cas ou ? Il était inutile d’aller se recoucher se peut de temps avant le début des cours, et il ne pensait pas qu’Elena allait sauter de joie à l’idée d’aller à l’infirmerie. Il préférait l’idée d’attendre un peu, et puis ça lui permettrait de manger un petit déjeuner pour une fois.

" Bon, on fait quoi ? Les autres vont bientôt commencer à descendre pour manger.

Il ne savait pas vraiment si il devait lui poser des question, elle était peut être encore faible, il regretta un peu sur le moment.

" Enfin si t’es trop fatigué pour aller en cours je peux t’emmener à l’infirmerie, on inventera une histoire qui te permettra de rester à te reposer toute la journée."
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Elena Saint
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MessageSujet: Re: Virée nocturne   Lun 11 Fév - 13:21

Le sourire du garçon était chaleureux. Rassurant. Exactement le genre de sourire qu'on voudrait voir en se réveillant d'un cauchemar... Elena l'observa, la tête un peu penchée sur le côté, comme pour essayer de deviner qui était cet inconnu-là et pourquoi il lui souriait de la sorte. car il fallait bien une raison, n'est-ce pas ?! On ne souriait pas de la sorte à une fille qu'on ne connaissait pas.
Et puis les lèvres d'Elena s'étirèrent en un mince sourire, comme si elle avait compris que c'était juste comme ça, par bon coeur, que le rouquin lui avait souri ainsi. La phrase qu'il avait prononcée juste avant lui avait échappée, mais ce n'était pas grave. Car ce sourire-là la mettait un peu plus à l'aise, la rassurait.
Les yeux sombres de la danseuse cherchèrent ceux du jeune homme, s'y accrochèrent et ne les qittèrent plus, de sorte qu'il pût y lire une infinie reconnaissance. L'avoir veillée n'était pas tout, il y avait aussi eu ce sourire parfaitement sincère : peu de gens en étaient capables. Le genre de sourire, oui, c'était exactement cela, le genre de sourire qu'on préfère voir en se réveillant d'un cauchemar.
Et puis elle détourna les yeux, estimant sans doute qu'elle avait assez manifesté de reconnaissance pour les trois ans à venir.

"Pour être franc oui, mais j’aurait pas plus dormit cette nuit de toute façon. Bon, on fait quoi ? Les autres vont bientôt commencer à descendre pour manger."[i]

Le jeune garçon sembla hésiter. Il reprit presque aussitôt :

[i]"Enfin si t’es trop fatigué pour aller en cours je peux t’emmener à l’infirmerie, on inventera une histoire qui te permettra de rester à te reposer toute la journée."


Elena contempla son ange gardien [ rassurez-vous, c'est juste une expression narratoresque pour décrire ce cher William, parce que voyez-vous, notre demoiselle ne serait jamais effleurée par l'idée d'appeler quelqu'un ainsi. ] avec surprise et éclata de rire, un rire à la joie réelle, cette fois.

[ Pas fini ^^" ]
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