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 Sansouci VS Mistry XD (PV)

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Belphegor Mistry
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MessageSujet: Sansouci VS Mistry XD (PV)   Dim 31 Aoû - 0:56

Stupide. Ce garçon était complètement stupide. Ou plutôt, il avait un sens naturel pour s’attirer des ennuis ou faire des bêtises. Non, je ne disais pas ça parce qu’il était actuellement en train de se balader sur les toits, les mains dans les poches de sa grande veste noire. Il l’avait emprunté à un membre du personnel. Sans avoir la moindre attention de la rendre par ailleurs. Tout simplement parce que c’était assorti à son grand haut rayé, horizontalement, rouge et noir et à son pantalon sombre. Mais, ce n’est pas ça qui le rendait stupide. Parce qu’un emprunt comme ça n’est pas dangereux. On ne peut pas en dire autant des toits par un jour de pluie. Et surtout quand on connaît la hauteur des dit-toits. L’être humain n’est pas invincible. Le monstre l’était. Il semblerait donc que Belphegor Mistry ne se rendait pas encore vraiment compte qu’il risquait, au mieux et au pire, de se tuer. La deuxième explication aurait sans doute été qu’il était suicidaire. Mais un prince ne pouvait pas mourir en s’ôtant la vie. Enfin, pas ce prince là. Dans sa tête en tout cas.

La pluie était glacée, comme environ tout le reste de l’année dans le sublime pays des buveurs de thé d’ailleurs. C’était sans doute pour ça que l’adolescent n’y faisait plus vraiment attention. Son pied, le gauche, dérapa à un instant, parce que ses vieilles chaussures avaient un peu de mal à ne pas glisser. Son corps, de par les lois de la physique, pencha en arrière et vers la gauche tandis qu’il tentait de reprendre son équilibre. Ce qu’il arriva, plus ou moins, à faire en quelques secondes. Il aurait du avoir peur, être terrifié d’avoir pu mourir… Mais non, il se contenta de rire en vérifiant que sa chère couronne n’était pas tombée. Ce qui l’aurait sans doute plutôt… Mit en colère. Et tout le monde savait que Belphegor en colère était plus ou moins dangereux. Ca dépendait surtout si on se plaçait avant ou après qu’il vous ai cousu les lèvres avec du fil et une aiguille pour vous être moqué de lui.

Le prince cessa cependant de s’amuser dans son délire suicidaire d’équilibriste pour s’arrêter en plein milieu de son périple, un pied dans le vide. Il avait oublié quelque chose. Ca Bel en était presque sûr. Pourtant, il n’y avait rien d’important ce jour là… Ah moins que… Décidant qu’il s’était assez amusé et trempé pour la journée, le blondinet redescendit des toits avant de rejoindre son dortoir. Action qui lui prit un bon moment considérant que les toits et le sous-sol étaient assez opposés. Quoique… Le serpentard s’en sortait plutôt bien pour gagner du temps. Surtout quand on savait qu’il courrait dans les escaliers et dans les couloirs. Un tableau se permit même de lui crier après mais il se contenta de sortir un petit couteau de sa poche et de l’approcher de la toile pour se faire comprendre avant de reprendre sa course. Une fois dans son dortoir, le jeune garçon attrapa une serviette de bain, qu’il posa sur sa tête après avoir enlevé sa couronne et attrapa le calendrier posé sur sa table de chevet. Un truc qu’un élève avait du oublié en partant en vacances et qu’il avait récupéré. Bon alors… Début septembre.

« Ren…Trée… Des… Classes ? »

Déchiffra t-il à mi-voix. Décidément, il avait vraiment besoin de se réhabituer à lire, parce que là, c’était plus ou moins lamentable. Belphegor n’était cependant pas un crétin, il avait juste perdu la main dans le domaine, voilà tout. Dans tout les cas, si c’était la rentrée, cela signifiait que sa paix allait disparaître avec l’arrivée d’une bande de victimes sur pattes… Pardon, une bande de gentils adolescents de son âge ou moins. Voir forcément moins, vu l’âge de Bel. Bah, ça ne le dérangeait pas tellement, tant qu’ils lui foutaient la paix. Et, dans le pire des cas, il n’aurait qu’à leur arracher les yeux avec une fourchette, ça marchait très bien pour éloigner les gens trop curieux. A ce propos, je parle des gens trop curieux, pas des yeux arrachés par des fourchettes, il y avait un élément du décor qui allait, une fois de plus, lui mettre des bâtons dans les roues.

Mallaury Sansouci. Surnommée, le blond avait eu le temps d’y penser durant les vacances d’été, la piailleuse avec une curiosité et une gentillesse beaucoup trop importantes. Même si dire ‘La piailleuse’ tout court marchait très bien aussi. Dans tout les cas, il n’avait pas envie de la revoir. Le seul truc que le prince avait apprécié chez elle était qu’elle était partie. Seulement, il avait fallu qu’elle revienne. Malheureusement. Il avait envie de lui faire peur. Ce qui était voué à l’échec étant donné qu’elle n’avait plus peur de lui. Ce qui n’était, en soi, pas si grave, puisqu’il pouvait toujours lui casser un bras si elle l’énervait. Certes, le vert et argent était redevenu humain, mais entre cette petite hystérique et lui, au niveau force, il l’emportait largement. Bon, c’est pas tout ça, mais les élèves allaient arriver. Il fallait plus ou moins qu’il y aille. Enlevant la serviette qui recouvrait sa tête pour la balancer sur le sol, qui a dit que Belphegor avait un sens inné du rangement, il remit sa couronne avant de sortir de la pièce, non sans s’être recoiffé devant le miroir. Après douze ans passé dans une apparence affreuse, monsieur Bel a encore gardé un minimum de… Sens de la tenue ? Qui sait…

L’adolescent se posa dans le hall d’entrée, pour ne pas dire qu’il s’adossa à un mur avec un air d’ennui au visage. Qu’est ce qu’il faisait là ? Très bonne question. Sans doute s’était-il dit qu’il devait attendre les autres pour assister à la cérémonie des nouveaux. Ce qui était plus ou moins ironique comme idée puisqu’il ne comptait absolument pas y aller. Faisant naître sur ses lèvres un de ses fameux sourires qui foutait les jetons à la moitié de la population, il croisa ses bras derrière sa tête tout en posant son regard sur les élèves qui commençaient à entrer, plus ou moins trempés. Son regard sombre passa en revue tout les élèves qui traversaient devant ses yeux jusqu’à ce qu’il la repère. L’autre truc là. S’avançant sans faire de bruit, il l’attrapa par le col avant de la tirer sur le côté et de la lâcher, essuyant sa main qui l’avait attrapé contre sa veste. Dire qu’il ne l’aimait pas était encore loin de la vérité.

« Sansouci. Ne me parles pas. Ne me surveilles pas. Ne t’approches pas de moi ou je te réduirais en… Petits carrés de nourriture soigneusement coupés au couteau avant de te donner à manger aux araignées de la forêt.»

Il ricana. Ca au moins c’était dit… Il aurait put s’arrêter là, vraiment. Mais ça n’aurait pas été drôle. Belphegor avait toujours cette stupide manie, avec sa voix de gamin étrange, d’énoncer des vérités que les gens ne voulaient jamais entendre.

« Tes chers amis ne te manquent pas trop Sansouci ? »

Tout les deux savaient parfaitement de qui Bel voulait parler. Et c’était là qu’on se rendait enfin compte que le prince, avant d’avoir vécu comme un monstre, avant d’être devenu dingue, comme l’indiquait le sourire affreux et tordu sur ses lèvres, était avant tout un Serpentard. Il avait beau avoir été un monstre terrifiant et cruel, sa méchanceté semblait s'être accrue depuis qu'il était redevenu humain, ironique sans doute~
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Mallaury Sansouci
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry XD (PV)   Dim 31 Aoû - 19:48

Poudlard, c'était toute sa vie à la cocotte. Voilà cinq longues années qu'elle s'y faisait connaître, boule colorée et sautillante, impossible à louper ; toujours là, toujours délurée, toujours prête à jouer. Toujours joyeuse peut-être pas, ce serait grandement exagéré ... Du moins jamais vraiment malheureuse ni même mélancolique. L'insouciance de la jeunesse personnifiée et dotée de couettes blondes. Poudlard, l'école, mais surtout Poudlard le château aux mille secrets et divertissements, c'était le lieu qu'elle aimait le mieux au monde, plus sans doute que sa propre maison. Mais au fond, Poudlard c'était sa vraie maison - l'autre c'était la maison des parents, merveilleuse aussi, sans doute, mais jamais équivalente. Si elle était contente d'y revenir ? Parbleu, oui ! Comment aurait-elle pu résister à pousser ses cris de joie habituels dés les tours en vue ? Et pourtant, quiconque la connaissait suffisamment devait avoir perçu dans ces beuglements d'allégresse quelque chose de décalé et qui ne correspondait plus à ce qu'elle avait toujours été. Elle criait plus fort, peut-être, toujours plus fort afin de couvrir ses propres pensées sombres et dévorantes. Plus fort, pour cacher les tremblements qui tentaient sournoisement de s'installer au fond de sa gorge.

"Ca va, Mallo ?"

Certains n'étaient pas dupes.

"Muahahaha, Home Sweet Home mon coco, tire pas cette tronche pauvre petit rat, laisse cette divine odeur de vieux parchemins moisis te tordre les boyaux !"

Et de bousculer le trouble-fête, et de lui tirer les joues comme pour sortir de sa brave tête brune les idées saugrenues selon lesquelles la Grande Mad Mallo pourrait ne pas être totalement dans son assiette. Et pourtant ... ! Pourtant de l'assiette elle avait depuis longtemps débordé. Derrière son sourire démesuré et légèrement psychopathique, le regard de Mallaury se fit vague, lointain. Elle y était maintenant, elle avait fini par prendre le train, malgré sa réticence du départ. Mais, quoi ? Cette maudite rame lui rappelait trop les batailles de Chocogrenouilles sauvagement disputées en toute illégalité ... avec eux. Et la vue du Château, tantôt source de joie, lui torturait la poitrine de manière pire encore que ce qu'elle avait imaginé. Elle ne voulait plus revenir parce qu'il y avait trop de souvenirs, ici. Elle aurait juste voulu oublier, et recommencer à être bête sincèrement.

Quand on fut arrivé et qu'il fallut franchir les larges portes elle sentit une bouffée d'angoisse lui remonter du fin-fond des tripes ; elle crut franchement qu'elle allait défaillir. Mais il fallait bien qu'elle tienne bon, alors elle tint bon, elle fit une plaisanterie stupide sur la tête de faux-jeton du concierge qui fixait les nouveaux arrivants de son œil torve, puis se redressa fièrement, comme au garde-à-vous, parce qu'une fois les pieds dans Poudlard-même, elle redevenait la sérieuse petite préfète qui devait imposer son respect partout où elle allait. Et cette fois plus que d'habitude elle avait besoin de penser à ses responsabilités pour ne pas penser au reste. Tap-tap, tap-tap, régler son pas, surveiller les élèves voir s'ils ne sortaient pas trop du rang, là, lààà ... ça revenait. Et puis soudain ce fut elle qui se retrouva en dehors du rang, extirpée du tas comme un jouet de fête foraine par un bras mécanique. Rien de mécanique là-dedans, pourtant.

Oh ! Belphegor Mistry. Sa seigneurie. Enfin ... son ex-seigneurie. Chose étonnante, après l'effet inattendu d'un des sortilèges lutinesque de Pâques, il avait été le seul à ne pas revenir à son état "normal" - enfin, son état de monstre, celui sous lequel il était à présent connu. Finalement il était redevenu élève. À Serpentard évidemment. Ça l'aurait tuée. Bref, à présent réduit à la simple condition d'humain, il n'avait plus rien qui put imposer à Mallaury le respect qu'elle lui avait autrefois voué, et il n'avait plus rien non plus qui puisse lui faire peur. Elle l'écouta donc débiter ses menaces en haussant vaguement les sourcils, sachant pertinemment que quoi qu'il dise et quoi qu'il veuille, elle le tiendrait à l'œil comme elle s'était juré de le faire lorsqu'elle avait appris qu'il n'était désormais plus qu'un simple élève, et donc dépendant directement de sa juridiction ... C'est ce qu'elle s'apprêtait à lui annoncer avec le plus grand sérieux du ton déclamatoire qu'on lui connaissait si bien lorsqu'elle fut interrompue par une autre pique aiguisée qu'il lui lança.

« Tes chers amis ne te manquent pas trop Sansouci ? »

Un silence s'imposa. Un silence lourd, épais, mais surtout extrêmement étrange et dérangeant lorsqu'il s'appliquait à un être tel que Mad Mallo, qui jamais ne laissait passer plus de trois secondes sans en placer une. Mais heureusement, ceux qui auraient pu se troubler de cette bizarre réaction n'étaient plus dans les parages, désormais emportés au loin par le flot ininterrompu d'élèves qui d'ailleurs continuait toujours à ses côtés. Son regard se fit lointain. Ses petites lèvres entrouvertes se refermèrent lentement, sa tête se pencha sur le côté. Ses yeux remontèrent vers le visage de Belphegor.

"Ne t'en fais pas pour moi Belphichou, et inquiète-toi plutôt de l'année infernale que tu vas passer à présent que tu n'es plus tout décousu de partout. Mad Mallo te surveillera, mon grand, que tu le veuilles ou non, et vu ton passé bizarroïde, ne compte pas sur moi pour être clémente. Je vais te coller aux basques, tu ne pourras plus respirer normalement."

Nouvelle étrangeté, son ton avait été incroyablement distant et calme. Elle qui habituellement couinait chaque mot d'une voix suraiguë, voilà qu'elle se mettait à murmurer d'un ton presque grave ! Et elle n'avait pas bougé, elle ne s'était même pas mise sur la pointe des pieds. Elle redressa lentement la tête, papillonna des cils. Un sourire naquit sur ses lèvres et s'étira, s'étira encore. Elle faisait presque peur.

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Belphegor Mistry
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry XD (PV)   Dim 31 Aoû - 20:29

Peut-être qu’ils se ressemblaient un peu ces deux gamins. Ou peut-être pas. C’était dur à dire. Après tout, ils étaient trop complexes l’un et l’autre. On pouvait croire qu’ils étaient simples, mais c’était une illusion. Il était sans doute facile de dire qu’ils étaient cependant opposés. Elle, représentant la joie et la pureté, lui, la cruauté et la peine. Quelle ironie. L’être humain ne possède pas aussi peu de sentiments. Surtout pas ces deux là. Tout était mélangé dans leurs têtes. On avait brisé en morceaux une partie de leurs vies, si différentes, si semblables. Ils ne savaient plus quoi penser. Ils se réfugiaient derrière des attitudes différentes. La colère emplie de folie contre un masque de joie qui en devenait effrayant tant les gens arrivaient à y croire. Deux enfants, qui n’en étaient plus, plongés au cœur de leurs rêves les plus noirs. Deux destinées qui n’avaient fait que s’entrecroiser ces derniers temps. Sans doute un peu trop à leur goût mais ce n’était peut-être pas si mauvais.

A une époque, on aurait pu croire, espérer, qu’ils étaient amis. Ou en bonne voie pour le devenir. Les choses avaient cependant été modifiées. De quelle manière ? Par le destin. Même si Belphegor n’y croyait pas, c’était si facile d’accuser quelque chose d’inexistant plutôt que lui-même. Sa propre personne avait déjà trop de reproches à faire pour se permettre de s’en ajouter de nouveaux. Reproches ? Non, le mot était faux. Colère sonnerait mieux. Il y avait trop de colère dans son cœur pour qu’il ai réussi à maintenir leur début d’amitié. Tout ce qu’il avait fait… Tout ce qu’il avait pu accomplir… C’était de tout réduire en poussière. Lui montrer qu’elle avait cru une fois de plus à une illusion, puis la briser devant ses yeux. Cruauté ? Peut-être que oui, peut-être que non. Lui agissait comme ça uniquement parce qu’il s’agissait de sa façon d’être, rien de plus.

« Mon passé ? Tu dis ça parce que je devrais réduire tout les gens ici présents en poussière ? Comme si je pouvais encore le faire. Je n’attendais pas de clémence de ta part. Après tout… »

Que pouvait-il bien ajouter ? Qu’ils étaient ennemis? Ce n’était pas vraiment le cas. Sans doute en partie certes, mais du point de vue complet de la question, ils ne se battaient pas. Il n’y avait pas de conflit au sein de l’école. Et ils ne se trouvaient pas dans des clans opposés. Pas pour le moment, en tout cas. Cela semblait pourtant être une telle évidence que si jamais une chose pareille arrivait, Belphegor choisirait le camp des plus forts. Celui avec lequel il pourrait détruire. Son regard se posa alors sur le visage de sa… Camarade. Le sourire qui se dessinait sur ses lèvres pâles manqua de le faire rire. Ils se ressemblaient à cet instant. Simplement, malgré la souffrance qu’elle avait vécu, la petite préfète était loin d’avoir subit ce qui était arrivé à l’adolescent. Là était toute la différence. Aussi minime soit-elle.

« Tu es la préfète la plus sévère et la plus motivée de l’école. »

Peut-être que le serpentard était humain, mais ça ne voulait pas dire qu’il allait bien. Son esprit restait déchiré, abîmé et il avait toujours l’impression terrifiante que la douleur n’était jamais partie mais qu’elle se cachait dans un coin de sa tête pour le torturer mentalement. Elle attendait sans doute le bon moment pour revenir. Qui pouvait le savoir ? Le prince passa une main dans ses cheveux blonds, histoire d’enlever quelques unes des mèches qui couvraient ses yeux gris sombres. Ses yeux étaient la seule chose qui était restée la même que quand il était un monstre. La douleur était partie mais pas ce regard fou, terrifiant, impossible. Bel croisa le regard de Mallaury quelques secondes, avec toute sa froideur, avant de remettre sa frange à sa place et de s’exprimer. Sa voix était calme, peut-être un peu trop, mais elle sonnait d’une manière différente que celle de la poufsouffle. La sienne exprimait, non pas une colère contenue, mais une sorte d’amusement et de froideur. Comme s’il se moquait d’elle, mais sans en avoir l’air. Oh, il ne cherchait pas à être méchant.

« Nous sommes opposés. Mais nous nous ressemblons un peu maintenant. C’est à cause d'eux je pense.»

Sa cadette connaissait à présent ce qu’était la peine. Le véritable chagrin. Seulement, Belphegor était un égoïste, il avait toujours été celui qui souffrait et sa seule pensée fut que la douleur du cœur de Mallaury n’était pas assez importante pour qu’elle le comprenne. Puisqu’elle n’avait pas été blessé elle-même. Seulement, peut-être avait-il tort. Qui pouvait bien le savoir ? Certainement pas lui. Pas un prince monstrueux déchu qui ne pouvait plus pardonner au monde et qui n’arrivait plus qu’à réduire en morceaux tout ce qui se trouvait sur son chemin.

« On ne peut pas ramener les morts à la vie. C’est un fait. Ne tente jamais de le faire. Se serait cruel pour les deux côtés. »

Mistry était un salaud. Ceci n’était pas nouveau. Seulement, jamais le jeune garçon ne se serait moqué des morts. Même s’il donnait l’impression de le faire, ce n’était pas son attention. Son conseil, avertissement plutôt, semblait inattendu mais il se comprenait parfaitement. Lançant un regard mi-amusé, mi-sombre à sa condisciple, Belphegor se garda bien de lui dire qu’il avait l’intention de partir le plus vite possible d’ici. Après tout, il était majeur et responsable de lui-même. Il attendait juste que son frère, qui devait finir de déménager du pays où il travaillait, vienne s’installer en Angleterre et qu’il puisse aller vivre chez lui. Ce n’était pas à dire à Mallaury. Et puis, cette école, même si le blondinet l’avait souvent considéré comme un tombeau, était tout de même son endroit favori. Pas qu’il considère le château comme sa maison, non, mais plutôt comme un vaste terrain de jeu.
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Mallaury Sansouci
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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry XD (PV)   Lun 1 Sep - 16:37

Depuis sa transformation, le monstre de Poudlard avait décidément bien changé, et pas seulement sur le plan physique ... Pour commencer, il parlait plus - ou peut-être avait-elle simplement l'impression qu'il parlait plus, parce qu'elle-même parlait moins. Car en effet loin de le couper en plein discours comme elle aurait tant apprécié de le faire à une certaine époque, elle le laissa s'exprimer, mieux ! elle l'écouta. Silencieuse, le regard plongé dans les yeux si particuliers et inhumains du petit Prince, elle laissa des mots qui n'étaient pas les siens prendre leur place et leur aise dans une ambiance qu'elle ne commandait plus. Sa tête était à nouveau penchée vers son épaule, petit chien las mais attentif, sa moue ne changeait pas.

« Tu es la préfète la plus sévère et la plus motivée de l’école. »

Elle en aurait pleuré. Sincèrement. Depuis quand ne lui avait-on plus fait ce genre de compliment, sérieux ou pas, depuis quand quelqu'un d'autre qu'elle s'était-il permis de souligner ce point si divinement évident ? Il y avait bien eu quelques pauvres élèves qu'elle avait obligé à ramper à force de les martyriser, mais les braves petits n'avaient rien à voir avec la créature - ou l'humain, peu importait - qu'elle avait en ce moment en face d'elle. Le Belphichou était bizarre. Avait-il voulu la blesser encore en sortant cette phrase ? N'y avait-il aucune raison à ces mots ? Ou se pouvait-il qu'au fond de lui ... l'humanité commence à nouveau à germer ? Car à la vérité, cette affirmation était probablement la chose que Mallaury Sansouci avait le plus besoin d'entendre en ce moment précis, même si elle-même ne l'aurai jamais cru. Elle était elle, elle n'avait pas changé, elle ne devait pas changer ! Le deuil et le désespoir, comme toutes choses, finiraient par s'effacer avec le temps, mais pas ce qui la caractérisait et qui faisait d'elle la plus terrible préfète de tous les temps. Un petit sourire vint poindre doucement sur son visage assombri : un vrai cette fois, pas cette contorsion bizarre des muscles faciaux qu'elle se forçait à effectuer depuis quelques temps, non, une marque d'amusement sincère à défaut de joie.

L'ex-monstre continua, énuméra des faits particulièrement véridiques et pourtant si durs à entendre. Le genre de choses un brin cruel que des amis ou des personnes bien intentionnées n'auraient jamais oser prononcer - ils se contentaient tous d'être compatissants, soi-disant compréhensifs, tendres, trop tendres. Ceux qui avaient souffert de la même perte qu'elle n'en parlaient pas non plus, et les sourires forcés se répondaient les uns aux autres, ça n'avançait rien. Mais les mots de Belphégor, si douloureux fussent-ils, étaient exactement ce dont elle avait besoin : la douche froide qu'il fallait à toute personne en train de se morfondre afin de les obliger à respirer un grand coup, à redresser la tête, à la sortir du brouillard sans fin dans lequel ils étaient eux-mêmes en train de s'embourber. Finalement, il avait raison : ils étaient bien plus semblables à présent, et de ce fait il la comprenait mieux. Elle aussi le comprenait, et la pitié qu'elle avait autrefois ressentie pour lui avait dés lors disparue. Ses sentiments étaient bizarres, difficilement descriptibles. Peut-être un peu de sympathie ? Dans tous les cas, la colère s'était évaporée.

La vérité c'est qu'elle avait cru pendant un moment que l'exécrable Belphégor Mistry, connu pour être un monstre sanguinaire, avait participé d'une manière ou d'une autre dans les meurtres commis lors du voyage à la neige et qui l'avaient tant affectée. Sans même posséder aucune preuve elle s'en était persuadée, et sa rage contre lui avait été intense - moins sans doute que celle contre Duan O'Magister, parce que lui ne l'avait déçue, qu'elle n'avait pas autrefois ressenti une vive et béate admiration pour lui. Le professeur ! Ne pas penser à lui. Elle en avait fait des cauchemars ... Mais ne plus y penser. À présent elle avait compris que le Prince n'était pour rien dans la sordide affaire, et même si elle était tout à fait consciente qu'il n'était pas non plus tout blanc, elle ne lui en voulait plus.

Un nouvel instant se passa en silence. Aussi étrange que ça puisse paraître, Mallaury était en réalité en train de réfléchir aux paroles qu'on venait de lui dire, et elle était en train de se dire que cette sale bestiole de Belphichou, ce serait un plaisir véritable de lui courir après. Même pas seulement pour l'enquiquiner parce qu'il était vil avec elle, mais aussi parce que sa compagnie, bien que la plupart du temps dérangeante et irritante, pouvait finalement s'avérer extrêmement instructive et réparatrice. Elle ne s'en rendait pas compte, mais elle s'apprêtait à franchir des limites qui ne devraient jamais être franchies, et c'était tout à fait dangereux ... Mais c'était le jeu. Sa petite main s'agita un peu devant son visage, comme si elle voulait chasser les sombres pensées qui l'avaient oppressées pendant si longtemps, puis elle se dressa sur la pointe des pieds, comme autrefois. Sa voix était redevenue dynamique et insupportable :

"En tous cas, quoi que tu fasses mon chou, je serai là ! Mad Mallo la Grande te surveille, je te l'ai déjà dit, je te le redis, ça ne fait pas de mal. Les morts sont morts, que t'importe ? Ne fais pas ta chèvre, dis-moi plutôt que tu vas me passer au rouleau compresseur histoire que je m'achète une armure en prévision. Là je dois y aller mon p'tit, mon devoir m'appelle, tu t'en doutes. Ce soir il t'est formellement interdit de sortir de ton dortoir, mais si tu sors je t'attraperai et je serai devant la Salle des Trophées, souviens-t-en !"

Le museau fièrement dressé, le sourire revenu sur les lèvres sèches, les mains sur les hanches. Puis la petite Poufsouffle finit par tourner les talons et faire mine de repartir dans la foule des élèves qui allait à présent s'amenuisant, sans attendre rien de plus de la part de son précédent interlocuteur.

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MessageSujet: Re: Sansouci VS Mistry XD (PV)   Lun 1 Sep - 17:56

Qui pouvait savoir ce qui était passé dans la tête du blondinet quand il avait parlé. Mistry n’était l’ami de personne et il était évident qu’il était plus le genre à briser les gens qu’à leur rendre service. Simplement, ne venait-il pas de redonner un peu le moral à la gamine à cet instant ? Ce n’était sans doute pas son attention. Après tout, qui aurait pu croire que le prince capable de parler de manière à redonner le sourire à quelqu’un ? Personne de sa connaissance en tout cas. Ce qu’il avait dit était seulement la vérité. Des mots difficiles à entendre et son ton avait été sans appel. En quelque sorte, l’adolescent savait que ce qu’il avait dit n’aurait pu avoir que deux conséquences. Réduire en miettes ce qui restait de sa condisciple, la mettre à terre et rire de comment pitoyable elle était devenue. Ou alors la faire réagir pour qu’elle se reprenne. Ca, c’était évident. Ce qui l’était un peu moins était de savoir si Belphegor avait provoqué la seconde solution par accident ou non. Son but semblait en effet plutôt être le premier… De toute manière, il était le seul à connaître la réponse et un prince ne révèle pas ses secrets.

Il l’écouta parler, mémorisa ses paroles dans un coin plus ou moins lucide de son esprit. Dans le même temps, son sourire ne changea pas, restant cruel et un peu trop grand pour son propre bien. Celui qui aurait cependant observé ses yeux, cachés derrière sa frange, aurait vu qu’ils n’exprimaient plus qu’une sorte de calme mélangé à sa folie habituelle. Plus de colère. Après tout, pourquoi en avoir ? Les émotions violentes étaient fatigantes. Et Belphegor était bel et bien le nom du démon de la paresse. Quelle excuse stupide pour la situation. Mais qu’importe. Après tout, un prince peut faire tout ce qu’il veut. Prince qui manqua d’ailleurs de ricaner en l’entendant. La préfète se rendait-elle compte que son discours signifiait l’inverse de ce qu’elle voulait dire ? Ou bien… Peut-être avait-elle prit l’habitude du blond de cacher des paroles au milieu de mots anodins. Ainsi, Bel venait d’obtenir, selon lui bien entendu, l’autorisation de sortir de son dortoir en plein milieu de la nuit pour se rendre devant la salle des trophées ? Après tout, pourquoi pas. Un peu de marche ne faisait de mal à personne… Et puis, tout le monde savait que le blond ne savait pas vraiment respecter la moindre règle.

« J'ai seulement l'intention de te coudre la bouche et les yeux avec un fil, rien de cruel. Après tout, tu me retirerais des points si je faisais pire...*ricanement* C’est une provocation Sansouci ? Nous verrons si le prince accepte de perdre son temps pour ce genre de choses. »

Le jeune ex-monstre n’ajouta rien, sa camarade ayant déjà disparue dans le flot des élèves. Pour sa part, l’adolescent regagna son dortoir, n’ayant vraiment rien à faire de cette stupide cérémonie de bienvenue. Par contre, passer par la cuisine lui semblait être une excellente idée. Faire peur aux elfes était toujours trop facile pour être ignoré, parce qu'il n'avait pas vraiment faim. Juste un peu. Tout en marchant, dans un coin de son esprit, le prince sombre nota cependant qu’il avait quelque chose de prévu cette nuit là et il s’en alla en ricanant, fidèle à lui-même.

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