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 Hestia Klarson

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Hestia Klarson
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MessageSujet: Hestia Klarson   Mer 26 Déc - 20:16

.. IDENTITE ..



• NOM : Klarson.

• PRENOM(S) : Hestia.

• SURNOM : On l’appelle souvent « petite », ou, lorsqu’elle n’est pas là, « la petite Poufsouffle », « la petite Hestia ».

• DATE DE NAISSANCE : Elle est née le 18 mars 1955.

• AGE : 15 ans.

• SIGNE ASTROLOGIQUE : Poisson.

• PURETE : Hestia est un « angelot », selon les propres mots de Losumia. Fille de deux moldus, donc.


• NATIONALITE : Anglaise.

• LIEU DE NAISSANCE : Londres.

• LIEU DE VIE : Londres ; elle n’a jamais déménagé depuis sa naissance.


• FAMILLE :
La famille d’Hestia est tout ce qu’il y a de plus moldue. Sa mère, Sally, est femme au foyer et son père, William, est salarié dans une entreprise de voitures. Ils sont tous les deux d’origine anglaise ; ils ont nommé leur première fille « Hestia » pour qu’elle représente véritablement la flamme chaleureuse et stable du foyer, pour qu’elle les « protège » de l’éventualité de nouveaux bombardements, après ceux qu’ils avaient connus durant les années sombres de la Seconde guerre Mondiale et face à la montée des tensions entre URSS et Etats-Unis. Lorsqu’elle était petite, ils lui disaient souvent en souriant que si une guerre nucléaire n’avait pas été amorcée, c’était parce qu’elle était là ; Hestia comprit très vite que ça n’était pas tout à fait exact, mais ne put s’empêcher d’être très heureuse dès qu’on le lui disait. La famille aurait pu vivre difficilement, mais, en pleines Trente Glorieuses, profita d’un niveau de vie simplifié, plus agréable, même si elle restait particulièrement modeste et surveillait ses dépenses. Six ans après elle, un petit frère fit son apparition et fut nommé Alexandre : Hestia découvrit qu’elle était maintenant grande sœur, et pris pour objectif de l’être d’autant plus par ses actes et ses responsabilités, sans jamais se décourager. Comme si elle avait été aidée par son prénom, la famille d’Hestia est toujours restée unie, chaleureuse et agréable. Comme beaucoup d’autres, ils prirent la lettre de Poudlard pour une vaste plaisanterie, mais, à l’image des autres, ils ont finalement bien pris la nouvelle et sont très fiers d’avoir une sorcière dans la famille (même si sa mère répète souvent qu’elle aurait été fière d’elle quoi qu’il arrive).





.†. PETITS DETAILS IMPORTANTS OU PAS .†.



• MAISON : Poufsouffle.

• ANNEE : Cinquième année.

• MATIERE(S) PREFEREE(S) : Sortilèges, parce que ça n’est pas trop compliqué et laisse beaucoup de temps pour bavarder durant les travaux pratiques, Métamorphoses (elle n’est pas une catastrophe ; elle fait énormément d’efforts pour parvenir à un bon résultat), Botanique parce que les plantes sont souvent « drôles » et Etude des Moldus parce qu’elle aime bien qu’on parle de ce qu’elle connaît.

• MATIERE(S) DETESTEE(S) : Potion (désespérément compliqué pour elle) et Histoire de la Magie (« Trop d’daaaaaaaates ! »).


• COULEUR DE CHAUSSETTES : Blanches, oranges ou jaunes. Il lui arrive parfois de porter deux chaussettes qui ne sont pas assorties, mais ça n’est jamais volontaire.

• LE PRENOM QU’IL N’AURAIT JAMAIS VOULU PORTER : Sans doute « Médor », même s’il n’y aurait eu aucune chance pour qu’on l’appelle comme ça ^^ Elle est très fière de son prénom actuel.

• POSITION DANS LAQUELLE IL DORT : Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Hestia reste parfaitement immobile dans son sommeil, jusqu’à ressembler à un cadavre, comme si elle dépensait trop d’énergie dans une journée pour pouvoir continuer à ce rythme la nuit. Cependant, elle a en effet du mal à trouver une « bonne » position pour s’endormir, et elle en changera donc fréquemment. La plupart du temps, on la retrouve allongée sur le ventre, les bras le long du corps, la tête tournée vers sa gauche et posée à même le matelas, juste après l’oreiller.

• LUNETTES OU VERRE DE CONTACT : Nada.

• COULEUR PREFEREE : Hestia n’aime aucune couleur plus qu’une autre, mais adore littéralement toutes les couleurs ou toute absence de couleur. Sur ce plan, elle est facile à contenter.

• SAISON DETESTEE : Aucune ; elle aime l’hiver pour son froid, ses batailles de neige joviale et les feux chaleureux qui attendront les fêtards une fois rentrés ; l’été pour sa chaleur, les jeux d’eau et la fraîcheur de l’intérieur ; le printemps pour les odeurs, les incursions dans le par cet les expressions joyeuses qui renaissent sur les visages croisés dans les couloirs ; l’automne pour ses panoramas, les promenades au milieu des feuilles mortes et les retrouvailles avec les amis dans l’école.

• NOMBRE DE RELATION(S) SERIEUSE(S) : Hestia est capable de se rappeler parfaitement de chaque détail, de toutes les informations et de toutes les dates importantes des gens qu’elle a rencontrés (et, visiblement, sa mémoire est suffisamment occupée par ça pour se montrer défectueuse partout ailleurs), même si elle commettra tout de même régulièrement des gaffes en leur donnant une application pratique dans ses rapports avec eux. Elle s’entend particulièrement bien avec les plus jeunes qu’elle. Niveau amitié, elle considère donc une bonne moitié de l’école comme « des relations sérieuses », et fera bien rire dès qu’on lui demandera « si elle a beaucoup d’amis ».
Elle trouve qu’elle s’entend particulièrement bien avec Losumia, qu’elle considère comme sa meilleure amie. Elle reconnaît toutefois qu’elles ne doivent pas vraiment être assorties, et ce sans la jalouser : son amitié est entièrement mélangée à l’admiration profonde qu’elle voue à la Serdaigle pour son élégance et la moindre parole ou décision qu’elle prendra. Le fait que Losumia lui donne des preuves de sympathie en retour fait réellement plaisir à Hestia, et elle ne peut s’empêcher de sourire en sa présence (d’un autre côté, il est rare de ne pas la voir sourire).
Au niveau amour, les choses sont restées à un degré de platitude extrême pendant de nombreuses années, ce qui n’a pas eu l’air de déranger Hestia puisqu’elle semblait largement être heureuse avec ses amis. Les choses se sont précipitées durant l’été entre sa quatrième et sa cinquième année, où elle s’est pour la première fois déclarée à quelqu’un après une longue maturation de ses sentiments, et bien à quelqu’un qui ne faisait pas partie de son « cercle élargi ». La victime a été, en l’occurrence, Nymphaea, le frère de Losumia. Là encore, Hestia a été infiniment heureuse de la réponse, mais a vite été envahie par le doute et une forme latente de désespoir une fois les choses entamées. Elle a compris qu’il fallait qu’elle apprenne à se maîtriser face à Nymphaea, cherche désespérément une autre alternative à une séduction dont elle se sent incapable, mais est encore résolue à le faire tomber amoureux d’elle, qu’importe le temps qu’il faudra.

• UNE MAUVAISE HABITUDE : Il lui arrive fréquemment de commettre des fautes de grammaires ou d’orthographes, voir, de confondre des mots ; demander à Hestia de prêter ses notes juste après un cours, c’est donc s’exposer à entrer dans un univers irrationnel et pas forcément très compréhensible (elle se force néanmoins à se relire pour corriger ce genre d’erreurs, avec l’espoir d’arriver à faire moins de fautes les fois suivantes).


Dernière édition par le Mar 1 Jan - 23:12, édité 1 fois
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Hestia Klarson
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MessageSujet: Re: Hestia Klarson   Mer 26 Déc - 20:16

.†. DESCRIPTION MORPHOLOGIQUE ET MENTALE .†.



• DESCRIPTION PHYSIQUE : Il est habituel de dire avec le sourire que « Hestia n’a rien pour elle », juste pour la voir rougir et réagir comme une enfant par un « C’est pas vrai ! » qu’elle juge suffisant pour sa défense. La Poufsouffle n’a en effet pas grand chose qui puisse la faire ressortir ou susciter le moindre sentiment d’admiration dans son physique en lui-même : c’est toutefois ainsi qu’elle incite à la sympathie, à la discussion, au rapprochement.
Il est également de coutume de dire que l’on lit à travers le visage d’Hestia comme dans un livre ouvert : elle a beaucoup de mal à camoufler ce qu’elle pense, et n’a jamais d’ailleurs compris l’intérêt de le cacher. D’où un visage dynamique, qui ne semble jamais tout à fait immobile ou calme.
Au niveau de sa taille et de son poids, elle se situe visiblement dans les moyennes de l’école ; il est facile de voir par ses formes qu’elle est bien une fille, mais elles ne sont pas extraordinaires et n’attirent donc pas particulièrement l’attention. Il faut dire aussi que les seules fois où Hestia les met en valeur, c’est par accident ou sans s’en apercevoir.
Ses cheveux sont longs (ils lui arrivent jusqu’au bas des reins), d’une couleur que l’on pourrait qualifier de châtain : comme beaucoup de cheveux naturellement clairs, ils paraissent déjà plus foncés lorsqu’ils sont éclairés par une lumière artificielle, et prennent facilement des teintes cette fois réellement plus foncées (voir rousses) après une absence prolongée d’exposition au soleil. Elle les laisse la plupart du temps détachés, ou, pour éviter d’être incommodée par les deux mèches de chaque côté de sa tête qui ont tendance à tomber devant elle, elle attache ces dernières à l’arrière de son crâne, ce qui ne change pas grand chose mais démontre toutefois qu’elle s’est effectivement coiffée le matin. Initialement, ils sont souples et raides, s’emmêlent facilement ; lors des grandes occasions, Hestia aime bien les boucler à l’aide de produits moldus, même si ça lui prend du temps et une partie de son argent de poche pour quelque chose qui ne durera que jusqu’à la prochaine douche. De longues mèches irrégulières cachent une bonne partie de son front et encadrent le reste de son visage.
Elle possède des yeux noisettes, grand ouvert et rieur en quasi-permanence, qui débordent de jovialité, de fraîcheur et de goût pour la vie, mais qui sont capables de prendre, à demi-fermés, une expression qui se veut sérieuse ou concentrée, et, soutenus par un froncement de nez et de sourcils, l’air typique d’une Hestia qui vient d’avoir une mauvaise note. Ses expressions semblent être particulièrement limitées, mais ces deux dernières font bien rire, et, en général, la petite Poufsouffle se fait contaminer par le rire qu’elle provoque pour aussitôt retrouver le sourire.
Hestia est capable d’avoir un air plus « négatif », mais à tendance à le garder pour elle ; s’il y a du monde, elle baissera la tête en laissant le soin à ses cheveux de cacher un regard plus dur, plus sombre, qui semble avoir englouti tout le bonheur qu’elle montre habituellement. Elle préfère s’isoler, dans ces cas-là, pleurer un bon coup, se raisonner et repartir à l’attaque pour essayer d’arranger les choses.

• VOIX : La voix d’Hestia est relativement forte : elle sait se faire entendre, même de loin, et n’hésitera pas à hurler si elle juge qu’il le faut. A l’image de sa personne, elle est dynamique, agitée, part facilement dans les aigus, et la plupart du temps joyeuse, assortie d’un sourire, le tout formant des phrases qu’il faut parfois écouter une deuxième fois dans sa tête pour en comprendre le sens (les fois où il y a effectivement un sens).
Si l’on arrivait à lui décrocher les mâchoires quand son visage se ferme, sa voix serait grondante, acide, et elle prononcerait les mots de manière bien plus détachée que ce qu’elle fait habituellement.

• FACON DE S’HABILLER : Hestia s’habille dès qu’elle le peut de façon moldue, souvent avec du rouge, du blanc ou du bleu. En général, elle met de longues jupes, des chemises, et « emprunte » les affaires de sa famille pour des accessoires (bérets, cravates, écharpes, ruban pour attacher ses cheveux…).


• DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE : Il est réellement courant de dire d’Hestia qu’elle est « spontanée, naïve (parfois jusqu’à la stupidité), maladroite, collante, têtue, manque cruellement de tact et de jugeote, pas spécialement perspicace et rit beaucoup trop souvent pour rester supportable ». Ce qui n’est absolument pas faux, d’ailleurs, mais paradoxalement, ses côtés les plus critiqués sont également les plus appréciés ; en ce sens, ses pires défauts sont également ses meilleures qualités. Il est rare qu’elle s’estime sérieusement malheureuse, elle essaiera plutôt de se raisonner pour trouver une solution (la plupart du temps en fonçant tête baissée) ; presque jamais pessimiste ou négative, elle tient fermement sur sa volonté de rayonner et de réchauffer le cœur des gens. Ses périodes de doute ou d’incertitude tendant à disparaître avec l’âge, elle s’affirme comme une personne joyeuse et optimiste, attaquant résolument la vie sous la maxime « Advienne que pourra ». Elle s’explique elle-même ce caractère par sa famille, qui l’a élevée dans l’optique de ne jamais rien regretter, tant qu’elle agit sans que rien ne porte vraiment atteinte aux autres. Le tout forme une personne naïve, à qui il arrive (suffisamment peu pour qu'on le remarque) de dire des choses intelligentes, qu’on suppose facilement influençable, mais incapable de s’attribuer les mérites de quelqu’un d’autre, donc, pouvant éventuellement dénoncer sans le vouloir une tentative de manipulation.
Elle n’est pas spécialement bonne en cours, mais, heureusement pour elle, est persévérante et s’applique (si si) une fois les premières catastrophes passées. Ecouter avec un peu plus d’attention ne lui ferait cependant pas trop de mal, ne serait-ce que pour augmenter sa moyenne de quelques points. L’essentiel de sa mémoire semble déjà être occupé par les informations concernant les êtres humaines qu’elle croise régulièrement, plus que par des « connaissances » au sens scientifique du terme (ou historique). Hestia est très heureuse de sa mémoire, même si elle ne l’aide pas vraiment en cours, parce qu’elle lui permet d’avoir de nombreux points de contacts avec les élèves.
Son dynamisme n’est pas qu’apparent, elle le ressent elle aussi et le considère comme une « bonne chose » qu’il faut partager avec son entourage. Elle aime vraiment être entourée et ressentir la présence des autres, même si elle sert de faire-valoir ou ne sert tout bonnement « à rien » en apparence (pour elle, personne ne sert à rien). En revanche, Hestia n’est pas très efficace pour redonner le sourire volontairement. Elle peine à trouver les bons mots, ou à comprendre ce dont les autres ont besoin dans ces moments-là ; mais à cause de sa maladresse elle fera ou dira, la plupart du temps, quelque chose de stupide qui redonnera le sourire devant l’incongru de la situation. En effet, la maladresse et les gaffes d’Hestia sont légendaires, parfois si cocasses qu’on préfèrerait se dire qu’elle les fait exprès. Elle semble, de plus, avoir tendance à attirer leurs éléments constitutifs : si vous remarquez une pierre dont un angle ressort dans un couloir, vous pouvez être sûr que le pied d’Hestia viendra un jour ou un autre la percuter pour s’étaler de tout son long, alors qu’elle portait une pile de livres, des plantes ou autre choses. Mais Hestia ne pleure pas, dans ces moments-là, ou bien, au pire, ne pleure pas vraiment par douleur ou tristesse, plutôt d’un air que les autres qualifieraient volontiers de comique, comme si le monde entier s’était liguée contre elle pour joyeusement la faire tomber. Les vraies larmes d’Hestia sont quelque chose de rare, que bien peu d’être humains peuvent se gorger d’avoir un jour pu surprendre. Même si elle essaiera à tout prix de connaître les problèmes des autres quand ils ont l’air d’aller vraiment mal, elle se refuse à partager les siens, prenant pour sa défense qu’elle n’aimerait pas les embêter avec ça, alors même qu’elle n’est pas dérangée, bien au contraire, quand les autres se confient. Elle est seulement capable de déployer des débordements d’affection, qui, la plupart du temps, adoucissent un peu les choses.
Toutes ses émotions sont, la plupart du temps, clairement retransmis par son visage ; à l’image du reste de sa personne, il est donc aussi dynamique qu’elle. Peut-être un peu trop, d’ailleurs, puisque Hestia est ainsi parfaitement incapable de mentir ; et si l’envie lui prend, elle se raisonnera par la suite d’avoir voulu falsifier la vérité. Elle se rend tout de même bien compte qu’elle devrait apprendre à le faire, « rien qu’un peu », pour essayer de rassurer Losumia et du même coup, pour « essayer de moins agacer Nymphaea ».
Son animagus ou son patronus, si elle arrivait à maîtriser un des deux, serait certainement un écureuil.

• AIME / AIME PAS / VILAINE MANIE : Hestia « aime ses amis et ceux qui ne sont pas encore ses amis ». Il y a peu de personnes et de choses qu’elle déteste. Elle est du genre à tout aimer, jusqu’au moindre petit détail, et mettra un temps infini pour se décider entre plusieurs possibilités, uniquement sur un coup de tête qu’elle est capable de rectifier par la suite. Une des seules choses que l’on peut assurer avec certitude, c’est ce que la petite Pouflouffle semble préférer au monde : les présences humaines. Foncièrement philanthrope, elle est capable de voir les bonnes facettes des autres (parfois à ses risques et périls, quand elle ne prend pas en compte les autres). Plus que la solitude en elle-même, Hestia n’aime donc pas voir des gens seuls, et essaiera à tout prix d’arranger les choses. Elle se refuses à détester plus de choses, puisqu’elle considère qu’il y a du bon en tout et que l’on ne doit pas dénigrer ce que les autres seraient susceptibles d’aimer. Du coup, elle ne sert pas à grand chose lorsqu’on lui demande son aide pour trancher entre plusieurs choix, mais fera encore rire par ses constantes hésitations.

• COMPORTEMENT ENVERS LES AUTRES : Hestia est franche, directe, collante, parfois étouffante, et paraît savoir se dupliquer à l’infini pour être toujours là où vous vous trouvez. Comme son visage ne lui sert pas à grand chose pour camoufler ses sentiments, elle n’est pas vue comme quelqu’un dont on doit se méfier. Elle n’a rien d’une chef, mais il est courant qu’on lui demande son avis, rien que pour entendre quelque chose de stupide, simpliste ou débordant de bons sentiments.

• REPUTATION(S), PARTICULARITE(S) : Hestia ne fait pas partie des célébrités poudlardiennes par le mérite, n’a rien d’éclatant (au niveau physique et sur le plan intellectuel), sera facilement qualifiée de « commune » ou de personne « qui n’a rien pour elle », mais, par son caractère facile et jovial, est connue comme une « gentille fille un peu naïve et stupide » avec laquelle les autres aiment bien plaisanter (même si la préparation de blagues ou autres fantaisies sont encore trop compliquées pour elle). Elle est vue comme une personne très agréable amicalement parlant, mais les mêmes personnes seront tout à fait d’accord pour dire que sortir avec elle doit être un véritable enfer.
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MessageSujet: Re: Hestia Klarson   Mer 26 Déc - 20:18

.†. HISTOIRE .†.




J’ai toujours aimé l’univers familial qui m’a vue naître. Comme « Hestia la déesse », tout ce que je pouvais voir, c’était les pièces qui s’éclairaient et se réchauffaient dès que j’y entrais. J’ai appris à me comporter comme elle, à être le « foyer », celui qui doit réchauffer le cœur des gens. De ce que je pouvais voir, je réussissais plutôt bien. On m’a élevée dans cet état d’esprit, à dire tout ce que je pense en restant tolérante. Papa disait, tristement, qu’il ne fallait jamais « reproduire les erreurs dramatiques du passé » ; ça m’a paru normal, lorsque que j’étais enfant, mais avec le recul, je m’aperçois qu’ils ont dû vivre péniblement pour maintenant décider de trouver du bonheur et de la joie dans les moindres choses, à le créer à longueur de journée, à vouloir me faire sourire et sourire eux aussi. La guerre, le monstre qu’ils essaient parfois de me raconter avec un petit sourire triste, a frappé durement notre famille : ils vivaient tous à Londres, et beaucoup ont péri sous les bombardement. Même aujourd’hui, la guerre a laissé une cicatrice, que les générations, bien après moi, effaceront peut-être au risque de tout oublier : je n’ai toujours eu qu’une seule tante, mère de trois petits enfants, du côté de ma mère. Très tôt, j’ai décidé d’accepter ce qu’ils voulaient de moi : que je sourie, que je prouve encore et encore que « les choses sont finis ». Mais ce n’était pas une apparence de tranquillité : l’univers est resté joyeux, j’ai été coopérative, je crois, j’ai voulu rester aimable. J’ai toujours été fière de mes parents.
Que je sois une sorcière, ça, nous n’aurions pas pu le prévoir. En comparant avec d’autres, j’ai fini par apprendre que la découvert de mes pouvoirs, à sept ans, avait été un peu plus tôt que la moyenne. Je m’en rappelle parfaitement, comme si, déjà, j’avais compris toute l’importance que ce jour devait représenter pour moi. La manière dont ils se sont manifestés a été pacifique, bien moins extraordinaire que la plupart des autres. Elle s’est faite de manière douce et chaleureuse, comme le petit appartement que nous habitions. Je me souviens presque avec précision des sentiments que je ressentais à l’époque, même si j’ai tendance à voir la scène en personnage extérieur, après que ma mémoire a assimilé les photographies que l’on avait prises de moi à mon propre regard. Pourtant, je suis sûre que les évènements de sont bien déroulés comme je le pense. Je me souviens de la tristesse que je ressentais, en constatant que je n’arrivais pas à faire le dessin de nous quatre que j’avais déjà prévu d’offrir à ma mère une fois achevé. Je croyais qu’elle allait l’être aussi, si je ne parvenais pas à le faire. Je me rappelle de mes larmes qui ne m’avaient pas empêchée de voir les stylos s’envoler. Je n’ai même plus pensé à pleurer ; je les ai regardés s’attaquer au papier, sans rien faire, sans rien dire, sans bouger, avant de rire comme face à un spectacle de marionnettes. Mon père venait de rentrer, ma mère était descendue jusqu’au bas de l’immeuble avec Alexandre pour l’accueillir ; lorsqu’ils sont remontés, je n’avais plus aucune trace de mes larmes. Je revois encore mes cheveux ébouriffés, qui bougeaient en suivant les à-coups rieurs de ma tête, la danse des stylos en face de moi, j’entends les petits cris de joie que mon moi passé poussait alors. J’ai suivi le mouvement des mains de mon père, bien au-dessus des stylos, comme s’il pensait à une attraction magnétique ; mais ils ont continué, comme si de rien n’était. Avec Alexandre dans les bras, ma mère s’est assise à ma droite, mon père à ma gauche. Pendant vingt minutes, nous les avons regardés faire, sans rien dire, sans savoir ce qu’ils exécutaient. Finalement, ils ont arrêté leur travail, sont restés suspendus dans les airs quelques secondes, avant de gentiment se ranger dans la trousse. Ils ont été étonné, je crois, mais avec cette sorte d’étonnement face à quelque chose qui ne peut pas les surprendre réellement. Ils l’ont accepté, et, à travers ça, ils m’ont acceptée. Ce sont eux qui m’ont dit qu’ils ne savaient pas faire ça, qu’ils n’avaient pas ce genre de capacité, qu’ils avaient senti que c’était moi, ma propre force, l’être que j’étais qui les avait fait bouger sans les toucher. Elle faisait partie de moi, et ils étaient heureux que je rencontre quelque chose qui me faisait moi, qui avait dû rester tout ce temps en moi. Pour eux, plus qu’avant, je commençais à m’apprendre, et, à travers cette manifestation, ils me connaissaient un peu plus.
Quant au dessin, il n’était rien de plus qu’un ensemble de traits paraissant disparates, comme fait distraitement dans un geste nerveux, mais dont certains formaient des contours de visages, relativement anonymes, mais remarquables à travers le reste des traits désordonnés. Nous avons tous trouvé que les proportions rappelaient les quatre visages de deux adultes, d’un enfant et d’un bébé.
Depuis ce temps, il est resté accroché sur le mur, sans rien, sans cadre. Les quatre visages sans yeux regardent la pièce avec douceurs, comme s’ils pouvaient voir tous les gestes qui y ont été esquissés. En retour, je n’ai jamais vu personne les regarder sans qu’un sourire n’apparaisse sur son visage. Nous avions trouvé les quatre dieux protecteurs de la maison : nous-mêmes.




***




Hestia eut la sensation de ne faire qu’un pas jusqu’à ses onze ans et la lettre qui officialisait son statut de sorcière. Après avoir acheté ses fournitures dans cet endroit étrange (à quoi servaient donc toutes ces chouettes et ces hiboux ? les chats étaient-ils vraiment normaux ?), il avait fallu préparer ses affaires, puis venir à la gare pour prendre le train, si vite, comme une nouvelle partie de sa vie qui s’ouvrait, comme si rien ne s’était passé depuis ses sept ans. Pour ce jour, la famille s’était déplacée à quatre (son père avait pris un jour de congé, étant donnée l’occasion). Tout au long du voyage jusqu’à la gare, elle avait eu peur de se sentir perdue. Même arrivée, elle n’avait pas voulu les quitter des yeux et avait percuté plusieurs personnes de dos. Une fois montée dans le train, elle était restée dans l’encadrement de la porte, gênant ainsi tous ceux qui voulaient monter par celle-là. Eux restaient un peu en retrait, bloqués par les bagages, mais lui souriaient, pour lui donner confiance, sans doute. Hestia n’avait pas bougé. Le train eut beau siffler, le contrôleur eut beau fermer la porte, elle continuait de les regarder par la fenêtre. Le train s’était mis en marche ; elle avait tenté de les suivre du regard, mais ils avaient fini par disparaître. Arracher ses yeux de la fenêtre avait été douloureux : elle avait l’impression qu’ils pouvaient réapparaître encore une fois, ou que le train allait faire une boucle et la ramener une fois à la gare, qu’elle manquerait ça si elle changeait. Mais Hestia s’était finalement tournée vers le couloir désert, visible à travers la porte vitrée qui l’en séparait. Elle avait peur de l’inconnue, peur d’être seule. Elle ne connaissait aucun visage. Elle avait peur d’avoir peur, et de décevoir ses parents en ayant peur. Que devait-elle faire ? Rester ici, ou partir à la rencontre de quelque chose ou de quelqu’un ? Qu’était-elle censée faire ? Peut-être y avait-il des règles de politesse qu’elle ne connaissait pas, une étiquette propre aux sorciers. Ici, elle était loin des Quatre dieux protecteurs ; ils ne pourraient peut-être pas la protéger. Est-ce que tout irait mieux si le dessin était là, lui rappelant ainsi qu’elle l’avait fait ? Et s’il y avait eu une erreur ? Et si ça n’était pas elle qui en était l’auteur, mais son frère, bien qu’il ait été à ce moment-là en bas de l’immeuble avec sa mère ? Et si elle n’était vraiment pas à sa place ici ? Et si elle l’apprenait, en s’avançant dans le couloir ? Elle s’était aperçue qu’elle avait vraiment peur, et que, sans le dessin, elle n’était plus « Hestia ». « Hestia » n’aurait pas réagi comme ça, mais Hestia était incapable de faire taire cette peur.
Alors Hestia s’était recroquevillée contre la porte qu’elle n’avait pas quittée, celle à partie de laquelle elle pouvait « les » voir, et s’était mise à pleurer, silencieusement, au cas où il aurait été interdit de faire du bruit. Elle avait caché son visage en l’enfouissant dans ses bras, pour ne pas qu’on la reconnaisse, au cas où « Hestia » l’accuse de ne pas se comporter comme elle était.
Et puis, au bout d’un certain temps, il y avait eu ces pas dans le couloir. A ce moment, Hestia avait eu peur, en plus du reste, d’être punie ou d’avoir fait quelque chose qu’il ne fallait pas. Quand une voix de fille, douce, s’était élevée pour lui demander si quelque chose n’allait pas, Hestia n’avait pas répondu. Il avait fallu attendre que l’inconnue pose sa main sur sa tête pour secouer gentiment ses cheveux pour que la peur disparaisse aussi soudainement qu’elle était venue. Elle n’avait pas bougé. L’inconnue avait continué de parler, lui avait dit que les gens étaient gentils, que chaque année, il y en avait qui avaient peur et qui, l’année suivante, étaient pressés de revenir. Hestia se laissait bercer au doux son de ses « Ca ira ». Mais quand elle lui avait expliqué qu’ils disaient après que Poudlard était comme chez eux, une nouvelle peur était née ; et si Hestia finissait par en oublier sa famille et ses dieux, si son cœur décidait de changer de maison ? Elle s’était entendue répliquer, la voix coupée, pâteuse, méconnaissable à travers les larmes, qu’elle préférait encore détester cet endroit maintenant qu’elle était forcée d’y aller depuis qu’elle était montée dans le train. L’inconnue avait émis un petit rire, et, tout en entendant ses pas s’éloigner, Hestia l’avait écoutée une dernière fois, captant les dernières paroles qu’elle entendrait d’elle.
« La maison est là où l’on veut qu’elle se trouve. »
Le temps avait continué sa course avant qu’Hestia ne se décide à relever la tête pour retrouver le couloir désert. Elle avait essuyé ses larmes, soigneusement, s’était sentie un peu stupide, toujours un peu triste. Elle avait écouté le bruit du train, qui avait fini par l’endormir.

Hestia ne sut jamais si elle avait été réveillée par la sensation d’un choc contre sa jambe, ou par le bruit de quelqu’un qui s’étalait sur le sol. En ouvrant ses yeux fatigués, elle avait découvert quelqu’un de jeune, sans doute du même âge qu’elle. Leurs yeux s’étaient rencontrés.
Il suffisait d’une seule personne pour qu’elle ne soit plus seule.

Le reste du voyage s’était mieux passé. La main s’était tendue, était restée agrippée autour de son bras et l’avait emportée cahin-caha jusqu’à un compartiment (Hestia avait même eu le temps de voir une valise qui marchait, bien vite réprimandée par ce qu’ils appelaient un « préfet ») envahi par les rires. Hestia avait souri en les retrouvant. L’élève était reparti à sa recherche du chariot de sucreries, puis était revenu les bras remplis, avec une patte verte qui dépassait de sa bouche. On ne l’avait pas accueillie : c’était comme si elle avait toujours été là. Elle avait parlé à des gens « comme elle », pour la première fois après les vendeurs du Chemin de Traverse. Elle avait découvert que la capacité était a priori héréditaire, que beaucoup étaient nés dans des familles sorcières, d’autres dans des familles mélangées, d’autres encore, comme elle, dans des familles de ce qu’ils appelaient « moldus », sans pouvoirs magiques. Il y avait eu de longues énumérations, devant lesquelles Hestia s’était sentie perdue, à défaut d’être cataloguée. Mais la sensation de chaleur se répandait à nouveau dans son ventre, au milieu des hululement des chouettes, des déplacements incessants des chats, des rires et des sourires confiants, au milieu des autres.



***




Un foyer a besoin d’un univers propice pour ne pas mourir. Il a besoin qu’on le regarde, qu’on lui parle, qu’on s’occupe de lui. Peu à peu, les peurs et les craintes ont disparu au milieu des autres, et je me suis retrouvée. A mesure que la lumière du jour déclinait, la pluie était de plus en plus violente, mais, à l’intérieur, seul son bruit me parvenait. Etrangement, lorsqu’elle m’assommait durant la traversée du lac, je n’ai pas pu quitter ce sourire. Même quand j’étais frigorifiée, même quand j’avais faim, même quand la peur des autres les contaminait mutuellement, je me sentais plus calme avec cet étrange feu en moi, si calme que l’on a dû répéter mon nom pour que je réalise que c’était au tour de ma tête d’être avalée par le Choixpeau chantant. J’ai été envoyée à Poufsouffle, j’ai appris à aimer les couleurs chaudes du blason et la chaleur mutuelle de ses élèves. Comme si aucun accident ne s’était jamais produit, je me sentais mieux.
Avec le temps, j’ai pu comprendre que Poudlard était différent de ma maison. Poudlard était vraiment ce que je voulais qu’il soit. Il ne fallait pas en avoir peur. C’était juste un endroit différent entre les retours à la maison des Quatre dieux, à moins que ce ne soient les retours à la maison des Quatre dieux qui fragmentent le temps passé à Poudlard.
Quant à ce premier voyage, je n’ai jamais su qui avait été cette inconnue du train.






***


Dernière édition par le Mer 26 Déc - 20:23, édité 1 fois
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Hestia Klarson
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MessageSujet: Re: Hestia Klarson   Mer 26 Déc - 20:22

***






Le temps était passé bien vite, à Poudlard. Elle avait au moins fini par apprendre qu’elle pouvait être « elle » là-bas aussi ; sa difficulté à parler s’était peu à peu effacée, et elle avait retrouvé son goût pour le rire. Son cercle d’amis n’avaient cessé de s’élargir, et les visages ne demandaient qu’à être de plus en plus reconnaissable. Hestia n’était toutefois pas parvenue à retrouver la « voix », ou, au moins, celle à qui elle appartenait. Elle en avait déduit qu’elle était un peu plus âgée qu’elle, mais sans doute pas en première année : elle était bien trop calme, et puis, Hestia l’aurait reconnue au milieu de ceux qu’elle côtoyait. Elle n’était pas non plus physiquement assez vieille pour ressemble à celle d’une Sixième ou d’une Septième année. Hestia aurait voulu la retrouver, et chaque année se terminait par un léger pincement au cœur lorsqu’elle se disait qu’elle était peut-être de ceux qui quittaient Poudlard, et qu’elle ne la reverrait plus jamais, ne saurait même pas qui elle était.
Mais ça n’était pas pour ça qu’elle allait vers les autres : elle voulait véritablement se sentir proche d’eux, redevenir le « foyer » ici aussi. Elle avait essayé de s’appliquer, mais avait cumulé les gaffes, les maladresses : elle faisait rire, et ne pouvait pas s’empêcher de rire avec eux. Elle avait appris à être heureuse, parce qu’elle savait qu’elle reverrait sa famille et la maison des Quatre dieux, que ses parents l’attendraient à chaque fois avec un sourire. Le temps passait ainsi sous les yeux d’Hestia, toujours chaleureux, un temps où il était nécessaire de profiter de tout. Elle était vraiment heureuse, comme si la solitude n’avait jamais existé sur cette terre.

Au fur et à mesure, elle avait également appris à regarder et à écouter. Elle avait découvert Losumia ainsi, de loin. Elles ne se parlaient pas, et, à l’époque, Hestia n’avait aucun prétexte pour venir lui parler, mais elle avait remarqué qu’elle ressemblait à une princesse, peut-être même à une reine. Hestia avait fini par se rendre compte qu’elle n’osait pas lui parler. Elle avait déjà essayé, quand Losumia était au milieu d’un groupe de Serdaigles – sans savoir si Losumia était amie avec elles, leur parlait ou était au moins consciente de leur présence –, de glisser vers elle comme elle le faisait d’ordinaire pour devenir amie avec quelqu’un, par une succession de contacts, mais elle n’avait pas eu l’air de s’intéresser à elle. Elle ne s’en était pas trop étonnée, parce que, même pour Hestia, elles étaient foncièrement différentes, mais elle avait été peinée quand même par un sentiment de tristesse qu’elle ne s’expliquait pas après avoir vu les yeux de la Princesse. Déjà à l’époque, son regard paraissait si lointain… Hestia en venait même à souhaiter qu’elle se mette en colère, juste pour qu’elle fasse disparaître cette image de tristesse. Elle avait vraiment l’impression que la Princesse des Serdaigles était de plus en plus triste, alors qu’elle était pourtant au milieu des autres : il y avait toujours des gens autour d’elle, comme des lucioles attirées par la lumière.
Hestia aurait bien aimé pouvoir être qualifiée de luciole, elle aussi, mais peut-être qu’elle ne brillait pas assez pour que la lumière la distingue.

Hestia n’aurait jamais cru qu’elle se rapprocherait un jour de quelqu’un en particulier, d’une personne plus que les autres. Elle n’aurait jamais cru voir un jour les autres différemment des rapports qu’ils entretenaient avec elle. Elle avait continué à regarder la princesse de loin, souvent, mais ses tentatives pour se rapprocher d’elle n’avaient rien donné. Alors même qu’elles étaient de la même année, alors même qu’elles avaient régulièrement cours ensemble.
Pour Hestia, c’est d’ailleurs pendant un cours qu’elles s’étaient vraiment « rencontrées ».



***




Tout s’était passé, ou, plutôt, tout avait commencé durant un cours de Soin aux Créatures Magiques (Hestia l’avait rapidement contracté en « SM », de façon candide et sans arrière-pensée) communs aux Poufsouffles et aux Serdaigles. Cette fois, le cours aurait dû consister à étudier les propriétés magiques des gnomes de jardin, mais deux élèves ayant réussi à ouvrir leurs cages, la bonne vingtaine de sujets d’étude avait décidé de prendre la poudre d’escampette. Le professeur avait eu beau se mettre en colère, les deux coupables – bien que parfaitement vus par une bonne moitié de la classe, Hestia comprise – n’avaient pas pu être identifiés. Maintenant, le cours avait trouvé une tonalité beaucoup plus joyeuse : les élèves, ravis de voir leur cours plus ou moins annulé, s’étaient lancés dans une chasse aux gnomes, le jeu consistant à en attraper le plus possible. Des règles avaient même été instaurées, les points variant en fonction de la distance entre la cage et l’endroit où ils avaient été attrapés, la distance du lancer (il fallait le faire trois fois avant de considérer un gnome comme « attrapé »), l’endroit du corps sur lequel ils atterrissaient, plus un bonus s’il retombait sur un autre gnome, encore mieux si c’était tête la première. Hestia trouvait ça cruel, comme la plupart, mais avait fini par trouver ça également très drôle après qu’un des sales monstres l’ait mordue pour la première fois. Le temps était agréable, et elle était vraiment heureuse de pouvoir s’amuser en ayant une pareille excuse pour traverser tout le parc.
En se rapprochant un peu du lac, à la poursuite d’un fugitif qu’elle avait déjà projeté au loin une fois, elle avait vu quelqu’un debout, au bout d’une sorte de ponton en pierre qui s’avançait sur le lac, pieds nus. Hestia la voyait de manière transversale, et n’eut aucun mal à reconnaître Losumia.
Ses bras étaient écartés, et la légère brise qui agitait l’herbe sur laquelle retombaient les gnomes avec un bruit sourd jouait avec ses longs cheveux, faisant vivre leurs ondulations au grand jour. Elle avait les yeux fermés, son visage était calme, paisible ; elle paraissait comme attirée par quelque chose, comme si elle aussi était une luciole qu’appelait une lumière plus forte. Hestia sentait la douceur qui se dégageait d’elle, comme si la Serdaigle était sur le point de dégager des ailes immaculées pour s’envoler dans le ciel. Il n’était pas difficile de deviner qu’elle était ailleurs, encore une fois, mais elle était tellement belle, comme ça, à savourer quelque chose qu’elle seule pouvait sentir, que la Poufsouffle n’aurait eu l’envie de casser sa rêverie pour rien au monde. Elle aurait aimer savoir à quoi elle pensait, mais son observation fut brusquement cassée et ramenée à la réalité par le bruit d’un gnome qui était lui aussi sur le ponton. Hestia n’avait pas eu le temps de rattraper le sale monstre que celui-ci s’était déjà précipité vers Losumia, avait emmêlé ses mains crasseuse autour de ses jambes et l’avait poussée dans l’eau.
Hestia (qui avait appris la technique grâce aux autres) avait bondi jusqu’à lui, l’avait pris par les oreilles, fait tournoyer en l’air pendant quelques secondes, puis l’avait lâché. Elle se sentait un peu mal à l’aise pour la princesse, et sentait bien que sa façon de le projeter avait plus ressemblé à une vengeance qu’autre chose, mais elle avait vraiment eu envie de lui faire payer ce qu’il avait osé faire à une élève, encore plus à la Princesse. Elle avait regardé la courbe du gnome dans les airs, sa retombée progressive, et enfin, était sûre d’avoir entendu le bruit sourd qu’il avait fait en retombant sur un autre gnome qu’elle avait commenté d’un « STRICK ! » strident alors qu’un sourire éclairait son visage. Elle avait tourné la tête, contemplé l’eau en se demandant s’ils se noieraient si elle les jetait dedans, puis avait eu envie de proposer à la Princesse de lui céder les points qu’elle venait de gagner pour la consoler d’être tombée à l’eau, lorsqu’elle s’aperçut que la Princesse avait totalement disparu de la surface de l’eau.
Elle n’était pas remontée. Absolument pas remontée. Il n’y avait presque aucune trace d’elle, à part les rides désordonnées de l’eau qui attestaient d’une chute. Hestia s’était penchée au-dessus de l’eau. Elle n’avait rien vu, les eaux étant beaucoup trop troubles pour permettre de distinguer quoi que se soit. Elle avait suivi les bruits, à plusieurs mètres du ponton, et avait aperçu un amas confus de tissus, de cheveux et de mains qui tentaient de s’agripper à l’eau. Hestia avait eu peur, sans comprendre ce qui pouvait encore se passer ; elle s’était relevée, avait reculé de plusieurs pas, pris sa respiration, serré les dents, s’était mise à courir sur le ponton et avait sauté en arrivant au bout.

Elle avait senti sa suspension dans les airs, elle avait su que sa robe allait l’incommoder, que ses chaussures et ses vêtements allaient l’alourdir et que, même si elle savait survivre en milieu aqueux, elle ne savait pas nager à proprement parler, encore moins secourir quelqu’un. Mais son père avait toujours dit que le feu du foyer devait apprendre à se protéger lorsque l’eau tentait de noyer sa flamme.
L’eau froide s’était resserrée d’un seul coup autour d’elle, et Hestia avait senti son cœur battre pour tenter de l’en protéger. Elle entendait ses coups dans ses oreilles, et ils chassaient l’eau, ils l’empêchaient de la submerger. Mais il y avait déjà un autre problème : Hestia était désorientée, elle n’arrivait pas à voir la direction qu’elle devait prendre. Elle avait eu du mal à hisser sa tête au-dessus de l’eau, parce que ses vêtements l’attiraient vers le fond, l’empêchaient de se mouvoir aussi efficacement qu’elle l’aurait souhaité. Elle s’était hissé à la surface, et avait su, sans savoir comment, précisément où elle était. Elle ne voyait pas Losumia mais se sentait reliée à elle, avait le sentiment que quelque chose se créait, un quelque chose qui l’attirait vers elle, comme si la lumière envoyait l’un de ses rayons directement et intentionnellement sur elle. Elle savait où était Losumia, et savait que Losumia n’était plus à la surface, qu’elle n’y remonterait même plus jamais sans aide.
Hestia avait respiré avant de basculer sa tête pour la plonger, suivie de son cou, de ses épaules, de son corps. Elle réussi à produire un mouvement de bras informe, à défaut de brasse, pour plonger un peu plus. L’eau était lourde, mais, à travers les longues observations d’elle, Hestia savait que Losumia était bien plus fragile qu’elle : si elle n’arrivait pas à la ramener rapidement, le monstre Eau n’en ferait qu’une bouchée.
Elle avait essayé d’avancer rapidement en essayant de faire des battements et d’autres mouvements qu’elle n’arrivait pas à qualifier, et avait fini par percuter l’épaule de Losumia. Hestia avait renoncé depuis plusieurs secondes à garder les yeux ouverts, l’eau étant bien trop opaque pour aider visuellement à quelque chose (en plus d’être froide, elle lui faisait mal aux yeux) ; elle avait fini par s’agripper à Losumia, constatant par la suite que sa main s’était resserrée autour de son bras.
Il avait fallu changer de direction pour se diriger vers la lumière, même si elle se sentait lourde, même si elle avait froid, même si elle avait la sensation de ne pas avancer, qu’elle avait la sensation permanente de manquer d’air beaucoup plus que la seconde précédente. Mais, plus que ça, elle se sentait étouffée par sa robe, et supposait que Losumia devait subir la même chose.
Hestia n’avait pas su combien de temps s’était écoulé, mais elle était parvenue à retrouver la surface. Elle avait pu respirer, une fois, mais se sentait à nouveau aspirée par les eaux. Elle essayait de se dire qu’elle était dynamique, vive, qu’elle avait de l’énergie à revendre ; elle cherchait à plaisanter avec elle-même en se faisant la morale, qu’elle pouvait bien être fatiguée « après », mais qu’elle était capable de contrôler son débit d’énergie, qu’elle devait bien pouvoir en utiliser plus d’un coup, en la répartissant mal.
Elle avait encore du mal à voir quoi que se soit, et sentait Losumia retomber : elles étaient encore à la verticale. Elle avait respiré un nouvelle fois, l’avait prise par la taille en l’entourant de ses deux bras. Elle avait réussi à maintenir Losumia à la surface, mais devait elle rester sous l’eau. Elle avait tenté de fonctionner ainsi pour avancer, par intermittences, le temps de reprendre son souffle et pour voir où elle allait. Elle sentait encore ses propres battements sous le tissu de sa peau, ceux qui se mélangeaient aux sentiments qui tentaient de sortir. Elle était agitée, confuse, se sentait lourde, avait mal, manquait d’air, n’arrivait plus à avoir conscience de ses mouvements, et, par-dessus tout, inquiète pour elles parce que Losumia ne bougeait pas.

Hestia avait trouvé le bord du lac en le percutant le dos. Elle y avait fermement posé une main pour ne plus s’en détacher, puis avait réussi à tracter Losumia pour l’en approcher. Elle avait senti son poids s’amenuiser, et deux autres mains qui saisissaient la sienne pour l’arracher au bloc glacé.
Elle entendait et sentait sa gorge douloureuse à mesure qu’elle crachotait et toussait. Les mains étaient posées autour de ses bras, maintenant, comme pour la rattraper au cas où elle tomberait. Elle avait réussi à esquisser un geste pour chasser les mèches qui lui obstruaient son champs visuel. La moitié des élèves était là, et, avec eux, le professeur, penché au-dessus de Losumia qui se livrait aux mêmes activités qu’elle quelques instants plus tôt.
Elle avait réussi à se dégager des mains. Elle s’était rapprochée. Elle n’entendait presque rien, juste les battements qui saccadaient tout. Elle était « au milieu des autres », donc tout allait très bien. La tête de Losumia était posée sur les genoux du professeur. Ses yeux étaient fermés, et ses cheveux se répandaient autour d’elle, anormalement plus sombres. Elle entendait vaguement d’élèves partis chercher l’infirmière.
Hestia avait senti quelque chose se refermer autour de sa main et avait baissé la tête pour constater que, de la même façon qu’elle l’avait trouvée au milieu des eaux opaques, Losumia, sans l’aide de ses yeux, avait vu sa main trouver la sienne.





***
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Hestia Klarson
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MessageSujet: Re: Hestia Klarson   Mer 26 Déc - 20:28

***



Losumia n’a pas voulu lâcher ma main, alors qu’elle était transportée jusqu’à l’infirmerie. Personne n’a rien dit, ils l’ont laissés faire. On m’a murmuré à l’oreille que ça n’était la faute de personne, et je me suis rappelée que tout ce qui arrivait était dû au gnome. Il m’a fallu plusieurs minutes pour me rendre compte que je ne souriais plus. Je n’avait pas envie de sourire. C’est là que j’ai appris que les nénuphars ne sont pas fait pour vivre dans l’eau, mais bien à la surface. La princesse était mortelle, et n’avait pas de chevalier pour la protéger. Elle était vraiment toute seule.
Je ne me rappelle plus du trajet jusqu’à l’infirmerie : lorsque j’ai repris mes esprits, on me mettait une couverture autour des épaules et Losumia était déjà allongée sur un lit, pendant que l’infirmière disait qu’elle devait prévenir plusieurs personnes. Je me souviens avoir regardé sa poitrine se soulever pendant plusieurs minutes avant de m’apercevoir qu’elle était déjà séchée et changée, sans me rappeler si elle l’avait été en ma présence. Peut-être que pour garder une image pure, je les ai de moi-même effacées de ma mémoire.
J’ai appris, quelques heures plus tard, que je n’avais pas entendu les indications que l’on me donnait, lorsque nous étions encore dans l’eau : j’ai peiné pendant longtemps à la recherche d’un bord en m’éloignant de celui-ci, avant de finalement retourner sur mes pas. Si j’avais continué, nous aurions pu atteindre le milieu du lac pour nous noyer. Tout aurai été de ma faute, dans ce cas. Je crois que je porte vraiment quelque chose d’« Hestia » : celle qui n’abandonne jamais, celle qui garde le foyer uni. C’est peut-être elle qui nous a protégées. Ou peut-être les dieux de Losumia, si elle en a, elle aussi.
Je ne devais pas être belle à voir. J’étais partie comme ça, sans penser que ça n’était peut-être pas très gentil pour ceux qui m’avaient aidée, moi aussi, à sortir de l’eau. C’est au moment où j’ai pensé que l’on avait dû interdire les visites que la porte s’est ouverte d’un seul coup sur un garçon d’une classe au-dessus, qui m’a regardée d’un air presque surpris avant de glisser sur Losumia allongée sur son lit. Il a eu l’air d’esquisser un pas, avant de finalement rester dans l’encadrement de la porte, comme s’il n’osait pas s’approcher. Je n’ai pas su comment interpréter les sentiments qui bouillonnaient entre lui et elle. Même maintenant, je ne saurais pas le faire. Il est resté là, jusqu’à ce que l’infirmière revienne, a échangé quelques mots – que je n’ai pas réussi à discerner – avec elle d’un ton calme, peut-être trop froid pour qu’il ne me gèle pas un peu plus, puis est sorti de la chambre après un dernier regard vers elle.
Je ne sais pas si Losumia le sait, et je ne vois pas qui aurait pu le lui dire ; mais c’est le jour où je l’ai « rencontrée » que j’ai aussi rencontré Nymphaea. Je ne sais pas si Losumia le sait, et je ne vois pas qui aurait pu le lui dire, mais, ce jour, son frère était bien venu pour elle.




***




C’était depuis ce moment que l’amitié avec Losumia avait commencé. Elle avait toujours ses expressions pensives, mais Hestia vit naître ce qu’elle considérait comme un attachement réciproque et accepté par les autres. Ce fut également un moment de gloire, pour Hestia, lorsque cinquante points furent attribués à sa maison. Au milieu de cette joie, Hestia ne put s’empêcher d’être un peu choquée que la vie de Losumia se résume à cinquante points.
Hestia élargit son univers à celui de Losumia, et fit la rencontre de nombres de personnes supplémentaires. Des personnes différentes, qui n’avaient peut-être pas ses habitudes, mais qui riaient, elles aussi, et avec lesquelles Hestia s’entendit bien, comme de coutume.
En parallèle, elle se rendit bien compte, néanmoins, que Losumia n’était véritablement seule qu’au milieu des autres, et que le sentiment de culpabilité qu’elle ressentait à cet égard aurait du mal à disparaître.

Ce fut également l’occasion de « rencontrer » le frère de Losumia. Hestia ne put s’empêcher de l’observer plus attentivement, à partir de ce moment. Il aurait été difficile de ne pas surprendre les regards tristes que Losumia lui lançait. Leur famille entière avait l’air triste. Parviendrait-elle à leur redonner le sourire ? Elle se demanda, durant un temps, si elle ne devait pas aller lui dire elle-même de se montrer plus gentil avec Losumia, mais renonça finalement : ça n’était pas à elle de lui dire, elle sur qu’elle empirerait les choses, et, de plus, elle se demandait si, au fond, elle ne recherchait pas tout simplement un prétexte pour aller lui parler. Au final, Hestia continua cette observation qui perdit presque tout lien direct avec Losumia. Ce furent des amies qui s’aperçurent avant Hestia de ce qui était en train de se passer, et qui fut source de nombreuses plaisanteries, notamment sur le manque de discrétion de la Poufsouffle. Elle répliquait que c’était pour Losumia, qu’elle voulait l’aider, qu’elle n’aurait pas aimé que son grand-frère, si elle en avait eu, ne partage pas de lien terriblement profond et empathique avec elle.
Mais, plus le temps passait, moins elle avait envie de rendre le sourire à Nymphaea « parce que c’était le frère de Losumia », mais bien « parce que c’était Nymphaea ».



***




Les choses se précipitèrent durant l’été qui sépara sa quatrième et sa cinquième année. Losumia lui avait proposé de venir passer les vacances chez elle, avec un air un peu intimidé, un peu sombre, comme si elle redoutait la solitude à venir ; Hestia, dès qu’elle l’avait entendue, avait su sa réponse, mais s’était demandée pourquoi elle avait peur d’être si seule si elle passait l’été auprès de son frère. Lorsqu’elle parla à ses parents de Losumia, de son habitude de passer les vacances d’été seule avec Nymphaea, les domestiques passant de temps à autres mais n’habitant pas dans la résidence à proprement parler, ceux-ci acceptèrent tout de suite, et Hestia comprit que le « foyer » devait se répandre chez les Faithleen. Un peu intimidée de venir « comme ça », elle avait juste ramené des confitures préparées avec sa mère – à la pêche, son parfum préféré, ainsi que quelques Cheesecakes à la noix de coco. La cohabitation avec Nymphaea commença ainsi particulièrement mal dès le premier repas, à coups de yeux révulsés, celui-ci refusant de s’approcher à moins de plusieurs mètres d’elle comme s’il s’agissait d’une pestiférée, et Hestia apprenant ainsi qu’elle avait fait la plus formidable des gaffes au travers du « point faible » de Nymphaea. Mais, à travers l’erreur en elle-même, Hestia aima bien son expression.
Losumia, elle, avait véritablement d’une princesse prisonnière dans sa tour. Hestia ne pouvait pas ignorer qu’elle se sentait seule, et son admiration allait croissante à mesure qu’elle ressemblait à une « princesse dans son château », à une fleur solitaire qui doit mettre un espace vide en valeur. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher non plus de penser à Nymphaea, qui s’isolait encore plus ; n’avait-il pas d’amis pour venir avec lui ? Hestia se rappelait qu’il avait lui aussi l’air distant avec eux. Il était rare qu’il sorte physiquement de sa tour, lui aussi, et elle ne le voyait pas aussi souvent qu’elle l’aurait voulu (avant de se morigéner en se raisonnant : elle était là pour Losumia, et elle devait d’abord aider Losumia avant de penser aux autres).

Il y eut bien peu de fois où ils furent réunis plus de quelques minutes dans la même pièce ; de véritables évènements pour Hestia. Une fois, la cuisinière avait du s’absenter pour quelques jours (Il n’y en avait bel et bien qu’une, les parents de Losumia craignant un relâchement des domestiques s’ils étaient trop nombreux, voir, qui risqueraient de « noyer » leurs enfants, d’après ce que compris Hestia), et eux avaient dû se charger de leur alimentation. Nymphaea ne mangeait pas si on ne l’appelait pas. Losumia ne savait pas cuisiner, et n’aimait visiblement pas faire appel à des services extérieurs. Quant à Hestia, elle avait eu peur d’outrepasser la bienséance d’une invitée. Losumia et Hestia finirent par tenter de faire des pâtes, ce qui se solva par un échec. Hestia ne savait pas en faire, alors qu’elle savait faire cuire des légumes pour un potage (mais elle se demandait si ça n’était pas un plat « trop pauvre » à proposer, et inadapté à la saison), du riz, faire des tartes ou des confitures. Le repas fut pris avec Nymphaea, ce qui n’arrivait environ qu’une fois sur trois. Losumia et Hestia étaient côte à côte, et lui de l’autre côté de la table. Les pâtes étaient chaudes. Losumia s’était vite arrêtée de manger (elle mangeait déjà habituellement peu). Hestia était lente, prenait bien soin de souffler dessus pour qu’elles refroidissent avant de les porter à sa bouche. Elle reconnaissait volontiers qu’elles n’étaient pas bonnes du tout, pas assez cuites ou trop cuites selon les endroits, avec trop d’eau, trop de sel. En levant la tête, elle avait observé Nymphaea manger, un peu en contrebas. Il mangeait rapidement, par mouvements secs, alors qu’elles étaient réellement infectes. Il ne le laissait pas apparaître sur son visage. Hestia ne réalisa pas tout de suite qu’il venait de se lever en posant les deux mains sur la table, les yeux fermés, et qu’il tournait les talons (C’était comme d’habitude ; il mangeait vite et ne disait pas grand chose). Hestia remarqua néanmoins que, dès qu’il eut le dos tourné, il avait serré le dos de sa main contre sa bouche. Il avait dû trouver ça vraiment très mauvais, lui aussi, sans rien montrer. Mais Hestia ne put pas s’empêcher d’être heureuse qu’il ne lui ait rien dit directement.
Le lendemain, ce fut finalement Nymphaea qui assura les choses. Le regard d’Hestia s’était perdu sur son dos à mesure qu’il faisait tourner la spatule, avant qu’elle ne se rende compte qu’elle en oubliait Losumia. Elle ne voulait pas l’oublier, pourtant ! Hestia avait cherché n’importe quelle prétexte pour entamer une discussion avec elle, et avait fini par parler de Seth pour se rappeler soudainement que Losumia n’aimait pas ça. Et, déjà, ses sourcils étaient légèrement froncés, ses lèvres un peu pincés, son regard triste et assombri. Hestia s’était jetée sur elle pour la prendre dans ses bras, son visage perdu au milieu des cheveux de Losumia, frais, lisses, agréables, qui dégageaient une odeur de lavande. Hestia avait réalisé, à ce moment-là, que le bruit de la spatule avait changé de fréquence, et s’était finalement demandée si le problème n’était pas ailleurs.
Mais Hestia aurait été bien incapable de formuler le problème qu’elle pressentait.


Hestia savait depuis plusieurs mois déjà qu’elle était amoureuse. Peu à peu, les négations à chaque commentaire qui indiquait qu’on venait de la surprendre en pleine rêverie n’avait été lancés que par contenance. Hestia savait également que Losumia l’avait compris, et que, si quelque chose l’aurait réellement gênée, elle n’aurait pas hésité à le dire. Elle savait aussi que Losumia et son frère étaient pareils, chacun dans leur tour, sans en sortir. A la différence de sa sœur, lui préférait s’isoler physiquement ; il n’avait pas la même volonté que Losumia, qui semblait vouloir essayer de s’en sortir en se mélangeant aux autres. Hestia savait également qu’elle aurait à se déclarer si elle voulait obtenir quelque chose en retour. Cette déclaration, elle l’avait repoussée à plusieurs reprises. Mais, finalement, elle avait réussi à trouver un moment où Nymphaea devait traverser la moitié du manoir pour retourner dans sa chambre, elle l’avait vu de dos dans un couloir. Hestia avait couru pour le contourner : elle avait remontée un escalier en amont, avait parcouru les couloirs à toute vitesse pour redescendre par un autre, plus loin, la plaçant ainsi sur son chemin. Elle avait repris sa respiration, adossée contre un mur. Elle sentait ses joues rouges, mais elles passeraient pour une preuve d’émotion. Elle s’était mise en route. Elle l’avait aperçu. Avant de renoncer, elle avait baisser précipitamment la tête pour lancer le « Je t’aime ! » rituel.


***



Hestia est incapable de se rappeler exactement ce qu’elle a dit après ; elle se souvient juste d’avoir eu la sensation d’avoir fait une transaction et d’avoir gagné en apparence. Seulement en apparence. Ils firent leurs débuts en tant que couple officiel, mais qui n’a, sous bien des aspects, de couple que le nom, même si Nymphaea reconnut publiquement qu’il sortait avec elle. Ce fut la seule preuve d’affection (et par des moyens détournés) qu’elle reçut de lui : cette reconnaissance officielle.
Hestia ne fut pas naïve au point de croire que ses sentiments étaient partagés. Elle essaya, fit des efforts pour devenir meilleure, à défaut de se hisser à sa hauteur. Mais si elle devait se juger, elle dirait bien qu’elle n’a pour l’instant réussi à rien. La fois où elle avait essayé de demander à Nymphaea de l’embrasser, sa tête fut une nouvelle fois inoubliable : c’était comme si elle lui avait ordonné « Embrasse cette chose. » Hestia avait eu, là encore, envie de rire, mais en débris de conscience l’en avait empêchée en lui rappelant que « cette chose », c’était encore elle. Elle se demandait néanmoins ce que Nymphaea aurait fini par faire si Losumia n’était pas venue la chercher.
Losumia, elle, n’a pas eu l’air de le prendre mal, mais ne semble pas non plus plus heureuse. Quant à Nymphaea, elle n’a eu que le sentiment d’empirer les choses pour lui.

Sur ce plan-là, Hestia aurait presque eu envie de s’octroyer un : Raté…

Lorsqu’on lui avait demandé ce qu’elle préférait chez Nymphaea, elle avait répondu spontanément « Son visage », avant de se ressaisir en se rappelant que, d’habitude, on répondait plutôt des réponses du genre « sa gentillesse », « sa générosité », ou « sa tendresse ». Mais elle se rendait bien compte, avec un sourire gêné, que ces adjectifs n’étaient vraiment pas adaptés, ce qui, encore une fois, lui donnait vraiment envie de rire). Néanmoins, elle préférait réellement son visage et les expressions qu’il adoptait, même lorsqu’elles étaient blessantes pour elle. C’était un visage qu’elle aimait bien regarder, et qui lui allait bien. C’était son visage, après tout.
Pourtant, à travers le temps qui passe, Hestia ne pouvait que savoir qu’elle n’arrivait pas à le contenter, qu’elle n’arrivait même pas, à défaut d’être une « bonne petite amie », à être une « petite amie » tout court. Souvent charriée sur la question, comme toujours, elle avait décidé qu’elle tiendrait bon malgré tout. Elle n’avait pas encore épuisé ses ressources. Elle allait encore tout faire, sans baisser les bras, pour se montrer enfin digne, pour enfin réussir à rendre possible le « Aime-moi » qu’elle est persuadée avoir déjà entendu quelque part.
Après tout, les Quatre dieux du foyer étaient avec elle.





***





[Mes plus sincères excuses quant à la longueur ^^,]


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MessageSujet: Re: Hestia Klarson   Mer 26 Déc - 21:12

HO Mon Dieu!
J'adore ton personnage!
Réellement, j'ai pas encore lu l'histoire, mais je suis déjà tombé en amour avec ton personnage. Si un jour tu veux Rp avec moi, je serais toujours là et ce serait un honneur.




Désolé pour ce flood, mais c'était franchement un question de vie ou de mort.
Sorti -->
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MessageSujet: Re: Hestia Klarson   Mer 26 Déc - 21:32

Merciiiiiiii ^^ Le concept original était de la joueuse de Losumia ^^
Ben ça tombe bien alors XD Moi qui voulait qu'ils soient amis ^^,

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MessageSujet: Re: Hestia Klarson   Mer 26 Déc - 23:00


    Tout est parfait, ma petite Hestia ^^. J'ai tout lu avec un grand plaisir et je t'avoue que je n'aurais pas vu quelqu'un faire mieux. Certains contours inconnus de la fiche de Nymphaea se précisent dans la fiche d'Hestia. C'est vraiment très très bien, bravo !
    J'ai très hâte que Losumia et Hestia se recontrent en Rp. =)
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MessageSujet: Re: Hestia Klarson   Ven 28 Déc - 14:26

Il est vrai que c'est une très bonne fiche! Very Happy
Je t'accepte ^^

Bienvenue et bon jeu sur le forum ! Wink
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MessageSujet: Re: Hestia Klarson   Ven 28 Déc - 17:05

Merci bien ^^

Losumia=> Maintenant, il faut que je pense à te demander sur MSN quels étaient ces "contours inconnus", sinon, ça va m'empêcher de dormir XD

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