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 Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)

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Belphegor Mistry
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MessageSujet: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Mar 2 Sep - 21:44

Pas de sortie sur les toits ce soir là. Comme c’était dommage. Surtout quand on savait à quel point il aimait risquer sa vie en jouant à l’équilibriste. Ce n’était pas la pluie qui l’avait fait changé ses plans en cette calme soirée, non, jamais Mistry ne se serait arrêté pour quelque chose d’aussi futile. Les princes ne craignent pas les éléments après tout. Ils sont forts et affrontent tout les dangers. Réussissant à les passer sans le moindre problème dans tout bon conte de fées qui se respecte. Bien sûr, la vie de Belphegor était loin d’entre être un. Il possédait juste un petit quelque chose de magique qui faisait que ce qu’il entreprenait avait, généralement, un fort taux de réussite. Si jamais le jeune homme ne comptait pas jouer à ‘Tombe ! Tombera pas~’, c’est qu’il avait cependant trouvé une autre activité, un peu moins passionnante, mais plus au sec, à accomplir. En effet, on lui avait lancé une sorte de défi. En tout cas, lui l’avait interprété de cette manière là. Connaissant Bel, il était fort possible que sa compréhension du sujet est été complètement à côté de la plaque, comme souvent. Ce n’était cependant pas quelque chose dont il se préoccupait. Trop prit dans le fait qu’il était le maître de son jeu et que les règles ne pouvaient être respectées que si c’était lui qui avait écrit l’ouvrage. Et comme il semble évident que Mister Mistry n’avait pas rédigé le règlement intérieur de l’école, il ne considérait pas vraiment avoir à le respecter. Surtout lorsqu’on savait que cela tapait un brin sur les nerfs des gens.

Regardant le réveil sorcier, ‘emprunté’ pour une durée indéterminé à un de ses camarades de dortoir, l’adolescent observait les aiguilles se déplacer avec un air ennuyé. Ses yeux sombres, cachés derrière sa frange, commençaient à fatiguer du traitement imposé par leur propriétaire mais restaient ouverts. Lorsque l’aiguille des heures s’arrêta enfin sur le douze, l’ancien monstre se redressa en s’étirant, faisant ainsi craquer plusieurs os de son corps. Bruit qui faisait sans doute un peu froid dans le dos, mais qui n’était pas dangereux, donc le prince ne s’en préoccupait guère. Vêtu de rouge et de noir, il prit on grand manteau sombre, l’enfilant rapidement ainsi que des chaussures noires, avant de sortir du dortoir. On ne peut pas vraiment dire que sa sortie était très discrète étant donné qu’il se prit les pieds dans le tapis qui était vers la sortie. Encore moins lorsqu’il éclata d’un rire hystérique tout en reprenant son équilibre. Après tout, Belphegor Mistry était un dingue depuis suffisamment de temps pour que son comportement paraisse tout à fait logique et normal à ses yeux.

Marchant sans se soucier d’être discret, mais sans être bruyant tout de même, le blond déambulait dans les couloirs, les mains dans les poches de sa veste, avec un air calme. Ce qui était assez étonnant de sa part. Après tout, il souriait quasiment en permanence, même si ses expressions faciales étaient souvent assez effrayantes. Ce soir là, il n’en avait pas la moindre envie. Pourquoi ? Comme ça, sans raison. Et puis, il gardait ses sourires psychopathiques pour effrayer les élèves qui s’approchaient trop près de sa royale personne. Le trajet jusqu’à la salle où il voulait se rendre lui prit peu de temps, après tout ce n’était que dans les premiers étages. Qu’est ce qu’il allait y faire déjà ? Ah oui, se faire enlever des points pour s’amuser un peu~

Tout à fait le genre de Bel, sans aucun doute. L’adolescent à la santé mentale défaillante décida finalement d’entrer dans la salle, histoire d’avoir quelque chose à faire, pour passer le temps. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le blond n’avait pas le souvenir d’être entré ici depuis pas mal d’années. En fait, sans doute n’y avait-il pas mit les mit les pieds depuis environ douze ans. Le temps qui correspondait à sa transformation monstrueuse causée par une bande d’incapables. Les circonstances… De sa visite précédente dans cette salle étaient floues. Après tout, sa mémoire avait subi de nombreux accros ses dernières années et le blond avait de gros blancs sur plusieurs parties de sa vie. De toute manière, son passé n’avait plus d’import-

« Naëlis Strhen et Belphegor Mistry – Meilleurs batteurs de l’année. »

Le cœur de l’adolescent manqua un battement tandis qu’il reculait d’un pas, comme si on l’avait frappé de manière particulièrement violente. Son regard s’était posé sur la coupe sans vraiment d’intérêt. Il avait juste déchiffré ce qu’il y avait d’inscrit pour passer le temps. Son nom… Son propre nom était écrit sur cette chose dorée… Impossible. Le prince semblait totalement dépourvu de ses moyens à cet instant précis, ne parvenant même pas à se souvenir de l’événement. Batteur ? Lui ? Jouer à ce sport débile et ennuyeux qu’affectionnait tant les élèves braillards de cette stupide école ? Mensonge ! C’était une erreur. Si jamais ça avait été vraiment le cas… Si par miracle Mistry avait vraiment joué au quiddicth, avait réellement tenu une batte dans ses mains… Pourquoi n’en avait-il aucun souvenir ? Ou bien peut-être que…

Flash Back.

-Naëlis ! Naëlis ! Regarde, regarde ! Il y a mon nom ! Le mien ! J’ai gagné un trophée !

-Il y a le mien aussi Belphegor.

-Je sais, je sais, mais c’est surtout le mien ! Le prince a gagné une coupe, c’est trop… Classe !

-Oh, arrête de faire ton fier Mistry, JE suis tout de même notre attrapeur ! C’est grâce à MOI que nous avons gagné le tournoi.

-Ne lui gâche pas sa joie Flitt.

-Hihihi, j’ai gagné~


Trois adolescents étaient en train de fixer la vitrine, celle qui contenait le fameux trophée. Trois serpentards. McFlitt, le septième année grincheux et sombre, qui serait le responsable de la plus grande partie du malheur de Belphegor quelques mois plus tard. Une lueur de jalousie brillait dans son regard ombragé par la noirceur, mais il était fier de son équipe. Après tout, il était le capitaine. A ses côtés, un air amusé sur son visage généralement calme, Sthren se disait qu’ils l’avaient bien mérité. Le sixième année était plutôt content de sa performance, mais c’était surtout la joie du plus jeune des trois qui l’amusait. Mistry, un gamin de quatorze ans qui affichait un grand sourire, ses deux mains appuyées sur la vitrine, sa stupide couronne dorée et brillante sur sa tête. Déjà dans son délire princier, il ne faisait même pas attention à ses deux camarades, trop prit par sa fierté et le fait de voir son royal nom écrit sur le trophée.

Fin du Flash Back.

Comme c’était stupide. Ce gamin souriant et déjà un peu dingue, Belphegor pouvait presque le voir dans le reflet de la vitrine. En posant sa main sur le verre, là où l’enfant avait posé la sienne des années plus tôt, il arrivait à se rendre compte que ce garçon… Le petit blondinet qu’il voyait à cet instant… Etait mort il y a douze ans et qu’il ne reviendrait jamais.

Remettant ses mains dans ses poches, le prince sombre fixa la vitrine, l’écriture un peu abîmée sur la coupe d’or. Son rire étrange ne se fit pas entendre dans le lieu, même pour celui qui rit dès qu’il a mal, cette douleur là ne devait pas être montrée. Après tout, elle se contentait de vivre dans son cœur, pour ce jour là, le suivant et tout les autres. Et puis, pourquoi rester dans cette attitude trop calme alors que la personne qu’il devait voir allait arriver. Non, ce n’était vraiment pas son style. Un sourire, un brin effrayant et sans la moindre trace de douleur, remplacée par de la colère à cet instant, se traça lentement sur ses lèvres pâles tandis qu’il attendait. Quoi ? Que la furibonde et pipelette Sansouci arrive pour qu’il puisse lui faire comprendre que c’était son monde et ses règles qui comptait. Se retournant, pour regarder la porte, comme s’il attendait juste qu’elle s’ouvre, Belphegor Mistry entendit l’horloge du château indiquer qu’il était une heure du matin. Après tout, quel est l’idiot qui a dit que l’heure du crime était forcément minuit ? Une heure de plus ou une heure de moins…
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Mallaury Sansouci
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Mer 3 Sep - 22:34

Premiers jours à Poudlard cette année, premiers pas craintifs sur un terrain terriblement miné. Mallaury Chantale Félicité Sansouci, Préfète de Poufsouffle, avait assisté comme il se devait à la cérémonie de répartition, écouté le discours du directeur, admiré les nouveaux professeurs. Sa voix bienveillante avait guidé les Premières Années déboussolés sur le chemin de l'obéissance et du respect du règlement au cours d'un long monologue sur l'importance d'être assidu dans le rangement des dortoirs. Elle n'avait alors plus pensé à rien qu'à convaincre son auditoire passionné - et surtout choqué. Mais ses fonctions remplies et son rôle auprès des nouveaux terminés, elle s'était à nouveau sentie terriblement mal à la vue de tous les escaliers qu'ils avaient grimpés, tous les couloirs qu'ils avaient arpentés. Elle posa sa petite main sur une rampe, là où elle croyait discerner encore leur empreinte. Elle savait bien qu'elle se faisait du mal, qu'elle continuait à s'en faire. Pourquoi n'arrivait-elle pas à les sortir de sa tête ? Non, le problème était surtout de savoir si elle voulait. Et elle ne voulait vraisemblablement pas.

Après avoir erré sans but pendant près de deux heures, elle décida finalement de retourner dans son dortoir, où l'heure du couvre-feu ne devrait de toutes façons pas tarder à tomber, et où il faudrait donc qu'elle surveille de très près tous les petits nouveaux. Et puis, elle était comme lassée de ressasser sa souffrance. En descendant aux sous-sols elle sentit venir à elle le délicieux fumet qui s'échappait comme tous les soirs de la cuisine. Elle s'était toujours demandé pourquoi ces odeurs arrivaient à des moments pareils, alors qu'il ne devait plus y avoir de repas avant plus d'une dizaine d'heures. Longtemps elle s'était imaginé que des réunions secrètes opéraient la nuit et dans lesquelles se retrouvaient les plus illustres sorciers, que c'était pour eux que les elfes travaillaient si tard. Depuis on lui avait souvent affirmé qu'il ne s'agissait là que de superstitions, que ce qui était préparé à cette heure-là était simplement emmagasiné pour être ressorti lors des repas suivants, afin que les Elfes aient davantage de pauses dans la journée. Ce soir, pourtant, elle avait envie de croire à nouveau à la réunion des Puissants. Besoin de rêver pour penser à autre chose, sans doute ... Et après tout, on ne lui avait jamais fourni la preuve concrète que ses fantasmes étaient des délires. Une idée commença à germer dans son esprit.

"Grouillez vous de vous pieuter les cocos, j'ai quelque chose à potasser avant cette nuit !"

Elle était entrée avec force et fracas dans la salle commune, et battait à présent de grands moulinets avec les bras pour signifier à tous les trainards que l'heure était venue pour eux de gagner leurs couches. Elle reçut quelques regards outrés, soit par l'autorité de son ton soit par la grossièreté de son vocabulaire, mais elle ne s'en soucia pas le moins du monde et entreprit en attendant de vérifier dans tous les recoins de la salle s'il ne demeurait pas quelque élève bien planqué. Elle se doutait qu'il aurait été difficile à l'un d'entre eux de se glisser dans un tiroir, mais elle les vérifia tous quand même. Quand elle eut fini tous étaient déjà couchés, et elle rejoignit à son tour son lit. Morphée lui tendait les bras, l'attendait ; pour la mener à lui il lui chatouillait les paupières, lui tirait sur les orteils. Mais elle tint bon, car elle avait d'autres projets ... Quelque chose, comme une étonnante intuition, semblait lui dire que Belphégor Mistry se lèverait ce soir et qu'il serait à la Salle des Trophées. Une impression, vraiment. Et elle avait potassé son plan.

Quand les fameux Douze Coups furent sonnés, elle se glissa silencieusement hors de sa couette. À pas de plume elle fila hors du dortoir, de la salle commune, des sous-sols. Personne ne la remarqua et les ronflements qui emplissaient l'air ne furent même pas troublés par ses petits ricanements discrets alors qu'elle passait à côté. Bientôt, elle fut au rez-de-chaussée. Pour se rendre là où elle le devait il lui aurait suffi de continuer, de monter tout droit au troisième, elle connaissait même quelques raccourcis très simples. Pourtant, une volonté qui semblait extérieure s'imposa à elle et lui fit faire de multiples détours. Elle parcourut Le Premier Étage en long, en large et en travers. Puis le Second. Le Troisième n'échappa pas à la règle, et c'est seulement après avoir fourré son nez dans toutes les autres pièces qu'elle se dirigea enfin vers la Salle des Trophées. Pourquoi un tel manque d'empressement ? Elle n'aurait su le dire. En vérité l'impression qui l'habitait, folle et douloureuse, était qu'elle pourrait bien les trouver, eux ou leurs fantômes, dans l'une de ces salles. Bien évidemment, elle ne croisa personne. Elle ne fut pas déçue pourtant, au contraire plutôt elle se sentit rassurée. Leur existence s'effaçait peu à peu. Il n'y avait plus trace d'eux dans le Château. Même les endroits où elle avait cru voir leur ombre courir gaiement comme autrefois étaient à présent déserts. Aussi cruel que cela puisse sembler, elle accueillit le début de l'Oubli avec délectation. Puis elle rentra dans la salle où, songeait-elle, on l'attendait.

Belphegor Mistry était là en effet, comme elle l'avait "prédit". Mais il n'était pas le seul ... Partout dans cette salle, sur le sol, sur les étagères, sur des socles, accrochés au mur, partout, des souvenirs subsistaient. Des récompenses offertes autrefois, des instantanés de vie, des joies, des jalousies, les reflets de buts qui avaient parfois mis des années à être atteints. Cette salle était une grande mémoire scintillante. Pour la petite sorcière qui désirait lâchement tout oublier, il n'y avait pas pire comme douche froide. Bien sûr, leurs noms ne figuraient sûrement nulle part ici, elle ne croyait pas se souvenir qu'ils aient jamais gagné de trophées ... Mais l'ambiance en elle-même la troublait, parce que tout ici lui criait sauvagement "rappelle-toi !". Elle sentit une boule d'angoisse monter en elle, en même temps que les souvenirs enfouis depuis peu refaisaient surface. Puis elle se sentit triste, et ce fut tout.

Pourquoi tenter de fuir quand c'était inutile ? Pourquoi vouloir effacer des souvenirs qui ne demandaient qu'à être préservés précieusement comme seules traces restantes d'existences à présent disparues ? Pourquoi vouloir oublier, quand il fallait juste accepter ?

Mais tout ça, elle était encore loin d'y songer. Pour l'instant, Mallaury était triste, et elle ne sentait pas plus loin que ça. Elle fit un large sourire à l'ex-monstre qui se tenait non loin d'elle et lança d'une voix guillerette dans laquelle ne perçait pas la moindre trace de ses troubles intérieurs :

"Belphichou, toi zici ! Dieu quel étonnement. J'espère que tu n'as pas trop attendu l'heure de ton jugement sacré, à savoir, mon arrivée ? Parce qu'il ne te reste plus longtemps à vivre maintenant que tu t'es fait surprendre la main dans le sac, ou plutôt hors de ta couette !!"

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Belphegor Mistry
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Mer 3 Sep - 23:13

Certaines limites sont réalisées dans le but qu’on saute par-dessus comme si on ne les voyait pas. D’autres, par contre, sont celles pour lesquelles il ne faut surtout pas dépasser la ligne, sans risque de représailles plus ou moins importantes. Pas que le serpentard un peu prisonnier de son monde sombre et en morceaux soit d’une mauvaise humeur particulière… Non, il avait juste l’envie de briser la vitrine où était le trophée avec son nom avec son poing. Pas vraiment histoire de se faire mal, mais seulement de casser quelque chose. Un brin de colère était en effet présent dans son esprit. Comme si le simple fait de voir un souvenir lui avait fait un effet négatif… D’une certaine manière, son esprit, qui fonctionnait de manière tordu, était épuisé. Lassé de conserver en permanence cette absence de calme. Prit au piège par des pensées qui n’avaient rien à faire là où elles étaient. Sans pouvoir y faire quoi que se soit pour stopper la machine infernale qu’était l’esprit de Mistry. Le blond trouvait, sur ce point, qu’être humain était dur à supporter. Le poids moral qui était tombé sur ses épaules avait vécu douze ans caché derrière une folie pure qui lui avait permit de ne se concentrer presque que sur sa douleur physique et moins sur ses émotions. Même si cette souffrance dans son corps qu’il avait du recoudre à maintes reprises était ce qui l’avait brisé. A présent, on aurait du pouvoir dire que l’adolescent allait mieux. Simplement, lui n’avait pas vraiment l’impression que c’était le cas. Surtout après avoir vu ça. Si jamais le reste de ses souvenirs lui était revenu, aucun doute qu’il en aurait définitivement perdu l’esprit. En effet, Belphegor avait prit l’habitude de ne plus songer au passé, si ce n’est à la fameuse soirée affreuse où il était devenu ce qu’il avait été pendant douze longues années. Pourquoi ? Dur à dire. Peut-être parce que c’était de la faute à ses amis de l’époque ? Ou bien que ses souvenirs représentaient son humanité et qu’il n’en voulait plus. Seul le prince le savait, mais ce n’était pas vraiment le genre à dire ce type de choses à qui que se soit.

Celle qui brisa la limite, la franchissant sans se rendre compte qu’aux yeux du prince elle commettait un crime odieux, fut la même personne que les autres fois. L’idiote gamine qui se mettait en travers de sa route… Mallaury. Cette chère Mallaury. Finalement, peut-être qu’il aurait du la tuer lors de leur première rencontre. Juste lui sortir les os du corps, mais sans la tuer… Pour la voir devenir une crêpe rouge et visqueuse. Puis peindre sur les murs de l’école, à l’aide du sang de la malheureuse le fait que les règlements étaient stupides et qu’il ne fallait pas les suivre. Comme il aurait aimé pouvoir faire une telle chose. Ce qui n’était pas arrivé. A cause de son contrat passé avec les membres supérieurs de l’école peut-être… Ou bien avait-il une autre raison ? En tout cas, pour le coup, elle tombait très mal cette chère Sansouci. Et il ne savait pas vraiment comme se retenir de l’attraper par la gorge et de serrer jusqu’à ce que sa voix meure. Parce que ce soir là, c’était juste sa voix contre qui il en avait. Trop joyeuse, trop amusée… Alors qu’il savait. Son regard ce matin là, lors de leur rencontre après une longue séparation, il l’avait bien croisé. De la peine, tant de tristesse.

C’était quelque chose qu’il ne pourrait sans doute jamais comprendre. Comment pouvait-elle porter un tel masque ? Il trouvait ça ridicule. Pourtant, le prince affichait souvent d’affreux sourires monstrueux qui étaient également pour cacher sa douleur. La seule différence étant que l’expression de Mallaury semblait plus vraie. Et qu’aux yeux sombres de Bel, elle ne faisait que se mentir et se cacher.

« Sansouci. Tu es celle qui m’a défié de venir ici, si jamais quelqu’un doit être puni c’est toi. Cette nuit, le prince ne s’amusera pas avec toi. Bien qu’il serait sans doute amusant de te casser le poignet de manière à ce que tu ne puisses plus jamais jouer. L’autre fois, je m’étais arrêté. Je ne sais plus pourquoi… Ce n’est pas important. Tu savais que l’heure du crime était minuit ? Mais comme je suis un prince, je peux faire du mal à n’importe quelle heure. »

Son discours avait quelque chose de déplacé, même pour lui. Sa voix était si basse mais si sombre. Sauf qu’au lieu de partir dans les aigus, comme dans le passé, elle restait à présent normale. Simplement, même un idiot aurait pu s’apercevoir que l’humeur de Belphegor était plus orientée vers un joyeux massacre collectif que vers un déjeuner sur l’herbe par une jolie journée d’été. Revenons-en à ce qu’il avait dit… Pourquoi ne se souvenait-il pas ? Parce que ses douze dernières années et ce qui s’était passé avant.. Tout cela commençait à se mélanger dans son esprit et il n’était plus vraiment très sûr de ce qui était vrai ou non. Cependant, le blond n’en montra aucun signe, continuant de sourire, tout en observant vaguement la préfète. Puis, il fit demi-tour, une fois encore. Pour ne plus la voir. C’est à cet instant que son reflet, lui quand il était plus jeune, apparu une fois de plus dans le reflet de la vitrine.

Sa main gauche, sa main forte, sortit tranquillement de sa poche. Et, avec le même calme sur le visage de son possesseur, elle traversa la vitrine de verre. La scène ne sembla pas se passer au ralenti, mais plutôt trop vite. Si rapidement que personne ne se rendit compte que l’enfant, le gamin qui souriait quelques secondes auparavant dans le reflet pleurait en étant cassé en milliers de morceaux. C’était la fatalité, voilà tout. Belphegor remit alors sa main dans sa poche, son regard fixé sur le trophée qui portait son nom. Comme si rien ne s'était passé. Parce qu'après tout, tout était parfaitement normal.

« Il y a bien mon nom. Mais ça ne représente plus rien pour moi. »
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Mallaury Sansouci
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Lun 29 Sep - 21:25

Un froid intense parcourut l'échine de la petite préfète lorsque la voix du Prince résonna dans la large pièce dont toutes les lampes et éclairages magiques ne parvenaient pas à chasser la noirceur - tout était illuminé, on voyait bien, mais les paupières à demi affaissées de Mallaury ne lui laissaient voir ce paysage que comme à travers une vitre opaque et sombre, l'obscurité de son humeur. La voix avait encore changé, lui semblait-il, même depuis ce matin ; réalité ou illusion, elle n'aurait su le dire. Peut-être était-ce juste l'ambiance de nuit, le silence épais tout autour de ces mots, l'absence de la chaleur et des bruits d'une foule d'élèves un jour de rentrée, lesquels l'avaient plus tôt soutenue dans son face à face avec l'ancien monstre redevenu homme. Tellement de vicissitude dans cette voix, de mal, d'envie de nuire clairement exprimée. Tellement d'images de ce qui en cet instant pouvait bien le faire fantasmer qui apparaissaient dans l'esprit de quiconque écouterait ... Maintenant qu'elle se retrouvait dans la même situation que lors de leur première rencontre l'an passée - alors dans un cachot, certes, mais désormais dans un lieu tout aussi isolé et morose -, elle constatait que l'angoisse et l'horreur que Belphégor répandait autour de lui ne s'étaient pas atténuées depuis sa transformation. Bien au contraire, elle les sentait d'autant plus vivement qu'à présent l'ennemi était comme elle, humain. Autrefois le déraillement de sa voix avait quelques accents comiques, sinon pour la majorité du moins pour la Poufsouffle, mais à présent elle était bien trop posée, trop sérieuse. La folie destructrice qui avant aurait pu être excusée par la condition du monstre devenait un trait de caractère rien moins que psychopathique ; sa violence et sa haine ne pouvaient plus se justifier par la douleur qui le ravageait, et par conséquent elles semblaient tellement plus réelles, tellement plus proches.

Dire que Mallaury avait peur serait néanmoins largement exagéré. Elle n'était pas rassurée, sans doute, et la menace que représentait véritablement Belphégor commençait à se faire matériellement sentir - des petits picotements dans sa joue, réaliser que les coups pourraient bien retomber, qu'il n'y avait rien de spectral dans ce jeune homme fou et violent. Mais la distance éternelle qui la séparait de la réalité n'avait pas diminué, elle se sentait bêtement confiante. C'est pourquoi au petit discours royal et orgueilleux de la menace humaine elle ne craignit pas un instant de répondre :

"En tant que préfète, je peux et me dois de t'arrêter à n'importe quelle ..."

Le dernier petit mot de "heure" n'eut pas le temps de trouver sa place dans la phrase guillerette et sévère à la fois de la Sansouci : la tranquillité sinon le complet silence des lieux fut brisé avec violence au même moment qu'une vitre éclatait sous le poing de Belphichou. Mallaury sursauta avec une force peu commune, et il s'en fallait de peu avant qu'elle n'atteigne littéralement le plafond, comme tout bon petit bonhomme de dessin animé. Idiot qu'elle soit si surprise puisqu'elle avait eut tout le temps de voir venir : il n'avait pas pris la peine de cacher sa main lorsqu'il l'avançait aussi lentement que sûrement de la vitrine - mais justement, le geste avait paru tellement naturel qu'elle n'aurait pu se douter une seule seconde de ce qui était sur le point d'arriver. Outrée, la mignonne, autant que choquée ; cette bestiole-là de Serpentard avait définitivement les idées saugrenues cachées en masse sous son cuir chevelu. Tout ça sonnait tellement faux. Et pas seulement parce qu'il était anormal et absolument illégal de briser quoi que ce soit dans cette pièce, pas seulement ... De quoi parlait-il donc ? Il était devenu cinglé, c'était certain. Ses derniers plombs avaient sauté, le pauvre gosse était irrécupérable. Mallo fixa en silence la main coupable retourner tranquillement dans sa poche, tentant de laisser sa sensation de pitié prendre le dessus sur l'incompréhension et le mauvais pressentiment. Sans succès. Mais comme toujours, ne rien laisser paraître ...

"Mamamiya, mais t'es complètement maboule Belphichou ! Tu cherche à attiser ma terrible et sauvage colère ou quoi ?? Désobéir au règlement, on dirait que tu ne sais faire que ça - ça et détruire, détruire tout ce qui te passe sous la main, diantre tu es sacrément atteint ! Nan mais c'est vraiment débile en plus tu m'as fait peur et tu fais plein de bruit, à croire que tu cherches à réveiller tous les fantômes, à avertir le Conseil des Puissants qu'on est là alors que je voulais les surprendre en secret, vas savoir, si ça se trouve le directeur t'a entendu lui aussi, il va venir nous enguirlander, oh non, non, pas ça ! et puis même tu as dû te faire mal à la main, saperlotte, il va voir que tu t'es blessé et je suis là et j'ai rien fait et ..."

Elle avait parlé terriblement vite, d'une petite voix couineuse, sans presque jamais reprendre son souffle ; à présent elle laissait ses mots en suspend comme son regard se perdait dans la contemplation du trophée qui siégeait fièrement et sur lequel, elle le réalisait maintenant, luisait le nom de Belphégor Mistry. Quelques brides de compréhensions se remuèrent vaguement dans son cerveau embrumé, mais elle était toujours dans le flou. C'était frustrant de ne pas comprendre, pourtant comme tout ceci semblait tellement irréel elle ne parvenait pas à s'en offusquer, ni même à faire monter à la surface l'idée qu'elle devrait peut-être réfléchir et se concentrer pour tenter de comprendre. C'était définitivement trop bizarre. Et puis finalement une pensée surgit au milieu du chaos de son intellect, comme une bulle distendue éclaterait finalement après s'être étendue au maximum : ce qu'il venait de faire là, c'était drôlement paradoxal.

"Mais pourquoi est-ce que tu viens de casser la vitrine si tu considères que ça ne représente plus rien pour toi ? Au lieu de t'en éloigner tu t'en rapproches puisque tu as pété la seule barrière. C'est bête."

Eh oui, il lui arrivait d'avoir des réflexions un minimum sensées, à la petiote - sensées pour elle, en tous cas.

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Belphegor Mistry
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Mar 30 Sep - 12:24

Quelque soit le choix que l’on fait, il y a toujours des conséquences. Ces dernières sont plus ou moins importantes et influencent de manière différente sur notre existence. Dans le cas du jeune prince à l’esprit tourmenté, sa manière d’agir ne pouvait qu’être blâmée. Puisqu’il ne prenait que des décisions qui amenaient la souffrance. De qui, pourrait-on demander. Eh bien, de tous. Lui-même en premier lui puis ensuite ceux qui se trouvaient sur son chemin. Mistry n’aimait personne. Il ne vivait que pour lui-même. Mais malgré cela, ce n’était pas vraiment un but. Parfois, c’est ce qu’il pensait, sans vraiment parvenir à comprendre ce qu’il entendait par là. De toute façon, détruire avait un arrière goût de simplicité que l’adolescent n’appréciait guère. Mais qui était, heureusement, compensé par la colère qu’il ressentait presque en permanence au fond de sa personne. Il était bien connu que le jeune garçon agissait comme il le souhaitait, sans prendre garde aux règlements de l’endroit où il se trouvait. Certes, c’était plutôt facile de dire ça, cependant Belphegor n’avait jamais tué qui que se soit, n’est-ce pas ? Pourtant, il lui aurait été facile de mettre le feu à l’école ou bien de tordre le cou d’un élève lorsqu’il était sous sa forme monstrueuse. C’est vrai, il aurait pût le faire. Mais il ne s’était jamais donné la peine d’essayer. Parce que les princes ne s’abaissent pas à tout détruire sans but. Les princes… Est-ce qu’il y croyait toujours à ces personnages de contes de fées ?

Sans doute, puisque le fait d’être un prince était pratiquement tout ce qu’il lui restait. La première fois, c’était à la maternelle, où un gamin aux cheveux d’ors et aux yeux emplis de douceur et d’amusement avait décrété devant son institutrice et ses camarades qu’il était devenu un être princier. Un délire d’enfant ? Dans ce cas, Belphegor n’avait guère changé puisqu’il s’obstinait à continuer à jouer au prince depuis toutes ses années. Parfois, l’adolescent avait l’impression de sonner comme un disque rayé et se retenait de hurler qu’il en avait marre. Tout ce qu’il souhaitait faire, quelques fois, était de jeter sa couronne au sol et d’abandonner le titre qu’il portait. Cependant, il ne le ferait jamais. Parce que ça le représentait, parce que c’est le seul de ses souvenirs qu’il a conservé par choix et également parce qu’il était trop habitué à avoir une haute estime de lui-même pour changer.

Le discours de la préfète lui importait peu à l’instant précis, pour en revenir à sa camarade. Tout ce qu’elle arrivait à faire ce soir là, c’était d’insupporter le prince. Même si sa dernière tirade fut la seule que Belphegor entendit vraiment, c’était bien celle qu’il avait le moins envie d’écouter. Pourquoi avait-il fait ça ? Parce que c’était sa façon de faire, de renoncer à ce qu’il avait été à sa manière. Honnêtement, le blondinet doutait un jour que sa camarade pourrait comprendre le pourquoi du comment de ses actions et il se disait parfois que c’était sans doute mieux comme ça.

« Peut-être parce que le reflet de cette vitrine ne plaisait pas au prince. Après tout, il y a des choses qu’on préfère ne pas revoir, n’est-ce pas ? »

Tout en parlant, l’adolescent fit volte-face tranquillement, pour observer la jeune Mallaury sans sourire, de manière juste calme mais avec cette petite pointe sombre dans son regard. Bien sûr, comme ses yeux étaient cachés sous sa frange, il savait bien que la jeune poufsouffle ne pouvait pas s’en rendre compte. Mais qu’importe. Sortant, toujours avec son calme qui avait quelque chose de vraiment faux, sa main de sa poche, il se permit d’observer l’étendue des dégâts. Qui étaient d’ailleurs assez minimes pour tout avouer. Si on occultait la coupure sur le dos de sa main qui traversait cette dernière à la verticale. Ca faisait mal, certes, mais le blond ne semblait pas le ressentir. Peut-être parce qu’il avait perdu l’habitude d’exprimer la moindre souffrance autrement que par des sourires. Cependant, le fait indéniable était qu’à cet instant précis, il souffrait. Et pas qu’un peu.

Pourtant, ce n’était pas cette main abîmée qui lui faisait le plus de mal. Non, ce qui causait la douleur se trouvait autre chose. Peut-être le rappel assez douloureux des autres fois, quand il était une créature sans humanité qui se recousait la peau avec une aiguille. Le prince fit alors un pas en avant. Puis un autre. Jusqu’à ce retrouver à moins d’un mètre de sa condisciple, tendit que son bras avec la main blessée retombait le long de son corps. Sa voix, lorsqu’il se mit à parler, était emplie de colère, de noirceur. Bien plus qu’il en avait eu plus tôt dans la conversation.

« Je m’appelle Belphegor. Et certainement pas Belphi je-ne-sais-pas-trop-quoi. Je t’avais demandé de le retenir pourtant, non ? »

Etrangement, il ne leva pas le bras pour la frapper et ne fit pas un de ses sourires si effrayant. Parce qu’il avait en face de lui la jeune Sansouci et qu’il n’ignorait pas que cela ne servirait à rien de lui faire du mal de cette manière. De toute façon, quelque soit la méthode, le prince savait bien qu’il n’arrivait plus à l’effrayer. Et, après tout, ce n’était pas si grave. Avant qu’elle ne puisse ajouter quoi que se soit, une phrase, un mot, ce fut lui, qui parlait si peu sous son règne tyrannique au sein même du château, qui reprit la parole.

« Je n’ai pas vraiment mal. Je me suis déjà fait bien pire. Dis moi, Mallaury Sansouci, préfète si sévère de cette noble mais corrompue institution… Est-ce que tu sais qui je suis ? Non. Moi non plus. Parce qu’il y a longtemps… Il était une fois un prince. A qui il arriva tellement de mésaventures qu’il décida que se souvenir des bons moments était trop douloureux. Il voulu en garder certains mais le temps effaça ce à quoi il tenait. Des années plus tard, le même prince avait décidé qu’il ne valait mieux ne jamais se souvenir de ça. Surtout pas de ses deux… »

Naëlis et Mc Flitt, voilà de qui le prince était en train de parler. Mais il ne sût pas quoi dire. Le mot ‘amis’ lui sembla si faux et si vrai à la fois. C’était de leur faute, le pardon n’était pas possible. Alors, pourquoi avait-il manqué de le dire à cet instant précis ? Qui sait, peut-être que le sale gamin blondinet avait souhaité embêter une dernière fois le monstre. Avant de disparaître. Reculant d’un pas, comme pour mettre de la distance entre lui et sa camarade, le prince remit ses mains dans ses poches, sans rien ajouter, conservant son air calme. Une seule chose était sûre, il en avait trop dit et n’avait pas l’intention de plus s’exprimer pour le moment.
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Mar 7 Oct - 20:40

La chose la plus pénible chez le petit Prince aux yeux de Mallaury, avant ses manies vicieuses et tordues, avant sa violence et sa haine, avant son inhumanité et même son humanité, avant l'obscurité lourde et épaisse qui semblait comme émaner de lui, pire que tout ça, était la longue mèche pâle qui lui retombait toujours sur le nez, cachant entièrement ses yeux pour ne plus laisser voir de son visage que son sourire presque vorace parfois qui semblait lui manger toute la tête. Les yeux cachés l'expression toute entière était changée, et c'était toujours terriblement frustrant de ne pas pouvoir voir l'air de Belphégor en entier ; mais surtout, puisqu'elle ne pouvait du coup pas voir le regard, la Poufsouffle ne pouvait qu'imaginer ce qu'il y avait derrière, ce qui luisait vicieusement sous cette lourde mèche. Et imaginer, comme toujours, était parfois bien pire que voir la réalité ... En ce moment son regard était-il froid, glacial, distant et meurtrier ? Ou bien si douloureux qu'il avait l'air aussi brisé que la vitre, et qu'en observant bien on pourrait presque repérer les éclats coupants du verre flotter dans la pupille ? Peut-être un mélange des deux - probablement. Encore une fois elle n'avait pas vraiment peur de ce regard invisible et indéfini, pas plus qu'elle n'aurait eu peur des yeux eux-mêmes si elle les avait vraiment vus - la peur était une notion difficilement concrète avec elle, puisqu'elle nécessitait et impliquait un minimum de prise de conscience, ce dont la petiote était relativement incapable. Néanmoins elle n'était pas non plus rassurée.

Ce fut ainsi un soulagement lorsque la tension qui avait semblé monter dans l'aura de ce cher ex-monstre retomba sans que ce soit sous la forme d'un poing destructeur. Oh, le coup du surnom, elle avait oublié, ça ! Il faut dire que le respect qu'elle avait pu acquérir pour la créature des Donjons n'avait absolument rien à voir avec la légère appréhension qui la titillait à l'approche du même être devenu humain ; ayant perdu en considération elle ne jugeait plus nécessaire de faire des efforts pour restreindre sa pulsion naturelle de surnoms. À présent il pouvait bien pester et la menacer autant qu'il voudrait, elle ne se laisserait plus faire sur ce sujet, c'était certain ! Elle s'apprêtait à le lui faire clairement comprendre à travers d'une longue tirade signifiant tout bonnement "non-je-fais-c'que-j'veux" quand il reprit encore une fois la parole. Elle n'aimait pas se faire clouer le bec et se serait probablement mise à hurler s'il s'était agi d'une toute autre personne ... Mais elle avait si peu eu l'occasion d'entendre Belphegor parler - et après tout il n'était pas vraiment renommé pour être un moulin à paroles - qu'elle ravala pour une fois son flot de mots suraigus et inutiles et se contenta d'écouter en plissant ses petits yeux.

Elle fit bien. Voilà qu'elle découvrait finalement qu'il pouvait y avoir des choses intéressantes et même passionnantes dans les paroles des autres : les siennes n'avaient pas le monopole. Qui en effet à part lui-même et ceux qui l'avaient connu à son époque pouvaient prétendre savoir qui était Belphegor Mistry ? Le monstre des sous-sols devenu humain on ne savait trop comment, et la plupart ignorait même qu'il ne l'était pas devenu mais redevenu. Et si lui-même cherchait la réponse à cette question existentielle, n'était-ce pas là un des plus grand mystère de tous les temps ? Mallaury était loin d'être philosophe et elle ignorait que le "qui suis-je" était une interrogation éternellement posée et jamais vraiment répondue ; ce à quoi elle avait accès pour l'instant était : "Qui est Belphegor Mistry ?", et elle découvrait avec un étonnement délicieux qu'elle aurait adoré connaître les détails. Elle ne se l'exprimait pas encore clairement mais à cet instant-là, dans son esprit toujours aussi embué et peu ordonné, elle venait de décider qu'elle devrait à tous prix découvrir LA réponse. Ainsi elle pourrait se nommer Érudite, elle serait fière et rendrait fiers tous ceux qu'elle aimait. Et par la même occasion elle aiderait Belphichou à se comprendre mieux, ça diminuerait peut-être les tensions ? Bizarre décision - mais déjà prise à présent.

"Ses deux quoi ?"

Oh c'était vil de s'arrêter au milieu, comme ça, alors qu'elle commençait à se passionner, à boire ses mots, pendue à ses lèvres ... ! Il n'avait pas parlé longtemps encore au moment où il s'arrêta, mais elle avait déjà eu le temps d'avoir la sensation qu'il était parti pour raconter toute sa vie. La vie d'un humain devenu monstre puis redevenu humain, mais dont l'âme n'avait jamais été vraiment autant humaine que les autres. Elle en aurait presque piqué une crise, comme la gamine hystérique hurlant après sa mère de continuer l'histoire ou le conte de fée murmuré au bord du lit, mais elle se retint, par peur de perdre définitivement toute chance de voir "l'histoire" continuer.

"C'est ton histoire à toi, hein, hein ? Allez, dis, ses deux quoi ? De quoi tu ne veux pas te souvenir ??"

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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Mer 8 Oct - 12:46

Le principal problème de sa condisciple était sa mauvaise habitude à vouloir savoir. Pourquoi un tel entêtement pour le passé, les choses que nous sommes sensés avoir oubliées. Ce n’était pas une manière d’agir si facile à comprendre que ça. Même si la curiosité était un élément que pas mal de personnes possédaient dans leur caractère, il en restait que ça restait flou. Ou plutôt, brouillon. Sans véritable sens. La curiosité ne servait pas vraiment dans le fond. Puisqu’on ne vivait que pour nous-même. Après tout, même les gens disant le contraire sont toujours au moins une fois égoïste dans leur existence. Peut-être que ce n’est pas le cas. Peut-être aussi que cette vision négative de l’être humain est la réalité. En tout cas, Belphegor était un membre à part entière du club des égoïstes. Et c’est sans doute ce qui l’empêchait de comprendre sa camarade. Pourquoi vouloir ressortir des faits qu’on a nous-même effacé ? Comment réussir à apprécier quelqu’un racontant son passé alors qu’on n’a rien à voir là-dedans ? Il n’y a pas forcément de raison. Après tout, les gens sont tous différents et ne pas comprendre certains est logique. Pas pour le Prince. Lui, il aurait aimé savoir pourquoi Mallaury était ainsi, refusant d’accepter le fait que c’était juste dans sa nature.

Est-ce que Mistry possédait les réponse aux questions de la préfète? Qui sait. En tout cas, il n’avait pas envie de lui dire quoi que se soit sur lui. Parce que voir l’intérêt qu’elle y portait lui semblait malsain, mauvais. Et il se disait que peut-être, elle pourrait retourner ça contre lui plus tard. Après tout, pour Bel, elle n’était pas son amie. Ni son ennemie. Mais il ne faisait confiance à personne. Ce qui était plutôt logique en un sens. Après tout, sa confiance en ses camarades lui avait coûté pas mal de choses quelques années plus tôt. De toute manière, le blond ne cherchait pas à fuir son passé. Ni même à le rejeter. C’était juste qu’il n’avait plus le souhait d’en parler ou d’en entendre parler. Ainsi, lorsqu’il consentit enfin à donner une réponse, cette dernière fut prononcée sur un ton calme, mais assez tranchant pour signifier ce qu’il ressentait à ce moment.

« Je m’en souviens. Mais je ne veux juste plus y accorder d’importance. »

Peut-être qu’avec cette phrase, il contredisait un brin ce qu’il disait avant, quand ses mots avaient été qu’il ne pouvait plus se souvenir. De toute façon, comment savoir ce qui était faux et ce qui était vrai avec un tel personnage ? On aurait dit que lui-même ignorait son souhait. Si ça se trouve, c’était exactement ça. Après tout, Belphegor était suffisamment complexe pour vivre dans un monde de ‘peut-être’ qui n’accordait à son interlocuteur quasiment aucune base réelle sur lui. Il possédait cette capacité de changer d’attitude en un instant, sans que cela lui paraisse anormal. A un moment, il était calme et une poignée de secondes plus tard, sa main traversait une vitre. Cependant, contrairement à ce que la plupart des gens pensaient, l’adolescent blond gérait assez bien ses sentiments. Bien sûr, son esprit était un bric-à-brac impossible à ranger mais son attitude face à ce fait était remarquable. Généralement, il était ainsi plutôt calme et ses actions, bien que sans la moindre logique, ne dépassaient jamais la limite qu’il s’était fixé de manière inconsciente. Belphegor était loin d’être un idiot, il connaissait son état mental, il était au courant qu’il pouvait plus ou moins se jouer des règles mais malgré ça, il arrivait à se rendre en cours, à supporter le babillage incessant d’enfants insupportables et à ne pas perdre le contrôle de lui-même.

Pourtant, il lui aurait sans doute été simple d’exprimer sa colère en détruisant tout ce qu’il y avait sur sa route. Lui, le prince déchu qui avait dans son sombre esprit plus de pensées morbides et dangereuses que la plupart des élèves de cette école. Cependant, ça ne lui plaisait pas. Pour quelle raison ? Voulait-il prouver qu’il avait encore un minimum d’humanité ? Non. C’était seulement pour ne pas perdre son statut princier. Parce qu’un prince ne devient pas fou. Il ne tue pas ce qui le dérange. Ou alors, c’est un mauvais prince. L’équilibre fragile de l’esprit instable du serpentard était donc maintenu grâce à une idée stupide qu’avait le blond sur les gens royaux. Ironique ? Idiot ? Qu’importe. Après tout, si là était sa voie, personne ne pouvait le forcer à agir d’une autre manière. Bon, c’était pas tout ça mais le prince avait la vague impression d’avoir donné une réponse qui ne lui plaisait pas tant que ça, mal-formulée, à Mallaury. Tout en affichant un sourire, qui n’était pas très amical mais pas non plus carnassier, il ajouta donc quelques mots.

« Ce prince. Belphegor Mistry. Il est mort. Eux deux, je ne sais pas. Mais si jamais le prince les revoyait, il les tuerait. Tout en prenant soin de leur faire vivre une longue agonie. Après tout, se sont ses meilleurs amis. »

Le ton du septième année était un mélange entre froideur et amusement. Parce que, dans le fond, l’idée de les revoir lui avait déjà traversé l’esprit. L’idée de les tuer également. Disons que c’était à moitié ses amis et à moitié ses futures victimes. Après tout, Belphegor était quelqu’un très en contraste, donc ce genre de discours n’était pas étrange venant de lui. Et puis, peut-être que, comme ça, Sansouci allait enfin le laisser en paix.
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Jeu 6 Nov - 22:09

Voilà longtemps que Mallaury n'ignorait plus, même sans les connaître, les méandres de l'esprit tordu de Belphégor Mistry. Comme elle-même était bien souvent mal ou pas du tout comprise par ses tendres camarades, il était relativement impossible pour un humain normal et sain d'esprit - même s'il était difficile d'appeler Mad Mallo saine d'esprit - de comprendre ce qui pouvait passer par la tête du Serpentard ressuscité, et surtout pas dans ces étonnantes périodes de crises où les souvenirs commençaient à revenir affleurer à la surface et où sa vie d'avant, vestige en lambeau, se mêlait sans plus de distinction avec les douleurs et les pensées incohérentes qui avaient dû l'habiter pendant toute son existence de "monstre". De toutes façons elle ne savait rien de son passé, sinon ce que les rumeurs en disaient, et il y avait tant de rumeurs différentes, certaines si stupides et folles qu'elles auraient bien pu être vraies, qu'elle aurait été parfaitement incapable de deviner quoi que ce soit de très précis. Alors quand le Prince se mettait à dire qu'il était mort, mais tout en parlant de lui à la troisième personne, avec un détachement et une distance étonnants, elle ne savait pas du tout à quoi s'en tenir. Et comment réagir à ce terme si apparemment peu adapté à la bouche de Belphégor, tant qu'il avait l'air d'un juron en passant ses lèvres, les mots de "meilleurs amis" ? Associés qui plus est avec une logique dont lui seul pouvait voir les rouages à une vraisemblablement évidente "longue agonie" - et ça semblait couler de source, si bien que Mallo en venait à se demander si ce n'était pas elle qui n'était pas assez réveillée pour comprendre une généralité évidente qui n'éveillait pas la moindre question dans l'esprit qu'elle jugeait tout de même très intelligent de Belphichou.

Mais non ! Elle n'allait pas se laisser entraîner par ses âneries ! Le vil avait sur la langue le poison de la conviction ; comme disait son père il lui aurait fait prendre des vessies de Troll pour des lanternes si elle se laissait aller à l'écouter. Elle ne se jugeait pas influençable - après tout elle restait la Grande Préfète des Poufsouffles, la diabolique Mad Mallo - mais il fallait se méfier. La preuve : un peu plus et la folie du Prince la gagnait. Ce qui la sauva fut probablement ce qui manqua de la perdre : l'association de la mort, et particulièrement du meurtre froid et cruel, à l'amitié. Parce que ça réveillait des souvenirs encore à vifs, ceux-là qu'un minuscule souffle suffisait à secouer tant la brûlure dans la chair de la fillette était encore récente, rougeoyante et douloureuse. Et la colère, qu'elle avait ravalée depuis un moment déjà, revint poindre au creux de sa gorge. Il n'avait pas participé au Voyage fatidique, et donc n'était pas lié directement, mais elle n'ignorait pas que du temps de sa monstruosité il s'était allié à l'être haï par dessus tout - aucune confirmation officielle ne l'avait pourtant annoncé à qui que ce soit, mais c'était quelque chose qu'elle devinait aisément, parce que malgré son ingénuité certaine et sa profonde bêtise, elle avait des moments d'intelligence et de vive logique. Un fil invisible mais indéniablement présent rattachait le Prince au drame de la vie de Mallaury ; jusque là elle avait tenté de l'ignorer tout de même, parce qu'il était justement invisible, mais à présent elle avait la confirmation définitive que s'il en avait eu l'opportunité, il n'aurait sans doute pas hésité à peindre ce fil du sang des êtres aimés pour l'afficher aux yeux de tous.

"Tu ne penses pas ce que tu dis."

Néanmoins elle était à cent pour cent sûre qu'il le pensait - mais que du coup il pensait mal.

"Ou alors tu es plus bête que ce que je croyais, tu confonds les mots !"

Bête provocation. Regard de braise.

"On appelle ami quelqu'un qu'on aime. C'est comme ça, tout le monde le sait. Et on ne tue pas ceux qu'on aime. Tout le monde le sait aussi. Soit tu te trompes en les appelant amis, soit tu te trompes en te croyant capable de les tuer. Ou même de leur faire du mal. Si ce sont vraiment tes amis, si tu les retrouves tu les serreras juste dans tes bras maintenant complètement recousus en silence, et tu les aimeras sincèrement en silence, même si ça te fait mal, parce que c'est comme ça. Belphichou, ou Prince Belphégor Mistry, peu importe, que tu le veuilles ou non tu es humain, et tout ça c'est dans la nature de l'homme, tu pourras faire autant d'efforts que tu voudras tu ne réussiras pas à la bafouer."

Elle était bien consciente que ce petit discours était un peu trop empreint de pathétique et de naïveté, mais elle pensait vraiment chacun de ses mots. Son regard luisait toujours, colérique, fixé sur la franche blonde du jeune homme ; elle avait croisé les bras sur sa poitrine, placé fortement un pied en avant, dans la position typique de la gamine arrogante et sûre d'elle passablement énervée. Son menton se dressait fièrement avec tout son visage contracté et plissé, et sa lèvre inférieur tremblotait violemment sous l'émotion.

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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Ven 7 Nov - 22:14

La réalité est une invention stupide et inexistante. Un moyen de classer les choses selon une logique complètement humaine, se basant sur un échantillon de la population constitué de gens dit-normaux. Belphegor ne croyait pas en cette notion. Ou bien alors, lui ne faisait pas partit de la logique normale. Peut-être que c’était son esprit un brin trop étrange qui le poussait à penser de cette façon, mais cela lui convenait parfaitement. Le prince ne voulait pas vraiment savoir pourquoi les gens se contentaient d’être des sortes de moutons, suivant les lois écrites lors de la création de ce monde, sans vraiment réaliser que sans ces lois, ces règles pré-établies, ils auraient sans doute tous été perdu. Mais le jeune garçon ne s’en souciait pas le moins du monde. Ainsi, voir sa condisciple se noyer dans un océan de mœurs et d’idées reçues sur l’amitié ou ce genre de choses ne lui faisait rien. Sauf, peut-être, faire sombrer le prince dans une colère de plus en plus forte. Savait-elle le goût amère de la trahison ? Non. Pas de la manière demandée par le prince. Ce n’était qu’une enfant capricieuse qui se croyait en la possession des armes de la justice et de la vérité. Pathétique apprenti-chevalier qui allait juste se faire tuer au cours d’une bataille, ignoré de tous.

Belphegor ne pouvait ni la comprendre ni se forcer à contrer ses paroles. Sans doute aurait-il été simple au prince de l’arrêter, de lui dire ce qu’il pensait. Décrire des sentiments si tordus et sombres qu’elle en aurait vu toute l’horreur de ce monde, celle qu’elle connaissait mais cachait derrière un masque d’enfant. L’innocence de ceux qui ne connaissent pas le malheur est un bien précieux. Pourtant, ni l’un ni l’autre ne la possédait. La douleur ressentie pour la perte d’êtres chers pour l’un et par le mal infligé à l’autre avaient effacé leur pureté, ce qui faisait d’eux des enfants. Sansouci n’était pas encore une adulte. Elle n’avait point encore accepté la signification de son existence. Qui était d’ailleurs inexistante. Tout comme celle de celui qui était en face d’elle. Simplement, l’adolescent s’en rendait compte et ne cherchait plus à se battre contre l’inexistant. Après tout, ils avaient déjà assez de mal comme ça avec ce qui était vrai. Et pendant que le prince ne disait rien, la préfète déversait le contenu de son âme devant lui. Il serait facile de penser que Belphegor trouvait tout cela pathétique, n’est-ce pas ? Ce n’était pas le cas. A ses yeux, ce fameux regard sombre et qui possédait ce grain de folie dans les pupilles, elle se contentait juste de tenter de ramasser les morceaux de son masque. Peut-être que le prince avait réussi à lui faire comprendre une partie de ce qu’il ressentait après tout.

Un silence suivit les paroles de la demoiselle. Lourd. Pesant instant sans le moindre mot. Est-ce qu’il allait la tuer pour ses paroles ? Avait-il très mal prit ce qu’elle venait de dire ? En tout cas, aucun mot de sortait de la bouche du prince. Comment mettre des paroles sur ce qui n’en demandait pas ? A cet instant, plus rien ne semblait pouvoir se passer, comme si les personnages de la scène étaient figés. Mais ils n’étaient pas au théâtre. Le prince leva alors ses mains et enleva sa couronne de ses cheveux, d’une manière naturelle, comme lorsque sa main avait traversée la vitre, d’ailleurs cette dernière était ornée de quelques jolies coupures. Mais il ne s’en préoccupa guère. Il semblait n’avoir plus aucun intérêt ni pour sa camarade ni pour la situation. Cependant s’était-il véritablement isolé du monde encore une fois ?

« Même un prince ne peut pas pardonner certaines choses. »

La voix de celui qui se disait de sang royal était à un timbre normal, sans qu’il murmure ou qu’il soit en train de crier. Son regard était uniquement posé sur l’objet brillant entre ses mains. C’était presque étrange, anormal de voir Belphegor Mistry se contenter d’une phrase presque aussi logique que celle qu’il venait de dire. Personne ne pouvait le remarquer. L’adolescent se disait prince, agissait souvent comme tel et ne laissait personne dire le contraire. Simplement, peut-être, je dis bien peut-être, que lui-même s’était enfermé dans une sorte de répétition de faits. De sa propre volonté ? Oui et non. Cela dépendait de la façon dont on voyait les choses. Mais à la place de ce garçon qu’auriez-vous fait ? Sans doute seriez-vous morts, emportés par la folie. Lui était toujours là, bien présent. Vivant dans une époque qui n’était plus la sienne et avec l’impression, désagréable, de ne pas vouloir être là. Honnêtement, il se demandait parfois à quel moment sa vie était devenue cette succession interminable d’erreurs et de souffrance. Il y a trop longtemps sans doute. De toute manière, on ne peut pas changer le passé. Fixant toujours son objet précieux, il se remit à parler, d’une voix sans hésitation, sans gentillesse. Froideur sans méchanceté. Mais le prince, même semblant si tranquille, restait royal.

« Se sont les amis du prince. Mais je veux leur mort. On doit punir les coupables lors d’un crime. La vengeance du prince doit être accomplie. Ils ont changé le prince en noyé dans une eau glacée et sombre, Il les fera souffrir jusqu’à supplier pour cette même étendue sombre. »

L’adolescent reposa finalement sa couronne sur sa tête, avant de lancer un regard, caché derrière sa frange bien sûr, amusé mais colérique à sa condisciple. Tout un paradoxe, certes. L’amusement que lui avait provoqué le fait de pouvoir répondre à ses paroles de la manière la plus exacte dont il était capable et la colère que lui avait fait ressentir le fait de devoir en parler. Il croisa alors les bras, comme elle-même le faisait, mais avec un air plus… Princier ? Peut-être parce qu’il se tenait droit, qu’il portait une couronne ou bien qu’il avait cette absence de sourire ajouté à son air calme. Même attitude mais rendu assez différent Après tout, malgré leurs ressemblances, Belphegor et Sansouci restaient des opposés dans la plupart des domaines. Bien que le prince aurait été capable, quelques secondes plus tard, d’éclater de son rire terrifiant en affichant un grand sourire. Ses réactions n’étaient point prévisibles après tout.
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Mallaury Sansouci
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| 5ème année |
Batteuse
Préfète de Poufsouffle| 5ème année |Batteuse
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Sam 15 Nov - 0:47

Une des rumeurs remonta lentement à la surface de l'eau sombre et brouillée qui constituait la mémoire de Mallaury. L'image, d'abord floue, s'étira en petites vaguelettes dans tous les coins de son esprit, puis la couleur revint en teindre les contours, les mots retrouvèrent leur place dans la phrase et bientôt, elle se souvint. Entre une histoire de dragon qui l'aurait bouffé de moitié, et sa mère psychopathe qui à sa naissance l'aurait découpé en tranches, elle se rappelait qu'il avait été question d'un accident causé par des camarades du jeune homme lors de sa scolarité à Poudlard qui l'avait rendu comme il était, monstrueux, avant que le hasard et le lutin de Pâques ne lui rende son humanité. C'était donc ça la vraie version ? Une histoire bien moins drôle, bien moins extraordinaire, bien moins monstrueuse ... Mais empreinte d'un tragique et d'une douleur incroyable à côté desquels ceux qui s'étaient amusé à inventer les autres rumeurs paraissaient soudain bien cruels. Ils avaient eu tout faux ceux-là. S'ils avaient su, nul doute qu'en cet instant, à la prononciation de cette révélation, ils n'auraient plus eu qu'à baisser les yeux et prier pour que le sol les aspire vers des abîmes où le regard de Belphichou, malgré sa haine exacerbée, ne pourrait percer. C'est du moins ce que songeait Mallo.

Bizarrement, elle n'était pas en colère. Elle n'était pas énervée que son interlocuteur ne se laisse pas convaincre et même rejette ses arguments comme on chasserait une mouche du revers de la main. Elle ne ressentait même pas la moindre once de tristesse à découvrir quel avait été le sort du Prince, même malgré la force de ses mots, l'image nette et terrible qui s'imposait à son esprit quand il parlait d'une "eau glacée et sombre". Elle était simplement interloquée, presque choquée, surtout fascinée : il y avait dans ce geste de retirer sa couronne peut-être un certain naturel mais aussi à ses yeux un effet théâtral incroyable qui résonnait dans son petit cœur en lui donnant l'impression éclatante d'assister à quelque chose de grand, de grandiose, d'exceptionnel. Elle agrandit les yeux, la bouche en cul de poule, en suivant le diadème s'élever au delà de la tête de Belphégor et venir se reposer, tranquille, à ses côtés. Plus que ses mots, l'abaissement du "masque" du Prince - du moins c'est ainsi qu'elle le voyait - lui faisait un effet bœuf. Puis le temps que son esprit enregistre cet évènement incroyable, elle prenait conscience de ses paroles. Elle frissonna, comme si l'eau à travers les mots était venue lécher ses propres pieds, prête à la happer dans ses profondeurs noires. Elle voulut dire quelque chose mais pour une fois, une rare fois, ce qu'elle avait à dire resta coincé tout au fond de son gosier, pas à cause de la peur ni de la surprise, mais à cause d'un surplus étonnant de respect, de sentiments contradictoires - se plier devant ses arguments inaltérables ou éclater d'opposition.

Elle ne put finalement se remettre à penser correctement et à parler que quand la couronne retrouva la place qui semblait décidément plus que jamais lui correspondre sur la tête de son maître. Elle ouvrit la bouche, la referma, regarda ses pieds puis la rouvrit pour qu'enfin un son au départ un peu couinant parvienne à franchir ses lèvres.

"C'est vraiment moche tout ça Belphégor. Mais n'empêche, oublie les, ou rappelle-t-en seulement en fonction des choses qui étaient biens, avant ! Tu sais que ça ne sert à rien de ressasser tes vieux démons. Parce que crois-moi, même si c'est de la haine que tu ressens dans l'immédiat, ou même juste un besoin de vengeance, quand ils seront partis et que ce sera ta faute, tout ce que tu ressentais pour eux avant te reviendra et tu te sentira plus mal encore que pendant tout le temps ou tu étais dans cette eau dont tu parles. Tu voudras mourir, et cette fois pour de bon ! Pour être avec eux."

Elle cligna plusieurs fois fortement des paupières, comme si elle jouait encore à la gamine écervelée qu'elle était d'un certain côté, à papillonner de ses yeux globuleux, mais en vérité elle ne faisait ça que pour tenter d'empêcher les picotements qu'elle commençait à ressentir de monter et de se changer en pleurs idiots. Cette envie de pleurer, la ressentait-elle pour ses propres démons ou par empathie pour le jeune homme qui lui paraissait avoir le cœur ravagé et dont elle croyait commencer à entrevoir le véritable problème ? Quoi qu'il en soit elle ravala ses larmes et secoua violemment sa tête et sa crinière blonde, pour chasser les insectes nuisibles de sa dépression. Et puis comme elle était lunatique, plus que quiconque pourrait l'imaginer, elle se sentit soudain pleine d'une folle envie de s'amuser. Son air crispé, ses joues creusées, ses yeux plissés au regard douloureux, tout sembla se détendre comme si la poigne de l'angoisse qui jusque là enserrait sa gorge venait de relâcher son emprise. Un gloussement manqua lui échapper mais se contenta de s'évaporer dans l'air, inaudible, visible uniquement au sourire mutin qui s'étala sur ses lèvres. Elle se redressa, quittant la position de renfermement sur soi qu'elle avait inconsciemment adoptée jusque là, et releva le menton. Sa peau sembla reprendre des couleurs, son nez se trémoussa, ses yeux mirent à bas le mur opaque qui les rendait terne et se mirent à briller à nouveau d'une flamme un peu folle. Elle pencha la tête sur le côté, comme un chiot.

"Tu sais danser ? Ou alors, ça te dit un lancer de trophées à renvoyer avec un autre trophée ?"

Oui, l'esprit Bonne Grande Préfète souffrait parfois quelque peu quand, vers une heure du matin, elle se remettait de violentes émotions.

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Belphegor Mistry
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry - Version 2 (PV)   Dim 16 Nov - 17:29

Un jour, Mallaury Sansouci allait se retrouver pendue dans la forêt interdite, avec le corps à moitié découpé et recousu. Bien sûr, elle serait encore vivante quand les secours arriveraient mais un sortilège malencontreux la condamnerait à devoir passer l’éternité à souffrir. Cela pour avoir oser contredire Belphegor Angelor Mistry pendant si longtemps. Pour l’instant, cependant, le prince n’avait pas que ça à faire de la torturer. Il n’en avait pas vraiment envie pour être tout à fait honnête. A croire que redevenir humain l’avait rendu un bien fainéant. Ou bien juste moins cruel. Bah, ça allait bien finir par revenir, l’adolescent ne s’inquiétait pas le moins du monde à ce sujet. Après tout, il se connaissait assez bien pour savoir comme il était. Contrairement à ce que son second prénom laissait penser, le garçon n’avait rien d’angélique. Peut-être un vague côté ‘martyr’ sur certains passages de son existence mais sans plus. En tout cas, sa cruauté n’était pas vraiment son trait de caractère le plus important. Lui préférait sa logique complètement à côté de la plaque. Bien qu’à ses yeux, elle n’avait rien de hors-sujet. Inversement, pour Belphegor, c’était forcément les autres qui étaient en tort. Et, quiconque tentait d’insinuer que ce n’était pas la vérité s’exposait à des représailles assez importantes de la part du blond. C’est peut-être ce qui faisait sa magnificence dans le fond. Après tout, combien de gens défendaient leur manière de pensée comme le faisait l’adolescent ? Peu. Pas assez.

N’était-ce pas la seule chose qui lui restait ? Cette vision tâchée de larmes de sang d’un monde qui était aussi sombre que ses songes ? Qui sait. Peut-être que oui. Peut-être que non. En tout cas, Sansouci continuait. De la même manière que la sienne mais dans la direction opposée. La gamine défendait ses intérêts sans jamais faiblir, s’opposant au prince d’une manière qui mettait ce dernier en colère. Comment osait-elle agir ainsi ? Le garçon avait depuis longtemps cessé de chercher la moindre réponse à cette question. Si lui avait quelques légers problèmes au niveau de sa mentalité, elle n’était guère mieux. Dans sa propre voie, certes, mais il n’en restait pas moins qu’elle était différente des autres. Les gens normaux, ceux qu’il croisait chaque jour dans les couloirs de l’écoles… Des abrutis complets. Rendu aveugles par un optimisme impossible à comprendre pour Belphegor. Si bien que ses camarades n’étaient à ses yeux que des gamins qu’il avait parfaitement le droit d’embêter. Ne serait-ce que pour leur apprendre un peu à ne pas être aussi sûrs d’eux. Qu’est ce qu’il pouvait détester les crétins qui se croyaient au-dessus des autres et protégés du reste du monde dans leurs petites bulles si facile à briser.

L’adolescent n’eut cependant guère plus de temps pour penser à cela puisque sa condisciple changea encore d’attitude. C’était ça qui était le plus incompréhensible chez elle… Cette manie de passer de la colère, à la peine puis à la joie. Trop lunatique pour Belphegor sans doute. Lui était un peu comme ça cependant. A sa manière. Même si lui était quasiment toujours en colère ou bien ennuyé. C’était un fait immuable. Par exemple, lorsqu’elle se releva la tête, avec l’air d’une gamine devant ses cadeaux de Noël, il se contenta de laisser échapper un léger soupir presque invisible. Il n’était pas vraiment d’humeur à danser ou à lancer des trophées. Surtout que si jamais il faisait ça, la seconde proposition, il risquait bien de lui éclater le crâne en lançant un peu trop fort. Même en étant humain, Mistry possédait une certaine force. Dure à deviner la première fois qu’on le voyait certes, mais tout de même. L’adolescent n’était en effet pas très grand pour un garçon de son âge, n’atteignant même pas le mètre soixante-dix. Et sa constitution donnait l’impression qu’il aurait pût se briser au moindre mouvement un peu vif. Cependant, Belphegor était bien plus résistant que la plupart des gens. Ca avait toujours été comme ça. Il n’était presque jamais malade et ne se cassait quasiment jamais rien. Ces années passées sous la forme d’un monstre semblaient seulement avoir renforcé cela.

En tout cas, le jeune garçon, qui n’était pas si jeune que ça finalement, n’avait guère l’intention de se laisser entraîner dans les plans stupides de sa camarade. Même s’il n’était pas le moins du monde étonné qu’elle ait proposé cela. C’est qu’il commençait à avoir une certaine habitude des choses étranges à force de la fréquenter. Enfin, ils ne se fréquentaient pas vraiment. La préfète passait généralement plus de temps avec ses amis et Belphegor préférait la solitude des toits. D’ailleurs, il pleuvait ce soir. Ca devait être agréable d’être sous le déluge. L’adolescent n’était pas forcément accro à l’eau tombant du ciel, mais ça avait quelque chose de soulageant pour lui, sans qu’il ne puisse l’expliquer. En tout cas, avec tout ça, il ne lui avait pas encore répondu. Ni aux paroles sur les amis du prince ni à sa demande de jeu stupide. Que pouvait-il dire ? Rien de tout cela ne l’intéressait. Tout ce qu’il avait envie de faire, c’était de sortir d’ici, de se rendre ailleurs. Pas pour échapper à Sansouci mais juste pour sortir de cette pièce qui comportait trop de souvenirs. Peut-être qu’il reviendrait ici, quand il serait prêt… Mais pas pour l’instant. C’était encore trop marquant. Cependant, le Prince ne devait pas oublier que c’était sans doute sa dernière année ici.

Le regard sombre de l’adolescent se fixa alors sur sa condisciple, quelques secondes. Comme s’il cherchait quoi répondre. L’attitude du garçon n’avait pas changé, il semblait toujours aussi tranquille. Presque en dehors du rôle qu’il s’était attribué. Cependant, c’était reposant de ne pas rire en permanence comme il le faisait parfois. Sa gorge avait commencé à lui faire mal depuis quelques jours. Il avait beau s’en ficher, autant ne pas trop s’amuser avec ses cordes vocales. C’est qu’il y tenait. Quand à son attitude calme, ça c’était seulement parce qu’il savait que ça ne servait à rien de s’énerver contre Sansouci. Elle n’y comprendrait rien et refuserait en bloc ses critiques. Passant une main, celle qui était blessée, dans ses cheveux, il réajusta sa couronne, qu’il avait l’impression d’avoir mal-mise finalement. C’est vrai, elle penchait un peu. La remettant comme il fallait, le garçon jeta un coup d’œil désintéressé à sa main, comme un peu plus tôt avant de laisser son bras retomber le long de son corps. Ca n’était rien du tout dans le fond. Par contre, le silence continuait d’être la seule musique de la pièce et ça, c’était un peu étrange. Le prince n’avait simplement rien envie de dire… Sans doute était ça… Sans rien ajouter, il décida qu’il était tant pour lui d’aller voir la pluie et quitta la pièce. Peut-être qu’ils se reverraient plus tard dans la soirée, qui sait…

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